📆 L'HEBDO 17/05 - IA, puces et giga-contrats : la tech au cœur du jeu mondial
Maison Connectée17 mai 202555:31

📆 L'HEBDO 17/05 - IA, puces et giga-contrats : la tech au cœur du jeu mondial

Trump et les grands patrons de la tech en tournée dans les pays du Golfe. Paris prépare Choose France 2025. La Chine innove pour s'affranchir des Etats-Unis. La tech plus géopolitique que jamais.

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🌍 Tech, business et géopolitique

Tandis que Trump et les géants de la tech américaine signent des contrats records au Moyen-Orient, la Chine défie les règles avec des innovations de rupture, et la France mise sur Choose France pour séduire les investisseurs internationaux. Plus que jamais, l’univers numérique s’imbrique dans les enjeux politiques et géopolitiques mondiaux.


🛫 Trump, Musk & Co : une tournée tech à mille milliards

Donald Trump, entouré des patrons de la tech américaine comme Elon Musk ou Sam Altman, a effectué une tournée dans les pays du Golfe. Résultat : des contrats gigantesques, dont la livraison de puces IA par NVIDIA et AMD, et la création du plus grand campus d’intelligence artificielle hors USA.


🏰 Choose France : Macron veut séduire la tech mondiale pour la 8ème année

Le sommet "Choose France" revient pour sa 8e édition au Château de Versailles. Objectif : attirer les investissements étrangers, notamment dans l’IA, l’énergie et l’écologie. Près de 200 PDG mondiaux sont attendus, dans une volonté affirmée de faire rayonner l’attractivité française.


🇨🇳 Révolution sans silicium : la puce chinoise de demain

L’université de Pékin a dévoilé une puce électronique sans silicium, 40% plus rapide et 10% plus économe que les modèles actuels. Une avancée stratégique pour la Chine, qui cherche à s’affranchir totalement des technologies américaines.


📱 Nouveautés produits : premier Samsung ultrafin, bracelet pour sportifs

Samsung a présenté son premier smartphone ultra-fin, le Galaxy S25 Edge, salué pour sa technologie mais à l’autonomie et au prix peu engageants. Whoop dévoile un bracelet connecté capable d’estimer l’âge biologique, mais crée la polémique en facturant 70 € en plus à ses abonnés fidèles.


🚗 Android Auto et CarPlay Ultra : l’IA arrive dans nos voitures

Google muscle Android Auto avec son IA Gemini, rendant l’assistant vocal plus naturel et interactif. De son côté, Apple lance CarPlay Ultra, une version immersive capable de contrôler les fonctions du véhicule… sur les nouvelles Aston Martin.


⚖️ Apple dans le viseur judiciaire en France

Une action collective a été lancée contre Apple pour écoutes abusives via Siri. Basée sur des révélations datant de 2019, elle pourrait déboucher sur une procédure judiciaire, ravivant les débats sur la vie privée et la surveillance passive des smartphones.


☕️ Quand ChatGPT joue les voyants.. et conduit à un divorce

En Grèce, une femme a choisi de divorcer après avoir demandé à ChatGPT d’interpréter le marc de café de la tasse de son mari. L’IA, toujours prête à plaire, a prédit une infidélité, déclenchant la séparation. Une anecdote qui interroge sur la crédulité face aux IA génératives.


🏎️ Ferrari et big data : une nouvelle ère pour la compétition

Depuis le siège de Ferrari en Italie, Bruno Guglielminetti raconte comment l’abondance de données numériques et l’intelligence artificielle réinventent la course automobile. De l’analyse des performances en temps réel à la suggestion automatique des angles de caméra pour la télévision, l’IA redéfinit l'expérience sportive et médiatique.


🧠 Vera : l’IA française qui traque les fake news

Florian Gauthier, de l’ONG Ask Vera, présente Vera, un assistant IA dédié à la vérification d’informations. Connectée uniquement à des sources fiables, Vera offre des réponses instantanées sur WhatsApp ou Instagram, en garantissant transparence et sécurité des données.


🛠️ EDF et l’impression 3D métallique : une révolution industrielle

[PARTENARIAT] Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, présente les promesses de l’impression 3D métallique. Déjà utilisée dans le nucléaire, cette technologie permet de produire des pièces complexes sur demande, tout en réduisant les déchets et les coûts de production.


🇺🇸 Inside Meta : un ingénieur français au cœur de l’IA

À New York, l’ingénieur français Tommy Tran témoigne de son quotidien chez Meta. Passé par la VR et la publicité, il œuvre aujourd’hui à l’optimisation des data centers pour l’IA. Il évoque aussi les lunettes Orion, promesses de réalité augmentée embarquée.

