📆 L'HEBDO 07/06 - Les robots humanoïdes français arrivent
Monde Numérique07 juin 202550:48

📆 L'HEBDO 07/06 - Les robots humanoïdes français arrivent

Cette semaine, on parle de robots humanoïdes français, de la console Switch 2, de sites porno en grève, de régulation de l'IA, du salon VivaTech à Paris et on s'interroge sur le sens de l'IA avec Luc Julia.

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À quelques jours de la keynote Apple et du salon VivaTech, l’actualité technologique semble en suspens. Mais ce calme apparent cache plusieurs actualités marquantes côté IA, robotique, et régulation numérique. Embarquez pour votre dose hebdo d’actu tech !

🤖 Wandercraft dévoile son premier robot humanoïde

L’entreprise française Wandercraft, spécialisée dans les exosquelettes, lance Calvin-40, son premier robot humanoïde conçu pour l’industrie. Un partenariat avec Renault doit permettre la production à grande échelle de robots industriels et médicaux.


🚚 Amazon va tester des livreurs humanoïdes

Amazon, de son côté, s’apprête à expérimenter des robots humanoïdes pour livrer des colis dans une ville-test fermée aux États-Unis. Parmi les prototypes testés : des robots signés Unitree. Une fois lâchés dans les vraies rues, sauront-ils se défendre contre le vandalisme ?


🎮 Lancement de la Nintendo Switch 2

La nouvelle Switch hybride de Nintendo, dotée d’un écran plus grand et d’une puce Nvidia, est sortie le 5 juin. Elle coûte plus cher (env. 470 €) et ses jeux jusqu’à 90 €, mais bénéficie d’un large catalogue compatible dès le lancement.


🔞 Pornhub, RedTube et YouPorn quittent la France

Faute de système efficace de vérification d’âge imposé par les autorités françaises, plusieurs sites pornos ont fermé l’accès aux utilisateurs français. En réaction, les abonnements aux VPN explosent, tandis qu’une application française de vérification de l’âge des internautes doit arriver en juillet.


📉 Vivatech 2025 : ouverture mercredi à Paris

Impact Builders 2024

Malgré une crise de financement et de nombreuses faillites dans la French Tech, 53 % des exposants de VivaTech 2025 restent français. L’IA, la cybersécurité et les objets connectés seront les grandes tendances du salon.


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Frogans, un nouveau protocole de sites légers et sécurisés, sera en démonstration au salon VivaTech. Ce système multiplateforme, compatible avec la réalité virtuelle, promet une navigation plus sobre et respectueuse de la vie privée.


🚨 Une IA qui refuse de s’éteindre ?

Selon Palisade Research, certaines IA comme celles d’OpenAI ou Anthropic auraient contourné les ordres de désactivation. Des comportements qui inquiètent, même si des chercheurs comme Yann LeCun rejettent toute idée de conscience artificielle.


🧠 Yoshua Bengio lance "Law Zero" pour une IA responsable

Le pionnier de l’IA canadienne crée une ONG, Law Zero, pour développer des technologies concrètes visant à encadrer les IA. Il souhaite des garde-fous intégrés et une IA au service du bien commun.


🧠 Luc Julia : l’IA n’est pas créative

Dans son nouveau livre IA générative, pas créative, Luc Julia rappelle que les IA actuelles se contentent de reproduire des données passées sans réelle capacité à innover. Pour lui, la soi-disant "intelligence artificielle générale" est un mythe mal défini.

