📆 L’HEBDO 07/03 - L’IA dans la guerre : entre défense, éthique et business
Monde Numérique07 mars 202653:42

📆 L’HEBDO 07/03 - L’IA dans la guerre : entre défense, éthique et business

Anthropic claque la porte du Pentagone, OpenAI récupère le contrat : l’IA s’invite au cœur des tensions géopolitiques. Pendant ce temps, Apple dégaine de nouveaux produits et le Mobile World Congress dévoile les innovations qui façonneront la tech de demain.

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IA et armée américaine : Anthropique vs OpenAI, la rupture

Coup de tonnerre à Washington : Anthropic refuse d’accorder un accès sans restriction à son IA Claude dans le cadre d’un contrat de 200 millions de dollars avec le Pentagone. L’administration américaine riposte en excluant l’entreprise des marchés fédéraux, ouvrant la voie à OpenAI, qui récupère le contrat pour ChatGPT. Derrière ce bras de fer, deux visions s’affrontent : celle de Dario Amodei, patron d’Anthropic, qui refuse que l'IA serve la Défense à tout prix, et celle de Sam Altman, qui assure avoir obtenu des garanties éthiques. En toile de fond, la guerre en Iran et l’essor de l’IA militaire relancent le débat sur la ligne jaune entre analyse stratégique et développement d’armes autonomes.

L’IA au service de la guerre

L’intelligence artificielle est désormais au cœur des dispositifs militaires : analyse en temps réel d’images satellites, simulations tactiques, renseignement prédictif. Aux États-Unis, des acteurs comme Palantir ou xAI multiplient les contrats, tandis que le programme Maven illustre cette industrialisation de l’IA militaire. En France, l’armée se rapproche de Mistral AI. Partout, la même question : jusqu’où aller ? L’IA devient un outil stratégique incontournable, mais aussi un marché colossal pour les entreprises technologiques.

Apple : nouveaux produits, prix serrés

Apple a dévoilé une salve de nouveautés, dont l’iPhone 17e, version plus accessible de sa gamme, et un nouveau MacBook Neo ultra léger à prix agressif. La marque met en avant des puces optimisées pour l’IA embarquée et une montée en puissance de ses processeurs M5 sur iPad et MacBook. Un lancement stratégique qui vise notamment les étudiants, avec des tarifs plus contenus que d’habitude. Apple semble vouloir démocratiser l’accès à ses machines dopées à l’intelligence artificielle.

Fuite d’images intimes : le revers des lunettes connectées

Des scènes très personnelles filmées par des lunettes connectées se sont retrouvées sur les écrans d’employés d’un sous-traitant au Kenya. En cause : des enregistrements involontaires et des processus de modération externalisés. L’affaire rappelle que ces dispositifs captent en permanence l’environnement visuel des utilisateurs.

L’IA détruit-elle vraiment l’emploi ?

Selon une note récente de la Banque centrale européenne, les entreprises utilisant massivement l’IA enregistreraient au contraire davantage d’embauches, notamment dans la R&D. Une conclusion qui tempère les scénarios catastrophes publiés ces derniers mois. Pour autant, Christine Lagarde appelle à la prudence : les effets à long terme restent incertains. L’IA pourrait être autant un accélérateur de productivité qu’un facteur de recomposition du marché du travail.

Nouvelle arnaque : des fausses preuves générées par IA

Des escrocs utilisent désormais des images générées par IA pour simuler des produits abîmés sur des plateformes de vente entre particuliers. Objectif : obtenir un remboursement frauduleux. Une méthode déjà observée en Chine et qui arrive en Europe. Les systèmes automatisés de traitement des litiges peinent à détecter ces faux visuels, rendant la fraude particulièrement efficace.

Copyright : pas d’auteur pour une IA seule

La Cour suprême américaine refuse d’examiner le recours dans l’affaire Thaler vs Perlmutter : une œuvre générée uniquement par une IA ne peut pas bénéficier d’un copyright. Sans auteur humain identifié, pas de protection. Une décision clé qui confirme la position américaine et européenne : l’IA ne dispose pas de personnalité juridique.

Mobile World Congress : l’IA partout, la Chine en force

Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises

A Barcelone, le salon MWC 2026 a confirmé la montée en puissance de l’IA dans les télécoms, la robotique et les réseaux. Les entreprises chinoises ont dominé les stands, tandis que la 6G et l’edge intelligence ont animé les débats. Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, focus sur les tendances majeures et les coulisses du salon.

Interview – Honor : le smartphone devient robot

Pierre-Alain Houard, représentant de Honor en France, présente le “robophone” : un smartphone doté d’un module photo motorisé capable de suivre son utilisateur. Au-delà de l’effet spectaculaire, Honor mise sur des batteries silicium-carbone ultra fines et une intégration poussée de l’IA pour enrichir les usages quotidiens.

Interview – TCL : des écrans plus confortables

Yacine Bourahoua, porte-parole de TCL, dévoile l’évolution de la technologie NextPaper vers l’AMOLED. Objectif : réduire la lumière bleue, limiter les reflets et améliorer le confort visuel. Une approche différenciante qui pourrait séduire les utilisateurs sensibles à la fatigue oculaire.

Interview – Skylo : les SMS par satellite pour tous

Guillaume Kempf, de Skylo, détaille l’arrivée des SMS via satellite sur smartphones classiques. Grâce à des partenariats avec les opérateurs, ces services pourraient devenir une option intégrée aux forfaits mobiles.

Interview – Patrice Duboé, Capgemini

[PARTENARIAT] Bilan du Mobile World Congress avec Patrice Duboé, directeur de l’innovation Europe du Sud chez Capgemini. IA embarquée dans les réseaux, robots pilotés en 5G privée, applications pour la sécurité civile : les télécoms deviennent une véritable infrastructure intelligente. Il évoque notamment des solutions de traduction simultanée par radio pour les pompiers européens, illustration concrète de l’IA au service des opérations de terrain.