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Monde Numérique : [0:11] Plus que jamais, la tech est une histoire de business, de politique et de géopolitique. L'actu cette semaine nous le montre à nouveau, avec Donald Trump qui étant viré dans les pays du Golfe, accompagné par les plus grands patrons de la Silicon Valley, pour vendre de l'intelligence artificielle à prix d'or et signer des contrats colossaux. Sur le vieux continent, c'est un peu la même chanson, même si la mélodie est plus douce, Emmanuel Macron s'apprête à jouer lundi sa grande opération séduction au château de Versailles, Choose France. A l'autre bout du monde, en Chine, on continue d'innover à tour de bras, malgré les pressions américaines, avec, tenez-vous bien, des processeurs sans silicium. Monde Numérique : [0:54] Allez, ce n'est pas tout, il y a aussi de l'innovation un peu fun comme on l'aime. Samsung qui lance son smartphone ultra fin, et puis Google et Apple qui s'installent plus que jamais à bord de nos voitures, notamment pour y mettre de l'intelligence artificielle. À propos d'automobile justement on rejoindra Bruno Guglielminetti non pas à Montréal cette semaine mais en Italie ce petit vénard étant viré chez Ferrari pour parler d'intelligence artificielle dans la compétition automobile, et puis dans cet épisode on parle aussi de l'intelligence artificielle au service de la lutte contre la désinformation avec Vera on découvre l'impression 3D en métal avec Julien Villeret d'EDF Et direction New York à la rencontre de ces jeunes ingénieurs français qui font carrière dans la tech américaine, témoignage d'un insider de chez Meta. Voilà, voilà, c'est Monde numérique, l'hebdo du 17 mai 2025. Invité : [1:54] Monde numérique, Jérôme Colombain. Monde Numérique : [1:58] Ravi de vous retrouver pour ce nouveau rendez-vous. Comme chaque samedi, 50 minutes de news et d'interview. Monde numérique, c'est le meilleur de la tech. La tech d'aujourd'hui et de demain, et l'Internet de demain est peut-être déjà là. Il s'agit d'une technologie française, discrète mais innovante, qui permet de publier du contenu de manière totalement nouvelle. Il s'agit de Frogans. Frogans, ce sont des sites d'un genre complètement nouveau, accessibles sur tous les appareils, quel que soit le système d'exploitation, une sorte de web parallèle basé sur des standards ouverts, sans tracking et ultra sécurisés. Si c'est une philosophie qui vous intéresse, sachez que vous pouvez participer au développement de Frogans, car la société F2R2 qui porte le projet ouvre son capital au public. Une opportunité d'investir dans une innovation made in France, porteuse d'un vrai changement de paradigme. Toutes les infos pour souscrire sont sur f2r2.fr. Vous pourrez retrouver Frogans prochainement au salon Vivatech à Paris. En attendant, pour en savoir plus, Découvrez l'interview de son fondateur Alexis Tamas sur le site mondenumérique.info. Monde Numérique : [3:09] On commence comme d'habitude par une séquence actue avec tout d'abord ce voyage à 1000 milliards de dollars. C'est en effet ce que devraient rapporter aux entreprises américaines de tech, notamment le déplacement cette semaine de Donald Trump et de son entourage en Arabie Saoudite, au Qatar et aux Émirats Arabes Unis. 1000 milliards de contrats majoritairement dans la défense et dans la tech. Alors que les Etats-Unis font tout ce qu'ils peuvent pour mettre des bâtons dans les roues à la Chine, Eh bien, il déroule le tapis rouge au pays du Golfe, ou plutôt, ce sont les pays du Golfe qui déroulent le tapis rouge à Trump et à ses acolytes. En l'occurrence, Elon Musk, Sam Altman, Jensen Huang. Bref, le gratin du gratin de la tech américaine qui était également du voyage ces derniers jours pour signer un maximum de contrats. On peut citer rapidement, avec les Émirats Arabes Unis, signature d'un contrat pour la réalisation du plus grand campus d'intelligence artificielle en dehors des États-Unis. En Arabie Saoudite, NVIDIA qui a réussi à caser la livraison de 18 000 puces Blackwell à 30 000 ou 40 000 dollars l'unité. AMD qui décroche un contrat à 10 milliards de dollars pour fournir également des puces pour l'IA. Amazon 5 milliards pour construire des data centers. Et OpenAI qui est également de la fête qui devrait aussi annoncer des investissements et des contrats. Monde Numérique : [4:30] En France pendant ce temps et plus particulièrement du côté du château de Versailles. Emmanuel Macron accueillera en début de semaine prochaine quelques 200 dirigeants des plus grandes entreprises mondiales, principalement du secteur de la tech, pour la 8e édition du sommet Choose France. Alors Choose France, c'est une initiative qui avait été lancée en 2018 destinée à promouvoir l'attractivité de la France auprès des grandes entreprises internationales afin d'encourager les investissements. On se souvient de la venue sur place de Mark Zuckerberg, d'Elon Musk, etc. Ça a permis de générer des milliers de projets d'investissement portant sur plusieurs dizaines de milliards d'euros. Cette année, les thématiques phares, ce seront l'intelligence artificielle, évidemment, la transition énergétique, les relocalisations industrielles, l'écologie, le tourisme, avec sans doute pas mal d'annonces attendues dans ces secteurs. Monde Numérique : [5:22] Pour l'innovation de la semaine, on part en Chine, avec une annonce qui pourrait marquer un tournant dans l'histoire de l'informatique. La Chine affirme en effet avoir mis au point une puce totalement fonctionnelle, une puce sans silicium. Elle serait plus rapide, plus économe et surtout libérée de certaines contraintes qui freinent les technologies actuelles. Explication de Lino Tovena. Invité : [5:45] Et oui, il faut le rappeler, les puces électroniques, ce sont les cerveaux de tous nos appareils. Elles gèrent les calculs, la mémoire, la connexion, et on en trouve dans absolument tout ce qui est connecté, des téléphones jusqu'aux voitures. Depuis des décennies, elles sont fabriquées à base de silicium. Mais ce matériau atteint ses limites, on n'arrive plus vraiment aujourd'hui à miniaturiser les circuits électroniques sans générer de la chaleur, des pertes ou des erreurs. Et c'est là que l'université de Pékin entre en scène. ces chercheurs ont créé un processeur sans silicium en utilisant à la place deux matériaux bidimensionnels, l'oxylissure de bismuth et l'oxyde de sélénite de bismuth. Ce duo permet une circulation ultra fluide des électrons sans surchauffe avec une consommation d'énergie réduite. Résultat, une puce annoncée 40% plus rapide et 10% plus économe que les meilleurs du marché. Monde Numérique : [6:32] Alors ce qui rend cette avancée aussi importante, c'est que l'industrie est justement coincée à cause des limites du silicium. Invité : [6:40] Effectivement, le silicium est aujourd'hui poussé à bout, notamment sur les architectures en dessous de 3 nanomètres. On ne peut plus descendre plus bas sans faire exploser la complexité et les coûts. La Chine, elle, propose ici un nouveau chemin. Son transistor repose sur une architectique d'un nouveau genre appelé GAFET, déjà utilisée sur les puces de dernière génération, mais adaptée à ces nouveaux matériaux ultra fins. Et ce n'est pas juste théorique, la puce a déjà été testée sur des circuits existants avec succès. La transition vers l'intégration industrielle semble donc techniquement faisable. Reste savoir si la Chine saura produire ses puces à grande échelle. Mais bon, le cap technologique, lui, est bel et bien franchi. Monde Numérique : [7:18] Et derrière cette innovation, Lino, il y a aussi un objectif clair et récurrent pour la Chine qui est de devenir indépendant par rapport aux technologies américaines. Donc sur ce terrain, on voit qu'elle avance de plus en plus vite. Invité : [7:32] La stratégie est quasi assumée. Depuis les sanctions américaines, par exemple, Huawei n'a plus accès aux applications Google. En réponse, l'entreprise a lancé son propre système d'exploitation, Harmony OS, qui arrive maintenant sur ses ordinateurs. La Chine a également interdit les puces Intel et AMD dans ses administrations et a développé en contrepartie ses propres processeurs IA. Maintenant, elle avance vers une architecture totalement alternative, sans silicium, sans dépendance. Monde Numérique : [7:57] Voilà, une innovation à suivre. Merci pour ces explications, Lino Tovena de la rédaction de Monde Numérique. Monde Numérique : [8:10] La suite de l'AQ-TEC cette semaine, ce sont quelques nouveautés produits. Il y a d'abord un nouveau