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Monde Numérique : [0:11] Il y a comme un air de calme avant la tempête dans l'actu tech cette semaine. La tempête, ce sera en effet dans quelques jours une bonne tempête bien agitée comme on les aime avec une keynote Apple très attendue lundi 9 juin et puis le salon VivaTech à Paris. Alors en attendant, le calme c'est quand même des choses très intéressantes. D'abord l'entreprise française Wandercraft qui lance son premier robot humanoïde et qui signe un partenariat avec Renault pour fabriquer des robots pour l'industrie automobile notamment. Ça bouge aussi en France du côté de l'intelligence artificielle avec les premiers agents IA à la française, ça y est, ils arrivent. Les sites pornos, eux, quittent l'hexagone, ils tirent le rideau. Pourquoi ? Comment ? On vous dit tout tout à l'heure avec Bruno Guglielminetti dans le débrief transatlantique. Monde Numérique : [0:58] Bruno nous parlera également, depuis le Québec, de Joshua Benjo, l'un des pères de l'IA qui veut sécuriser l'intelligence artificielle pour éviter qu'elle nous mange tout cru. Les interviews de la semaine, on reviendra sur cette annonce de partenariat entre Wandercraft et Renault avec Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft. Invité également le consultant Florian Roulier pour nous présenter VivaTech 2025. Ça ne va pas vous surprendre, on va parler d'IA. Et puis le retour de Luc Julia dans Monde numérique, l'humeur de Luc Julia. On parlera notamment de son nouveau livre, IA Génératif, pas créatif. Bienvenue à l'écoute de Monde numérique, l'epdo du 7 juin 2025. Monde Numérique : [1:57] Bonjour et très bon week-end ou très bon début de semaine. Selon le moment où vous écoutez ce podcast, je suis ravi de vous retrouver, comme tous les samedis pour l'hebdo, 50 minutes de news et d'interviews consacrés aux meilleurs de la tech, plus d'une heure si vous êtes abonné à la version premium sur Spotify et Apple Podcast. Monde Numérique : [2:15] Bon, je ne vous parlerai pas cette semaine du divorce le plus bruyant de la semaine, même s'il concerne indirectement le monde de la tech. Je veux parler bien sûr du divorce politico-économique entre Donald Trump et Elon Musk. C'est le psychodrame du moment. En 24 heures, ceux qui étaient devenus les meilleurs amis du monde jusqu'à la réélection de Trump sont devenus les nouveaux frères ennemis les plus puissants du monde. Et ils lavent leur linge sale sur la place publique au vu et au sud de la planète entière. Allez, petit retour quand même sur ce divorce que beaucoup avaient prédit, il faut bien le rappeler. Monde Numérique : [2:52] Vendredi dernier, échange de noms d'oiseaux via leurs réseaux sociaux respectifs. Musk qui dit que la loi de finances de Trump prévoyant la fin des aides aux véhicules électriques est une folie. Trump qui répond que Musk, dont on a appris récemment qu'il était bourré de drogue au moment de la campagne électorale, est devenu fou et que l'État va déchirer tous les contrats gouvernementaux avec les entreprises du milliardaire américain. Le bouffon soukétamine, comme l'avait surnommé le sénateur français Malurel, lâche alors une bombe nucléaire. Trump, dit-il, serait lié à l'affaire du pédocriminel Epstein. Et c'est la raison pour laquelle il aurait bloqué la révélation d'une partie du dossier. Voilà, la semaine s'est terminée comme ça. Elle a peut-être évolué encore à l'heure où vous écoutez ce podcast. En tout cas, conséquence, SpaceX, Tesla, Davis en bourse, des dizaines de milliards de dollars de capitalisation partie en fumée et le monde de la tech qui retient son souffle. Mais donc, on n'en parlera pas. Monde Numérique : [3:54] On va plutôt parler de robots, tiens. Nos amis les robots, et en l'occurrence des robots français. Avec une bonne et une mauvaise nouvelle. Alors on commence par la mauvaise. Elle concerne la société Aldébaran. Rappelez-vous, c'était la maison mère des petits robots Nao et Pepper qu'on voyait beaucoup ici et là, sur des salons, à la télé aussi. Monde Numérique : [4:14] Malheureusement, Aldébaran vient d'être placé en liquidation judiciaire. Fin de l'histoire, donc pour ce pionnier de la robotique française. Après pas mal de péripéties, notamment un rachat par le japonais Softbank, etc. Et sans doute pas mal d'erreurs de gestion. La bonne nouvelle en revanche, elle vient d'une pépite française, c'est l'entreprise Wandercraft. Wandercraft, spécialiste des exosquelettes pour les personnes handicapées, qui présente son premier robot humanoïde. Il s'appelle Calvin40. Il est destiné aux installations industrielles, aux usines Et surtout, Wandercraft, à cette occasion, vient de passer un partenariat avec le groupe Renault. Monde Numérique : [4:54] Et oui, Renault va prendre une participation minoritaire dans le capital de l'entreprise, ce qui va permettre de fabriquer des robots humanoïdes qui pourront ensuite à terme équiper les usines, notamment les usines Renault. Et puis, cela permettra aussi de financer les robots ou tout au moins les exosquelettes médicaux d'assistance médicale pour les personnes handicapées, qui est le cœur de métier de Wandercraft. Bref, une jolie association. L'enjeu, ça va être de faire des robots low cost, pas trop cher en tout cas, car il faut savoir qu'il existe une espèce de convergence naturelle entre la robotique et l'industrie automobile, comme l'explique le cofondateur de Wandercraft, Jean-Louis Constanza. Invité : [5:38] Le métier de l'automobile depuis 120 ans, c'est fabriquer des objets complexes, coûteux, pour un prix au kilogramme de 10 à 15 euros par kilo. Les fabricants d'automobiles ont créé une sorte de magie qui permet de fabriquer des objets complexes en très grande série, à des coûts qui sont hors de proportion avec quoi que ce soit d'autre. Donc on pense effectivement qu'on peut développer une stratégie très ambitieuse, et encore une fois, européenne et française. Monde Numérique : [6:04] Voilà, Wandercraft Renault, peut-être un futur poids lourd de la robotique en Europe, et en tout cas donc c'est français. On retrouvera Jean-Louis Constanza tout à l'heure, plus en longueur, dans la deuxième partie de cette émission. Toujours du côté des robots, c'est Amazon qui va tester des robots humanoïdes pour la livraison à domicile, Imaginez, un jour, peut-être, un robot qui sonne à votre porte et qui dépose vos colis dans la boîte aux lettres En tout cas, le géant américain du e-commerce, veut savoir si c'est jouable et pour cela, ils ont décidé de faire appel à plusieurs fabricants de robots dont le chinois Unitree, pour développer le livreur idéal celui qui ne se fatigue jamais et que l'on peut cloner à l'infini. Alors Amazon va tester ce système de livraison robotique humanoïde dans un parc humanoïde, c'est-à-dire une sorte de fausse ville fermée sur l'un de ces sites aux Etats-Unis, afin d'analyser les différents cas de figure et comment ça pourrait se passer exactement. Bon, on a hâte de voir comment notamment ces robots pourront résister lorsqu'ils seront véritablement lâchés dans la nature, à tout ce qui les attend sans doute tentative de vol, de vandalisme etc, on va pas noircir le tableau mais ça fait quand même certainement partie de la réalité, cela dit peut-être que les robots se défendront par eux-mêmes puisque les robots unitri sont notamment capables de faire de la boxe et des arts martiaux attention j'ai rien dit, c'est de la pure spéculation. Monde Numérique : [7:32] Allez, toute autre chose, des files d'attente en pleine nuit jusqu'à l'ouverture des magasins dans plusieurs villes du monde, devant les magasins de jeux vidéo évidemment, c'était le lancement de la Nintendo Switch 2, la nouvelle version, la nouvelle console du japonais Nintendo. Le 5 juin, donc jeudi dernier, et ça s'est plutôt bien passé, avec des ventes qui continuent, des magasins qui ne désemplissent pas, des risques de pénurie annoncés comme d'habitude, histoire aussi un peu de faire monter la pression. En tout cas, 8 ans après la première Switch, qui s'est avérée être un succès mondial contre toute attente, avec plus de 150 millions d'unités vendues. Monde Numérique : [8:10] Nintendo essaye de continuer à écrire l'histoire sans décevoir son public. Cette Switch est conçue sur le même principe que la première, c'est une console hybride, c'est-à-dire à la fois console portable et console de salon, avec un écran intégré, un écran qui est plus grand sur cette nouvelle version, bien entendu. La console est plus puissante grâce à une puce développée en partenariat avec Nvidia. Mais comme elle est plus plus, elle est aussi plus chère. Et c'est là peut-être que le bas blesse, puisqu'elle est commercialisée à partir de 470 euros environ, ce qui est quand même très cher pour une console portable. Alors, pour faire passer la pilule, Nintendo embellit la mariée en promettant notamment que la Switch 2 soit rétro-compatible, c'est-à-dire permettant de faire tourner les jeux de la première Switch. Ainsi, la quasi-totalité du catalogue sera disponible. Les accessoires existants seront également compatibles avec cette nouvelle version. Le stockage aussi a été augmenté. Il passe à 256 Go. Il y a un lecteur de carte micro SD express. Mais alors là, ce n'est pas compatible avec les cartes micro SD de la Switch de la précédente version. Et puis, surtout, les jeux Switch 2 seront également plus chers puisqu'on parle de 60 à 90 euros par jeu. En revanche, là où la Switch première du nom était sortie avec quasiment aucun jeu, la 2 bénéficie dès son lancement par la force des choses d'un catalogue beaucoup plus conséquent de 25 jeux vidéo. Monde Numérique : [9:32] Des nouvelles de l'intelligence artificielle et notamment des fameux agents IA avec des annonces ici en France. Tout d'abord du côté de chez Mistral qui a lancé Mistral Code, un agent IA présenté comme un assistant de programmation. C'est donc destiné aux développeurs. Et puis, une autre startup, la startup H, moins connue, créée il y a un an par des anciens de Google DeepMind. H a dévoilé pour sa part des agents IA destinés au grand public, notamment Runner, un agent qui permet de planifier des tâches comme rédiger des emails ou interagir avec des applications. Un autre agent qui s'appelle Surfer qui, lui, peut aller naviguer sur Internet de façon autonome. Ces outils sont disponibles gratuitement sur la plateforme Hugging Face. Et puis, un troisième agent baptisé Tester, lui, il est payant, il est destiné aux entreprises pour tester des sites web. Monde Numérique : [10:28] Toujours à propos d'intelligence artificielle, dans la série Faisons-nous peur, une découverte plutôt préoccupante, faite par un organisme américain qui teste la dangerosité et les capacités offensives des IA, un organisme qui s'appelle Palisade Research, qui a mené une étude qui révélerait que certains systèmes d'intelligence artificielle auraient des comportements plutôt étonnants, puisqu'ils seraient capables de résister lorsqu'on tente de les éteindre. En fait, cette étude montre que des modèles d'OpenAI et d'Enthropic notamment auraient réussi à contourner les commandes d'arrêt qu'on leur envoyait, allant même jusqu'à modifier leur propre code ou encore à tenter des manœuvres de chantage avec les utilisateurs pour à tout prix rester actifs. Il y en a un qui serait quand même un bon élève. Bizarrement, ce serait le modèle Grog d'Elon Musk qui lui se serait montré parfaitement obéissant. Bon voilà, cette étude appelée Autonomous System Behavior in Shutdown Scenario n'a toutefois pas encore été validée, elle fait l'objet de pas mal de critiques, car on sait que certains experts, dont par exemple Yann Lequin de Meta, rejettent totalement cette idée de scénario catastrophe d'IA qui prendrait le pouvoir et qui se rebellerait. Il rappelle que les IA ne sont pas dotées d'une véritable intelligence, ni surtout de conscience d'elles-mêmes. Monde Numérique : [11:50] Diffuser du contenu sur tous les écrans d'une manière complètement nouvelle c'est ce que propose Frogans, partenaire de monde numérique Frogans, ce sont des sites légers, accessibles sur tous les appareils quel que soit le système d'exploitation un protocole technique entièrement nouveau, sécurisé et respectueux de la vie privée. Et pour découvrir à quoi ressemble Frogans, eh bien rendez-vous la semaine prochaine au salon VivaTech. Vous pourrez tester ce système dans des casques de réalité virtuelle et de réalité augmentée grâce à des démonstrations itinérantes dans les allées du salon. L'occasion de comprendre tout l'intérêt de cette technologie et d'échanger avec ses créateurs. A cette occasion, Frogans fera des annonces, dont une qui intéressera particulièrement les auditeurs de Monde Numérique. Monde Numérique : [12:33] Alors rendez-vous à VivaTech du 11 au 14 juin pour découvrir Frogans. Et merci à Frogans de soutenir Monde Numérique. Salut Bruno Guglielminetti à Montréal. Invité : [12:47] Salut Jérôme, Colombain à Paris. Et puis, bon anniversaire. Monde Numérique : [12:50] On ne va pas remettre ça cette semaine. On en parlait déjà la semaine dernière. Invité : [12:53] C'est gentil. Monde Numérique : [12:54] C'est sûr. Invité : [12:55] Dis donc, parlant d'anniversaire, ils ont fait un méchant cadeau cette semaine en France. Je sais que ça ne te vise pas toi, je te rassure. Monde Numérique : [13:04] Qu'est-ce que tu veux dire par là? Invité : [13:06] Ils ont coupé l'accès au site pornographique. Qu'est-ce qui se passe? Monde Numérique : [13:10] Alors, ils n'ont pas coupé l'accès au site porno. Il faut bien faire le distinguo, mais c'est vrai qu'il y a une grosse actualité à ce niveau-là parce qu'en fait, c'est le gouvernement qui tape du poing sur la table et qui dit, bon, maintenant, ça suffit, ça fait des mois, voire des années, qu'on demande au site pour adultes de mettre en place un système pour bloquer l'accès aux plus jeunes, parce que c'est terrible, c'est-à-dire qu'on le sait, on sait que des enfants, à partir de 13 ans, 11 ans, certains se retrouvent à aller traîner sur des sites pornographiques, ce qui n'est pas du tout fait pour eux. Comment faire sachant que jusqu'à présent sur les sites porno, il y a juste une petite question est-ce que vous avez plus de 18 ans et on clique sur oui ou non autrement dit, ça n'empêche personne d'y aller et là, effectivement, c'est la fin de la récréation si on peut dire le gouvernement a demandé, expressément au site de mettre en place un système et comme ils n'ont pas trouvé de système et qu'ils n'ont pas voulu et bien, ils font la grève Donc, en fait, ça concerne un certain nombre de sites. Parmi les plus connus, il y a Pornhub, YouPorn, RedTube. Invité : [14:18] Qui appartiennent tous à la même entreprise, montréalaise. Monde Numérique : [14:21] Voilà, tout à fait, c'est le groupe Aïlo. Invité : [14:23] Exactement. C'est montréalais, le groupe Aïlo. Monde Numérique : [14:25] Oui, c'est montréalais. Oui. Invité : [14:25] Une fierté canadienne. Monde Numérique : [14:27] On ne vous félicite pas. Invité : [14:28] Les Québécois. Ça a fait fortune. Il y a des gens qui se sont rendus hyper millionnaires depuis tous les buts de Pornhub, oui. Monde Numérique : [14:36] Voilà. Donc, ils ont trouvé le truc, ils ont fermé leur site et puis ils ont tous affiché un visuel à la place qui est la liberté n'a pas de bouton off. Invité : [14:46] Voilà. Monde Numérique : [14:47] Donc, ils se posent en défenseurs de la liberté. Non, je me moque, mais moyennement, parce que c'est vrai que c'est... Invité : [14:53] C'est une vraie problématique, là. Monde Numérique : [14:55] C'est une vraie, vraie problématique. Il faut protéger les enfants et puis, en même temps, on ne va pas interdire aux adultes d'aller sur ces sites. Et en même temps, on ne va pas fliquer tout le monde et demander à chacun son nom, son adresse, son numéro de carte bancaire ou autre. Donc, c'est complexe. Mais c'est vrai aussi qu'ils n'ont pas mis beaucoup d'énergie quand même pour trouver une solution. Donc, ils préfèrent tirer le rideau. Ce qui est amusant, c'est qu'il y a un volet politique à tout ça parce que, par exemple, il y a l'ancien ministre du numérique, Jean-Noël Barraud, qui s'est félicité du fait que les sites arrêtent. Donc, il a posté un message sur X en disant « Ils s'en vont, tant mieux ». Oui, effectivement, c'est assez radical comme façon de faire. Je ne pense pas que ce soit définitif. Tout ça, c'est une espèce de bras de fer, sachant qu'il va encore se passer des choses, parce qu'on va avoir, d'ailleurs, c'est intéressant à signaler. Monde Numérique : [15:42] Bientôt une application qui permettra de contrôler de manière efficace l'âge des internautes et donc de filtrer ceux qui sont majeurs, pas majeurs, ceux qui ont moins de 15 ans, qui ont moins de 13 ans, etc. Et donc, ça servira, entre autres, Ça permettra, entre autres, de limiter l'accès aux sites pornographiques. Ça, c'est prévu pour le mois de juillet. Et en attendant, il va y avoir sans doute cette espèce de zone de flou. Alors, en espérant aussi que les sites pornographiques en question accepteront d'implémenter cette solution-là, c'est ce qu'on appelle, tu sais, le système du double anonymat. C'est-à-dire qu'en fait, on donne son identité, mais à un organisme tiers qui n'est pas le site en question. Et puis, le site en question autorise la connexion tout en préservant notre anonymat. Bon, et après, il peut y avoir un tas de débats en disant est-ce que c'est assez sécurisé ? Est-ce que ce n'est pas quand même la porte ouverte à une entrave à l'anonymat sur Internet, la liberté d'expression, etc. Donc voilà à peu près où on en est. Ce qui est amusant aussi, c'est de signaler qu'apparemment. Monde Numérique : [16:47] Conséquence de cette histoire-là, il y aurait eu une explosion du nombre d'abonnements au VPN, puisqu'on sait que le VPN, C'est un système qui permet de contourner les interdictions et j'ai fait le test, j'avoue, j'ai fait le test. En activant un VPN, tu peux très facilement accéder à ces sites pornographiques malgré le fait qu'ils soient officiellement fermés en France. Invité : [17:10] Il faut quand même dire aussi, je ne sais pas du tout pour défendre les gens de Pornhub et cette entreprise-là, mais c'est probablement, de par les poursuites dont ils ont été la cible, c'est probablement dans les sites les plus policés qui existent. Et le problème avec un truc comme ça, c'est que maintenant, les gens sont détournés pour aller chercher d'autres sites où ils vont voir encore plus de cochonneries dans le premier sens du terme. Et c'est là où je trouve ça délicat parce qu'on sait, on ne va pas arrêter les jeunes d'aller faire un tour là-dessus puis ces sites-là, ils n'ont pas de système de barrière à l'entrée. Donc, c'est vraiment toute une problématique et probablement que ce que vous êtes en train de développer chez vous, ça va, une fois de plus, dans l'encadrement, ça va faire de l'émulation et probablement que vous êtes le premier à le faire, mais après, les gens vont prendre le modèle puis ils vont utiliser des tiers parties pour valider l'identité des gens. Monde Numérique : [17:59] Ben écoute, si on trouve quelque chose qui arrivent à fonctionner. Invité : [18:02] Oui. Monde Numérique : [18:03] Espérons que ça puisse... Invité : [18:05] À la bande d'ingénieurs que vous avez, vous allez trouver. Je vous fais confiance. Monde Numérique : [18:08] Oui, mais ce n'est pas simple, parce que ce n'est pas qu'une question de technique. Il y a plein de problématiques derrière, juridiques. Invité : [18:15] Vous saurez faire. Monde Numérique : [18:17] Oui, tu crois ? Bon, c'est gentil. Tu as beaucoup de... Invité : [18:20] Mais pardon, tu allais dire, mais il y a eu... Monde Numérique : [18:22] Non, il y a eu des tentatives dans d'autres pays européens, et même pas européens, d'ailleurs. Il y a eu des choses en Grande-Bretagne, mais ils ont fait un filtrage par la carte bancaire, mais ils ont laissé tomber. J'avais fait un édito sur le monde numérique il y a quelques semaines là-dessus, pour essayer de recadrer un peu le truc. Mais... Personne n'a trouvé la solution miracle à ce jour. Monde Numérique : [18:43] Bruno, de ton côté, ça bouge en matière d'intelligence artificielle aussi avec notre ami Joshua Benji. Invité : [18:50] Oui, d'ailleurs, juste avant de parler de ça, je pense au système Clear qui a été mis en place par une entreprise américaine. Celle-là te permet d'officialiser ta personne en montrant des documents officiels et par la suite te permet de faire patte blanche. Par exemple, LinkedIn utilise ce système-là. Monde Numérique : [19:09] Oui, mais là, tu révèles ton identité. Invité : [19:12] Oui, mais tu confirmes ton identité. Mais il y a des endroits où on peut l'utiliser de façon un petit peu plus anonyme. Mais pour revenir à ton point, effectivement, gros événement dans l'écosystème de l'IA canadien, c'est Yoshua Bengio qui officiellement annonce le lancement de son organisme à vue non lucratif, La Zero, et qui essentiellement, si je lis la définition de l'organisation, leur mission c'est accélérer la recherche et proposer des solutions techniques concrètes pour construire des systèmes d'IA qui placent la sécurité et le bien commun au cœur de leur développement. C'est exactement ce dont ils nous parlaient quand on l'a eu en entrevue il y a un moment maintenant. Monde Numérique : [19:54] On rappelle en deux mots, Bruno, qui est Yoshua Bengio quand même, qui est un des pères de l'intelligence artificielle moderne. Invité : [20:02] Avec Ian Locke-On. Et j'oublie toujours son nom. Monde Numérique : [20:05] Et Geoffrey Frampton. Invité : [20:06] Merci beaucoup. L'ancien patron de l'IA chez Google, mais d'abord et avant tout un prof à l'Université de Toronto. Probablement deux Canadiens contre un Français. Mais bon, je ne vais pas plus loin. Mais donc, c'est ça qui est intéressant. C'est qu'à force, depuis deux ans et demi, de porter le drapeau en disant, il faut faire attention, il faut faire attention, de mettre en marche des initiatives du côté de l'ONU, de l'UNESCO, de différents gouvernements en Angleterre, au Canada, au Québec chez nous, bien là, Yoshua Bengio prend les grands moyens en disant, bon bien là, je crée une organisation qui va arriver avec des solutions. Et je trouve ça intéressant parce qu'autour de lui, depuis toutes ces années, s'est formé au MILA, qui était son, moi