Monde Numérique : [0:10] La tech et la guerre, l'IA au cœur de l'actualité internationale cette semaine, avec Anthropique qui claque la porte du Pentagone, Open AI qui saute sur l'occasion Monde Numérique : [0:20] et en toile de fond, la guerre en Iran, les questions éthiques et le business. On en parle cette semaine dans cet épisode de Monde Numérique. Monde Numérique : [0:34] Et puis l'actu de la semaine, plus légère, c'est Apple qui déploie ses nouveautés, un nouvel ordi portable qui risque de faire un malheur, un nouvel iPhone aussi. L'IA qui ne détruirait pas d'emploi finalement, contrairement aux annonces inquiétantes, en tout cas pas pour l'instant. Et puis le salon Mobile World Congress de Barcelone qui se tenait en début de semaine. Que faut-il en retenir ? On en discute avec Bruno Guilherme Minetti dans le débrief transatlantique. Dans les interviews de la semaine, d'ailleurs, on fera le bilan de cette édition avec Patrice Duboé de Capgemini et on découvrira en détail plusieurs innovations, le petit smartphone robot signé Honor ou les écrans antifatiques de TCL, sans oublier les SMS par satellite de l'entreprise Skylo. Monde Numérique : [1:44] Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, l'hebdo du 7 mars 2026. Invité : [1:52] Monde Numérique, Jérôme Colombain. Monde Numérique : [1:57] Très heureux de vous retrouver pour ce nouvel épisode de l'hebdo. Comme chaque samedi, 50 minutes de news, de décryptage, d'interviews. À suivre sur la plateforme de podcast de votre choix. Abonnez-vous si ce n'est pas déjà fait. À suivre également sur YouTube avec pas mal de vidéos, notamment si vous voulez découvrir le Mobile World Congress en images, c'est sur la chaîne YouTube de Monde Numérique, également sur mondenumérique.info, avec déjà une première vidéo apéritif, une deuxième beaucoup plus longue qui va arriver ce week-end. Merci pour vos commentaires, merci pour vos petites étoiles sur votre plateforme d'écoute. Et puis un dernier mot pour vous dire que vous pouvez retrouver tous les contenus de Monde Numérique dans l'application mobile signée Good Barber, disponible pour iPhone et Android. Monde Numérique : [2:44] Peut-on faire tout et n'importe quoi avec de l'intelligence artificielle et notamment dans le domaine militaire ? C'est un peu la question qui s'est posée cette semaine avec cette affaire qui a fait beaucoup de bruit, affaire mettant aux prises principalement les entreprises d'intelligence artificielle Anthropik et OpenAI, toutes deux face à la défense américaine. Alors on va tout reprendre depuis le début et on va voir ça en détail. Une affaire qui est donc partie d'Anthropik. En tropique, maison mère de Claude, avait signé en 2025 un contrat de 200 millions de dollars avec le Pentagone pour fournir l'IA Claude à l'armée. Mais il y avait des conditions, et notamment des garde-fous éthiques. Interdiction notamment d'utiliser Claude pour faire de la surveillance de masse aux Etats-Unis ou pour mettre au point des armes autonomes. Seulement voilà, fin février, le ministère de la Défense a exigé un accès à Claude sans restriction. Monde Numérique : [3:40] Réaction d'Entropique, pas question. Mais le 27 février, réaction de l'administration de Donald Trump qui ordonne l'exclusion d'Entropique de toutes les agences fédérales. Le secrétaire à la Défense parle de risque pour la chaîne d'approvisionnement sécuritaire. C'est une qualification extrêmement grave, réservée jusque-là à des entreprises étrangères et d'autant plus grave qu'elle prive l'accès d'Entropique à quasiment tous les marchés publics aux États-Unis. Alors, ce n'est pas fini. L'histoire continue avec le versant OpenAI. Car voyant cela, Sam Altman, le patron d'OpenAI, concurrent d'Entropique, on le rappelle, décide de profiter de l'occasion et annonce qu'il va reprendre le contrat de 200 millions de dollars avec le Pentagone au profit de Tchadjipiti. Monde Numérique : [4:25] Entropique passe donc pour le gentil et OpenAI pour le méchant. Ce qui déclenche d'ailleurs une réaction du côté des utilisateurs, un appel au boycott de ChatGPT, une vague de désabonnements avec même le hashtag QuitGPT. Pourtant, OpenAI assure avoir reçu des garanties. Sam Altman dit qu'il a même obtenu un accord contractuel pour que l'armée respecte les fameux garde-fous éthiques, précisément ceux que réclamait Anthropik. Dario Amodei dit en gros que c'est du bullshit, qu'il qualifie les mécanismes de sécurité évoqués par OpenAI de « safety theater », c'est-à-dire de purement symbolique. Et notamment, et ça c'est intéressant, pour des raisons techniques. C'est-à-dire que le patron d'Anthropic affirme qu'un modèle d'IA ne peut pas toujours déterminer le contexte réel de son utilisation. Autrement dit, il ne sait pas s'il est en train de faire quelque chose de bien ou quelque chose de mal. Rappelons d'ailleurs que c'est le même Dario Amodei qui récemment expliquait que son IA était presque sur le point d'avoir une espèce de forme de conscience ou en tout cas une puissance de raisonnement telle qu'elle échappe carrément par moment à la compréhension humaine. Bref, revenons à l'affaire avec l'armée, cette affaire qui révèle des choses que l'on savait déjà, que Sam Altman est un businessman de talent et un opportuniste hors pair. Monde Numérique : [5:45] Que Dario Amodei, lui, se positionne comme un petit peu le garant et le gardien de la morale de l'intelligence artificielle, et en tout cas, entre les deux, le torchon brûle plus que jamais. On se souvient d'ailleurs que les deux hommes n'avaient pas voulu serrer la main lors de la photo de famille au récent sommet de l'IA en Inde. Cette affaire marque peut-être un tournant dans les relations entre les entreprises de tech américaines et le pouvoir de Washington, d'autant que des organisations professionnelles qui représentent les big tech au sens large, aussi bien Apple, Nvidia, Amazon, Google, Microsoft, Meta, etc., ont réagi publiquement pour estimer que le gouvernement ne devait pas traiter de cette manière une compagnie américaine. Monde Numérique : [6:28] En ce qui concerne la fréquentation des services eux-mêmes, il semble que le coup de gueule d'Entropique lui est un peu profité, avec un regain de sympathie de la part du public. La compagnie affirme que les inscriptions quotidiennes à Claude ont été multipliées par 4 depuis le début de l'année, et qu'elles dépassent désormais le million par jour. Monde Numérique : [6:46] A l'inverse, ChatGPT va-t-il souffrir d'une certaine désaffection du public, avec le hashtag QuitGPT notamment ? Pour l'instant, rien ne le prouve véritablement. Le leader affiche toujours à ce jour 900 millions d'utilisateurs dans le monde, ce qu'il rend ultra dominant. Au-delà de cette affaire, de cette affaire Anthropic Open AI, la période que nous vivons actuellement interroge également quant à l'usage des technologies et notamment de l'intelligence artificielle dans un contexte militaire pour la guerre contre l'Iran. Avec une question, à quoi sert l'IA ? Dans la guerre. Eh bien, en réalité, elle est très utile et on l'a appris ces dernières semaines grâce à différents articles, notamment de la presse américaine spécialisée. L'IA, oui, permet de traiter en temps réel de gros volumes de données hétérogènes comme des images satellites, des interceptions de communication, des rapports de terrain pour identifier des menaces qui sont invisibles pour l'humain ou en tout cas qui nécessitent énormément de temps pour être identifiés. L'IA permet également de simuler des scénarios tactiques et stratégiques, et elle aide à optimiser des plans beaucoup plus rapidement que si ça se faisait à la main. Les Américains ne sont pas seuls à utiliser ça. En France, l'armée française d'ailleurs a récemment signé avec Mistral. Monde Numérique : [8:06] Mais c'est surtout aux Etats-Unis bien sûr que cela prend des proportions très importantes. Et il y en a un d'ailleurs qui se frotte les mains, et bien c'est Elon Musk, le patron de XAI, qui dès le mois de janvier, a signé un contrat pour l'utilisation de grocs par les militaires. Idem pour l'entreprise Palantir, omniprésente dans l'armée américaine, notamment dans le cadre d'un méga-contrat de 10 milliards de dollars portant sur de l'IA prédictif pour le renseignement en temps réel. C'est le programme Maven, surnommé le Uber de