smartphone signé Samsung, il a été dévoilé le 12 mai, c'est le fameux Galaxy S25 Edge. Alors Edge, c'est la gamme un peu avant-gardiste du fabricant coréen, et la particularité en effet de cet appareil, c'est qu'il est ultra fin, ultra slim, on en parlait déjà la semaine dernière, avec une épaisseur de seulement 5,8 mm, ça fait environ 1,4 mm de moins que le Galaxy S25, ça paraît pas grand chose mais pour moi ça veut dire beaucoup comme dirait l'autre en tout cas ça fait vraiment un truc très très fin si on accepte bien sûr le bloc photo qui lui ressort inévitablement voilà c'est une nouvelle tendance, ces smartphones ultra fins et Samsung voulait être le premier à dégainer on en attend d'autres pour les mois qui viennent, certes c'est une petite prouesse technologique d'autant que la promesse en matière de photos est assez ambitieuse, mais à noter quand même que cet appareil est équipé d'une batterie de seulement 3900 mAh, ce qui selon Samsung serait suffisant pour tenir une journée entière, mais ça pose quand même question, on se demande si plus fin ça veut pas dire moins d'autonomie. En tout cas, il coûte très cher ce Galaxy S25 Edge, 1252 à 1372 euros. Il a été accueilli avec pas mal de perplexité d'ailleurs, pour ne pas dire plus, par la presse spécialisée. Monde Numérique : [9:37] Autre nouveau produit tech, il s'agit d'un bracelet connecté de la marque Whoop. C'est un bracelet sans écran qui traque énormément de paramètres de santé de manière très très fine avec une application qui est très sophistiquée. C'est un produit notamment destiné aux sportifs. Alors deux nouveaux modèles, le Whoop 5.0 et le Whoop MG, qui ont comme particularité d'avoir une meilleure autonomie, on passe à 14 jours, c'est à peu près trois fois mieux que la version précédente, et puis surtout des nouveaux capteurs qui permettent, tenez-vous bien, d'estimer l'âge de votre corps et de prédire l'espérance de vie. tout un programme. Il permet également de réaliser des électrocardiogrammes et, particularité qu'on ne trouve vraiment pas encore sur beaucoup de produits connectés, cet appareil permet de mesurer la tension artérielle. Alors il y a quand même eu une espèce de mini-scandale au lancement de ce produit parce qu'il faut un abonnement pour faire fonctionner ce bracelet Whoop, un abonnement qui coûte entre 200 et 400 euros par an et normalement le contrat qui avait été passé, ou en tout cas qui avait été annoncé au client, c'est qu'en payant cet abonnement, on avait droit à de nouveaux modèles de bracelets sans débourser un centime de plus. Et là, ils se sont mis à demander 70 euros de plus à leurs utilisateurs. C'est très mal passé et la marque a dû faire plus ou moins machine arrière. Monde Numérique : [10:55] Côté produit toujours, vous savez qui se prépare des choses en matière de lunettes connectées. Google pourrait bien dévoiler des choses plutôt intéressantes la semaine prochaine à l'occasion de la conférence Google I.O. Et du coup, comme Google se prépare, Meta a tenté cette semaine de lui couper l'herbe sous le pied en faisant tester ses fameuses lunettes Orion à plusieurs journalistes. Orion, c'est donc ses lunettes avec de l'intelligence artificielle, avec de la projection d'images en surimpression, etc. Réalité augmentée. Bon, le produit n'est pas vraiment prêt, mais Meta veut occuper le terrain, notamment face à ses concurrents. Tiens, on reparle d'ailleurs de Orion tout à l'heure avec l'un de mes invités, qui est Tommy Tran, qui est ingénieur chez Meta, et ce sera dans la deuxième partie de cette émission. Du nouveau bientôt sur les écrans de nos voitures, en tout cas sur les véhicules Monde Numérique : [11:44] connectés qui sont compatibles Google ou Apple. D'abord, du côté de Google, c'est Android Auto qui va se muscler Grâce à l'intelligence artificielle, c'est-à-dire grâce à Gemini, Google a annoncé le déploiement progressif de Gemini, donc son IA génératif de nouvelle génération sur quasiment tous ses produits Android. Monde Numérique : [12:05] Google TV, etc., mais également Android Auto et Android Automotive. Android Auto, c'est donc l'extension de votre smartphone Android sur l'écran de votre véhicule, si celui-ci est compatible, et Android Automotive, ça va plus loin, ça ne gère pas seulement la navigation, le divertissement, la communication, ça peut aussi prendre en charge des fonctions propres du véhicule, comme par exemple la climatisation, l'affichage de la pression des pneus, etc. Et qui ne dépend pas du smartphone. Donc, ces deux systèmes sont déjà en circulation, installés sur différents véhicules, eh bien, ils vont s'enrichir avec Gemini, notamment avec une meilleure compréhension du langage naturel, plus de personnalisation et des interactions plus poussées avec des services Google comme Google Maps. Il y aura même des fonctions de traduction d'après Google. Monde Numérique : [12:52] Les mises à jour vont arriver dans les prochains mois. Du côté d'Apple, qui a son pendant, c'est CarPlay, évidemment, eh bien voici CarPlay Ultra, la version plus plus. Là encore, c'est-à-dire que CarPlay est simplement un miroir de votre iPhone sur votre écran, mais CarPlay Ultra, ça va plus loin puisque ça peut prendre en charge, là encore, quelques fonctions du véhicule comme l'affichage de la vitesse, le réglage du chauffage, de la climatisation, etc. Avec un affichage qui s'étend sur tout l'écran, y compris l'écran qui est derrière le volant. Évidemment, il faut donc un véhicule compatible. Vous ne pourrez pas mettre à jour votre voiture CarPlay comme ça aussi facilement. Il faudra carrément changer de voiture. C'est possible puisque les premiers véhicules équipés viennent de sortir aux Etats-Unis et en plus c'est très accessible à tous puisque c'est la gamme Aston Martin qui va proposer ça, CarPlay Ultra sur les Aston Martin aux Etats-Unis, si ça vous tente, voilà, allez-y. Monde Numérique : [13:48] Grosse séquence actue cette semaine et on va dire un mot également de cette affaire judiciaire contre Apple. En France, une action collective qui est en train de se mettre en place, lancée par plusieurs avocats, pour tenter de recueillir des plaintes. Contre la marque à la pomme, motif, violation de la vie privée et écoutes abusives. Alors de quoi s'agit-il ? Eh bien, rappelez-vous, en fait, c'est cette affaire dont on a déjà parlé, qui remonte à 2019, basée sur le récit d'un ancien employé d'une entreprise sous-traitante d'Apple, qui était chargé d'éplucher des enregistrements des utilisateurs de produits Apple pour améliorer la reconnaissance vocale. Et dans le lot, il y avait beaucoup de faux positifs, notamment, c'est-à-dire lorsque Siri se déclenche par erreur, en croyant avoir entendu son nom. Le problème, c'est que bien que les enregistrements soient anonymisés, Apple n'aurait pas suffisamment prévenu ses utilisateurs à l'époque. L'employé en question, qui est aussi un militant anti-GAFAM. Monde Numérique : [14:45] Affirme donc avoir eu accès à des conversations très privées. Il y aurait donc une violation de la réglementation en la matière. Et ses avocats français ont décidé de porter le fer. Ils ont créé un site pour recueillir des témoignages de tous les gens qui ont des produits Apple et qui se sentiraient concernés. Il faut dire qu'il y a quelques mois, aux États-Unis, Apple avait essuyé le même genre d'accusation et avait accepté de verser près de 95 millions de dollars pour mettre fin à la procédure. Ça ne voulait pas dire qu'ils se reconnaissaient coupables, mais ils ne voulaient pas faire traîner cette histoire-là. Ils n'ont peut-être pas pensé, à ce moment-là, chez Apple, que ça donnerait des idées à d'autres. Et donc, cette action, entamée en France par trois avocats, dont l'ancien député écologiste Julien Bayou, cette action vise à faire pression dans un premier temps sur la marque à la pomme, au nom des consommateurs français. Et s'il n'y a pas d'accord, ça pourrait déboucher sur une action en justice. Monde Numérique : [15:36] Reste à savoir si on pourra vraiment prouver qu'Apple a violé la vie privée de ses utilisateurs, alors qu'il y a quand même des systèmes pour bloquer la remontée d'informations. Et puis le risque aussi de cette nouvelle affaire, c'est que ça relance une fois de plus les craintes et les soupçons de surveillance passive de la part des smartphones. Il y a beaucoup de gens qui croient que leur téléphone les écoute pour leur envoyer de la publicité ciblée. Et on le répète une nouvelle fois, non, ça n'est pas possible techniquement et ça n'existe pas. Monde