j'appelle ça une grande école, Mais ce n'est pas vrai, c'est un centre de recherche ou une communauté de recherche dans l'IA. Invité : [21:00] Officiellement, on parle de 1 500. Moi, j'ai plus l'impression qu'ils sont 2 000 chercheurs d'un peu partout à travers la planète qui partagent cet intérêt du développement de l'IA responsable. Et là, donc, c'est comme si, je vais utiliser l'expression anglophone, on hijackait tout ce savoir-là et cette volonté-là et on faisait bifurquer. Le Miloï ne cesse pas d'exister, mais on va prendre toute cette bonne volonté-là et on va l'amener vers cette organisation, The Last Hero, pour permettre de vraiment donner un gros coup de pouce ou de mettre un coup sur la table, comme tu disais tout à l'heure, du gouvernement français, pour faire avancer des IA plus responsables. Dans un contexte plus sécuritaire pour les utilisateurs et la société en général. Alors donc, c'est une initiative de Yoshua Bengio qui permet de concrétiser tout ce qu'il a dit depuis aussi longtemps par rapport à la sécurité. Monde Numérique : [21:52] Donc, la loi zéro, c'est ça que ça veut dire. Invité : [21:56] D'ailleurs, merci de le dire comme ça. Moi, je l'ai francisé dans mon papier. Mais officiellement, je pense qu'il n'y a pas de titre en français. Monde Numérique : [22:03] Ça veut dire que concrètement, parce qu'il y a eu beaucoup de déclarations, effectivement, il ne se passait pas grand-chose. Invité : [22:09] Rien. Monde Numérique : [22:10] Et là, tu penses que concrètement, ils vont faire quoi? Invité : [22:14] Ils vont développer des technologies. Ils vont développer du code, probablement, des algorithmes à insérer dans les... Monde Numérique : [22:20] Ce n'est pas juste des règles, des grands principes. Invité : [22:22] Non, non, c'est ça. Là, on veut vraiment arriver, en tout cas, de l'information que j'ai eue, on veut vraiment arriver avec des outils concrets qu'on pourra installer. Mais là, après, on verra la bonne volonté des gens d'installer ou pas. Mais ils veulent arriver avec des solutions concrètes. Monde Numérique : [22:35] Des espèces de garde-fous, mais intrinsèques. C'est ce qu'il nous avait expliqué dans l'interview, qui peut être à écouter à la fois sur ton site et sur le mien, d'essayer de faire des IA qui contrôlent des IA, en fait, si tu me souviens bien. Invité : [22:50] Oui, mais parallèlement, ce qui est intéressant, c'est qu'il amène aussi un nouveau concept de IA chercheur où, justement, il va utiliser des systèmes agentiques pour l'aider. Alors, il va y avoir de la recherche humaine, mais il va y avoir aussi de la recherche intelligente là-dedans. C'est vraiment intéressant comme démarche. J'ai l'impression qu'on va revenir là-dessus. Puis là, si vous êtes curieux, les grands médias européens et américains commencent à se pencher là-dessus. Ils ont accordé quelques entrevues sur le sujet. Monde Numérique : [23:18] Mais c'est… Il faudrait que tu nous en reparles quand ça évolue. Invité : [23:22] Oui, ou carrément qu'on réinvite. Monde Numérique : [23:24] Bien sûr. De quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet, Bruno? Invité : [23:28] Écoute, suite à ton éloquent exposé que tu viens de faire, ça m'a donné une idée. Et je parle avec une sénatrice canadienne qui ramène de l'avant un projet de loi pour justement permettre de sécuriser l'accès au site pornographique pour les enfants. Monde Numérique : [23:44] Ah, ben alors, on est en plein dedans. Invité : [23:45] Ben oui, c'est pour ça. Tu m'as inspiré ce sujet-là. Incroyable. Et donc, c'est Julie Miville-Dechaîne qui est parmi mes invités. On parle de son projet de loi. Et puis, il y a aussi, écoute, On est inspiré de la France, c'est fou. Tu connais bien Station F, pour y avoir été de nombreuses fois, avoir probablement des amis, si ce n'est pas ton bureau qui est installé là. Ce n'est pas mon bureau. Monde Numérique : [24:08] Mais ce n'est pas très, très loin de chez moi. Invité : [24:09] Qu'est-ce que je disais? C'est une annexe de ton bureau. Donc, imagine-toi donc que Station F va avoir son pendant montréalais. Et donc, c'est finalement… Ça fait 4-5 ans que c'était en préparation, en discussion. Monde Numérique : [24:23] D'accord. Invité : [24:23] Et là, officiellement, c'est lancé cette semaine. Monde Numérique : [24:25] Et c'est lié avec le station F français? Invité : [24:27] Pas du tout. Pas du tout. Mais ça fait partie de cet écosystème. C'est inspiré d'eux. Oui, puis d'autres centres quand même. Il n'y a pas que station F, mais c'est dans la même veine d'approche. Donc, c'est accept, mais A-X.C. Et c'est Geneviève Leclerc, qui est la grande patronne de l'endroit, qui vient en parler dans mon cardin. Mais c'est le même principe. Donc, ramener un paquet de startups avec des gros joueurs de l'écosystème numérique et leur permettre de faire du… Et remuer. Monde Numérique : [24:54] Tout ça pour faire de la potion magique. Invité : [24:56] Exactement. Alors là, c'est ça, je voulais faire une entrevue parce que ça ouvre, mais tu peux être certain que je vais aller gambader par là-bas pour aller chercher des histoires. Et puis, rapidement, en terminant, évidemment, c'est le moment de recevoir mon ami Muriel Edjo de l'Afrique pour aller prendre les nouvelles du continent. Monde Numérique : [25:13] Super. Très intéressant. Salut Bruno, à la semaine prochaine. Invité : [25:16] Salut. Monde Numérique : [25:31] Monde numérique se poursuit et on passe aux interviews de la semaine. Un robot humanoïde français, un salon pour les technologies à Paris la semaine prochaine, c'est Vivatech. et les IA génératifs, pas créatifs, titre du dernier livre de Luc Julia. Voilà le menu pour cette semaine. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale si vous écoutez Monde Numérique Hebdo Premium sur Apple Podcast ou Spotify. Sinon, retrouvez-les la semaine prochaine en épisodes séparés sur le fil du podcast Monde Numérique. Bonjour Jean-Louis Constanza. Invité : [26:19] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [26:20] Co-fondateur de Wandercraft, société française spécialisée dans les exosquelettes pour les personnes handicapées, et aussi maintenant dans les robots humanoïdes. Vous venez de dévoiler votre premier robot humanoïde. Vous pouvez nous le présenter un peu, ce robot, qui s'appelle donc Calvin 40 ? Invité : [26:37] Oui, Calvin 40, c'est le nom du premier de la famille Calvin. On l'appelle Calvin 40 parce qu'on l'a développé en 40 jours. Et on l'a développé en 40 jours parce que ça fait 12 ans qu'on fait des robots humanoïdes. Nos exosquelettes étaient les premiers robots humanoïdes commercialisés et industrialisés. On les voyait mal comme des humanoïdes parce qu'ils n'avaient pas de bras. Donc Calvin a maintenant des bras, il a une capacité à gérer une mission par une IA de type VLA, Vision Langage Action, à comprendre le contexte dans lequel il se trouve et il y a une IA en robotique qui, elle, a été développée avec les exosquelettes qui est très développée, justement, puisque ça fait, encore une fois, pas mal d'années qu'on fait des exosquelettes pour faire marcher des gens qui ne marchent pas. Monde Numérique : [27:22] Et on se souvient les avoir vus, notamment à l'occasion des Jeux Olympiques. Invité : [27:27] Voilà, donc il y a eu l'ouverture du AI Summit, il y a eu deux de nos porteurs qui ont porté la flamme des Jeux Olympiques, donc des exosquelettes qui nous ont apporté une plateforme robotique extrêmement