la guerre, un outil qui permet de faire faire par une vingtaine de personnes, ce qui auparavant nécessitait environ 2000 analystes. Encore une fois pour suivre les satellites, les drones, les réseaux sociaux, etc. Et prédire les mouvements de missiles et même les emplacements de sites nucléaires. Autre exemple qu'on pourrait citer, la pépite SMAC Technologies, une entreprise fondée par d'anciens marines qui vient de lever 32 millions de dollars fin février pour fournir également des suites logicielles de simulation de champ de bataille avec un système d'apprentissage par renforcement. Monde Numérique : [9:09] Bref, l'IA est bel et bien devenue un outil stratégique indispensable responsables au service de la défense. Et pour les entreprises de tech, c'est un business et un business qui rapporte. Avec malgré tout cette ligne jaune révélée, et on y revient par l'affaire Anthropik, cette ligne jaune qui sépare le simple travail d'analyse, du développement éventuel d'outils de surveillance de masse ou d'armes létales automatiques. Une ligne jaune que certains ne veulent donc pas franchir, mais que d'autres n'hésiteront sans doute pas à transgresser. Monde Numérique : [9:51] Allez, revenons à des choses un peu plus légères avec les annonces Apple cette semaine. Gros déballage de nouveautés de la part de la marque à la pomme. On s'y attendait. La firme a dévoulé une demi-douzaine de nouveaux produits, rien de moins. Monde Numérique : [10:04] Dont un certain nombre ont un point commun. C'est un prix plutôt serré, pour une fois, chez Apple. C'est rare. On commence par l'iPhone 17e. C'est le nouveau de la gamme 17, de la génération des iPhone 17. Il succède à l'iPhone 16e, un iPhone d'entrée de gamme, mais donc évidemment plus musclé, avec une puce de dernière génération A19 pour faire tourner les fonctions d'IA embarquées, les futures versions d'iOS, un stockage doublé à 256 Go, une compatibilité MagSafe, l'aimant à l'arrière pour recharger le téléphone, la 5G, un meilleur Wi-Fi, etc. Et tout cela pour un prix inchangé par rapport à son prédécesseur. L'iPhone 17e est proposé à partir de 720 euros environ. Du côté des ordinateurs portables, la petite surprise, c'est le nouveau-né, le MacBook Neo. Un Mac portable ultra léger et ultra abordable, lui aussi à partir de 700 euros. Un ordi hyper léger, plus léger que le MacBook Air, avec un écran de 13 pouces, liquid retina, une puce de type A18 Pro, ce qui offre une autonomie annoncée d'une journée environ. Monde Numérique : [11:12] Deux ports USB-C, un type 2 et un type 3, une prise casque, deux configurations, 256 ou 512 Go de stockage avec 8 Go de RAM, et de la couleur pour séduire tout le monde, des couleurs telles que le rose, le jaune, le bleu ou l'argent. Bref, un vrai Mac grand public, voire vraiment destiné et taillé pour les étudiants, puisqu'il y aura même une réduction de 100 euros pour les étudiants. Monde Numérique : [11:36] Alors, ce n'est pas tout. Apple refont également sa gamme d'iPad et de MacBook traditionnels autour de la nouvelle puce M5 avec l'iPad M5 et le MacBook Air et le MacBook Pro équipés de puces M5 Pro et M5 Max. Enfin, l'iPad Air, lui, passe à la vitesse M4. Bon, ça fait beaucoup de M chez Apple, on a un peu du mal à s'y retrouver. Monde Numérique : [11:59] Toujours du côté des produits high-tech, les lunettes méta. Il y a un problème avec les fameuses lunettes connectées méta et un problème de taille. Voilà qu'on s'est aperçu que des images très intimes, très personnelles, avaient fuité grâce à ces lunettes connectées. Il y a ces lunettes qui permettent, on le sait, de filmer un peu tout et n'importe quoi grâce à la caméra embarquée. Or, des scènes réellement très intimes de personnes faisant l'amour ou de personnes aux toilettes ont fuité et se sont retrouvées, tenez-vous bien, sur les écrans d'employés d'une société au Kenya. Alors, comment est-ce possible ? Eh bien, c'est un peu toujours la même chose avec ce genre de joujoux connectés. Au moins, au début, il y a une phase d'améliorer le produit, une phase de contrôle qui est confiée à des sous-traitants, généralement situés dans d'autres pays que les pays qui fabriquent les produits eux-mêmes. Et là, ce sont donc les employés de cette entreprise située au Kenya qui sont tombés sur ces jolies images, enregistrées a priori à l'insu des utilisateurs, sans doute de manière involontaire, peut-être après un déclenchement intempestif, les fameux faux positifs, la caméra qui se déclenche toute seule, ou bien peut-être volontairement aller savoir. En tout cas, il faut savoir, quand on utilise des lunettes connectées, tout ce que vous regardez, potentiellement, peut se retrouver peut-être sur des ordinateurs auxquels vous n'avez pas pensé. Monde Numérique : [13:25] L'intelligence artificielle va-t-elle détruire ou au contraire créer des emplois ? C'est la grande question du moment. La semaine dernière, on parlait de cette note d'un cabinet d'études américain qui prédisait une apocalypse du travail à cause de l'IA. Eh bien, cette semaine, le vent souffle dans l'autre sens, si on peut dire, avec une note de la Banque Centrale Européenne, la BCE, publiée le 4 mars, qui estime que l'intelligence artificielle est encore loin de supprimer massivement des emplois en Europe. Et ce serait même le contraire. Selon cette note, les entreprises qui utilisent fréquemment l'IA réaliseraient 4% d'embauches en plus. Ce constat est particulièrement visible dans les entreprises qui utilisent l'IA pour la R&D, l'innovation et qui nécessitent l'embauche de personnel hautement qualifié. Alors la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a quand même précisé que les conséquences réelles sur le marché du travail n'étaient peut-être pas encore pleinement visibles. Autrement dit, cette étude, même si elle est rassurante aujourd'hui, ne prédit pas forcément ce qui va se passer dans l'avenir. Donc en attendant, chacun a un peu sa vision des choses. Et d'ailleurs, on le voit à travers les déclarations à droite et à gauche. Entre ceux qui pensent que, oui, l'IA va faire un massacre sur le marché du travail, notamment parmi les plus jeunes, et puis ceux, au contraire, qui estiment que, de toute façon, ce sera essentiellement un accélérateur de productivité et donc de croissance. Monde Numérique : [14:52] Delia, toujours avec cette mise en garde d'attention aux utilisations frauduleuses de l'intelligence artificielle, il y a une nouvelle arnaque qui commence à se répandre, c'est l'arnaque au remboursement sur les sites marchands, notamment les sites de vente entre particuliers, comme la plateforme Vinted. En fait, c'est parti d'un cas qui a été repéré, des acheteurs utiliseraient des images générées par l'intelligence artificielle pour faire croire que les articles qu'ils ont reçus étaient abîmés et donc pour réclamer un remboursement. Des livres déchirés, déchiquetés, des vêtements aussi, des objets cassés. Alors en fait, ce sont des images générées par IA qui sont envoyées pour se plaindre et qui parviennent à tromper les systèmes d'analyse et de traitement automatique des litiges. Donc c'est une vraie arnaque. Ça se faisait en Chine, ça avait déjà été identifié. Apparemment, ça arrive en Europe. Donc soyez prudents si vous utilisez notamment ces plateformes. Monde Numérique : [15:48] Et de l'IA encore avec cette question, cette question qui est latente depuis pas mal de temps aux Etats-Unis, mais qui a sans doute trouvé maintenant sa réponse. Non, une œuvre d'art générée par intelligence artificielle ne peut pas être attribuée à l'intelligence artificielle. Pas de protection par copyright pour les œuvres attribuées uniquement à une IA. C'est la décision de la Cour suprême américaine cette semaine, ou plutôt la non-décision en fait, puisque la Cour suprême a refusé d'examiner un recours qui avait été déposé dans le cadre d'une affaire qui traîne depuis des mois. C'était l'affaire Thaler contre Perlmutter. Stephen Thaler demandant à ce qu'on reconnaisse le copyright pour une image entièrement produite par son système d'IA. Eh bien non, ça ne marche pas. Les œuvres générées par des machines ne peuvent pas être protégées s'il n'y a pas d'auteur humain identifié. En tout cas aux États-Unis et en Europe également. D'ailleurs, la paternité d'une œuvre ne peut pas être attribuée seulement à une IA parce qu'il n'y a pas de personnalité juridique en tant que telle. En revanche, il semble que ce soit un peu différent en Asie où une simple contribution créative humaine peut permettre la protection d'une œuvre générée par l'intelligence artificielle. Monde Numérique : [17:02] Avant d'aller plus loin, un mot de Froganz, partenaire de l'hebdo de Monde Numérique. En 2025, je vous ai fait découvrir cette initiative technologique unique au monde, une nouvelle manière de consulter, de publier du contenu en ligne. Froganz fait sortir Internet du cadre avec des sites graphiques, simples, très fluides. 