Numérique : [16:07] Et on termine ce round-up de l'actu tech avec une petite histoire. Sans doute l'illustration de la manière la plus bête d'utiliser l'intelligence artificielle. Ça s'est passé en Grèce. Une femme a demandé le divorce après avoir fait analyser par Chad GPT le fond de sa tasse de café. Et oui, car chacun le sait, notre futur mais aussi notre présent sont inscrits au fond de notre café. Ça s'appelle lire dans le mar de café. Mais quand on n'a pas de voyante sous la main, eh bien, on fait appel à l'intelligence artificielle. C'est ce que s'est dit cette brave dame. Elle a donc pris une photo des deux tasses à café de la sienne et de celle de son mari et elle a interrogé Chagipiti. Lequel gentil chatbot ne voulant pas contredire la dame, sans doute, a répondu que oui, il y avait quelque chose de louche, que son mari était attiré par une jeune femme dont le prénom commençait par eux, qu'ils avaient une relation et qu'ils finiraient par la quitter pour partir avec cette maîtresse. Et du coup, elle n'a pas cherché à comprendre plus loin cette brave dame et elle a demandé immédiatement à son mari de quitter les lieux et elle a entamé une procédure de divorce. Ce que révèle cette histoire, surtout, je trouve, c'est la confiance que l'on peut malheureusement mettre dans ces outils technologiques quand on ne comprend pas très bien comment ils fonctionnent. Et notamment quand on ne sait pas que l'IA adore inventer des choses et en plus qu'elle adore conforter les utilisateurs dans leur certitude. Monde Numérique : [17:34] Le débrief transatlantique. Monde Numérique : [17:39] Salut Bruno Guglielminetti. Invité : [17:41] Salut Jérôme Colombain. Monde Numérique : [17:42] Alors cette semaine, tu n'es pas dans ton Québec habituel puisque tu es en Italie. Et si j'ai bien compris, tu es chez Ferrari carrément pour parler avec aussi des gens d'AWS, d'intelligence artificielle dans le sport et dans le sport automobile notamment. Raconte-nous ça. Invité : [18:02] Bien, écoute, si je tourne les coins ronds et je résume, évidemment, il y a tout le côté de l'utilisation de l'intelligence artificielle pour analyser le comportement de la voiture en tant que telle. Il y a un chiffre assez formidable qui a été répété de nombreuses fois depuis que je suis ici. Les véhicules, les bolides, donc pas seulement de Ferrari, mais d'autres écuries, génèrent à la seconde 1,1 million de données à la seconde. Et donc, évidemment, tu t'imagines que, pour générer ça, dépendamment des écuries, c'est entre 300 et 600 capteurs sur les voitures. Ça inclut aussi celles qu'il y a dans les pneus, comme la plupart des nouveaux véhicules. Mais donc, c'est autant de capteurs, de censeurs qui permettent de générer autant d'informations. Puis tu imagines qu'un million de données par seconde, il n'y a pas un humain qui est capable de traiter ça. Monde Numérique : [19:02] Oui. Mais du coup, c'est ton temps, j'imagine, d'essayer d'exploiter ces données pour en faire quelque chose. Invité : [19:07] Ben oui. Et d'autant plus qu'en faisant beaucoup de travail pour préparer cette rencontre que j'ai avec les gens, je me suis rendu compte que les voitures de F1 génèrent de la donnée depuis 1980. Sauf que la plupart de ces données-là étaient prises manuellement, puis après, ils arrivaient à faire quelque chose avec ça. Mais il n'y a jamais eu autant de données qu'aujourd'hui avec le million de données à la seconde. Ça, c'est une information qui est importante. L'autre information qui est importante, c'est de voir que c'est aussi en train de changer l'IA au niveau de la F1. C'est aussi en train de changer le travail et l'expérience des gens qui font le spectacle autour de l'IA. Là, je parle aux diffuseurs. Tu sais que la façon que ça fonctionne en F1, puis c'est vrai pour d'autres sports, mais on parle de F1. Invité : [20:02] L'entreprise qui est derrière la F1 a sa chaîne de télévision et donc c'est eux qui se baladent à travers le monde pour capter la course et la distribuer en signal international à tout le monde, à toute la planète. Et donc, eux, à l'intérieur de ça, ils ont demandé, puis ça, c'est les gens de AWS qui ont développé ça, mais un nouveau système qui permet de prendre toutes ces données qui sont disponibles à partir des bolides, mais aussi à partir des capteurs sur la course. Invité : [20:32] Puis là, les capteurs sont installés à 100 mètres, 200 mètres de distance sur le parcours de la course. Et donc, d'approvisionner le diffuseur en données. Mais évidemment, s'il lui envoyait toutes les données, il n'y a pas un diffuseur qui arriverait à analyser ça. Alors, AWS a créé un tableau, si tu veux, un dashboard qui permet... Une analyse en temps réel pour savoir où sont les luttes intéressantes à faire, les duels de pilotes avec leur véhicule. Et donc, ce que ça permet, par exemple, aux producteurs, c'est de savoir où aller chercher l'image, la prochaine image à nous présenter, parce que là, il y a deux pilotes qui sont en train de se faire la guerre. Dans le temps, bien évidemment, ça allait de façon manuelle. Les gens, le réalisateur regardait la vingtaine ou la trentaine d'écrans de moniteurs devant lui puis dire, ah, il y a quelque chose qui est en train de se passer là, on s'en va sur la 22 ou on s'en va sur la 10. Mais là, c'est plus ça. C'est carrément, il y a une IA qui suggère les courses les plus intéressantes. Évidemment, bon, il prend ou il ne prend pas, mais c'est en train de le suggérer. Et on est dans la prévision, là, parce que l'IA analyse en disant, bien là, il se rapproche, là, puis en fonction… Là. Monde Numérique : [21:44] Ils vont s'entrer dedans, là. Invité : [21:45] Oui, bien, oui. Ça, c'est un autre sujet. Mais il est vraiment en train d'analyser toutes les données. Donc, il va calculer pour voir la voiture, si elle est prête, elle n'est pas prête, s'il est en train de faire des changements de vitesse. Et donc, c'est presque la job d'un vrai humain qui regarderait toutes ces caméras-là pour voir. Alors ça, ça vient changer le volet du réalisateur, du producteur. Mais parallèlement, l'animateur, lui, ou le commentateur de la course, et là, c'est vraiment chouette parce qu'on lève le voile sur quelque chose. S'ils ont l'air si intelligents aujourd'hui, dans le temps, c'était vrai. Invité : [22:22] Dans le temps, c'était vraiment toute la préparation. Mais aujourd'hui, ils ont l'information donnée toute cuite sur leur moniteur devant. Et donc, quand il y a deux voitures qui se courent l'une après l'autre, ils ont un tableau de bord et ils arrivent à savoir tous les chiffres du véhicule. Et ils sont même capables presque de voir où ils s'en vont, les pilotes, et à quel moment ils devraient prendre la courbe. Alors évidemment, un animateur qui maintenant travaille avec de la donnée arrive à être beaucoup plus performant et très bon à prédire ce qui va se passer. Alors ça, j'avoue que ça, mais ce que ça soulève, j'ai challengé la personne qui nous présentait là-dessus, j'ai dit, ah c'est beau, c'est beaucoup d'informations qu'on donne, mais j'ai dit, ultimement, votre système qui offre cette programmation-là, si vous la liez avec un système de diffusion, tant qu'à aviser le réalisateur qu'il y a une belle shot, qui a une belle image à aller chercher. Ils pourraient le faire tout seul et ils pourraient changer l'image. Monde Numérique : [23:18] Mais c'est ce que j'allais te dire. Invité : [23:19] Oui, mais poussons plus loin. Monde Numérique : [23:22] Au bout du bout, c'est même plus besoin de réalisateurs et même plus besoin de commentateurs. Invité : [23:27] Non, parce qu'ils ont déjà les voies de synthèse. Quand tu regardes ce qui est en train de se faire maintenant au niveau du golf, les grands tournois de golf, les gens de WS travaillent là-dessus, Et il nous disait qu'il y a seulement 15% de toutes les images sur un terrain de golf qu'on voit vraiment à la télé. Et donc, le 85% autre, on ne les voit pas. Sauf que si on va maintenant sur des sites web qui sont alimentés à ça, il y a des voies de synthèse, un peu comme Notebook LM, qui génère des commentaires sur le parcours complet d'un joueur sans vraiment avoir été là. Mais à partir des données qui sont générées par des capteurs, ils sont capables de faire le descriptif de partie. Alors, on n'est pas tellement loin. Maintenant, est-ce que le public sera au rendez-vous? C'est l'autre question. Parce qu'on aime bien ces animateurs-là. Puis, il y a une chaleur et tout ça. Mais on n'est pas tellement loin d'un jour où on pourrait avoir une équipe de production