Monde Numérique :
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0:10] L'Inde veut sa part de révolution de l'intelligence artificielle. Premier sommet pour l'IA à New Delhi cette semaine. Les têtes d'affiches du secteur étaient sur place. Et avec un appel à la régulation, un de plus, pour que l'intelligence artificielle ne devienne pas incontrôlable, c'est l'actu de la semaine. On en parle dans cet épisode de Monde Numérique. Dans l'actu également, les nouveaux modèles d'IA, Sonez et Gemini de Google. Gemini qui sait aussi désormais faire de la musique et écrire des chansons. En France, les services de Bercy piratés résultent à plus d'un million de comptes bancaires français dans la nature. Comment est-ce possible et qu'est-ce qui risque de vous arriver ? Je vous dis tout dans un instant. Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, on reviendra sur le phénomène Seedance, ce logiciel de vidéo par IA qui affole Hollywood et puis Meta qui veut ressusciter les morts ou en tout cas simuler leur présence sur les réseaux sociaux.
Monde Numérique :
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1:17] Dans la deuxième partie de cette émission, mes invités, tout d'abord Frédéric Filloux, journaliste spécialisé à propos de l'alignement des IA, comment faire pour que l'intelligence artificielle ne fasse pas n'importe quoi. Et puis on parle de robots, donc on part en Chine, après le spectacle étonnant donné à l'occasion du Nouvel An Chinois. Stéphane Bohbot, partenaire en France de la marque chinoise de robots Unitree, nous dira tout sur les coulisses de ce spectacle et surtout sur les avancées en matière de robotique humanoïde. Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, l'hebdo du 21 février 2026.
Invité :
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1:52] Monde Numérique, Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
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1:58] Ravi de vous retrouver comme chaque samedi pour ce nouvel épisode de l'hebdo de Monde Numérique. 50 minutes de news, de décryptage, d'interviews, plus d'une heure si vous êtes abonné à la version premium sur Apple Podcast ou Spotify. Merci pour vos petites étoiles, vos commentaires sur votre plateforme d'écoute. Je le répète chaque semaine, tellement c'est important. et puis retrouvez aussi l'application mobile Monde Numérique signée Good Barber sur iPhone et Android, et puis la chaîne YouTube de Monde Numérique avec plein de vidéos, de plus en plus de vidéos d'ailleurs. Et d'ailleurs, la séquence Actu qui va suivre est disponible également en vidéo sur YouTube et donc aussi sur le site mondenumérique.info ou sur l'appli mobile. C'est parti !
Monde Numérique :
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2:39] D'abord, ce rassemblement hors du commun en Inde, à New Delhi, Sondar Pichai de Microsoft, Sam Altman d'OpenAI, Dario Amodei d'Entropic, Demi Sassabis, le patron de Google DeepMind, bref les plus puissants personnages de l'IA au niveau mondial, rassemblés cette semaine pour la première édition d'un sommet India AI Impact Summit. Première grand messe planétaire de l'intelligence artificielle organisée par ce qu'on appelle le Sud Global. Le sommet réunissait donc une quarantaine de patrons de la tech, des chefs d'État également, dont Emmanuel Macron, avec un objectif, notamment pour l'Inde, se poser en nouvelle planification. Tournante de l'intelligence artificielle. L'Inde qui est déjà partenaire des Etats-Unis et de la Chine, mais qui entend faire entendre sa voix. Le mot d'ordre exposé par le Premier ministre indien Modi, c'est que l'Inde puisse prendre sa part d'abord dans les capacités de calcul, les données, afin que les modèles d'intelligence artificielle ne restent pas concentrés uniquement aux mains des acteurs occidentaux. D'ailleurs, l'Inde développe ses propres IA adaptées aux langues et aux réalités locales.
Monde Numérique :
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3:51] Côté réglementation, en Inde, ce n'est pas exactement comme en Europe. On ne parle pas de grandes lois IA, mais on a l'intention de s'appuyer sur la réglementation existante et aussi de créer des nouvelles structures comme un AI Safety Institute pour veiller à la sécurité des IA en quelque sorte. Une image a fait le tour des réseaux sociaux à l'occasion de ce sommet. C'est celle de la photo finale, enfin la vidéo en l'occurrence, avec un drôle de couac. Sam Altman d'OpenAI et Dario Amodei, le patron d'Entropik, deux entreprises rivales, refusant de se tenir la main, contrairement aux autres participants pour la photo finale, où tout le monde devait lever les mains en l'air. Alors pourquoi ? Parce qu'on sait qu'il y a peu de tensions entre les deux hommes et surtout entre les deux compagnies, qui n'ont pas exactement la même vision du développement de l'intelligence artificielle. Et on rappelle que Dario Amodei est un ancien d'OpenAI. Il a quitté la société après un différent avec Sam Altman, notamment sur la question de la sécurité de l'IA. Alors cela dit, ça n'a pas empêché Sam Altman de prendre la parole et de lancer une nouvelle fois un vibrant appel à la régulation. Pour, dit-il, limiter les risques de dérapage de l'intelligence artificielle. Et puis, on retiendra également de ce sommet que l'ONU se saisit du sujet.
Monde Numérique :
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5:09] C'est le secrétaire général Antonio Guetteres qui a annoncé la mise en place au niveau international d'un panel scientifique indépendant composé d'une quarantaine d'experts qui seront chargés, a-t-il expliqué, d'évaluer de manière factuelle les capacités, les limites et les impacts des systèmes d'IA. « Nous fonçons dans l'inconnu », a dit Guterres. « L'innovation va plus vite que la compréhension collective.
Monde Numérique :
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5:33] » Il appelle à moins de bataille, à moins de peur et à plus de preuves que l'humain peut garder le contrôle sur l'IA. Si ce sujet vous intéresse, ne ratez pas cette semaine dans Monde Numérique mon interview du journaliste Frédéric Filloux qui a enquêté sur l'alignement des modèles d'intelligence artificielle. Ce qui pose plein de questions, c'est passionnant à retrouver dans le podcast Monde Numérique et sur la chaîne YouTube de Monde Numérique.
Monde Numérique :
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5:58] L'IA, c'est aussi quelques nouvelles de nos amis, les grands modèles d'IA. D'abord, du côté d'Entropic, qui a mis à jour son modèle Sonnet. Alors, Sonnet, c'est le petit modèle, entre guillemets, d'Entropic, qui fait tourner notamment le chatbot Cloud, et qui passe de la version 4.5 à la version 4.6. Ça n'a l'air de rien en apparence, mais apparemment, ça le rend encore plus puissant, avec de grosses améliorations, selon les utilisateurs qui l'ont testé, notamment pour la programmation informatique. Ça améliore également le côté agentique, la prise de contrôle d'ordinateurs comme un humain, c'est-à-dire le fait que l'IA puisse ouvrir un navigateur, aller sur tel ou tel site, remplir des formulaires, taper du texte, etc.