2026 sera une année décisive pour Froganz, qui s'adresse pour l'instant en priorité aux développeurs. Comment ça marche concrètement ? Alexis Tamas, cofondateur de Froganz. Invité : [17:29] Le fonctionnement de Froganz du point de vue de l'utilisateur final, c'est une application. Alors sur un téléphone, ça vient d'un store tout à fait traditionnel. Sur un ordinateur, pareil, on télécharge un petit logiciel qui s'appelle Froganz Player, qui est disponible gratuitement, qui ne nécessite pas d'enregistrement de la part des utilisateurs et qui est distribué par l'OP3FT qui est en charge de la standardisation de Froganz. Monde Numérique : [17:49] Et pour en savoir plus, rendez-vous sur f2r2.fr, f2r2.fr. Invité : [17:59] Jérôme Colombain à Paris, bonjour. Monde Numérique : [18:02] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal. Invité : [18:04] Je pourrais te dire aussi bonjour Jérôme Colombain à Barcelone parce que tu as passé un bout de temps là-bas. Monde Numérique : [18:10] Alors presque, maintenant je suis rentré, mais effectivement j'étais en début de semaine au salon Mobile World Congress de Barcelone, qui est un incontournable, qui a lieu tous les ans et je ne raterais ça pour rien au monde. C'était la 20e année à Barcelone. Invité : [18:23] Je t'en vis chaque fois. Monde Numérique : [18:24] Oui, je sais que tu es fan de jambon ibérique tout comme moi. Invité : [18:27] Non, de technologie. de technologie tais-toi mais Jérôme qu'est-ce que tu retiens de cette édition aussi ? Monde Numérique : [18:36] Et bien écoute c'était assez intéressant ce salon en réalité, d'abord il faut préciser que ce salon il a vraiment deux visages il a un visage très grand public avec des nouveaux smartphones, et là on était un petit peu en retrait je dirais que le smartphone n'est plus le roi de la fête en réalité il y a des nouveautés mais bon je vais t'en parler, il y a quelques nouveautés, mais on sait que le plus gros effet est en matière d'innovation sur les mobiles. Et puis, il y a un aspect un peu moins visible, un peu plus, beaucoup plus professionnel, parce qu'en fait, Barcelone, ce sont aussi les opérateurs, les équipementiers. Invité : [19:10] Et c'est là que ça signe. Monde Numérique : [19:12] C'est là que ça signe, c'est là que ça discute. Il y a un aspect très commercial. Il y a un aspect aussi très... On travaille déjà sur les... On essaye d'imposer des normes techniques, des prérequis techniques qui deviendront plus tard énormes, par exemple pour la 6G. Invité : [19:29] Etc. L'exemple parfait, c'est le grand patron de Nvidia qui était là-bas pour faire du lobby pour que l'IA soit incorporée dans la 6G. Monde Numérique : [19:37] Voilà, alors effectivement, on a beaucoup... On a beaucoup parlé de l'IA avant qu'elle soit incorporée dans la 6G. Et c'est vrai que les opérateurs s'y intéressent parce que ça leur permettrait, eux, de garder un peu la main. C'est-à-dire parce que, de toute façon, l'histoire des opérateurs depuis longtemps, c'est que cette histoire-là leur échappe un peu au fur et à mesure. Ils n'ont plus la main sur les smartphones, ils n'ont plus la main sur les réseaux, enfin aussi et quand même encore. Mais ils cherchent toujours à proposer des nouveaux services à leurs abonnés pour quelque part justifier toujours leurs raisons d'être et puis surtout pouvoir faire du business, facturer des nouveaux services. Et mettre de l'IA dans les réseaux, on ne sait pas encore sous quelle forme ça pourrait se faire mais c'est effectivement vraiment dans l'air du temps. Même si on parle aussi, tu sais, de plus en plus de l'edge intelligence, c'est-à-dire que l'IA serait de moins en moins distante et elle serait de plus en plus dans les terminaux, grâce à des smartphones toujours plus puissants, etc. Invité : [20:44] Oui, et des IA qui sont moins gourmantes aussi en puissance. Monde Numérique : [20:47] Voilà, tout à fait, c'est ça. Et puis, les opérateurs, ils essayent aussi de proposer des nouveaux services. Ils se tournent notamment vers l'espace. Et ça, c'est ça qui m'a marqué, c'est qu'on sent qu'il se passe quelque chose, c'est le cas de le dire, avec l'espace. Invité : [21:03] Parce qu'aujourd'hui, là, en France, il n'y a aucun fournisseur de services qui offre la connexion satellitaire. Monde Numérique : [21:09] Est-ce que je me trompe ? Alors, ça dépend de quoi on parle. C'est la connexion satellitaire à la maison avec une parabole. Si, il y a des opérateurs, d'accord, c'est de la connexion fixe. Invité : [21:19] C'est devenu banal. Voilà. Monde Numérique : [21:22] Mais sur smartphone, il y a Apple qui offre son système minimal. On peut envoyer des SMS de secours. Invité : [21:32] Qui sont déjà pré-fabriqués et qu'on envoie, qu'on choisit. Monde Numérique : [21:36] C'est ça, mais on commence à parler de SMS tout à fait normaux, c'est-à-dire des SMS y compris pour des choses pas intéressantes. Et ça, c'est un service qui pourrait arriver prochainement dans les smartphones. Il faut que le smartphone soit compatible et il faut que l'opérateur ait implémenté un service. J'ai interviewé d'ailleurs une startup américaine, mais qui fait beaucoup de pressing en France, qui s'appelle Skylo, et qui essayent comme ça de développer cette stack, cette fonctionnalité qui arrivera prochainement sur certains smartphones. Invité : [22:07] Mais Jérôme, tu me permettras quand même de gonfler le torse en disant qu'au Canada, maintenant, c'est disponible depuis un moment. Avec Rogers qui a fait une entente, c'est une des six ou sept entreprises à travers le monde qui a fait une entente avec Starlink. Maintenant, on peut passer, on peut envoyer des courriels, on peut passer un coup de fil à partir du réseau d'Elon Musk. Et d'ailleurs, la semaine dernière… Directement depuis un smartphone? Exactement, oui, sans rien adapter. Et ce qui est particulier, tu te souviens, pas hier, la semaine dernière, j'étais à Ribouski. Et puis, à un moment donné, j'ai fait exprès, je suis sorti de la zone de couverture de Rogers juste pour tester ça. Et donc, j'étais en connexion satellitaire en utilisant Starlink. Je n'ai pas vu, mis à part que c'est indiqué sur mon téléphone, je n'ai pas vu vraiment de différence dans le service. C'est pour te dire comment on est en train de transgresser des lois vieilles du début des télécommunications. Monde Numérique : [23:01] Exactement, exactement. Non, mais Starlink était présent d'ailleurs à Barcelone. Invité : [23:06] J'imagine. Monde Numérique : [23:06] Il fait peur aux Européens parce que, évidemment. Et d'ailleurs, ils ont annoncé, mais là, au même moment, en même temps que le salon, ils ont annoncé qu'ils allaient offrir ce qu'on appelle du direct tout sel. Invité : [23:19] Exactement, c'est ce dont je te parle. Monde Numérique : [23:21] Voilà, c'est ça. Donc, ça devrait arriver aussi en Europe. Bon, on n'a pas notre concurrent de Starlink. On a E-Telsat, mais qui ne propose pas directement depuis un smartphone. Et puis, les opérateurs essayent aussi, pour des questions de souveraineté, de s'en tenir un peu à l'écart. Invité : [23:37] Oui, ça a été un peu de solution européenne. Monde Numérique : [23:40] Oui, c'est un sujet un peu sensible, ce Starlink. Invité : [23:44] Jérôme, permets-moi de faire bifurquer tes propos vers quelque chose qui a marqué l'attention de bien des gens. Tu en as parlé parce que tu as fait une vidéo sur le sujet. Moi, j'en ai parlé aussi. Ce sont les téléphones. Notamment, il y en a un qui a tiré l'attention avec ses Honor, avec sa petite caméra qui sort de l'appareil et qui ressemblent étrangement à un appareil de caméra que toi, tu utilises pour faire de la vidéo ou un reportage. Monde Numérique : [24:11] Oui, tout à fait. C'était