totalement virtuelle. Et en partant du caméraman sur les pistes, en allant jusqu'à l'animateur pendant le match. Monde Numérique : [24:32] Oui, ça se fait déjà pour la presse écrite, puisque l'IA rédige déjà des comptes-rendus de match, etc. Invité : [24:38] Basé sur les données. Monde Numérique : [24:39] Voilà, pas de commentaire en direct, mais ça permet de faire des commentaires écrits. Invité : [24:43] On n'est plus tellement loin. Monde Numérique : [24:45] On n'est plus très loin. Super, passionnant, Bruno. Merci pour cet éclairage sur la Formule 1 et l'intelligence artificielle. Invité : [24:52] Jérôme, tu voulais revenir sur quelque chose qu'on a dit la semaine passée. Monde Numérique : [24:55] Oui, il faut qu'on fasse un petit… Alors, ça n'a rien à voir, c'est un tout autre sujet, mais chaque semaine, on parle de différentes choses. Petit rectificatif, parce que moi, j'aime bien quand on reconnaît ces erreurs et on a dit une bêtise la semaine dernière dans notre débrief transat, c'était à propos de Google et Apple, l'accord qui existe entre ces deux grandes entreprises pour que Google soit le moteur de recherche par défaut sur l'iPhone, etc. On a parlé trop vite, Bruno. On a expliqué que c'était Apple qui payait 20 milliards par an à Google pour ça. Et en fait, c'est le contraire. C'est Google, bien sûr, qui paye Apple. Voilà, j'ai eu plusieurs remarques. On a eu plusieurs remarques. Donc, mea culpa, il fallait qu'on fasse ce rectificatif. Mais d'ailleurs, toujours en matière d'informatique, il y a un autre sujet, je ne sais pas si tu l'as vu passer, qui m'a bien retenu mon attention cette semaine. En fait, c'est quelque chose qui va arriver très prochainement. C'est du côté de la Chine. C'est Huawei, le fabricant chinois qui a été blacklisté, on le sait, par les États-Unis, qui a dû tout revoir pour ce qui concerne ses smartphones. Il ne peut plus vendre de smartphone aux Etats-Unis, il ne peut plus en vendre non plus en Europe parce qu'il n'y a plus les services Google. Mais qu'à cela ne tienne, ils ont, on le sait, développé leur propre système d'exploitation à partir d'Android, à partir de la partie purement open source d'Android. Monde Numérique : [26:16] Donc, il n'y a pas les services Google, mais c'est quand même de l'Android. Et ils ont tout mis en place, un magasin d'applications, des applications. Invité : [26:24] Tout l'écosystème est monté là. Monde Numérique : [26:25] Ils ont recréé complètement un écosystème alors qu'on les disait morts. Et là, le 19 mai, ils lancent un PC, un PC qui n'aura pas besoin de Windows, qui n'aura pas besoin de Mac OS, évidemment. C'est-à-dire que tellement encouragés par leur réussite sur le mobile. Invité : [26:41] L'accueil. Monde Numérique : [26:42] Voilà. Et ouais, ils vont décliner. Donc, Harmony OS Next, c'est comme ça que ça s'appelle, qui sera un système qui sera complètement affranchi des systèmes américains. Et donc je trouve que c'est fou parce que si on remet ça dans le contexte qu'on connaît de rivalité entre la Chine et les Etats-Unis ben on a l'impression que, tu vois les Chinois ils ont ok on les a blacklistés, Trump essaye de les mettre hors jeu pour un certain nombre de choses mais finalement ils font leur système ils font leur OS mobile, ils font leur OS fix ils sont en train de faire des puces, On sait qu'il y a un embargo sur les puces NVIDIA. Trump ne veut pas que NVIDIA leur vende des puces de toute dernière génération. Et puis même, il y a eu un pataquès parce que NVIDIA a quand même vendu des puces un peu dégradées, mais ça a énervé l'administration américaine, etc. Du coup, ils ont été obligés de l'arrêter. Je ne sais pas trop où ça en est d'ailleurs. Bref, de toute façon, les Chinois sont en train de développer leur propre calculateur. Invité : [27:34] Et c'est Huawei encore. Monde Numérique : [27:36] Et c'est Huawei encore. Et puis, on a entendu parler de DeepSync. Alors, tout ça pour dire que finalement, cette espèce d'embargo contre la Chine de Donald Trump, puisque c'est son obsession d'essayer de freiner les ardeurs de la Chine, on se demande si ça ne va pas créer. Mais voilà, ça va créer l'effet inverse. On sent qu'ils sont piqués au vif et ils y vont à fond, les Chinois. Invité : [28:00] Puis moi, je pense à des marchés, on ne dira pas émergents parce que ça fait longtemps qu'ils ont émergé, mais je pense à des marchés comme l'Afrique, par exemple, où la Chine est de plus en plus présente. Et là, tu arrives avec un joueur, comme les joueurs chinois le sont, qui arrive dans un écosystème qui est ouvert à leur offre technologique parce que les Chinois ont installé des systèmes de télécommunications, parce que les Chinois sont présents, parce que les Chinois subventionnent une partie de l'adoption de leur technologie. Et là, qu'est-ce que tu fais? Est-ce que tu achètes un produit, un ordinateur qui vient avec la solution de Microsoft, qui te tient à la gorge depuis les débuts du monde du PC, ou est-ce que non, puis on peut s'assurer qu'ils vont casser les prix avec leur PC, tu décides de prendre un PC chinois qui te propose un nouvel environnement, et où tu te sens moins oppressé parce que ce n'est pas l'hégémonie qui est là depuis le tout début du PC personnel. Moi, je... J'ai tellement l'impression que ça va se retourner contre les États-Unis. Monde Numérique : [29:03] Ça va se retourner contre les Américains. Oui, mais bon. On verra. Monde Numérique : [29:07] Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet? Invité : [29:10] Imagine-toi donc que tant qu'à être en Italie, évidemment, je vais parler d'automobile. Monde Numérique : [29:14] Sans blague. Invité : [29:15] Oui, j'ai passé la semaine avec les gens de Ferrari. Il faut bien que ça donne quelque chose. Mais j'en profite parce qu'ici, j'ai rencontré des gens notamment qui s'occupent du sport en général chez AWS. Alors, on va parler de la technologie dans le sport. Mais sinon, deux sujets qui pourraient intéresser les gens qui nous écoutent présentement. Je reviens sur Léo. Est-ce que tu connais Léo à Lyon? Monde Numérique : [29:37] Je ne crois pas, non. Invité : [29:38] Bien, Léo à Lyon, c'est une boîte… Léo à Lyon. Oui, c'est Léo Égo ou c'est quelque chose comme ça à Lyon et c'est un service d'autopartage. Alors, ces gens-là ont décidé de venir partir un service ici au Québec, à Montréal. Alors, je rencontre les gens qui sont derrière Léo, le nouveau service d'autopartage. Imagine, il lance le service avec 600 véhicules à Montréal. Tu connais la taille de Montréal. Tu vois qu'il va en avoir assez concentré dans certains coins. Et puis, autre sujet. Monde Numérique : [30:08] J'en profite pour saluer. J'ai beaucoup d'auditeurs de monde numérique dans la région lyonnaise, je sais. Donc, je les salue au passage. Invité : [30:16] Tu ne veux pas saluer les Montréalais aussi? Monde Numérique : [30:18] Et je salue évidemment les Montréalais qui sont également très nombreux à écouter Monde numérique. Écoutez, c'est tellement drôle. Invité : [30:25] Maintenant, quand je me promène, tout le monde me dit « Comment va Jérôme? Comment va Jérôme? » Je dis « Écoutez, vendredi, vous allez savoir comment il va. » Mais sinon, autre sujet, et là, je suis tombé en amour avec le nom d'une entreprise, ça s'appelle la Société des Lumières. Monde Numérique : [30:39] Oh, c'est joli. Invité : [30:40] Qu'est-ce que c'est beau? Qu'est-ce qu'ils font, eux? Ils n'allument pas puis ils ne ferment pas des réverbères. Eux, ce qu'ils font, ça aurait été beau, quelle histoire, mais des réverbères au Québec, il n'y en a plus, je te rassure. Non, eux, ils ont développé un système qui permet de faire la synchronisation des feux de circulation en utilisant l'IA. Comment ils font? Je te résume vite, mais l'entrevue vaut la peine d'être écoutée. Ils placent des capteurs sur les feux de circulation et il y a un système qui gère lui-même. Donc, aussitôt que tout le monde est passé et qu'il n'y a plus personne, ils changent les feux de couleur. Monde Numérique : [31:12] Voilà qui est malin. Invité : [31:14] Ben oui. Et là, ils ont fait. Monde Numérique : [31:15] Des… Pas seulement de manière bête programmée à l'avance. Invité : [31:19] Ben non, c'est justement… Alors, pendant toute la journée, ils s'adaptent en fonction du flux de voitures qui est là. Et ce que me disait le PDG de l'entreprise, c'est que, évidemment, au niveau de la gestion de la circulation, c'est une bonne chose. Mais c'est au niveau aussi de l'empreinte qu'on laisse, l'empreinte de carbone, parce qu'il n'y a plus