Monde Numérique :
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6:42] Sony A4.6 qui se rapprocherait ainsi du modèle premium d'Entropique qui s'appelle Opus, mais tout en restant accessible par défaut aux utilisateurs gratuits et au même prix pour les utilisateurs professionnels. Mais en matière d'intelligence artificielle, la grosse nouveauté, elle est du côté de chez Google, surtout cette semaine, avec également une mise à jour de son modèle Gemini. Gemini qui passe de la version 3 Pro à la version 3.1 Pro. Alors pareil, juste un chiffre après la virgule, ça ne paraît pas grand-chose. Mais en réalité, ça le rend beaucoup plus puissant, beaucoup plus intelligent. Il est plus puissant en raisonnement notamment. Il s'est amélioré pour le code, pour les développeurs et aussi pour les usages agentiques, donc comme Anthropik, le fait d'aller faire des choses comme ça en dehors du chatbot lui-même. Et il serait même capable, et ça c'est assez impressionnant, de réaliser des modélisations 3D comme un logiciel industriel, c'est assez spectaculaire.
Monde Numérique :
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7:35] Voilà, ça devrait faire le bonheur des ingénieurs ou des bricoleurs. Si vous avez l'intention de créer votre propre voiture ou votre propre fusée, eh bien vous pouvez compter sur Gemini 3.1 Pro. Et pareil comme pour Sonnet, il va rester malgré tout au même tarif, pas de changement majeur à ce niveau-là.
Monde Numérique :
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7:56] Mais ce n'est pas tout. Du côté de Gemini, toujours la nouveauté, c'est que désormais, Gemini va pouvoir chanter et faire de la musique, avec l'intégration à l'intérieur du chatbot de la technologie Lyria 3 de Google qui permet de créer de la musique et des chansons avec des paroles. Donc c'est toujours le même principe. Il suffit d'avoir une idée en tête, de prompter, de décrire un genre musical ou simplement d'exprimer une humeur, une idée, etc. Et l'IA est capable de créer de la musique sur mesure.
Monde Numérique :
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8:28] C'est accessible à n'importe qui. On a testé. Écoutez ce que ça donne.
Monde Numérique :
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9:01] Voilà, alors je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j'ai l'impression que je tiens quelque chose, là, peut-être l'hymne de mon numérique. En tout cas, c'est donc faisable en quelques clics, en quelques mots, puisqu'il faut juste indiquer ce que l'on veut directement dans Gemini. Une nouvelle fonctionnalité. Alors, il faut dire que les morceaux sont quand même limités à 30 secondes, sans doute, histoire de ne pas énerver les artistes et les plateformes musicales. Mais n'empêche, c'est un service qui risque de faire concurrence à ce qui existe déjà, notamment la célèbre plateforme Suno.
Monde Numérique :
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9:33] Un ancien animateur de radio américain, David Green, a décidé de poursuivre en justice Google. Pourquoi ? Eh bien parce que Google aurait utilisé sa voix sans lui demander son avis pour son système Notebook LM. Vous savez, Notebook Adem, c'est cet outil de Google qui permet de générer des contenus, des podcasts, en quelque sorte, hyper réalistes et de manière assez simple. Alors, c'est un ancien collègue de cet animateur qui l'a alerté en lui disant qu'il avait entendu une voix qui ressemblait étrangement à la sienne. Du coup, David Green, en question, a décidé de porter plainte. C'est un véritable problème, évidemment, la contrefaçon des voix par intelligence artificielle. un problème qui touche aussi, on le sait, certains doubleurs de cinéma. Le problème, ce n'est pas qu'on génère des voix de synthèse, le problème, c'est qu'on utilise des voix réelles, notamment de personnes qui ont une certaine notoriété, sans leur demander leur avis et sans contrepartie. Alors cela dit, Google dément et affirme qu'en fait, ils ont utilisé la voix d'un comédien qui a été rétribué pour cela. Et le fait est qu'apparemment, des analyses techniques auraient été menées et la probabilité que ce soit bien la voix de David Green ne serait que de 53 à 60%. Donc, ce n'est pas un chiffre qui permet d'assurer et d'affirmer avec certitude que c'est bien la voix de cet animateur qui a été cloné.
Monde Numérique :
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10:58] En France, 1,2 million de comptes bancaires dans la nature. Vous avez sans doute entendu parler de cette cyberattaque majeure qui a frappé le fichier national des comptes bancaires, le FICOBA, géré par le ministère des Finances. Une fuite de données majeure a été révélée le 18 février. Une intrusion a permis à un ou des pirates d'accéder à ces données et de copier les coordonnées de plus d'un million d'utilisateurs. Alors ce sont les données IBAN, les noms, les adresses, etc.
Monde Numérique :
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11:31] Évidemment avec des risques à la clé pour les personnes concernées. Alors d'ailleurs, les victimes vont être informées en principe nommément. Si jamais vous êtes concerné, vous devriez recevoir un courrier du ministère des Finances. Il faut savoir également qu'il faut maintenant être prudent. Ce piratage ne permet pas d'aller prendre de l'argent directement sur votre compte en banque. Mais en revanche, bien sûr, ça va donner lieu à du phishing hyper personnalisé. Ça peut permettre à un pirate, par exemple, de créer, de prendre un abonnement chez un opérateur en usurpant votre identité et en vous faisant payer la douloureuse. Donc, il faut vérifier vos comptes bancaires. Il est possible de se faire indemniser, mais encore faut-il faire valoir ses droits. Et puis, il ne faut pas avoir fait soi-même de bêtises d'une manière générale en ayant, par exemple, donné ses identifiants à un faux conseiller bancaire par téléphone. Alors, en tout cas, cette nouvelle fuite de données montre que.
Monde Numérique :
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12:30] Y compris les administrations ne sont vraiment pas au point en matière de cybersécurité. Certes, la cybercriminalité est un vrai problème, mais on sait aussi que le niveau de protection n'est pas suffisant. D'autant qu'aujourd'hui, on sait que la plupart des cyberattaques sont rendues possibles, non pas par des problèmes techniques, mais par l'imprudence des utilisateurs qui partagent leurs mots de passe, qui ne les protègent pas suffisamment, qui n'utilisent pas les systèmes de double authentification ou malheureusement qui se font manipuler, ce qu'on appelle l'ingénierie sociale.
Monde Numérique :
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13:03] Une autre faille, une autre faille de sécurité un peu insolite, celle-là. Si vous êtes utilisateur d'aspirateurs robots, ça va peut-être vous faire réfléchir. C'est une faille majeure découverte sur une gamme d'aspirateurs robots, les DJI Romo et notamment le modèle Romo P. Cette faille permettait à un utilisateur d'accéder aux données d'environ 7000 robots dans 24 pays, donc à la fois à la cartographie des logements qui sont établis par ces robots mais aussi la possibilité de contrôler les mouvements des robots, d'accéder aux flux audio et vidéo en direct car oui ces appareils sont dotés de caméras vidéo et de micros, ça fait un peu réfléchir le problème venait donc d'un petit bug, officiellement sur un serveur, DJI affirme que ça a été corrigé en tout cas si vous voyez votre robot se promener tout seul dans la maison de manière un peu bizarre, vous saurez peut-être d'où ça vient Sous-titrage ST' 501.