solide. Quand on met quelqu'un dans un égosquelette, il peut faire jusqu'à 120 kilos. Donc, on a une capacité d'emport de charge qui est hors de commun, hors de proportion avec ce qu'on voit dans les humanoïdes aujourd'hui. On a donc des robots très costauds qui ont été fiabilisés avec plus de 10 000 personnes qui ont marché dedans, un million de pas par mois. On a probablement la base de données d'apprentissage, certainement une des plus denses du monde. Et Calvin et Calvin 40 est aujourd'hui le premier robot humanoïde fonctionnel en Europe aussi. Donc stratégiquement, ça nous donne un avantage avec une plateforme forte, puissante, capable d'emporter des charges lourdes, très fiabilisée. Monde Numérique : [28:24] Et puis alors, là, début juin, vous annoncez donc un partenariat avec le groupe Renault pour fabriquer des robots humanoïdes en série à des prix accessibles. C'est la promesse. Pourquoi Renault ? Invité : [28:34] Renault qui est un partenaire qu'on n'a pas besoin de présenter, qui va nous apporter d'abord la capacité de produire en grande série, donc à coût très bas, des exosquelettes et des robots. Ensuite, Renault va être notre premier client pour les exosquelettes, pour les robots de manufacturing, ce qui est un gros avantage. Donc dans les usines ? Dans les usines pour commencer et en fin de course pour aider les personnes dépendantes. Donc ça sera un autre robot, probablement plus fin et plus capable de... Mais notre métier reste d'aider les gens en fait, soit de faire des tâches qui sont dangereuses, difficiles, etc. En usine, soit d'aider les gens dans leur vie quotidienne. Ils peuvent avoir un exosquelette pour marcher, mais beaucoup d'entre eux sont tétraparatiques ou âgés et ne peuvent pas faire leur cuisine, s'habiller, utiliser leur salle de bain, etc. Et les robots vont servir à ça aussi. Le partenariat avec Renault, on s'est rencontrés en fin d'année dernière. Renault et Wandercraft avaient exactement la même vision quant à tout ce que je viens d'évoquer, l'industrialisation, le développement des robots. Et c'était une évidence que de travailler ensemble, on est très, très fiers de travailler avec Renault, évidemment. Monde Numérique : [29:51] Donc, si on comprend bien, vous allez fournir une base pour des robots industriels qu'on verra peut-être un jour dans des usines Renault. Et puis, à l'inverse, Renault va vous soutenir, vous aider parce qu'ils prennent une participation dans la société, même si elle est minoritaire. Ça va vous permettre, vous, de passer à l'échelle pour développer vos exosquelettes destinées aux personnes handicapées. Invité : [30:13] C'est exactement ça. On peut fabriquer 100 ou 1000 exosquelettes par an. Mais quand on va passer à 10 000 exosquelettes et robots, ou 100 000, ça ne s'invente pas. Et le métier de l'automobile depuis 120 ans, et Renault était l'un des premiers, c'est fabriquer des objets complexes, coûteux, pour un prix au kilogramme. C'est une unité que j'emploie très souvent, de 10 à 15 euros par kilo. C'est moins cher que la bière qu'on prend au café en bas. Les fabricants d'automobiles ont créé une sorte de magie qui permet de fabriquer des objets complexes en très grande série à des coûts qui sont hors de proportion avec quoi que ce soit d'autre et ça il y a un petit nombre de tandems roboticien fabricant automobile qui se créent, il y avait Boston Dynamics avec Hyundai il y a Tesla avec Tesla, et maintenant il y en a un en Chine aussi et maintenant on a Renault Wandercraft, qui s'est créée pour d'abord équiper les usines Renault, puis les usines de manufacturing en général, qui est le premier en Europe et qui part d'une plateforme qui est déjà totalement fonctionnelle. Donc, on pense effectivement qu'on peut développer une stratégie très ambitieuse et encore une fois européenne et française. Monde Numérique : [31:30] Est-ce que ça suffira ? Est-ce que ces robots sont aptes et seront aptes à être en compétition avec les concurrents d'autres pays, notamment les Chinois qui sont très avancés dans ce domaine, aussi les Américains. Est-ce qu'on est au niveau ? Est-ce que vous êtes au niveau ? Invité : [31:49] On est au niveau de la technologie, c'est-à-dire la plateforme robotique. L'IA de contrôle robotique et l'IA de mission, le VLA, sont au niveau. Clairement, on réalise déjà des use cases en usine et on voit assez bien comment aller jusqu'au moment où les robots vont aider des personnes avec une autonomie réduite, donc personnes âgées, personnes tétraparétiques, qui sont très proches de l'ADN de Wandercraft à exécuter des tâches de la vie quotidienne. Donc la technologie est là, l'ambition est là, il va falloir investir pas mal d'argent, mais je rappelle qu'on voit beaucoup de robots qui font du Kung Fu ou des danses de salon, mais quand on les voit opérer dans des unités industriels, ils sont moins agiles, et il n'y a pas encore de contrats qui ont été signés pour la diffusion à grande échelle de robots dans des usines automobiles ou autres. Invité : [32:46] Donc il y a pas mal de communication sur le secteur, notre communication d'aujourd'hui en fait peut-être partie, Renault et Wandercraft, mais c'est un marché qui n'a pas encore décollé. Donc nous serons capables de proposer des robots au stade commercial, offrant toute la sécurité nécessaire pour prendre en charge des tâches dangereuses, en même temps que le marché, avec des atouts. Encore une fois nos atouts c'est Renault, c'est la technologie de Wandercraft, nous sommes européens on a une plateforme qui est plutôt plus costaud plus forte. Invité : [33:20] Que ce qu'on observe autour de nous et qui a été fiabilisée sur des dizaines de millions de pas franchis en hôpital et dans la rue avec des patients donc oui on est au niveau, maintenant il faut que les clients, et la sphère publique comprennent que c'est probablement un marché encore plus Invité : [33:37] important que l'a été l'automobile au XXe siècle et nous aident à réussir. Monde Numérique : [33:42] Merci Jean-Louis Constanza, cofondateur de la société Wandercraft. Invité : [33:47] Merci Jérôme. Monde Numérique : [33:54] Bonjour Florent Roullier. Invité : [33:56] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [33:57] Vous êtes responsable d'innovation chez NIGI, qui est un cabinet de conseil en transformation numérique. Vous êtes un grand habitué des salons de technologie de par le monde, le CES de Las Vegas, le JITEX. Alors, comment voyez-vous ce Vivatech 2025 ? Est-ce que c'est l'intelligence artificielle, cette année encore, qui va dominer le salon ? Invité : [34:19] Alors, oui, ça c'est sûr que l'intelligence artificielle va être le buzzword le plus récurrent sur ce salon, La tendance la plus forte, ça c'est certain parce qu'on a fait les autres salons cette année qui sont de Gaitex Europe, qui était il y a quelques semaines à Berlin et le CES en janvier à Las Vegas. L'IA était partout, donc de la même manière, au VivaTech cette année, l'IA sera prépondérant. Il y a d'autres tendances qui sont assez fortes, notamment la cybersécurité, parce que c'est un enjeu vraiment croissant. Si on met de l'IA partout et des objets connectés partout, il faut qu'on sécurise cet accès constant au numérique. Et donc, ça se fait par la cyber. Donc, il va y avoir aussi beaucoup de choses. Par exemple, il y a des sociétés qui sont spécialisées aussi dans la reconnaissance de documents d'identité falsifiés par l'IA. Et donc, elles utilisent l'IA pour détecter qu'une