deux, trois minutes à attendre que le feu tourne au vert, pendant qu'il n'y a rien, qu'il s'en vient de l'autre côté. Alors, l'impact, puis ils l'ont testé dans quelques municipalités, l'impact est vraiment important. Et puis, cette semaine, ils rencontraient l'association des maires des différentes municipalités au Québec pour leur présenter. Mais évidemment, j'espère qu'ils ne vont pas arrêter seulement au Québec. Puis, allez, vous offrez aussi cette technologie-là. Monde Numérique : [32:05] Formidable. Mon cher Bruno, écoute, je te souhaite une bonne fin de séjour en Italie, un bon retour à Montréal chez toi. Et puis, je te dis à la semaine prochaine. Invité : [32:14] Ciao. Monde numérique, le meilleur de la tech. Monde Numérique : [32:41] On poursuit avec les interviews de la semaine. Tout à l'heure, je vous emmène à New York avec un reportage et un éclairage un peu différent de d'habitude sur la tech, puisque c'est un témoignage plutôt personnel de ce qu'on appelle un insider, un quelqu'un qui est à l'intérieur d'une entreprise, en l'occurrence cette entreprise chez Meta. Il est français, c'est un jeune ingénieur. Il nous parle surtout de sa vie de français expatriés. Ils sont comme ça assez nombreux à faire tourner la tech américaine. Voilà, à retrouver dans quelques minutes. Avant cela, on va s'intéresser à l'impression 3D métallique. C'est absolument spectaculaire. C'est Julien Villeret de DF qui va nous parler de ça dans un instant. Mais auparavant, on revient sur l'un des sujets les plus importants du moment, sans doute, qui est la vérification des informations qui circulent sur Internet et la vérification notamment grâce aux technologies, grâce à l'intelligence artificielle. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique Lebdo Premium sur Apple Podcast ou sur Spotify. Sinon, retrouvez-les la semaine prochaine en épisodes séparés sur le fil du podcast Monde Numérique. Bonjour Florian Gauthier. Invité : [34:03] Bonjour. Monde Numérique : [34:04] Alors vous êtes cofondateur d'une ONG, une organisation non gouvernementale française qui a lancé un système à service plutôt original de vérification des faits grâce à l'intelligence artificielle. Vous pouvez nous présenter un peu VERA et Ask VERA, comment ça fonctionne exactement ? Invité : [34:21] En fait l'idée c'est que contrairement aux autres intelligences artificielles classiques, verra et connecter uniquement à un ensemble de sources fiables. De sorte que lorsqu'on lui pose une question, elle va aller vérifier dans un ensemble de sources circonscrites et sélectionnées par un comité d'experts, on pourra en reparler plus tard, et ensuite vous répondre uniquement en se basant sur ces sources. Et lorsqu'elle répond, c'est à travers une conversation, soit sur WhatsApp, soit sur Instagram, soit par téléphone. Et verra si toujours ces sources. C'est l'intérêt, c'est qu'on a tout de suite la réponse, mais derrière, on peut aller vérifier soi-même sur les sources en cliquant sur les URL et en regardant d'où vient cette information. Monde Numérique : [34:59] Ça peut vérifier quel type d'informations, par exemple ? Invité : [35:02] Ça peut être une actualité, une information. On s'aperçoit qu'on a beaucoup de questions qui sont liées aussi à la santé, une fake news, un truc qu'on entend et surtout un truc qu'on voit sur les réseaux. Aujourd'hui, il y a un déluge d'informations gigantesques, énormément d'informations qui sont manipulées, transformées, tronquées. Et donc, l'idée, c'est de proposer un moyen tellement simple, tellement fiables et tellement accessibles que les gens qu'on rentre dans le quotidien des gens et on permet aux gens de vérifier l'information alors qu'avant en fait finalement c'est assez difficile de vérifier l'information ça prend du temps, surtout avec l'immensité de déluge d'informations qu'on reçoit. Si chaque fois on doit aller faire une recherche, faire un moteur de recherche, croiser les sources, trouver les sources fiables, ça prend trop de temps, les gens ne le font pas. Monde Numérique : [35:43] C'est vrai que ça va tellement vite aujourd'hui, des fake news, il y en a 10 000 par jour sur les réseaux sociaux, parce qu'il y a même, c'est passé à un stade industriel, il y a des fabricants de fake news. Dernièrement, il y a eu l'affaire du faux mouchoir d'Emmanuel Macron dans le train avec ses homologues européens, etc. C'est maintenant ça se passe en quelques heures comment est-ce que vous arrivez, à répondre comme ça à des questions hyper chaudes ? Invité : [36:12] Ce qui se passe c'est que Vera, alors ça c'est très important en fait dans l'IA, c'est que contrairement à une IA classique si Vera ne prouve pas la réponse dans ses sources, elle dit je n'ai pas trouvé de source fiable pour répondre à la question et ça c'est... Tchad GPT il va essayer coûte que coûte de te répondre en fait c'est plutôt rassurant quand l'IA dit je n'ai pas trouvé de source fiable parmi mes sources mais vérifier les faits ça veut pas dire ça n'existe pas mais ça veut dire je n'ai pas trouvé d'informations, donc ça c'est hyper important. Et donc en général, par exemple, Nouveau Pape, là c'est le temps que le monde fasse un article dessus, ou le temps que les articles soient actualisés dans les porteurs de recherche, et là, Vera peut avoir l'information. Ça se joue à quelques minutes. On va faire le test, mais nous, on a une équipe, donc on a des experts qui font des tests régulièrement, qui évaluent les réponses, et même on a des tests de satisfaction, et en fait on a plus de 90% des gens qui évaluent très positivement les réponses de Vera. Monde Numérique : [36:58] Alors en fait, on s'aperçoit que sur les réseaux, sur X, notamment, c'est peut-être là où il y a le plus de fake news aujourd'hui, les IA commencent à s'imposer, et notamment GROC, notamment Perplexity, etc. Vous êtes en concurrence, finalement, avec ces systèmes de vérification d'infos, non ? Invité : [37:17] Pas tant, parce que ce ne sont pas des systèmes de vérification, finalement. Ce sont des IA qui sont généralistes, qui cherchent à répondre à énormément de problématiques. Et en fait, on se distingue, déjà, à bien des égards. Déjà, d'une part, c'est que nous, on est entièrement dédié à la vérification de fait. Et le fait qu'on limite VRA un ensemble de sources et qu'elles ne soient pas autorisées à aller derrière, ça nous donne un avantage, en tout cas en termes de qualité de vérification de fait, qui est gigantesque. C'est malheureusement très difficile de contrôler une IA généraliste sur les sources sur lesquelles elle va aller piocher. Puisqu'elles sont entraînées sur des vastes des pétaoctets de données donc le fait qu'on s'y reconstruise c'est hyper important mais aussi l'accessibilité de Vera le fait que Vera ce soit déjà un service entièrement gratuit, accessible par téléphone ou accessible directement sur Instagram maintenant il suffit d'envoyer un DM sur Instagram pour avoir une vérification fait qu'on rentre beaucoup plus facilement dans le quotidien on est sur Instagram on voit un post qui passe paf on envoie un DM on ne change pas de plateforme et tout se fait dans l'instant donc cette accessibilité de Vera je pense que c'est C'est un point clé qui rend Vera beaucoup plus pratique, finalement. Monde Numérique : [38:22] Qu'est-ce que ça vous a appris au fil des mois ? Qu'est-ce que vous avez découvert sur, je ne sais pas, les tendances en matière de désinformation, les questions que les gens peuvent se poser ? Est-ce que vous arrivez à en tirer des enseignements aujourd'hui, après plusieurs mois d'utilisation de Vera ? Invité : [38:40] Moi, je pense que ce qui m'a le plus surpris, c'est à quel point on voit que les gens attendaient un outil comme ça de vérification. Je vous parle de la rétention mais le fait qu'on rentre aussi fort dans les habitudes des utilisateurs et qu'on arrive à les convaincre dès la première question, Ça, c'est bluffant et ça en dit long sur le besoin, finalement, que Vera comble, ce besoin d'avoir un endroit qui est fiable, auquel on fait confiance, pour poser une question instantanément. Et on voit aussi que les questions, elles ne sont pas du tout uniquement dans la vérification d'un fait qu'on voit, mais aussi, par exemple, sur des questions de santé. Il y a énormément de désinformations en santé. Par exemple, en Afrique, on a appris récemment qu'une fake news avait fait reculer de 10 ans les efforts de vaccination sur Ebola. Une fake news qui a été propagée. Donc la santé, c'est clé. et aujourd'hui il y a des organismes qui