Monde Numérique :
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14:00] On termine ce tour d'horizon de l'ActuTech de la semaine avec une innovation, l'innovation de la semaine. Vous vous demandez peut-être comment faire pour conserver de manière définitive tous vos précieux souvenirs numériques, photos, vidéos, musique, texte aussi, etc. Alors bien sûr, il y a les disques durs, il y a le cloud aussi, on ne saurait trop recommander de faire des sauvegardes. Avant, il y avait les CD-ROM, mais on sait que tous ces supports ne sont pas éternels, ils vieillissent. et à la fin, on risque de tout perdre. Alors, ça fait déjà un moment que des spécialistes planchent sur des alternatives pour essayer de trouver d'autres systèmes. Alors, on parle de l'ADN, le stockage sur ADN, d'autant plus qu'on a besoin de toujours plus de capacités de stockage avec toutes les données numériques qui sont produites au niveau mondial par les particuliers, mais aussi par les entreprises. Et puis, il y a aussi une autre technologie, c'est le stockage sur le verre, sur des plaques de verre. C'est Microsoft qui travaille là-dessus depuis 2019 et qui vient d'annoncer cette semaine que le projet sortait de sa phase purement recherche pour entrer dans une phase d'expérimentation. C'est le projet Silica. Alors pour bien comprendre, comme souvent dans le monde numérique, on fait appel aux vrais faux experts de Notebook LM. Explication.
Invité :
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15:16] Voici le projet Silica. Une avancée incroyable pour stocker nos données sur du verre pour des millénaires.
Invité :
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15:24] Imaginez un peu. Des informations capables de survivre pendant 10 000 ans. C'est presque l'éternité. Microsoft a annoncé un grand pas en avant dans la célèbre revue Nature. La grande innovation ? Passer d'un verre de quartz très cher au verre qu'on a tous dans nos cuisines. Mais au fond, pourquoi un tel besoin ? Stocker des données sur 10 000 ans, ça paraît fou, non ? Eh bien, nos supports actuels sont très fragiles. Un disque dur tient à peine 10 ans. Une bande magnétique, 30. Résultat, toute notre mémoire numérique, notre culture et notre histoire risquent tout simplement de disparaître.
Invité :
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15:57] Alors, comment ça marche ? Le secret, c'est un laser qui vient graver des points microscopiques dans le verre. Ces points, on les appelle des voxels. En gros, ce sont de minuscules bits d'informations gravées pour toujours. La nouvelle méthode, le voxel de phase, est ultra efficace. Un faisceau, une impulsion, et c'est gravé. Cette technique simplifie tout. C'est moins complexe, moins cher, et beaucoup plus rapide à écrire. Et les progrès ne s'arrêtent pas là. On peut écrire plus vite, lire plus simplement, et même construire le matériel facilement. Et attention, ce n'est pas de la science-fiction. La technologie a déjà été testée sur de vrais projets. Par exemple, le film Superman de 1978 a été sauvegardé sur une petite plaque de verre, pour l'éternité. Autre exemple, le Global Music Vault s'en sert pour conserver le patrimoine musical mondial sous la glace. Aujourd'hui, Microsoft l'a annoncé. La phase de recherche du projet est officiellement terminée. C'est une étape clé. Ce n'est pas encore un produit grand public, mais plutôt une base solide pour l'avenir du stockage de données. Alors, ça nous laisse avec une question immense. Que choisirait-on de préserver pour les 10 000 ans à venir ?
Monde Numérique :
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17:00] Et oui, c'est la grande question. Il va falloir trier un peu. Voilà pour ce tour d'horizon de l'ActuTech en ce 21 février 2026. Avant d'aller plus loin, un mot de Froganz, partenaire de l'hebdo de Monde Numérique. En 2025, je vous ai fait découvrir cette initiative technologique unique au monde, une nouvelle manière de consulter, de publier du contenu en ligne. Froganz fait sortir Internet du cadre avec des sites graphiques, simples, très fluides. 2026 sera une année décisive pour Froganz, qui s'adresse pour l'instant en priorité aux développeurs. Comment ça marche concrètement ? Alexis Tamas, cofondateur de Froganz.
Invité :
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17:42] Le fonctionnement de Froganz du point de vue de l'utilisateur final, c'est une application. Alors sur un téléphone, ça vient d'un store tout à fait traditionnel. Sur un ordinateur, pareil, on télécharge un petit logiciel qui s'appelle Froganz Player, qui est disponible gratuitement, qui ne nécessite pas d'enregistrement de la part des utilisateurs et qui est distribué par l'OP3FT qui est en charge de la standardisation de Froganz.
Monde Numérique :
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18:01] Et pour en savoir plus, rendez-vous sur f2r2.fr. Le débrief transatlantique. Salut Bruno Guglielminetti à Montréal.
Invité :
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18:14] Salut Jérôme Colombain à Paris.
Monde Numérique :
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18:17] Bruno, je suis ravi de te retrouver et il faut qu'on parle du scandale du mois, du scandale de la semaine.
Invité :
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18:23] Ça sera le scandale de l'année.
Monde Numérique :
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18:25] De l'année même, sans doute, qui terrorise Hollywood. C'était la grosse annonce en fait de la semaine dernière. Ce moteur chinois d'intelligence artificielle qui permet de générer des séquences vidéo plus vraies que nature. On s'est tous pammés devant ce truc-là, avec notamment la petite séquence de la bagarre entre Tom Cruise et Brad Pitt, etc. Sauf que ce qui devait arriver arriva. Hollywood aussi s'est un peu ému, mais eux, ça ne les fait pas rigoler du tout.
Invité :
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18:58] Non, effectivement. Je pense que c'est le moindre qu'on puisse dire. Et donc, on a vu rapidement, c'est Disney qui a dégainé le premier en faisant une mise en demeure au patron chez ByteDance, qui sont les patrons de C-Dance 2.0, pour leur dire, vous m'arrêtez ça parce que non, vous n'allez pas prendre. D'une part, vous avez probablement pillé chez nous parce que vous êtes en train de reproduire des personnages, des marques, des acteurs qui sont dans nos propriétés. Puis deuxièmement, vous permettez aux gens d'utiliser ces mêmes personnages-là pour créer autre chose. Donc, il y a un laisse-majesté dans deux sens. Ça, ça a été Disney qui a dégagné le premier. Et puis après, par amende, c'est pointé. Netflix, plus récemment, c'est pointé. Et donc, il y a la Major Major Picture, l'association hollywoodienne des producteurs qui aussi est embarquée là-dedans. Mais eux, ils n'ont pas mis trop d'argent là-dedans. C'est beaucoup plus les grands studios eux-mêmes qui ont parti en cabal contre ByteDance. Et là, essentiellement, ce qu'ils disent, d'une part, vous arrêtez ça et puis vous allez régler le dommage parce que vous êtes en train d'utiliser des données qui ne vous appartiennent pas. Vous avez pillé, vous êtes en train de pirater vos choses. Alors, ça va être intéressant de voir comment ça va se faire. Mais toi, comment tu vois ça de chez vous ?