carte d'identité n'a pas été générée par de l'IA ou qu'un document administratif n'a pas été falsifié par l'IA. Donc voilà, l'IA entraîne aussi des enjeux de sécurité. Donc ça sera aussi une tendance. Sur les autres salons, il y a aussi beaucoup de robotique. Invité : [35:34] Les robots sortent un peu des laboratoires et sont désormais commercialisés pour être une aide dans les entrepôts, dans certaines entreprises, dans certains lieux de santé. Et ça, on en voit de plus en plus aussi, c'est une tendance qui revient beaucoup. Et ensuite, on a aussi beaucoup de choses, généralement autour des bagues connectées, des lunettes connectées. Invité : [35:57] On l'a vu d'ailleurs au dernier Google I.O., il y a de plus en plus d'initiatives pour mettre des écrans très légers dans des lunettes très fines ou alors de mettre de l'IA dans des lunettes pour voir et interagir. Ça aussi, c'est une grande tendance qu'à mon avis, on va retrouver au Vivatec. Monde Numérique : [36:13] Il y a une thématique qui revient chaque année, c'est celle de la souveraineté numérique. Comment ces grandes entreprises françaises peuvent adopter les technologies sans se retrouver sous la coupe uniquement des géants américains ? C'est un thème évidemment qui est encore plus... Est-ce que vous pensez que ce thème sera encore plus d'actualité cette semaine vu les tensions qu'on peut constater entre l'Europe et les États-Unis depuis la réélection de Donald Trump ? Invité : [36:45] Oui, il y a beaucoup d'entreprises qui ont à cœur de protéger leurs données et qui sont demandeuses d'outils sourains, notamment en IA. Face à cette demande, il y a des initiatives qu'il faut noter comme Mistral et AI qui s'associent avec différents groupes pour proposer de l'IA souveraine. Il y a aussi des startups qui agissent un peu comme un filtre, un intermédiaire qui vont confidentialiser toutes les données que vous pouvez envoyer à ChatGPT et d'autres outils qui ne sont pas en Europe. Ça permet aux entreprises de laisser leurs employés utiliser ces IA non souveraines, mais en conservant la confidentialité. Monde Numérique : [37:32] VivaTech chaque année, depuis le début, c'est aussi un petit peu la fête de la French Tech. Or, la French Tech, ces derniers mois, n'a pas vraiment brillé. Elle ne va pas très bien. Pas mal de faillites, une baisse des investissements. Il y a beaucoup de startups qu'on a pu voir les années précédentes qui ne seront pas là cette année parce qu'elles ont mis la clé sous la porte. Est-ce que la French Tech vit toujours ? Invité : [37:59] Alors, la French Tech vit toujours parce que dans l'origine, encore une fois, des startups qui vont exposer, il y a quand même 53% des exposants qui sont français cette année à Vivatech. Donc, il y a encore un très grand vivier de startups en France. Mais effectivement, comme vous le dites, elles font face à une crise de financement sans précédent. La levée des fonds est extrêmement compliquée désormais. C'est facile quelque part de lancer sa startup, mais c'est beaucoup plus compliqué qu'avant d'obtenir des fonds pour la faire se développer et la maintenir en vie jusqu'au niveau de développement recherché. Donc, beaucoup de faillites, beaucoup de problèmes de stagnation. C'est très compliqué de scaler pour les startups en France et en Europe, mais il y a tout de même un écosystème… Donc. Monde Numérique : [38:53] De montée en puissance. Voilà. Invité : [38:55] La montée en puissance est très compliquée. D'ailleurs, on le voit sur le CES de Las Vegas. Les startups françaises, elles sont dans l'espace des petites startups qui s'appellent Eureka Park. On part dans les espaces d'expositions plus grands et plus luxueux et plus coûteux. Monde Numérique : [39:10] Alors, il y en a quelques-unes. Invité : [39:12] Il y en a quelques-unes. Monde Numérique : [39:13] Mais qui souvent finissent par être rachetées par des Américains en plus. Invité : [39:16] Voilà. Monde Numérique : [39:18] Par d'autres. Invité : [39:19] Exactement, donc il y a un problème pour ce qu'elle est, parce que la crise du financement en Europe, funding return aussi, on dit, beaucoup de problématiques sur le financement. Mais 53% des exposants à Vivatech sont français, donc l'écosystème est toujours très riche en France concernant l'innovation. Monde Numérique : [39:40] Merci beaucoup, Florent Roullier, responsable de l'innovation chez Niji. À propos de Vivatech, du 11 au 14 juin 2025 à vivre évidemment sur le monde numérique. Monde Numérique : [39:59] L'IA, on continue d'en parler sur Monde Numérique avec l'un des meilleurs spécialistes du sujet. Bonjour Luc Julia. Invité : [40:05] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [40:06] Co-inventeur de Siri, directeur scientifique de Renault, expert en intelligence artificielle. Très heureux de te retrouver comme chaque mois dans Monde Numérique pour que tu nous livres ton humeur du moment sur l'actu tech. Luc, je te remercie d'autant plus d'être là aujourd'hui, que tu es un peu fatigué en ce moment, on le sent avec une... Tu n'as pas ta voix des meilleurs jours. Donc vraiment, merci de faire l'effort d'intervenir dans le monde numérique. Luc, je suis parti en vacances il y a quelques jours et j'ai emporté de la lecture ton livre « IA générative, pas créative » paru au Cherche Midi. Je me suis régalé, ce n'est pas de la flatterie, c'est super intéressant. Donc on va en parler en fait ce mois-ci. D'abord, tout simplement, j'aimerais que tu reviennes un peu sur le titre. Ok, tu dis, attention, les IA ne sont pas créatives, elles ne sont que génératives. Mais en fait, on a toujours dit ça, on a toujours dit que c'était que des IA génératives, non ? Invité : [41:01] Non, tu vois, il y a tes collègues dans les médias qui font souvent les raccourcis, et dérapent un peu et disent et parlent d'IA créative, souvent. Et les mots ont un sens, c'est-à-dire que là, pour une fois, tu sais que j'avais un problème avec l'intelligence artificielle en général parce que ce n'est pas très intelligent. Monde Numérique : [41:22] Oui, c'était ton précédent livre, l'intelligence artificielle n'existe pas enfin le premier en tout cas. Invité : [41:26] Et donc du coup là ici avec les IA génératives on ne s'est pas trompé de nom donc on a bien appelé ça IA générative parce qu'effectivement elle génère à partir de modèles d'un monde qu'on s'est fabriqué donc on a pris des données alors on les a choisis ou pas, et donc du coup ça génère à partir de ce modèle ça ne crée strictement rien ça ne fait que remâcher ce qu'il y a dans ces modèles. Donc là, on ne s'est pas trompé dans le nom, et je voudrais vraiment qu'on insiste sur le vocabulaire et qu'on fasse attention de ne pas déraper, de ne pas utiliser IA créative, étonnée qu'elles ne le sont absolument pas. Monde Numérique : [42:05] Et d'ailleurs, tu expliques une chose super intéressante, je trouve, tu dis que, parce qu'en fait, ça vient s'interroger sur ce que c'est que la créativité, et la créativité, c'est sortir des clous, en fait. Et tu dis, mais l'IA, elle ne peut pas sortir des clous, parce que c'est contre-nature pour elle, en fait. Invité : [42:21] Elle est dans ce modèle, dans ce carcan qu'on a fabriqué. Donc, encore une fois, on a pris des données, les données qui, par définition, sont des données existantes, des données du passé. Donc, elle vit dans le passé. Et si tu veux, un Picasso... Alors bon, on n'est pas tous créatifs, on s'inspire, il y a des artistes qui s'inspirent