font un travail exceptionnel dans la vérification de fait santé notamment l'Inserm que nous on a connecté à Vera et donc pareil se dire bah voilà en santé on se pose une question sur un traitement, quelque chose qu'on a vu, boire du jus de tomate pour soigner le cancer on l'a vu, je pense une question bah ah bah non c'est une fake news qui est sortie, bah c'est rassurant quand on est livré à soi-même sur Google bah en fait on va tomber sur d'autres simos on va tomber sur plein de sources, comment savoir ce qui est vrai un forum, un post d'un oncle sur Facebook, enfin. Invité : [39:52] Donc on sent qu'on a créé une espèce de safe space où on peut poser des questions d'actualité, et enfin l'autre truc qui est super fort, c'est que on est beaucoup plus honnête avec un moteur de recherche ou avec une IA qu'avec des proches et donc les gens se livrent beaucoup plus c'est beaucoup plus facile de dire à Vera qu'on a un problème intestinal, que le dire à un repas de famille parce qu'on va se faire juger, parce qu'on va rigoler et donc on voit que les gens se livrent beaucoup plus et en fait, vu que la vérification des faits touche aussi à son coeur parfois on adhère à une théorie en fait le pouvoir la capacité à se livrer ou la confiance à un outil est clé dans cette vérification de fait, donc ouais voilà et l'autre truc qui me surprend énormément c'est à quel point c'est à quel point ça s'adresse à tous les âges. C'est fou. On voit des questions de jeunes et non, tout est anonyme. On ne stocke aucune donnée personnelle. On enlève le numéro de téléphone de base de données. Tout est crypté. Il n'y a rien. On garde les questions pour essayer de comprendre, analyser la capacité de Vera à répondre. Mais on voit vraiment des jeunes, des collégiens, limite, qui posent des questions sur une dissert ou quand est-il machin ou un truc, une idée qu'ils veulent valider. Et à la fois, on voit aussi des personnes beaucoup plus seniors parce que les questions sont beaucoup mieux formulées ou même dans le style, on voit que c'est un style beaucoup plus adulte ou même senior. Et c'est des usages différents mais qui se ressemblent vers j'ai envie de vérifier l'info et voilà. Donc, c'est assez surprenant. Monde Numérique : [41:18] Alors, on rappelle comment est-ce qu'on peut accéder à Vera et questionner Vera ? Invité : [41:23] Le mieux, le plus simple, c'est d'aller sur askvera.org et askvera sur Google et n'importe quel moteur de recherche vous tomberez sur le site. Et là, vous pouvez directement dialoguer avec Vera par WhatsApp ou peu importe. Mais en revanche, sinon, vous pouvez ajouter le numéro de téléphone en tant que contact. Donc, vous l'appelez Vera, vous donnez un numéro de téléphone, vous l'enregistrez. Puis après, vous avez accès, vous lui passez un coup de fil, vous lui parlez sur WhatsApp. Ou sinon, vous allez sur Instagram. Et là, vous allez sur AskVera underscore org. Vous lui envoyez un message privé et vous allez être surpris de la vitesse à Invité : [41:53] laquelle elle peut vérifier les informations. Monde Numérique : [41:55] Merci beaucoup, Florian Gauthier, cofondateur de Vera, V-E-R-A. Bonjour Julien Villeret. Invité : [42:09] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [42:11] Directeur de l'innovation d'EDF, on se retrouve comme chaque mois dans Monde Numérique en partenariat avec EDF et on parle ce mois-ci, Julien, d'une innovation assez étonnante. On connaît les imprimantes 3D qu'on peut avoir à la maison pour imprimer des petits objets en plastique le plus souvent. Mais il y a quelque chose qui intéresse beaucoup les entreprises en ce moment, c'est un système d'impression 3D métallique. Racontez-nous ça. Invité : [42:37] C'est exactement ça. C'est qu'on a finalement transposé ce principe d'imprimante 3D grand public, qu'on connaît, qui en gros dépose du plastique ou du nylon ou des résines, comme ça, couche par couche, pour créer finalement un modèle en 3D à la fin. Dans l'industrie, on a appliqué ce principe pour faire ce qu'on appelle techniquement de la fabrication additive métallique, c'est-à-dire qu'en gros des pièces qui d'habitude étaient forgées et usinées donc coulées dans des moules et derrière polies, patinées pour en faire des pièces utilisées dans l'industrie et bien on peut les fabriquer comme on fabrique des petits objets avec une imprimante 3D mais évidemment là pas en plastique comme je le disais, en métal et c'est évidemment, plus compliqué parce que quand on parle de métal la matière est évidemment à chauffer Il y a plein de façons d'utiliser le métal qui sont plus complexes que le plastique. Mais les besoins en taille de pièce et surtout en maîtrise de la qualité de fabrication sont évidemment beaucoup plus conséquents puisqu'une pièce utilisée dans l'industrie, il faut qu'elle soit parfaite et qu'elle ait toutes les caractéristiques identiques à une pièce qui aurait été forgée. Donc, c'est encore un degré d'exigence évidemment supérieur. Monde Numérique : [43:46] Mais on fabrique quel type de pièce, par exemple ? Invité : [43:49] Alors, en fait, ça peut être des pièces dans tout type de secteur. L'énergie, évidemment, je vais y revenir, mais c'est l'automobile, le spatial, la défense. Si je prends un exemple, par contre, dans le monde du nucléaire, on regarde beaucoup ces sujets pour que dans les centrales nucléaires, on puisse imprimer certaines pièces. On a un exemple d'une de nos filiales qui s'appelle Framatome. Framatome a travaillé à imprimer une roue de pompe d'un circuit primaire du central nucléaire avec cette technologie. Et donc, ça, c'est un équipement évidemment très important parce qu'il assure la circulation de l'eau en haute pression entre la cuve du réacteur et les générateurs de vapeur. Et donc, c'est une pièce qui est utilisée dans une centrale nucléaire. Donc, on imagine bien le niveau de qualité, de certification qu'il faut pour pouvoir utiliser ça. Eh bien, cette roue de pompe, et c'était le premier test que nous avions fait, elle a été imprimée en 3D et certifiée pour être utilisée dans une centrale nucléaire. Donc, ça, c'est un exemple, Mais tout, par définition, tout ce qui est fait en métal peut tout à fait être produit comme ça. Et c'est vraiment à l'avantage des industriels parce que c'est évidemment, on l'imagine, très efficace. C'est qu'on peut produire des pièces avec des géométries complexes, qu'on ne pourrait pas réaliser avec des méthodes traditionnelles. Donc, c'est déjà un avantage énorme. Monde Numérique : [45:10] Oui, parce que j'imagine qu'on part d'un modèle 3D, virtuel, etc. Invité : [45:15] Exactement, c'est-à-dire on passe vraiment du modèle numérique au modèle physique, comme avec une imprimante 3D traditionnelle. Et donc ça, c'est évidemment très efficace. Ça permet de prototyper, parce que par définition, on peut faire plusieurs prototypes assez rapidement pour mettre sur le marché plus rapidement certaines pièces, plutôt que faire des moules, plusieurs moules. On imagine bien que c'est beaucoup plus compliqué. Et ça permet même, dans certains cas, d'avoir des produits finis de meilleure qualité, que si elles étaient forgées et usinées, j'allais dire, traditionnellement. En plus, et ça c'est intéressant, c'est que c'est économique, parce que contrairement aux méthodes qu'on dit soustractives, c'est-à-dire qu'on prend un gros bloc de métal et puis on va le façonner pour qu'il ne reste plus que la pièce à la fin. Imaginez par exemple que votre MacBook, votre ordinateur portable en aluminium, en fait à la base c'est un bloc d'aluminium qui va être usiné de façon soustractive, C'est-à-dire qu'on va enlever du métal pour qu'à la fin, il ait la forme que l'on veuille. Donc, on utilise évidemment beaucoup plus de matériaux. Il y a des chutes. Certains types d'alliages métalliques coûtent évidemment très cher. Là, c'est l'inverse. Là, on va vraiment utiliser uniquement le matériau dont on a besoin et donc la quantité nécessaire. Donc, ça réduit considérablement les déchets. Donc, évidemment, ça a un impact environnemental positif, d'autant qu'on ne produit plus que des pièces à la demande. Donc, il n'y a plus besoin de stock, il n'y a plus besoin d'anthropologistique, etc. Donc c'est évidemment très intéressant de ce point de vue-là. C'est vraiment révolutionnaire comme technologie. Monde Numérique : [46:44] Merci beaucoup Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDF. Rendez-vous est pris pour VivaTech édition 2025 et nous y serons bien entendu. Monde Numérique : [47:01] Allez, on va sortir un peu de la tech pure