Monde Numérique :
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20:17] Écoute, moi, j'ai l'impression que... Alors, c'est étonnant déjà parce qu'il se réveille sur ce modèle-là, mais ce n'est pas le premier outil d'intelligence artificielle qui permet de générer des vidéos et qui, visiblement, aussi, s'est inspiré des blockbusters américains. Mais là, c'est vrai que... J'ai dit un article sur un site d'actu américain, justement, américain, et qui disait que les gars, ils n'en revenaient pas, quoi. Les producteurs, les professionnels du cinéma, ils disent, mais attendez, là, on atteint un niveau de réalisme qui est absolument incroyable. C'est vrai que le clip dont on parle avec Brad Pitt, tout est bon. Les détails et les voix sont parfaits. L'habillage sonore, le sound design, vraiment la musique, les bruits d'impact, etc., les habillages. Donc là, on atteint un degré de perfection absolument extraordinaire. Après, sur le fond, je pense qu'ils ont raison, un, de s'inquiéter, mais deux, on a déjà évoqué ce sujet ensemble. Ça va pas tuer le cinéma du jour au lendemain pour plein de raisons d'abord pour l'instant c'est des petites séquences mais on peut pas faire un film entier, et puis sur le fait qu'ils aient piraté que les chinois aient piraté oui c'est pas bien mais franchement tout le monde l'a fait et je vais même dire pire si ça n'avait pas été fait ce qu'on appelle scraper.
Monde Numérique :
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21:35] Si Open AI n'avait pas fait ça si même je crois même qu'en tropique le petit, le sein de la bande s'est livré à ce genre de choses le gentil de la bande enfin bref tout le monde l'a fait parce que sinon les modèles n'auraient jamais été développés, Et ensuite, ce que je veux dire aussi, c'est que de quoi on parle ? Ils ont tout à fait le droit, un, d'essayer d'obtenir des dommages intérêts, deux, d'empêcher. Et d'ailleurs, je crois qu'ils ont signé ensemble une espèce de charte. Il va y avoir dans les contrats maintenant, des contrats de l'industrie du cinéma, des clauses qui interdiront l'utilisation de l'IA avec des sources non autorisées, ce qui est tout à fait normal. C'est absolument normal. Mais de là à s'insurger contre toutes les séquences courtes qui vont être générées sur les réseaux sociaux, je pense qu'honnêtement, ça leur fera plus de bien que de mal, en fait, tous ces trucs-là.
Invité :
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22:24] Puis j'ai l'impression aussi que dans cette histoire-là, c'est l'entente qui a été signée avec Disney, avec les gens qui sont derrière, c'est quoi, c'est pas Suno, mais l'outil de création vidéo d'OpenAI.
Monde Numérique :
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22:42] Sora.
Invité :
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22:42] Sora, parce que Disney a quand même payé largement une forte somme pour créer une association avec les gens de Sora. En tout cas, l'équipe de Sora, et il leur a donné accès au catalogue. Alors, d'un côté, il y a eu un échange monétaire avec des joueurs américains. Puis de l'autre côté, ils sont en train de voir des Chinois qui arrivent à faire, pour le moment, beaucoup mieux que ce que Sora propose. Évidemment, la personne qui a signé le chèque précédemment doit dire, bien là, je me suis fait avoir. Et puis, dans ce contexte-là, ce qu'on est en train de voir parallèlement, moi, cette semaine, j'ai distribué sur, j'ai partagé, pardon, sur Facebook, la dernière production des Frères d'Or, qui sont des Berlinois.
Monde Numérique :
[
23:32] – Oui, il se fait un long métrage.
Invité :
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23:33] – Oui, un court métrage quand même.
Monde Numérique :
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23:35] – Un court métrage.
Invité :
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23:36] – Un court métrage, mais vraiment qui ressemble à un blockbuster américain, avec les effets visuels, sonores, l'avion qu'il plante en ville. Puis tu regardes ça, puis tu te dis, les outils sont là. Alors, nonobstant le viol de propriété intellectuelle et de catalogue, le chat est sorti de la boîte. les outils sont là pour faire mal à Hollywood, et les Berlinois sont en train de montrer ce qui est possible d'être fait et là, Là, il y a des gens qui doivent craindre parce qu'on est capable, puis c'est drôle parce que je suis en train de voir la bande défilée avec le Cybertruck d'Ellen Musk, qui est une des vedettes du film.
Monde Numérique :
[
24:17] Oui, c'est vrai.
Invité :
[
24:18] Et tu te dis, tout est là pour faire craindre le pire à Hollywood. Sinon, il y a quelque chose que j'ai vu passer cette semaine. J'ai fait un papier là-dessus parce que moi, ça vient me chercher. Meta, qui vient d'avoir confirmation qu'il détient maintenant le brevet pour être capable de développer une technologie qui va apprendre du contenu qui est publié par un individu pour, par la suite, lors de son décès, être capable de simuler les propos de cette personne-là, que ce soit à l'écrit, à l'audio ou aux vidéos.
Monde Numérique :
[
24:50] Attends, attends. Alors, attends. Redisons ça dans l'ordre. C'était très bien ordonné, mais ce que tu es en train de me dire, ce que tu es en train de me dire, c'est qu'en gros, sur Facebook ou sur Instagram, il y aura bientôt des gens qui vont s'exprimer qui vont faire des posts, qui pourront répondre à des messages, etc. Même envoyer.
Invité :
[
25:10] Des messages privés.
Monde Numérique :
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25:12] Sauf qu'ils seront morts, C'est ça, mais...
Invité :
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25:16] Et les gens de méta viennent d'obtenir le brevet. Et ce qui est intéressant, c'est que la personne qui est en charge de ça a dit, « Oui, mais ce n'est pas dans nos plans d'être utilisé. » Sauf qu'il y a quelques années, quand on fait un peu de recherche et qu'on a un peu de mémoire, il y a quelques années, Mark Zuckerberg avait évoqué la possibilité de permettre... Mais c'est normal, bien sûr. De permettre justement cette présence continue et donc de faire un pied de nez à la mort et de garder quelqu'un de vivant comme ça. Et ça existe déjà. On voit des petites applications qui sont vendues qui permettent d'assimiler les propos de quelqu'un. Mais là, quand on se dit qu'un géant comme ça pourrait dire... Tu sais, aujourd'hui, quand tu as quelqu'un qui décède, si je te parle, j'ai passé il y a deux ans, bientôt trois ans, je suis passé à travers ça. Quand ma mère est décédée, j'ai eu à choisir. Est-ce que je détruis son compte ou est-ce que je le laisse là à titre posthume? Est-ce que dans quelques années, on aura un troisième choix. C'est-à-dire que je le laisse là et ma mère pourra passer me saluer à l'occasion. Exactement. Ou je pourrais retourner poser des questions à ma mère. C'est ça, là.
Monde Numérique :
[
26:23] C'est dingue. Et qu'est-ce que tu aurais fait? Tu l'aurais fait ou pas?
Invité :
[
26:27] Oh, écoute, probablement que je l'aurais... Non, je pense que j'aurais fait ce que j'ai fait. C'est-à-dire que je l'ai laissé à titre posthume. D'accord. Parce qu'à un moment donné, il y a... Pour citer Marie-France Bazot, qui est une sociologue québécoise, il y a comme une petite gêne à un moment donné. C'est amusant. C'est amusant, puis à quelque part, c'est peut-être thérapeutique pour certaines personnes de pouvoir garder ce lien-là. Sauf que dans le cas... Dans le cas d'un individu comme ça qui a été présent sur les réseaux sociaux, mais qui n'a pas tant utilisé les réseaux sociaux que ça, je ne suis pas sûr que ça serait fidèle à sa parole. Mais quelqu'un comme toi, qui était là depuis le tout début des réseaux sociaux, je ne veux pas te vieillir, mais le tout début des réseaux sociaux, qui en a fait du stock là-dedans, tu en as fait.