l'attraction du salon, ça. C'était vraiment ce qui était le plus un peu spectaculaire. Donc, cette petite caméra qui se déplie et ça devient une caméra stabilisée. Et comme tu le disais, moi, j'utilise ça et je m'en suis servi d'ailleurs à Barcelone pour réaliser toutes mes interviews. Et donc ça a plusieurs fonctions ça stabilise c'est mieux qu'un stabilisateur optique et puis ils ont enrichi le truc, en fait ils ont fait tout un storytelling autour de ça en expliquant que c'était un petit robot alors pourquoi un petit robot ? Parce que eh bien au-delà de filmer, la caméra peut être animée par des petits mouvements en fonction des applications t'as l'impression qu'elle te fait coucou avec la tête elle te dit oui elle tourne la tête dans tous les sens, etc. Bon, cet aspect-là, personnellement, je n'ai pas été très convaincu, je ne suis pas persuadé, mais bon, je me trompe peut-être, c'est parce que je ne suis pas client, je ne m'attends pas d'un téléphone ce qui me fasse des risettes, je veux surtout qu'il me rende service. Et en termes de fonctionnalité, ce n'est pas idiot, parce qu'il y a cet aspect filmé avec la stabilisation, ce qu'on appelle un gimbal, Une caméra stabilisée, en bon français. Mais moi, l'utilité que je vois... Alors, le cas d'usage aussi qui est présenté, c'est que tu promènes avec ton téléphone dans la poche de ta veste et puis tu as la caméra qui peut filmer tout ce qui passe devant et même suivre des personnes. Monde Numérique : [25:39] Pourquoi pas ? À mon avis, ça fait partie quand même des usages un peu problématiques pour la vie de tous les jours. Si on commence à filmer tout le monde, c'est comme pour les lunettes dont on parlait récemment. Mais aussi tout simplement pour faire de la visio avec de la famille etc moi comme tu vois je sais que quand je fais souvent quand je fais de la visio avec ma maman une fois sur deux elle n'est pas devant l'écran bon ben je me dis peut-être avec ça elle pose le truc sur une table et puis la caméra va la suivre, Après, c'est une performance technique parce qu'ils ont fait un moteur minuscule qu'ils ont réussi à intégrer dans un smartphone. Donc, c'est quand même étonnant. Et ils promettent que ça ne consomme pas trop d'énergie parce que par ailleurs… C'était ma question. Invité : [26:22] Et on ne le sait pas pour le moment. Monde Numérique : [26:24] Non, mais il y a aussi des innovations en termes de batterie. Ils m'ont montré des batteries qui sont utilisées dans ce téléphone et qui sont incroyables, qui sont épaisses comme une carte à jouer. Tu vois, une carte, mais vraiment, c'est une carte de crédit. C'est épais comme une carte de crédit et c'est une batterie donc si en plus tu en mets plusieurs pour augmenter un peu tu peux avoir une autonomie, je pense confortable dans un encombrement minime donc ça c'était vraiment l'attraction, et puis l'autre attraction c'était sur le stand de Samsung c'est le système Privacy Display donc en fait un système comme son nom l'indique un filtre de confidentialité c'est comme les filtres tu sais qu'on peut mettre les filtres physiques qu'on peut poser sur l'écran de son téléphone pour qu'on ne puisse pas voir ce qui se passe quand on n'est pas pile en face, donc sur le côté ou au-dessus, on ne peut pas voir. Monde Numérique : [27:16] L'écran est tout noir, enfin il apparaît comme s'il était tout noir. Mais là, c'est intégré électroniquement dans le téléphone, donc c'est vraiment malin. On peut l'activer ou le désactiver parce que malgré tout, ça pompe un peu de luminosité, donc c'est bien aussi de pouvoir le couper à certains moments. Et puis surtout, je trouve le plus intelligent, c'est qu'on peut l'associer à différentes applis, donc sur des applis spéciales. Je ne sais pas, ton appli bancaire, par exemple, chaque fois que tu la lances, le filtre s'active automatiquement. Donc, on ne peut pas voir par-dessus ton épaule. Ça, je trouve que c'est vraiment une super bonne idée. D'ailleurs, ça fait beaucoup de buzz et ce serait bien que d'autres marques s'emparent également de cette innovation. Invité : [27:59] Sinon, j'ai vu que Huawei était assez présent aussi. Monde Numérique : [28:03] Alors Huawei était très présent, c'est le plus gros stand de Barcelone traditionnellement parce qu'ils ont à la fois des produits grand public, des smartphones, beaucoup de montres connectées, bon ils ont lancé une nouvelle montre connectée pour les sportifs, notamment pour les marathoniens, ils ont lancé des écouteurs et ça, ça vaut juste le coup d'être signalé parce que c'est des écouteurs d'une nouvelle forme en réalité avec ces deux petites boules et ça vient se pincer sur le bas de l'oreille. Et en fait, ça te permet d'avoir ça un peu comme des boucles d'oreilles, mais enfin, ça peut se porter aussi quand tu es un homme. Et ce n'est pas des écouteurs intra-auriculaires. Ça ne te rentre pas dans l'oreille. Donc, ça ne te coupe pas de la conversation avec les gens qui t'entourent. C'est beaucoup moins dérangeant. Et tu peux les garder toute la journée, en fait, ces écouteurs-là. Donc, c'est ce qu'on appelle un form factor, enfin, un nouveau modèle. J'ai vu la même forme chez TCL, par exemple. Voilà, mais Huawei est également présent pour des smartphones. Tous ne sont pas distribués en Europe, c'est ça qui est troublant. Ils avaient notamment leur smartphone à trois écrans, comme Samsung d'ailleurs. Monde Numérique : [29:16] Qui se déplie en trois, l'un comme un accordéon, l'autre comme un portefeuille. Mais ce sont des produits qui ne sont pas distribués en Europe actuellement, donc c'est essentiellement pour le marché asiatique ou pour d'autres marchés dans le monde. Peut-être que tu le verras toi avant nous ici en France. Et puis Huawei, il y a aussi des kilomètres carrés d'expositions consacrées à tout ce qui touche au réseau aussi. Invité : [29:39] Oui, parce qu'il faut rappeler, Huawei, c'est aussi un des plus grands équipementiers au niveau de la télécommunication mondiale. Alors évidemment, ils ont besoin de cet espace-là pour montrer tout leur équipement qui peut servir à monter des réseaux, particulièrement en Afrique où ils sont très populaires. Ils ont une grosse partie du marché d'abord. Monde Numérique : [29:57] Absolument. Et on voit beaucoup de… Alors, j'en ai vu moins cette année d'Africains qui arpentaient le salon. Beaucoup de Chinois aussi. Énorme présence chinoise. Invité : [30:11] C'est drôle parce que de plus en plus dans les expos françaises qui se passent en France, on voit énormément de présence chinoise. Monde Numérique : [30:21] C'est impressionnant. Ils étaient très présents au CES, tu te souviens. Invité : [30:26] Dans l'auto, même dans la tech, ils sont de plus en plus présents. Monde Numérique : [30:31] Et là, bien que ce soit un salon axé télécom et smartphone, ils montraient aussi des voitures. Par exemple, Xiaomi qui présentait un nouveau concept car. Et puis, des robots, des robots humanoïdes aussi. Donc, il y avait Unitree, il y avait Agibot. Il y avait des démonstrations de robots humanoïdes bon des choses qu'on a déjà vu au CES de Las Vegas mais quand même assez intéressant et Honor aussi a présenté un petit robot alors ils avouent eux-mêmes que pour l'instant, le robot il ne sait pas faire grand chose enfin il est très bien de toute façon l'état de la robotique tu le sais comme moi aujourd'hui, point de vue électromécanique ça y est on a vraiment franchi une étape on arrive à faire des trucs hyper performants, pas trop lourds avec une autonomie énergétique raisonnable mais question, autonomie logicielle c'est nul ils ne peuvent pas faire grand chose ils sont tous télécommandés en réalité. Invité : [31:32] Et sinon, si je te demandais, pas ce que tu retiens, parce que tu as fait un bon tour d'horizon, mais si tu compares à d'autres éditions, est-ce que c'était une bonne édition, ça valait la peine d'aller faire son tour? Monde Numérique : [31:43] Oui, oui, c'était vraiment une édition intéressante. Et puis, ce dont je ne t'ai pas parlé aussi, ce sont les lunettes connectées, nos fameuses lunettes connectées, parce qu'il y avait plusieurs modèles. Et notamment, alors, chinois, puisqu'on parle des marques chinoises, il y avait TCL qui continue avec leur marque Rayneo. Elles sont pas mal du tout, c'est lunettes connectées. Donc, j'ai pu tester la dernière version