et dure maintenant pour s'intéresser à un aspect un peu plus humain. Je suis allé à la rencontre de plusieurs Français vivant à New York et travaillant dans le domaine de la tech. Vous avez déjà eu l'occasion d'écouter par exemple l'interview de Iliane Abella-Serra il y a quelques semaines sur Monde Numérique. Et bien là, direction le siège de META, l'un des buildings qui appartiennent à META, au cœur de Manhattan à New York, pour retrouver un jeune ingénieur français, qui vit là-bas et qui nous raconte un peu son travail. On parle notamment d'intelligence artificielle. et puis il nous parle aussi tout simplement de sa vie sur place en tant qu'expatrié au cœur du réacteur de la tech aux États-Unis. Bonjour Tommy Tran. Invité : [47:49] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [47:50] Merci de me recevoir dans ton bureau qui n'est autre que le siège de Meta à New York. Comment ça s'appelle ici exactement le quartier ? Invité : [47:59] On est à Hudson Yards. Monde Numérique : [48:00] Hudson Yards. Il y a plusieurs endroits de Meta, je crois, dans New York. Invité : [48:03] Exactement, il y a trois bureaux. Un ici à Hudson Yards, un à Penn Station et un, le bureau original à Astor Place. Monde Numérique : [48:12] Et évidemment, également le siège en Californie à San Francisco. Et puis des bureaux un peu partout dans le monde, en France, à Paris. Invité : [48:21] C'est ça, à Paris, à Londres, à Oslo, à Singapour. Monde Numérique : [48:27] Alors, tu es ingénieur chez Meta depuis plusieurs années déjà ? Invité : [48:30] C'est ça, oui. Ça fait presque trois ans maintenant. Monde Numérique : [48:32] D'accord. Et tu as bossé sur différents projets, en fait. Tu as eu un parcours assez vaste et assez diversifié. Invité : [48:42] C'est vrai, oui. Donc, j'ai commencé par le Reality Labs à Meta. C'est le département qui s'occupe des Ray-Ban Stories que les gens doivent connaître maintenant, des casques de réalité virtuelle. Ensuite, je suis passé par Facebook Ads. C'est comme ça que Meta fait 98% de ses revenus. Et là, maintenant, je suis plus dans une équipe d'infra. Avec l'arrivée de tous ces gros modèles d'IA, il nous faut énormément d'énergie. Et c'est assez important de pouvoir optimiser le coût des serveurs, en fait. Monde Numérique : [49:17] Oui, donc c'est toute la partie data center, etc., la puissance de calcul pour l'IA générative. Invité : [49:23] C'est ça, oui. Libérer un maximum de place et de capacité dans ces data centers pour pouvoir entraîner de nouveaux modèles. Monde Numérique : [49:30] D'accord. Donc, tu as travaillé sur la VR et notamment, tu as vu passer entre tes mains les lunettes Orion, tu les as vues entre les mains ? Invité : [49:40] J'ai vu Orion, oui. Monde Numérique : [49:41] Oui ? sont jolies. Invité : [49:42] Je les ai tenus dans les mains. Monde Numérique : [49:43] On a hâte de les voir arriver sur le marché, depuis le temps que Mark Zuckerberg en fait la pub ici et là. Invité : [49:48] J'ai hâte aussi. Est-ce qu'ils sont jolies ? Oui, très jolis. Je ne sais pas, les lunettes les plus discrètes au monde, mais elles ont un petit style. Monde Numérique : [49:55] C'est assez prometteur, parce que le truc, c'est que les lunettes, aujourd'hui, les Ray-Ban de Meta peuvent filmer, prendre des photos. Alors, il y a l'intelligence artificielle qui vient d'arriver aussi. Meta AI, donc l'assistant, on peut dialoguer. Il y a de la traduction simultanée. C'est assez impressionnant. Mais Orion, l'idée, c'est d'aller plus loin et d'avoir des images affichées en surimpression, donc de la réalité augmentée, des réalités mixtes. Invité : [50:20] Ça, oui, c'est d'aller par-delà ce concept d'écran 3D et de projeter toute cette information virtuelle sur le monde qui nous entoure. Par exemple, je ne sais pas s'il y a un meuble dans un bureau que vous aimez bien. Peut-être que vous pouvez demander aux lunettes d'identifier ce que c'est. Si vous voulez vous projeter dans votre, Projeter un meuble Ikea pour savoir si ça va tenir chez vous, vous pouvez aussi. Monde Numérique : [50:51] Génial. Ce qu'on peut déjà un petit peu faire avec un smartphone et puis avec Oculus. Invité : [50:56] Oui, c'est vrai. Monde Numérique : [50:57] Mais l'idée, c'est d'avoir un appareil encore plus léger qui permettrait de faire ça. Invité : [51:01] C'est ça, oui. Un peu comme tout le monde a une montre aujourd'hui, tout le monde pourrait avoir des lunettes dans le futur. Monde Numérique : [51:07] Bon, et c'est comment la vie chez Meta ? Tu m'as fait un peu visiter. On a l'impression que Meta, malgré l'énorme boîte que c'est devenu, ils essaient de conserver un peu le côté start-up. Là, on est installé dans une salle et à côté de nous, il y a un baby-foot, il y a une table de ping-pong. C'est presque du classique, mais il y a des choses amusantes. On est passé devant une salle de musique, il y a une salle de musique avec des guitares électriques. Invité : [51:29] Meta, oui, c'est ça que j'aime bien dans cette GAFA, je ne sais même plus c'est quoi le nom maintenant, GAFAM. Monde Numérique : [51:35] Je ne sais même plus ce qu'il faut dire non plus. Invité : [51:36] Oui, mais parmi les big tech, Meta, c'est une des plus petites big tech, finalement. Monde Numérique : [51:43] Ah oui ? Invité : [51:43] On ne se rend pas compte, mais il y a peut-être 70 000 employés, mais comparé à Amazon, qui a presque un million, ou à Google, qui sont à quelques centaines de milliers. C'est une boîte qui est restée relativement petite et qui arrive à... En tant qu'ingénieur, en fait, tu peux quand même travailler à une vitesse assez grande. Donc, ça va moins vite que certaines startups, comme Ramp, par exemple, mais ça va quand même relativement vite. Monde Numérique : [52:04] D'accord. Invité : [52:05] T'as assez de liberté donc t'as pas ce sentiment d'être dans une grosse corporation et. Monde Numérique : [52:10] Comment ça se passe tu peux passer d'un service à un autre d'un projet à un autre. Invité : [52:14] C'est ce que tu as dit au début de l'interview moi j'ai fait différentes équipes, et ça permet aux gens en fait, au bout de quelques années des fois ils ont envie de changer de projet tu t'en amas, tu changes de projet d'apprendre de nouvelles choses si par exemple t'étais passionné de VR mais d'un coup tu as envie de faire de l'AI parce que tout le monde en fait, tu peux. Donc, c'est une boîte qui est assez libre sur ce côté-là. Monde Numérique : [52:41] Et ce qui est amusant, c'est que c'est des entreprises qui recrutent en permanence en plus. Ils recherchent. Invité : [52:48] La compétition est fierce, mine de rien. Surtout avec la course à l'IA en ce moment. C'est des gros concurrents. Monde Numérique : [52:55] Vous avez une grosse pression en interne à cause de ça, de l'intelligence artificielle. Alors, c'est amusant parce qu'au moment où on se parle, Aujourd'hui même, Mark Zuckerberg fait des annonces avec Satya Nadella de Microsoft. Ils sont en train de dévoiler l'application Meta AI. Invité : [53:10] La Macon, oui. Monde Numérique : [53:11] Oui. Invité : [53:12] Oui, c'est une course globale parmi tous les concurrents américains, Google, Open AI, Anthropic, tous ceux que vous connaissez, mais aussi contre les Français, Mistral, contre les Chinois avec DeepSync. Je dirais que c'est la course dans laquelle il faut pouvoir en ce moment. Monde Numérique : [53:34] Écoutez la suite de cette interview dans Monde Numérique l'hebdo premium ou en épisodes séparés dans quelques jours sur le fil du podcast Monde Numérique et en vidéo sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Monde Numérique : [53:49] Voilà, c'est la fin de ce nouvel épisode de Monde Numérique l'hebdo du samedi 17 mai 2025. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode de l'hebdo. D'ici là, chaque jour, un épisode de Monde Numérique, des interviews, des actus, des éditos, etc. Monde Numérique : [54:06] Donc, restez fidèles, abonnez-vous, parlez-en à vos amis, surtout abonnez vos amis à ce podcast. Abonnez-vous vous-même, si vous le souhaitez, bien sûr, à la newsletter. Il suffit d'aller sur mondenumérique.info et vous recevrez chaque jour dans votre boîte mail une actu liée au podcast Monde Numérique. Vous pouvez, et je le répète, je sais, chaque semaine, mais c'est important, déposer 5 étoiles sur Apple Podcast et un commentaire si vous le souhaitez. Sur Apple Podcast, on commente l'intégralité de l'émission, du podcast, et sur Spotify, là, vous pouvez commenter carrément l'épisode. 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