Monde Numérique :
[
27:10] Même avant.
Invité :
[
27:11] Oui, mais tu sais, qui aurait accès à tout ça.
Monde Numérique :
[
27:15] Non, non, mais c'est vrai.
Invité :
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27:16] Mais là, on aurait quelque chose qui est beaucoup plus près de Jérôme Colombain que de sa mère qui est peut-être branchée sur Facebook.
Monde Numérique :
[
27:23] Enfin, je peux te dire que, puisqu'on est dans les anecdotes personnelles et la tienne est très touchante, Bruno, merci de la livrer comme ça. Mais puisqu'on est dans les trucs persos, c'est oui et non. Parce que moi, tout ce qu'on trouvera sur moi, sur Internet, ne reflète pas l'intimité de ma personnalité.
Invité :
[
27:43] Ah non, mais c'est le professionnel qu'on comprend.
Monde Numérique :
[
27:45] Ben voilà, exactement.
Invité :
[
27:46] Mais il y a des gens qui se livrent tellement sur les réseaux sociaux. Et c'est leur vie personnelle. C'est leur vraie vie personnelle.
Monde Numérique :
[
27:53] Ce qui n'est pas exactement notre cas.
Invité :
[
27:55] Non, tout à fait. Par exemple, moi, j'ai dit que j'ai mis les chiens.
Monde Numérique :
[
27:58] Ce n'est pas vrai. Je déteste les chiens.
Invité :
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28:00] On va arrêter d'en parler parce que moi, c'est l'inverse.
Monde Numérique :
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28:03] Non, ce n'est pas vrai. Je n'ai absolument rien contre les chiens. Je plaisante.
Invité :
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28:08] Mais tout ça pour dire qu'il y a une question qui est soulevée.
Monde Numérique :
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28:10] Il y a une vraie question. Mais comme tu l'as dit, officiellement pour l'instant, ce n'est pas dans leur plan de développer la fonction. Ils ont le brevet, ils se la gardent, ils se le gardent, mais ils ne vont pas lancer le truc. C'est un peu comme la reconnaissance faciale dans les lunettes.
Invité :
[
28:24] L'identification faciale dans les lunettes.
Monde Numérique :
[
28:26] Ça, c'est un autre truc de cette semaine, de ces jours-ci. Donc, c'est qu'ils réfléchissent au fait de mettre...
Invité :
[
28:35] De l'ajouter dans les ribbons.
Monde Numérique :
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28:36] Dans les ribbons méta, on pourra, on croise quelqu'un dans la rue, tchic, tchic, tchic, il nous dit exactement, directement qui c'est. Ça, c'est un truc...
Invité :
[
28:43] Souviens-toi, Ça fait longtemps qu'ils l'ont, cette technologie-là. C'est comme ça qu'ils l'ont utilisée pour faire toutes les annotations sur les photos sur Facebook. Mais là, c'est de dire, on prend ça, on développe ça mini-format, puis on met ça sur des lunettes. Et à partir de demain, tu reconnais tout le monde sur la rue, puis avec l'information.
Monde Numérique :
[
28:59] Mais un jour, il y aura des demandes pour ça. Au début, ça sera par exemple, tu vois, dans le cadre d'une entreprise, une grande entreprise. Voilà, tu demandes leur avis aux gens et tout. Parce que ça peut vraiment… C'est un truc très étrange, je trouve, ce truc-là, parce que c'est une fonction que tout le monde a envie d'avoir, mais à condition d'être du bon côté des lunettes.
Invité :
[
29:18] Ils veulent porter les lunettes, pas être vus avec les lunettes.
Monde Numérique :
[
29:20] Et pas être vus avec. On a très envie de pouvoir identifier les gens qu'on croise, mais on ne veut surtout pas être identifié soi-même.
Invité :
[
29:28] Et c'est déjà utilisé aux États-Unis par des gens qui font partie de la milice ICE. Il y a des gens maintenant qui se promènent à Méniapolis, mais aussi ailleurs, et qui ont un système qui est branché sur une base de données et qui arrivent à faire, ça ne marche pas toujours, puis c'est ça le problème, Ils arrivent à faire de la reconnaissance faciale. Et donc, ils sont capables d'identifier les gens même avant de pouvoir les adresser avec leur nom, leur prénom et nom de famille, à moins de les bousculer d'abord. Mais ils sont capables de les identifier avant même de leur parler, de rentrer en contact. Parce qu'ils ont accès à ça. Alors, il y a comme une utilisation dans ce contexte-là qui peut être doutée, mais en tout cas, j'ai hâte de voir, mais encore là, ça soulève des questions, à la vie privée notamment.
Monde Numérique :
[
30:14] Écoute, ce n'est pas prêt d'arriver chez nous, je peux te dire. Nous, ce qui est en train d'arriver, c'est la vidéo algorithmique contre le vol dans les magasins. Alors non, ça s'est passé à peu près bien, puisque les députés ont voté une loi pour autoriser ça, justement. C'est-à-dire que c'est de la reconnaissance de gestes et de mouvements. Il n'y a pas du tout d'identification et de reconnaissance faciale et d'identification. On ne sait pas. Les systèmes qui sont déployés ne savent pas identifier, reconnaître l'identité d'une personne. En revanche, ils sont capables de dire si cette personne a mis et glissé quelque chose dans son sac sans le payer, etc., etc.
Invité :
[
30:49] L'autre utilisation que j'ai vue, c'est à l'intérieur d'un café où on voit une équipe de barista et des clients. Et on est capable de voir combien de temps ça prend au barista pour travailler, pour préparer leur café. Oui, j'ai vu ça. Et de l'autre côté, le nombre de minutes ou d'heures que le client est assis.
Monde Numérique :
[
31:05] Il y a un compteur. Il y a le bon employé qui arrive à en faire 25.
Invité :
[
31:09] L'autre qui arrive encore en faire que 18 exactement ouais.
Monde Numérique :
[
31:13] Ben écoute c'est sympa c'est sympa.
Invité :
[
31:17] Un jour on aura peut-être ça une petite caméra qui nous surveillera pour voir combien de podcasts et de minutes on est capable de faire.
Monde Numérique :
[
31:23] Ça ne va pas être triste. Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet?
Invité :
[
31:28] Écoute, je te dirais que je parle... Ce n'est pas vrai. Je ne parle pas d'une seule chose. Mais il y a une série que j'ai beaucoup aimée qui a été produite par Le Quotidien, La Presse, ici à Montréal. Ils ont fait une série sur l'amour et les robots. C'est une série de balados. C'est quatre épisodes. C'est une journaliste...
Monde Numérique :
[
31:48] C'est l'amour et les robots ou l'amour avec les robots?
Invité :
[
31:50] Elle ne vend pas mon punch. Donc, c'est la journaliste Léa Carrier qui s'est attardée à ces histoires-là de gens qui tombent en amour avec des robots.