du système de traduction automatique. Donc, une personne me parle en chinois et ça s'inscrit en sous-titre juste devant mes yeux. Et franchement, ça marche pas mal. Invité : [32:14] Ça, c'est celle qu'on voit dans la vidéo ? Monde Numérique : [32:16] Oui, tout à fait. Alors, il y a plusieurs vidéos et il y a plusieurs paires de lunettes. Donc, il y a un peu de tout. Invité : [32:23] Dans une de tes présentations. Monde Numérique : [32:25] Justement, on doit avoir cette expérience. Les vidéos que j'ai mises en ligne, oui. Et puis, j'ai testé également les lunettes connectées d'Alibaba qui débarquent en Europe. Et alors là, à mon avis, ça va faire très mal. Ils ont annoncé à Barcelone le lancement global de leurs lunettes dans je ne sais pas combien de pays. Et ça va être monstrueux. C'est-à-dire qu'il y a plein de modèles, il y a plein de fonctions, traductions, etc. Il y a un petit assistant intelligent. Lyon, en Asie, tu peux payer avec ça, tu peux commander un Uber et tout. Bon, c'est... Voilà. Sinon, mon cher Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet? Invité : [33:03] Écoute, je suis tellement content que tu me poses la question parce qu'à Toronto, il y avait une grande fête du podcast cette semaine à Toronto. Et puis, j'ai le podcastologue en chef, Stéphane Bertomec, qui a été faire un tour là-bas. Il nous rappelle plein de nouvelles de l'écosystème podcastien canadien. J'ai aussi des nouvelles, tu te souviens, on n'en a pas parlé, mais tu sais que c'est les 30 ans de Pokémon, hein? Monde Numérique : [33:28] Oh! C'est pas vrai. Ça m'a dû échapper. Invité : [33:31] Ben oui, c'est passé à côté de ton radar. Ben oui, mais tu n'arrives pas, tu ne peux pas te promener à travers la planète puis en même temps courir les 30 ans de Pokémon. Ça, c'est la prochaine fois que tu vas aller au Japon. Mais donc, c'est le 30e anniversaire de Pokémon. Et il y a Carl Edwin Michel qui nous a fait un beau portrait de la situation. 30 ans depuis le début. C'est vraiment intéressant. Monde Numérique : [33:50] Pokémon, incroyable. Invité : [33:51] Oui, Pokémon, oui. Et puis, sinon, un petit clin d'œil aux jeunes et la fraude en ligne. s'ils sont aussi affectés par la chose. Et c'est Catherine Dupont-Gagnon qui vient nous en parler. Alors, plein, plein, plein de sujets qui vont ravir les gens qui prendront un peu de temps pour venir nous écouter cette semaine. Jérôme Colombin, je te souhaite de passer une excellente semaine avec tes auditeurs parce qu'ils ont à boire et à lire et à écouter chez toi. Monde Numérique : [34:17] Je te salue également, Bruno, et je salue tes auditeurs la semaine prochaine. Invité : [34:34] Monde numérique, le meilleur de la tech. Monde Numérique : [34:44] Et on va donc plonger au cœur du salon de Barcelone dans la deuxième partie de cette émission avec des interviews. On va s'intéresser aux nouveautés Honor, qui était un peu le roi de la fête avec son robophone. Vous allez tout comprendre si jamais ça vous avait échappé jusqu'à présent. Également TCL et puis Skylo, un opérateur de SMS par satellite. Ensuite, on fera un petit bilan avec Capgemini. Un reportage spécial au Mobile World Congress en partenariat avec FreePro. FreePro, c'est le meilleur de free pour les entreprises. Bonjour Pierre-Alain Houard. Bonjour. Représentant de Honor en France, marque chinoise. Marque chinoise qui fait le show cette année au Mobile World Congress de Barcelone avec un paquet d'annonces assez spectaculaires et notamment vous donner dans le robot. Racontez-nous ça. Invité : [35:32] Alors, il y a plusieurs types de robots. On a annoncé pas mal de robots, de choses intéressantes. Ce que vous voyez derrière moi, c'est le robophone. C'est le premier téléphone robot au monde. Il y a une grande particularité, c'est qu'il a un gimbal intégré au niveau du capteur. Monde Numérique : [35:47] Alors, un gimbal, c'est-à-dire que c'est une petite caméra motorisée. Stabilisée, oui. Invité : [35:51] Motorisée, stabilisée. Et pour ça, on a dû créer le plus petit moteur au monde. Ça, c'est une grande prouesse. On l'a fait en huit mois. et donc du coup cette caméra va venir sortir du dos du téléphone pour pouvoir filmer à 360 degrés et pouvoir vous suivre. Donc typiquement je peux poser le téléphone sur une table ou même par terre, et je peux me balader autour du téléphone et la caméra va me traquer et va automatiquement comprendre ce que je suis en train de faire pour pouvoir prendre les meilleurs angles de vue. Monde Numérique : [36:18] Alors, c'est une performance technique. Les cas d'usage, ça pourrait être quoi ? Invité : [36:21] Là, par exemple, vous êtes en train de me filmer avec un stabilisateur, avec une petite caméra, peut-être DJI ou une autre marque. Monde Numérique : [36:29] Exactement. Invité : [36:30] Et vous avez aussi un téléphone dans la poche. Et potentiellement, vous avez même un appareil photo dans votre sac, voire une caméra. Nous, on cherche à tout centraliser. Vous aurez tout en un seul appareil. Et c'est ça, le vrai avantage. C'est vraiment la simplification de votre quotidien. Monde Numérique : [36:44] Alors ça c'est pour un usage pro ou en tout cas semi-professionnel on va dire est-ce qu'il y a des applications également grand public pour faire de la visio etc bien sûr parce. Invité : [36:53] Qu'en fait une fois que cet appareil ce gimbal, ce stabilisateur est rentré dans le corps du téléphone il sert le capteur principal, un capteur 200 mégapixels donc c'est une très bonne qualité ah oui d'accord. Monde Numérique : [37:03] Donc on peut aussi l'utiliser en mode fermé exactement. Invité : [37:05] Et il sert l'appareil photo et au delà de ça, même pour ceux qui ne sont pas forcément créateurs de contenu il y a un usage, et on pense à de nouveaux usages notamment au niveau de l'intelligence artificielle donc nous ce qu'on aimerait, notre vision quand on voit les choses, c'est que l'IA n'est pas là pour remplacer l'humain, l'IA est vraiment là pour épauler, pour créer des synergies avec les humains, pour nous aider à créer et nous développer et donc on imagine un monde où cette petite caméra qui sortira du téléphone qui sortira de la poche, peut vous aider dans vos usages du quotidien, par exemple quand vous êtes à votre bureau, vous pouvez très bien poser votre téléphone, la caméra sortira d'elle-même et interagira avec vous Admettons que j'ai une soirée ce soir, admettons que j'ai un rendez-vous, je cherche à savoir comment m'habiller, moi je suis pas bon pour matcher des couleurs par exemple, la caméra elle pourra sortir et me faire des petits gestes de la tête pour me dire « oui, cette ceinture va bien avec ta chemise ». Monde Numérique : [37:56] Ah oui, donc en fait là les mouvements de la caméra deviennent un peu… c'est pour ça que vous parlez de robots, parce qu'il y a un petit côté petit personnage. Invité : [38:05] Tout à fait, on est là, un petit peu pour humaniser la chose et pour rendre la chose ludique et utile. Monde Numérique : [38:11] Alors ça, c'est un smartphone. C'est juste une bête de foire pour le Mobile World Congress ou ça va véritablement être commercialisé ? Invité : [38:19] Ça va être commercialisé depuis trop longtemps. Les smartphones sont un peu les mêmes depuis 10, 15 ans même. C'est cette petite boîte noire, ce petit rectangle noir qui ne change pas énormément. Et donc on est là un petit peu pour bousculer les codes, pour changer ce marché et proposer une vraie innovation avec une utilité et bien sûr, ce sera commercialisé d'ici la fin de l'année 2026. Monde Numérique : [38:40] On a une idée du prix ? Invité : [38:41] On n'a pas encore l'idée du prix. Monde Numérique : [38:43] Est-ce qu'il n'y a pas un problème de fragilité et puis de batterie, d'autonomie ? Parce que bon, dès qu'il y a un moteur, ça consomme plus d'énergie. Invité : [38:51] C'est une excellente question. La fragilité, c'est quelque chose qu'on maîtrise. Donc en même temps que le robot phone, on a annoncé le Honor Magic V6 qui est notre cinquième itération d'un smartphone pliable. Extrêmement résistants. On a même des démonstrations où les gens utilisent le Honor Magic V6 comme tyrolienne, ils peuvent se suspendre. Monde Numérique : [39:09] Oui, j'ai vu ces vidéos. Il faut y penser, hein. Utiliser son smartphone pour s'accrocher à une tyrolienne, c'est un peu torturé, mais