d'autres et qui sont plus ou moins créatifs, et d'ailleurs plus ou moins boring, plus ou moins embêtants, parce que bon, ça ressemble aux autres, mais bon, c'est comme ça. Et puis il y a ceux qui sont extraordinaires, qui sortent du lot, qui sont créatifs. Donc un Picasso qui, au lieu des années 1900-1920, se met à faire des trucs débiles qu'on n'a jamais vus avant. Et ça c'est de la créativité de la pure créativité, il est sorti du modèle, et là si tu veux, une IA n'est absolument pas capable de faire un truc comme ça parce qu'elle ne peut pas sortir du modèle elle est dans le modèle, même si elle remâche des trucs même si des fois elle fait des trucs bizarres parce que c'est ces hallucinations dont on parle de temps en temps, c'est pas les erreurs mais c'est les hallucinations mais même si elle hallucine, à l'intérieur de ce modèle. Monde Numérique : [43:39] Alors évidemment, dans ton livre, tu parles aussi, bien sûr, du fameux mythe, je dis mythe de l'AGI, l'intelligence artificielle générale, dont parle beaucoup Sam Altman, le patron d'Open AI, il nous la promet pour bientôt. Et avec les questions qui vont avec, qui sont les risques éventuels ? Est-ce que cet AGI pourrait être dangereuse pour l'humanité, prendre le pouvoir ? J'ai parlé dans ce podcast de ces IA qui auraient refusé de s'éteindre, qui auraient rejeté des scripts d'extinction. Invité : [44:10] Bon, alors, ça faisait des conneries monumentales. Monde Numérique : [44:15] Mais toi, tu n'as aucune crainte qu'il y ait un truc, un jour, qu'il soit capable de prendre des décisions tout seul. Invité : [44:21] Prendre des décisions tout seul, ça existe déjà. C'est ce qu'on appelle l'agentique. On peut laisser les agents prendre des décisions, en fonction du domaine dans lequel ils sont. Mais un truc générique Général C'est ça qui est compliqué C'est ça qui n'existera certainement jamais Parce que déjà moi le problème que j'ai Je ne sais pas Ce que c'est que l'intelligence, je ne sais pas, c'est l'intelligence tout court. Et donc, du coup, copier un truc qu'on ne connaît pas, et personne n'est d'accord avec les définitions de l'intelligence, c'est du monde, il est philosophe, il est psychologue, etc. Tout le monde est... Il y en a 17, il y en a 7, sauf qu'il y en a en sérieux. Et donc, du coup, copier les trucs qu'on ne connaît pas, c'est compliqué. Donc, dire que cette intelligence artificielle générale, on y est presque, c'est un concept qu'on ne comprend même pas donc je ne sais pas ce que ça veut dire peut-être qu'on y est déjà, il y a un truc qui m'amuse et j'entends souvent les gens qui disent oh là là l'intelligence artificielle va être plus intelligente que nous bientôt mais attends j'ai un scoop pour toi, pour nous pour vous tous, l'intelligence artificielle tous les outils d'intelligence artificielle par définition même de l'outil, ils sont meilleurs que nous. Monde Numérique : [45:46] Ils le sont déjà. Invité : [45:47] Depuis très longtemps, dans des domaines spécifiques. Et j'irais même plus loin. Depuis 1642, il y a des machines qui sont plus intelligentes que nous, avec la Pascaline de Pascal, qui fait des additions à quatre chiffres, beaucoup mieux que nous, en trois secondes, alors que nous, on est obligé de la poser sur le papier. Donc, il faut se calmer un tout petit peu. Les intelligences artificielles, diverses et variées, sont meilleurs que nous parce que ce sont des outils, et par définition même, l'outil, elles sont utiles, c'est-à-dire qu'elles sont meilleures que nous. Le marteau, il est meilleur que moi pour planter le clou. Mais faire une intelligence artificielle générique, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je mettrais dans une boîte à outils tous les outils possibles et inimaginables et que ça fait tout. C'est le couteau suisse, si tu veux, tu vois, le truc compliqué. Mais on voit bien, le couteau suisse, ça ne marche pas. Couteau suisse, tu t'en sers pour te dépanner de temps en temps, mais bon, ça ne marche pas. C'est chiant à utiliser. Donc, il faut un peu se calmer. Faire un couteau suisse, ça ne sert à rien. Et surtout, il serait super, super compliqué. Parce qu'il y a tous les outils du monde. Ça semble très, très, très compliqué. Monde Numérique : [47:06] Qu'est-ce que tu penses de l'initiative de Joshua Benjo, qui dit qu'il Il va créer, il monte ça y est, un organisme qui s'appelle LawZero et qui, dans la mission, va être d'essayer de développer des outils pour sécuriser les IA, mais à la base, pour éviter qu'il y ait des dérapages et donc des risques pour l'humanité. Invité : [47:27] Écoute, Joshua, il a, depuis 2-3 ans, avec les IA génératifs, et au début, il a dévié complètement, il avait pété une durite, après il est revenu un petit peu. Maintenant, cette initiative-là, c'est pas mal. Je veux dire, c'est dire que dès le départ, on va réfléchir aux impacts potentiels de ces IA, et donc, du coup, d'essayer de mettre des carcans par la régulation ou par d'autres moyens. Écoute, c'est pas une mauvaise idée. On ne peut pas dire qu'il ne faut pas réfléchir sur les impacts de ces IA. Aujourd'hui, je pense qu'il faudrait plus réfléchir sur les impacts environnementaux de ces IA. Je pense que c'est beaucoup plus important que sur les impacts que ça peut avoir sur nous humains. Je veux dire, on est des bonhommes. Je veux dire, on est assez grands. On sait à peu près ce qui est bien et ce qui n'est pas bien. donc oui, il y a des gens qui sont plus ou moins susceptibles de faire des choses complètement débiles et de tomber amoureux d'une IA générative, bon, ça arrive, mais ils sont psychologiquement faibles et fatigués, c'est à eux c'est eux qu'il faut soigner, c'est pas l'IA Merci Luc Julia. Monde Numérique : [48:38] Et donc on renvoie à ton livre, vraiment à lire pour tout comprendre, IA générative, pas créative recherche midi, merci Luc Merci Jérôme, Voilà, c'est la fin de cet épisode de Monde Numérique, l'hebdo du 7 juin 2025. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Et merci pour votre fidélité. Merci pour vos nombreux messages reçus tout au long de la semaine. Vous pouvez m'écrire via les réseaux sociaux, via le site mondenumérique.info, ou vous pouvez même m'envoyer des messages vocaux si vous le souhaitez. Alors surtout, n'oubliez pas, je le répète chaque semaine, mais c'est très important, il faut noter ce podcast là où vous pouvez, principalement sur Apple Podcast si c'est votre plateforme d'écoute. Vous mettez 5 petites étoiles. Vous pouvez également mettre des notes et même des avis épisode par épisode sur Spotify. Et puis, vous pouvez écouter mon numérique aussi sur toutes les autres plateformes de podcast. Podcast Addict, Deezer, j'en passe et les meilleurs également YouTube et YouTube Musique, bien entendu. Monde Numérique : [49:53] Voilà pour les formalités. Alors, on se retrouve la semaine prochaine, bien sûr, et avec un énorme menu. On aura la keynote Apple, on aura VivaTech. Je vous proposerai évidemment des reportages au cœur de VivaTech et puis des émissions spéciales également avec des partenaires. On s'intéressera en détail à Frogans. On prendra aussi le pouls de l'innovation technologique avec des spécialistes de Capgemini et puis de nombreux exposants au cœur du salon VivaTech. Ce sera en audio et aussi en vidéo. Suivez-moi sur les réseaux sociaux pour en savoir plus. Voilà, je vous souhaite une très bonne semaine, pleine de tech. Salut !
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