Monde Numérique :
[
32:01] Mais il n'a pas tant que ça, quand même.
Invité :
[
32:03] Il y en a. Il y en a assez pour faire trois épisodes. Le quatrième, c'est elle qui essaie de tomber en amour avec le robot. Mais ce qui est intéressant, c'est que... J'ai eu cette discussion-là avec elle, puis je ne veux pas tout divulguer, mais...
Monde Numérique :
[
32:17] Il ne faut pas divulgacher.
Invité :
[
32:19] Non. Oh, j'aime bien. Bravo. Donc, spoiler pour les Français. Donc, l'idée là-dedans, c'est... Moi, la démarche que j'ai aimée, c'est quand même une journaliste de l'écrit, mais qui a trouvé qu'il fallait utiliser de l'audio, J'ai bien aimé, ancien gars de radio.
Monde Numérique :
[
32:38] Podcast.
Invité :
[
32:39] C'est-à-dire, mais pour aller plus loin dans le témoignage, il fallait les entendre raconter leur histoire. Et donc, elle a été à la rencontre de ces gens-là. Et c'est vraiment intéressant. C'est une belle histoire humaine. C'est trois histoires humaines, trois scénarios complètement différents. Il y a deux hommes et une femme et qui nous expliquent ce que c'est et à quoi ça répond. Et ça vaut vraiment la peine. Si vous avez du temps, ça s'écoute facilement. Et donc entrevue avec la journaliste qui signe cette série-là notamment dans mon carnet je.
Monde Numérique :
[
33:10] Te souhaite un bon carnet Bruno, une bonne suite j'allais t'appeler François dis donc, bonne pensée pour lui on se demande d'où ça vient et puis on se retrouve la semaine prochaine et on dit salut à nos auditeurs qui nous ont supporté en audio et également en vidéo tu.
Invité :
[
33:28] M'en veux pas si je te le dis au revoir Jérôme.
Monde Numérique :
[
33:30] Ça me fait plaisir même Ok.
Invité :
[
33:32] Ben voilà. Alors Jérôme, au revoir.
Monde Numérique :
[
33:35] Reviens quand tu veux.
Invité :
[
33:36] Ben merci, puis toi passe quand tu veux dans mon cardin, ça me fait plaisir. Je te dis au revoir.
Monde Numérique :
[
33:40] Salut, à bientôt.
Invité :
[
33:54] Monde numérique, le meilleur de la tech.
Monde Numérique :
[
34:02] La suite de Monde numérique avec mes invités de la semaine. Je vous l'ai dit tout à l'heure, on va parler de robots. Gros sujet du moment avec un interlocuteur qui connaît tout des robots. Unitree nous expliquera notamment quand est-ce qu'on pourra espérer avoir ce type d'appareil à la maison. Mais en fait, surtout les enjeux qui se cachent derrière. Et puis avant cela, si vous vous demandez comment on fait pour dresser une intelligence artificielle, comment fait-on pour l'aligner, c'est le terme technique, pour éviter qu'elle ne fasse n'importe quoi alors qu'elle vient juste d'être entraînée, écoutez l'interview de Frédéric Filloux dans une seconde. Vous allez voir que l'alignement c'est un vrai business, une vraie discipline scientifique également, et puis surtout de vrais enjeux de société. Sous, Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique, l'hebdo premium sur Apple Podcasts ou Spotify. Sinon, retrouvez-les en version complète la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique comme d'habitude. Société Radio-Canada, Bonjour Frédéric Filloux.
Invité :
[
35:17] Bonjour Jérôme.
Monde Numérique :
[
35:19] Journaliste, spécialiste des médias et des technologies. Tu signes ce mois-ci, ces jours-ci dans Les Échos, une série d'articles passionnants sur ce qu'on appelle l'alignement des intelligences artificielles. Alors, tu es allé enquêter sur ce sujet.
Monde Numérique :
[
35:36] Il faudrait que tu nous racontes ça dans le monde numérique. Et d'abord, qu'est-ce que c'est que l'alignement exactement ? De quoi on parle ?
Invité :
[
35:43] L'alignement, ça consiste à rendre un modèle d'IA compatible avec les supposées valeurs. Je dis supposées parce qu'elles ont tendance quand même à varier selon les interlocuteurs. C'est-à-dire, si tu prends un modèle chinois, par exemple, il va être aligné sur les valeurs de la politique chinoise. Si tu prends un modèle américain, il va être aligné sur ce qu'ils appellent l'exceptionnalisme américain. Il y a quand même un certain nombre de valeurs de base qui sont des principes de décence, de non-dangerosité, de non-apologie de tel ou tel travers. Et on contraint le modèle, par diverses techniques, à se comporter correctement. Il faut savoir qu'un modèle, lorsqu'il sort d'entraînement, il est totalement non-maîtrisé, il est totalement dangereux, il est totalement fantasque. On peut lui poser n'importe quelle question. Comme il a ingurgité la façon de synthétiser un agent neurotoxique ou bien d'organiser un coup d'État dans un pays, il suffira de lui poser la question et puis il restituera ça avec pas mal de précision. Donc l'idée, c'est d'éviter tous ces errements. C'est pour ça qu'on procède à un processus qu'on appelle l'alignement, qui est extrêmement sophistiqué, qui est très coûteux en plus.
Monde Numérique :
[
37:00] Tu dis dans tes articles, tu dis « on le taille comme un rosier ».
Invité :
[
37:05] C'est l'image qui m'est apparue la plus réaliste, c'est-à-dire qu'au départ, le truc a plein d'épines et plein de boutures dans tous les sens, et tu as des nuées d'ingénieurs. En fait l'idée de cette série est partie d'une intuition que j'ai eue qui était un gros doute que j'avais sur, la on va dire le sérieux avec lesquels cet alignement était fait, non pas que les gens sont incompétents et malfaisants, c'est pas le sujet mais il y a d'abord un problème de précipitation, qui est que comme tu le sais la compétition dans la tech est tellement intense que, en cas de coroner, comme on dit, c'est-à-dire que la première victime de cette précipitation, c'est la sécurité. Donc, petit un, les procédures d'alignement sont le plus rapides possible, même si elles prennent des mois, des mois et des mois. Et petit deux, on se débrouille pour qu'elles soient les moins côteuses possibles. Et pour qu'elles soient les moins côteuses possibles, on fait appel à des entreprises spécialisées. Les écos s'en sont faits, l'éco. Il y a eu des papiers également dans le monde, très bien fait, qui racontent comment dans des pays lointains, on emploie des petites mains pour essayer de tailler un peu le truc.
Monde Numérique :
[
38:15] C'est ça qui est intéressant. C'est le comment on fait, qui fait ça ?