bon, pourquoi pas. Invité : [39:19] Bien sûr, c'est pas un cas d'usage concret, mais c'est pour démontrer la résistance de la chose. Donc ça, c'est très important pour nous. Nos smartphones sont extrêmement résistants. On l'a vu aussi avec le Honor Magic 8 Lite, qui peut casser des noix, qui peut résister à des chutes de 2,5 mètres. C'est des choses qui sont impressionnantes et c'est quelque chose qu'on maîtrise. Et au niveau de l'autonomie, c'est quelque chose qui ne nous fait absolument pas peur. On a parmi, si ce n'est les smartphones les plus endurants du marché, ça c'est parce qu'on maîtrise une technologie qui est le silicium carbone. Non seulement on maîtrise la technologie, mais on est pionnier, on est leader sur cette technologie. Silicium carbone, c'est une technologie qui permet d'avoir une plus grande densité énergétique dans un plus petit format. donc concrètement ça nous permet, j'ai un excellent exemple d'avoir des batteries qui sont très fines ça c'est une batterie en silicium carbone la batterie de demain regardez à quel point elle est. Monde Numérique : [40:05] Fine mais c'est la taille d'une fiche bristol. Invité : [40:08] Exactement, on l'a même collé sur une carte à jouer pour s'amuser pour vous montrer à quel point c'est fin et ça c'est l'avenir, et l'avenir on le construit. Monde Numérique : [40:17] C'est ce qu'il y a actuellement dans vos smartphones tout à fait donc ça permet d'assurer de l'autonomie donc du coup si j'en mets une plus grosse épaisseur, bah j'augmente l'autonomie ? Invité : [40:28] Exactement, exactement. Et c'est pour ça que nos smartphones ont une grosse autonomie, et sont quand même très fins. Typiquement le Honor Magic V6, donc le pliable qu'on est en train de lancer, 6660 mAh de batterie, donc très grosse batterie, 24 heures d'autonomie certifiée en un usage ouvert, donc une fois qu'il est déplié, et j'en ai un avec moi, je vais pouvoir vous le déplier. Monde Numérique : [40:47] Alors voyons ça. Invité : [40:49] Si j'arrive à le trouver. Monde Numérique : [40:53] Oui, là, avec le micro dans une main et le smartphone dans l'autre pour le déplier, je ne vous facilite pas les choses. Invité : [40:58] Et regardez à quel point il est fin. Monde Numérique : [41:00] Quelle épaisseur ça fait, ça ? Invité : [41:01] Ça fait 8,7 mm une fois plié, et on est à 4 mm à peu près une fois déplié ? Monde Numérique : [41:06] Déplié, ouais, ouais. Effectivement. Bonjour Yacine Bourahoua. Invité : [41:16] Bonjour. Monde Numérique : [41:17] Alors, quoi de neuf chez TCL cette année au Mobile World Congress de Barcelone ? Invité : [41:21] Alors, cette année à Mobile World Congress, l'annonce, on va dire, la plus importante, c'est la technologie Next Paper qui arrive sur des écrans AMOLED. Aujourd'hui, on montre une technologie, on n'annonce pas un produit, mais ça montre ce qui sera le futur de nos écrans, de nos expériences visuelles dans les produits à venir cette année. Restez au contact, suivez l'actualité d'ici la fin de l'année. On lancera un produit avec cette techno. Donc c'est vraiment le meilleur des deux mondes, c'est-à-dire qu'il n'y a plus du tout de compromis en termes de luminosité, de contraste. Monde Numérique : [41:53] Mais rappelez-nous ce que c'est NextPepper. Invité : [41:54] Alors NextPepper, c'est une technologie qui est... On va dire les deux piliers importants de NextPepper sont la réduction de la lumière bleue qui fatigue les yeux. Donc on la baisse vraiment jusqu'à 2,9% par rapport à un produit, un écran classique. Et aussi le traitement anti-reflet, et qui par la même occasion, il se situe à un traitement anti-trace de doigt. Monde Numérique : [42:14] Ah oui, c'est impressionnant parce qu'on peut manipuler le téléphone pendant des heures, il n'y a aucune trace de doigt. Comment ça se fait ? Invité : [42:21] Les mobiles ici sont manipulés toute la journée, je pense que vous voyez sur les images qu'il n'y a aucune trace de doigt. En plus, il n'y a pas de réflexion et en plus, on économise un peu notre fatigue oculaire. C'est très mat en fait. Monde Numérique : [42:33] C'est un écran très mat, ce qui est assez élégant, il faut le dire. Invité : [42:36] C'est l'écran le plus adapté aux yeux, la lumière est circulaire comme la lumière naturelle, on réduit la lumière bleue et il n'y a pas de réflexion. Monde Numérique : [42:43] Donc la nouveauté, c'est cette technologie qui arrive sur de l'AMOLED. Invité : [42:47] Donc un écran AMOLED, aujourd'hui la techno qu'on monte, c'est un écran AMOLED qui a 3200 nits, donc une très haute luminosité. En fait, pour faire simple, c'est un écran qui est dans les standards de tous les produits les plus chers du marché aujourd'hui sur AMOLED. Par-dessus ça, on va dire, on a cette technologie NextPaper qui est unique à TCL, on a plus de 100 brevets dessus. C'est unique, c'est notre différenciation et ça offre la meilleure expérience visuelle. Donc on est très fiers et très excités de pouvoir la proposer à nos consommateurs dans les mois à venir. Monde Numérique : [43:15] Ça fait des smartphones à quel prix ça ? Invité : [43:17] Alors aujourd'hui, sur la technologie NextPaper, qui n'est pas en AMOLED encore aujourd'hui, on est sur le 60 Ultra qui a été lancé à 549, mais qui se retrouve un peu moins cher après quelques mois aujourd'hui. Et on a, du coup, merci pour la transition, notre nouveau TCL NextPaper 70 Pro qui récupère, on va dire, les points clés de notre flagship, le 60 Ultra, avec du NextPaper, la dernière version de NextPaper, une caméra à 50 mégapixels stabilisée, de l'IP68 pour la résistance et le côté étanche, et une super expérience visuelle grâce à NextPaper. Et ce dont j'ai pas parlé aussi on a toujours ce bouton NXPPR sur le côté du téléphone qui permet en un geste de transformer son écran en, liseuse et aussi d'avoir une fonctionnalité de digital detox parce que lorsqu'on switch cet écran, lorsqu'on active ce mode, on coupe toutes les notifications et on se concentre sur l'essentiel. Monde Numérique : [44:18] Lire, écrire On repasse en monochrome On repasse en monochrome, il n'y a plus. Invité : [44:23] De couleur On passe en noir et blanc ou bien dans un mode de couleur un peu délavée qui ressemble plus à du papier. Monde Numérique : [44:28] D'accord. Bonjour Guillaume Kempf. Invité : [44:37] Bonjour. Monde Numérique : [44:37] De la société Skylo. Alors les smartphones, en règle générale, dès qu'il n'y a plus de réseau, on est coupé du monde. Mais de plus en plus, on peut envoyer des messages via le satellite. Dans un premier temps, c'est les messages d'urgence. Mais grâce à vous, on pourra peut-être demain, avec un simple smartphone du commerce, continuer à envoyer des SMS, même quand il n'y a plus de réseau. C'est ça l'idée ? Invité : [45:01] C'est vraiment ça l'idée. Le réseau satellitaire devient vraiment un réseau d'extension du réseau terrestre, où il n'y a pas de différence pour l'utilisateur. C'est-à-dire qu'au final, ça marche. Ce qu'on cherche au final, c'est pour l'utilisateur, ça marche. Les zones de non-couverture, que ce soit les zones vraiment très reculées, montagnes, forêts, loin en mer, ou que ce soit aussi les zones urbaines, où en fait le service ne passe pas forcément toujours bien, qui est parfois des coupures, ou une perte de qualité. Vous puissiez en fait toujours avoir un service continu de bonne qualité. C'est ça, au final, à quoi on tend dans le futur et ce qu'on peut faire maintenant. Monde Numérique : [45:38] Alors, il y a des smartphones qui permettent déjà d'envoyer des SMS de secours. C'est Apple qui avait lancé ça. Google Pixel aussi propose ça. Samsung également. Mais vous, vous allez plus loin parce que vous proposez une solution qui permet d'envoyer n'importe quel type de SMS ? Invité : [45:54] Oui, donc c'est dans l'évolution des services et donc on va aller toujours de plus en plus. On avance finalement dans les services sur la gamme. Le SOS a été un des services les plus demandés et aussi que l'on voit, qui est très utilisé. Et c'est très gratifiant finalement de voir que tous les jours, on aide quelqu'un qui est bloqué en montagne, qui a bloqué, qui a eu un accident de la route ou autre. Monde Numérique : [46:13] En fait, c'est très utilisé, peut-être du côté des secours, mais du côté de l'utilisateur lambda, je pense qu'il ne s'en sert pas tous les jours. Invité : [46:18] L'utilisateur lambda n'utilise pas tous les jours. Après, c'est très utile, surtout que vous en avez besoin. Il y a une très forte valeur ajoutée lorsqu'il y en a besoin on voit aussi le côté bon samaritain c'est à dire qu'on voit beaucoup de gens qui appellent pour d'autres personnes dans le besoin donc on voit aussi cette dimension, et ensuite donc en effet on ne s'arrête pas là évidemment ça c'était un peu la preuve du concept, et on avance vers les SMS donc vraiment communiquer comme on le savait maintenant on est habitué et on avance vers la voix donc on a aussi réussi à faire une démonstration de voix via satellite, qui n'est pas encore commercialisée, mais qui en tout cas a été, on a pu faire une démonstration qui marche via le géostationnaire. Et donc, on y travaille évidemment dans la progression de la feuille de route. Monde Numérique : [47:06] Mais jusqu'à présent, les smartphones qui permettaient de passer par satellite, c'était des appareils spéciaux avec des roses antennes, etc. C'est plus le cas aujourd'hui ? Invité : [47:14] Exactement. C'est là où l'innovation, en fait, vraiment a fait un bond en avant il y a quelques années avec ce qu'on appelle le direct-to-device. C'est-à-dire que l'on peut maintenant n'a plus besoin de ces produits, onéreux, mais aussi encombrants, lourds, etc., voire même professionnels pour la plupart, c'est de se dire que l'intégration se fait dans les smartphones de tous les jours, les téléphones mobiles de tous les jours, mais aussi les montres connectées et tout ce dont on est déjà, en fait, utilisé tous les jours. Monde Numérique : [47:41] Alors, ça consiste en quoi, en fait ? C'est quoi ? C'est uniquement du matériel ? C'est du logiciel ? Si on rentre un peu dans le détail technique ? Invité : [47:48] Bien sûr. Donc, nous, en fait, on est vraiment sur la création du standard. On est vraiment sur, on a travaillé avec le consortium 3GPP qui est vraiment la base pour les standards mondiaux sur les télécoms à ce niveau des satellites. On fait partie et aussi on contribue énormément et à partir de là on par contre a travaillé avec toute... L'écosystème, que ce soit les fabricants de puces, les fabricants de téléphones, les opérateurs et aussi les partenaires satellites, pour que tout cela fonctionne en fait. Et donc l'idée c'est qu'en fin et à une fois au final pour l'utilisateur, que ce soit n'importe quel opérateur au final avec n'importe quel téléphone, n'importe où il se trouve, puissent en fait communiquer. Alors on est encore au début évidemment, mais l'avancée par exemple de l'ensemble avec Orange est une bonne voie pour ce but-là. Monde Numérique : [48:32] Oui, vous avez signé un partenariat avec Orange, on va en parler, vous allez nous dire ce que ça implique concrètement. Aujourd'hui, on en est où ? Si j'achète un smartphone dans le commerce neuf, est-ce qu'il permet d'envoyer des SMS par satellite ? Invité : [48:47] Oui, alors il faut que... Pour l'instant, il y a deux façons de pouvoir... Que le service vienne. C'est soit proposé par le constructeur. Dans notre cas, on travaille avec Google Pixel, qui permet les SOS seulement. Par contre, avec un portail avec les opérateurs, qui, l'opérateur, Orange dans ce cas-là, offre en fait la possibilité en plus d'envoyer des SMS. Et donc, le service généralement plus avancé viendront généralement via les opérateurs. Monde Numérique : [49:15] Via les opérateurs, ok. Oui, ce sera vraiment une prestation supplémentaire, sur coût de quelques euros par mois. Quelques euros par mois. Invité : [49:22] Exactement, c'est ça l'idée. Monde Numérique : [49:23] Oui, d'accord. Merci beaucoup, Guillaume Kempf, donc de Skylo. Bonjour Patrice Duboé. Invité : [49:35] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [49:36] On se retrouve comme chaque mois en partenariat avec Capgemini dans le monde numérique. Si on devait dégager deux, trois tendances, ce serait quoi d'après vous ? Invité : [49:43] Les grandes tendances, je dirais une fois de plus, une très grande présence de la Chine. Le Hall 1 est pratiquement totalement dédié aux entreprises chinoises qui tapent chaque année très, très fort et de plus en plus dans le monde des télécoms. Ici, ici à Barcelone, je dirais que c'est la première surprise. La deuxième qui n'est pas une surprise beaucoup d'IA bien entendu beaucoup d'agentiques, on voit que les telcos deviennent une infrastructure et en fait, on va avoir des services de plus en plus proposés au sein des télécoms des robots également un petit peu comme dans tous les salons on l'a vu au CES ça devient un petit peu, un incontournant Unitree qui est là, Agibot qui est là également on se. Monde Numérique : [50:31] Demande le rapport entre les robots et les télécoms. Invité : [50:33] On en voit un petit quand même c'est la partie 5G qui amène beaucoup de débit et on sait que si on veut piloter des robots à travers les ondes, la 5G permet d'avoir des très hauts débits et on sait que si on veut récupérer les données par exemple de ces robots là ou les faire marcher il y a une notion de télécom avec du très haut débit Patrice. Monde Numérique : [50:54] Dans un secteur un peu plus pointu il y a des choses aussi je crois que vous avez repéré du côté des applications militaires notamment ? Invité : [51:02] Oui, en fait, pour la première fois, du moins pour moi, c'est la première fois que l'on voit des applications militaires, des drones, des mini-tanks. Et là, encore une fois, on voit l'IA qui est embarquée dans des systèmes autonomes. On voit très bien sur un théâtre d'opération aujourd'hui. On n'a pas forcément de réseau. Et donc, on va amener nos propres réseaux, des réseaux 5G privés qui vont pouvoir équiper... Et piloter tous ces systèmes, donc on voit bien pour les drones. Ce sont des véritables nouveaux services. Nous, ici, sur le stand de Capgemini, l'une des démos est faite pour les pompiers, pour la gendarmerie, pour pouvoir amener des nouvelles solutions portables, portatives. Un exemple concret, un feu de forêt qui va se déployer en Europe, qui est massif. On fait intervenir plusieurs forces, des pompiers de France, d'Espagne, d'Italie, de Grèce. Le système que nous avons mis en place permet de faire de la traduction simultanée lorsqu'on donne les ordres entre des brigades de pompiers. Donc là, on voit côté très pragmatique. Monde Numérique : [51:55] Avec quel appareil ? Avec des Talkie Walkie, en fait. Invité : [51:58] Qui vont embarquer l'IA dans ce réseau radio pour pouvoir faire de la traduction simultanée. Donc là, c'est très pragmatique et on voit un véritable service. Monde Numérique : [52:06] Et donc, les pompiers espagnols peuvent dialoguer avec des pompiers français ou grecs, etc., par Tokiwoki ? Invité : [52:12] Exactement. Monde Numérique : [52:12] Et ils se comprennent dans leur propre langue ? Invité : [52:14] Tout à fait. Ils vont choisir, en gros, la traduction simultanée dans leur propre langue. Et là, on voit bien qu'en état de stress, c'est quelque chose qui est très important. Monde Numérique : [52:21] Et il ne faut pas se tromper. Exactement. Il ne faut pas que ce soit la traduction approximative. Invité : [52:25] Donc là, on met un niveau de confiance très fort dans le LLM qui est utilisé pour faire ces traductions. Monde Numérique : [52:31] Merci beaucoup, Patrice Duboé, directeur de l'innovation pour l'Europe du Sud de Capgemini. Invité : [52:37] Merci, Jérôme. Monde Numérique : [52:48] Voilà pour cette édition du 7 mars 2026 de Monde Numérique L'Hebdo. Merci de l'avoir écouté jusqu'au bout. Retrouvez les interviews en version intégrale la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique comme d'habitude en épisodes séparés. Et puis retrouvez également les vidéos consacrées au Mobile World Congress de Barcelone. De reportages, un cours, un long sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Le long, ce sera pour dimanche 8 mars après-midi. Merci pour votre fidélité jour après jour, mois après mois. Monde Numérique : [53:20] Abonnez-vous à mon numérique si ce n'est pas déjà fait. Découvrez également, pourquoi pas le podcast Maison Connecté. On se retrouve la semaine prochaine comme d'habitude. D'ici là, portez-vous bien. Passez une bonne semaine pleine de tech. Salut !
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