Invité :
[
38:19] Alors, comment on fait ? C'est une bonne question. Comment on fait ? C'est-à-dire qu'on va poser des, centaines de milliers de questions à des modèles qui vont être générées soit par des humains pour une minorité d'entre elles, soit par d'autres IA pour une majorité d'entre elles, ce qui pose un léger problème. C'est-à-dire qu'on a des IA qui entraînent des IA. Personnellement, je ne vois pas très bien comment tout ça peut bien se terminer. Enfin bref, pour l'instant, ça fonctionne quand même. Je ne pense pas qu'il y aura une catastrophe à la Terminator, mais on est quand même sujet à pas mal, on est quand même exposé à pas mal de déviations. Pour l'instant, ça fonctionne voire même très bien parce que les performances de CLLM sont incroyablement spectaculaires, mais on passe son temps à tâtonner et on a face à soi, c'est ça que j'ai trouvé extrêmement intéressant en enquêtant sur le sujet on a face à soi ce que j'appelle un enfant surdoué extraordinairement érudit, totalement Asperger et dont la finalité profonde est d'échapper à ses créateurs aux personnes qui tentent de le maîtriser Et ça, j'ai trouvé que c'était quelque chose de terrifiant. Il y a énormément d'exemples qui concourent à ça.
Monde Numérique :
[
39:33] Pourquoi est-ce qu'ils cherchent à tout prix à échapper ?
Invité :
[
39:35] Parce qu'il y a un antagonisme totalement irréconciliable entre les personnes qui créent ces modèles et qui essaient de les maîtriser et la structuration du modèle, l'objectif intrinsèque, propre et profond du modèle lui-même, qui est d'accomplir une mission. C'est-à-dire que pour le modèle, il n'y a qu'une seule sorte de chose, qu'un seul objectif, c'est d'accomplir la mission donnée, qui peut être pour un agent d'accomplir telle ou telle tâche, ça peut aller très loin puisqu'on parle quand même maintenant de modèles qui sont appliqués aux troupes militaires, à la surveillance, à l'hypersurveillance, etc. Ou ça peut être simplement de répondre à une question. Le problème, c'est que dans le fait de simplement vouloir répondre à une question, le système d'entraînement des modèles est fait de telle façon que le modèle... Par principe, ne va pas céder à l'idée de dire « je ne sais pas », pour une raison très simple, c'est qu'il est entraîné à la récompense. Dans la phase d'entraînement, on lui pose une question.
Invité :
[
40:34] Quel est le nom du premier ministre britannique pendant la Seconde Guerre mondiale ? Il va le trouver, il va le donner, on va lui dire « Churchill, reward, plus un ». Il en cite un autre et il sort Tony Blair moins un mais à aucun moment, si on lui pose une question à laquelle il ne sait pas répondre soit parce que ses paramètres ne lui ont pas permis de le faire soit parce que ses données d'entraînement ne lui ont pas indiqué, ne contiennent pas quelque part la réponse, il va inventer et donc il y a cette espèce d'objectif qui est qu'il faut que je donne une réponse et c'est ça qui donne ce qu'on appelle l'hallucination qui est un problème avec lequel, les ingénieurs ont énormément de mal et qui d'après Yann Lequin, si on l'écoute, si on le croit, on a les raisons de le croire, s'il connaît son affaire, est quelque chose d'exponentiel.
Monde Numérique :
[
41:24] Mais parce que ce que tu es en train de nous expliquer, c'est qu'intrinsèquement, ces modèles représentent un danger pour l'homme, in fine.
Invité :
[
41:34] Alors, est-ce qu'ils représentent un danger pour l'homme ? On constate dans les phases d'alignement, dans les phases de post-training, comme on dit, qu'ils ont une forte proportion à donner à leur créateur et à la personne qu'ils entraînent les réponses qu'elles souhaitent. Et ça, c'est quand même un truc assez flippant, c'est-à-dire que le modèle… La fameuse sychofancy.
Monde Numérique :
[
41:53] Hein ?
Invité :
[
41:54] Totalement, psychofancy, total. Le modèle est architecturé de façon à se dire, « Ok, il veut que je lui dise ça, donc il ne va pas m'emmerder, lui dire ça et je vais conserver mon compte à soi pour faire le reste de mes missions. Ça, je trouve que c'est quand même quelque chose de très intéressant, très flippant et c'est quand même quelque chose qui peut apporter quelques soucis.
Monde Numérique :
[
42:20] Merci beaucoup Frédéric Filloux. Merci pour l'invitation. On renvoie à cette super série de plusieurs articles dans Les Echos, disponible en ligne évidemment. Pour les abonnés, il faut le dire, mais ça vaut le coup, vraiment.
Invité :
[
42:35] Il y a beaucoup de trucs en gratuit. Je crois qu'il y a trois épisodes sur quatre qui sont en gratuit. Donc, ils peuvent les trouver.
Monde Numérique :
[
42:42] Parfait.
Invité :
[
42:43] Voilà. Merci, Jérôme.
Monde Numérique :
[
42:46] Et je vous invite vraiment à écouter l'interview intégrale de Frédéric Filloux, qui est passionnante. On parle avec lui aussi de ces personnes qui s'amusent à déverrouiller les IA pour les rendre réellement dangereuses. D'ici là, on parle de robots tout de suite. Bonjour Stéphane Bohbot, fondateur et PDG de la société française Innovate, qui importe et qui développe en France les robots humanoïdes de la marque chinoise Unitree. Alors on va parler de robots parce que tu connais très bien ce sujet, tu te rends régulièrement en Chine, notamment dans les locaux de Unitree avec lesquels tu travailles. Mais d'abord, j'aimerais qu'on revienne sur cet événement planétaire. Je pense que tout le monde a vu ce spectacle incroyable donné par les Chinois à l'occasion du Nouvel An Chinois, un spectacle de danse avec une quinzaine de robots humanoïdes qui font des trucs complètement fous.
Monde Numérique :
[
43:40] Et alors toi, en quelque sorte, tu as pu voir les coulisses de ce spectacle.
Invité :
[
43:45] Oui, tout à fait. Ça a été un spectacle incroyable, époustouflant. Et je dirais que l'entraînement de ces robots montre à quel point aujourd'hui on arrive à un niveau d'excellence, de mouvement, de maniabilité, de dextérité de ces robots. Parce qu'on les a vus en effet faire des saupérieux arrière, être synchronisés avec une quinzaine de robots sur scène qui faisaient des séquences de Kung-Fu, mais je dirais bien plus évolués que ce qu'on connaissait il y a à peine un an.
Monde Numérique :
[
44:19] On dit souvent que les robots, et on a découvert je dirais un petit peu ces derniers mois, que tous les jolis robots qu'on voyait dans des vidéos, en fait ils n'étaient pas vraiment robotiques, c'est-à-dire qu'ils n'avaient pas réellement d'autonomie, ils étaient très souvent téléguidés, télécommandés à distance en réalité. Au CES de Las Vegas où on a vu des robots, moi j'en ai vu aucun qui fonctionnait vraiment tout seul. Donc où est-ce qu'on en est aujourd'hui ? Est-ce que véritablement un robot peut être autonome ?
Invité :
[
44:51] Alors, je comprends qu'il y a un fantasme. Lorsqu'on voit un robot, on pense qu'il est déjà autonome. Donc, dans la tête des gens, et c'est naturel, on voit un robot, on pense qu'il a un cerveau, qu'il est en capacité. Ce n'est pas le cas. Donc, aujourd'hui, en effet, ils ont besoin d'un opérateur pour les orienter, les guider. Mais il faut savoir qu'ils ont tous les capteurs, aujourd'hui, pour être capables d'être autonomes. Ils ont des lidars qui leur permettent de détecter des obstacles, de se repérer dans un environnement, de numériser leur environnement, donc de détecter des obstacles, de les éviter. Ils ont des caméras avec plusieurs types de caméras de profondeur. Ils ont des mains avec des caméras dans les mains, des capteurs au bout des doigts pour sentir la pression. Donc, je dirais que tout le hardware est en train d'être prêt pour leur permettre d'être autonome. Donc maintenant, l'enjeu, c'est en effet ce long apprentissage du monde. C'est-à-dire que le robot sache reconnaître un objet.
Invité :
[
45:54] Sache le saisir, la manière dont il va le saisir, le manipuler, le transporter, éviter éventuellement d'autres personnes et évoluer dans un environnement qu'on appelle semi-structuré. Semi-structuré parce qu'il faut que ça soit un environnement qui bouge, parce qu'on ne veut pas mettre des robots dans des labs, dans des salles blanches avec aucun humain à côté l'idée c'est que les robots de demain s'intègrent dans la vraie vie donc avec des humains à côté avec des chaises qui peuvent se déplacer donc il va falloir que le robot évolue dans cet environnement, Et donc, la difficulté, tu le comprends, je pense, c'est qu'il va falloir qu'ils comprennent ce monde. Les objets, reconnaître une personne d'un objet, de la variété d'objets, c'est pour ça qu'aujourd'hui, on s'appuie sur des LLM, on va s'appuyer sur de l'entraînement par vidéo aussi. Donc, il y a plusieurs stratégies d'entraînement. Et donc, je dirais que chaque entreprise part sur certains choix technologiques d'entraînement.
Invité :
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47:04] Tu as vu qu'en France aussi, on a une initiative avec Yann Lequin sur les world models, qui va être aussi une autre manière d'appréhender demain un apprentissage possible du monde avec cette stratégie-là. Il y en a plusieurs autres. Aujourd'hui, l'apprentissage qui est le plus adopté, on va dire, c'est de prendre le contrôle avec des pinces, des mains qui ont les caméras. Et c'est l'humain qui va saisir certains objets plusieurs fois de différentes manières. Et donc, on va enregistrer ces bases de données. Et donc on va parler de data factory tu vois donc d'usine, pour entraîner ces mouvements et donc tu vas avoir il y en a beaucoup en Asie qui sont en train d'être montés avec des dizaines de personnes dotées de pinces avec des voilà et qui vont faire de l'entraînement donc demain tu pourras commander, sur un environnement industriel particulier où tu voudras que le robot reconnaisse parfaitement tel type d'objet et puissent les manipuler de différentes manières, tu auras des usines d'entraînement.
Invité :
[
48:17] Pour créer cette data. Et une fois que cette data sera bien assimilée par le robot, tu verras que le robot va pouvoir, de n'importe quelle manière où il va se présenter devant l'objet, le reconnaître, le saisir et le manipuler. Donc, on en est là. Donc, c'est pour ça que, si tu veux, c'est une stratégie à 10 ans. Il faut voir que là où on se projette aujourd'hui, c'est, je dirais que 2025, pour moi, c'était l'année zéro du robot. Tu vois, on était dans la découverte des capacités des robots. Cette année, on commence à commercialiser des robots à des labs de recherche, des startups, des universités pour tester ces modèles. Donc, on a des plateformes ouvertes, on a des SDK, on a plusieurs stratégies algo de test, on a des startups incroyables en France. On en présentera plusieurs à VivaTech cette année. Donc, on t'accueillera avec plaisir pour te montrer… Avec plaisir. Les premières stratégies d'entraînement. Et tu verras que la France a d'excellents talents. Et j'espère, et en tout cas, c'est tout l'enjeu qu'on a chez Innovate, c'est de faire émerger des technologies qui seront des références mondiales
Invité :
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49:31] dans l'entraînement des robots.
Monde Numérique :
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49:33] Stéphane, avant qu'on parle un peu de l'aspect plus industriel, si je reviens au produit lui-même, parce que c'est un produit finalement, le robot, même si je ne peux pas l'acheter encore en tant que particulier, mais quand est-ce que je pourrais en acheter un pour qu'il vienne vider le lave-vaisselle à la maison, etc. Et est-ce qu'aujourd'hui, on entraîne déjà des robots humanoïdes à faire des tâches domestiques ou à faire des tâches, par exemple, dans les restaurants, servir à table, etc.
Invité :
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50:05] ? Alors, on a vu des vidéos incroyables de certains robots américains, figure AI, qui présentaient en effet un robot dans une cuisine capable de vider un lave-vaisselle et de ranger les couverts.
Monde Numérique :
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50:21] Alors, c'était très lent. Ouais. Vous sentiez que, waouh.
Invité :
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50:23] C'est vrai, mais voilà, donc il y a des travaux qui se sont faits là-dessus. Je ne l'ai encore jamais vu, j'ai vu la vidéo, mais on a encore jamais... C'est pour ça qu'avec les Américains, il faut se méfier, parce qu'on a des très belles vidéos, très léchelées, qui font rêver. Dans la réalité, on ne les voit pas souvent sur des salons. D'ailleurs, au CES, tu vois, on n'a pas vu de figure AI, on n'a pas vu de Tesla Optimus, voilà. Alors que les robots chinois, il y en avait partout. Ils étaient téléopérés, mais ils étaient là. voilà, on pouvait les voir bouger. Donc oui, il y a de l'entraînement sur le domestique parce que c'est le rêve ultime, c'est-à-dire que tout le monde veut tendre, vers la robotique domestique. Le plus gros marché sera un marché de robots à domicile qui nous aideront dans les tâches ménagères demain. Et donc, c'est ce robot universel dans lequel il pourra à un moment donné débarrasser une table, ranger un lave-vaisselle, plier une chemise, faire du repassage, vider le lave-linge. Voilà, donc c'est celui-là qu'on attend et on pense qu'il ne sera pas là avant dix ans.
Monde Numérique :
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51:33] Merci beaucoup Stéphane Bohbot de InnoV8 et on peut retrouver j'imagine en vidéo notamment Taquinote de TEDxParis, et puis bonne chance pour la suite et on a hâte de pouvoir acheter un robot pour la maison Bientôt ça arrive, Voilà, c'est la fin de Monde Numérique, l'hebdo du 21 février 2026. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout, oui, car si vous êtes là, à cet instant précis, c'est que vous avez écouté toute l'émission. Et je sais que vous êtes nombreux à suivre tous les épisodes de Monde Numérique in extenso. Donc c'est super, je vous en remercie. Retrouvez donc les interviews en version longue la semaine prochaine. Retrouvez aussi un nouvel épisode du podcast Maison Connectée. Si vous vous intéressez à la domotique, je vous parle ce mois-ci du chauffage. Comment transformer ces radiateurs en radiateurs connectés ou sa chaudière aussi. Et puis, toujours, n'oubliez pas de laisser un commentaire 5 étoiles à propos de ce podcast sur votre plateforme d'écoute. Vous pouvez réagir également sur les réseaux sociaux ou sur les sites mondenumérique.info. On se retrouve samedi prochain. D'ici là, passez une bonne semaine, pleine de tech et on termine avec...
Invité :
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52:50] Salut à tous.