Monde Numérique :
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0:11] L'intelligence artificielle avance comme un train lancé à pleine vitesse,
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0:15] sans arrêt prévu en gare. Chaque semaine, elle franchit une nouvelle frontière, change les règles du jeu et bouleverse nos repères. C'est une banalité de le dire, chaque jour la technologie repousse un peu plus les limites de la science-fiction. Cette semaine, on va s'intéresser à Meta qui veut parsemer ses réseaux d'intelligence artificielle comme on sème des petites graines de futur.
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0:37] Google invente des podcasts de synthèse avec une machine à condenser le savoir et à le faire parler. Tandis qu'en Thaïlande, un robot en uniforme vient de faire ses premiers pas dans la police.
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0:54] Mais science sans conscience n'est que ruine de l'âme, on le sait, et à trop courir on trébuche. Certaines IA tiennent des propos que les oreilles des plus jeunes ne devraient pas entendre, au point qu'on envisage de les interdire aux mineurs. Et pendant que les géants du numérique façonnent le monde de demain, Apple, le roi du jardin fermé, se voit rattrapé par la patrouille avec une décision de justice historique qui pourrait ébranler son empire. Alors comment avancer sans se brûler les ailes ? Comment inventer sans déraper ? Il y a peut-être une troisième voie, celle du discernement de l'intelligence maîtrisée. Une voie que trace mon invité Marjolaine Grondin en défendant une IA au service
Monde Numérique :
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1:31] de l'humain et pas l'inverse. et si c'était ça le progrès. En tout cas, c'est le sommaire de Monde Numérique, L'Hebdo du 2 mai 2025.
Invité :
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1:46] Monde Numérique, Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
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1:57] Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique pour ce nouvel épisode de l'hebdo. L'hebdo, c'est chaque samedi 50 minutes de news et d'interviews consacrées aux meilleurs de la tech, disponibles sur toutes les applications de podcast et sur YouTube. Et puis une version longue également sur Apple Podcast et Spotify, c'est la version premium de Monde Numérique avec les interviews en version intégrale. Si vous êtes un habitué de ce podcast, vous avez peut-être découvert dans votre appli de podcast certains épisodes qui n'émanent pas directement de Monde Numérique. En effet, il s'agit de partenariats avec des podcasts qui parlent de tech, qui sont donc sur des thématiques similaires et que je vous invite donc à découvrir. Alors ne soyez pas surpris, cette histoire d'élargir un petit peu son champ de vision.
Monde Numérique :
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2:43] Autre petit changement pour vous permettre de vous y retrouver justement parmi
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2:47] les différents épisodes, puisque tous les épisodes de Monde Numérique ne sont pas les mêmes. Il y a l'émission du samedi, il y a des interviews, il y a des éditeaux, etc. Et bien, vous pouvez désormais les distinguer grâce aux petits emojis qui figurent au début de chaque titre. C'est une idée très sympa qui m'a été suggérée par un auditeur. Je le remercie. Et donc, vous avez l'emoji pour l'hebdo, qui est un petit calendrier, un micro quand c'est une interview, la tasse de thé pour le Grand Debrief avec François Sorel et Bruno Guglielminetti. D'ailleurs, le dernier épisode vient de sortir. Voilà, n'hésitez pas d'ailleurs à me faire des retours sur notre nouvelle présentation qui est donc là pour faciliter les choses.
Monde Numérique :
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3:28] Monde numérique, c'est toute l'actu, le meilleur de l'actu et c'est notamment Frogans, partenaire de ce programme. Frogans, c'est cette innovation française très particulière puisqu'il s'agit d'un système de publication originale de contenu sur Internet. Ça ressemble à des widgets, mais en réalité, ce sont de véritables sites web qui ne dépendent pas du système d'exploitation, un véritable web alternatif basé sur des standards ouverts, utilisables gratuitement par tous, sécurisés et respectueux des données personnelles des utilisateurs.
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4:01] D'ailleurs, à ce sujet, pour aller plus loin dans son développement, la société F2R2, qui est au cœur de l'innovation Frogans, lance une offre de titres ouverte au public. Donc, si vous souhaitez investir dans une innovation française unique en son genre, vous pouvez acquérir des actions F2R2.
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4:17] Pour souscrire, c'est simple. Il suffit d'aller sur le site f2r2.fr. Et si vous voulez en savoir plus sur la technologie Fragans elle-même, retrouvez l'interview du fondateur Alexis Tamas en audio sur le fil du podcast Monde Numérique ou en vidéo sur la chaîne YouTube et sur le site mondenumérique.info.
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4:40] C'est un véritable coup de massue judiciaire que vient de se prendre Apple sur le coin de la figure. Et cette fois, ce n'est pas en Europe, c'est aux Etats-Unis, avec cette décision tombée le 1er mai. Une juge fédérale américaine, Yvonne Gonzales Rogers, a statué sur l'affaire des fameuses commissions qui sont prélevées par Apple sur les achats proposés par des sociétés tierces, mais via l'iPhone, l'iPad ou le Mac. Pour contourner ces fameuses commissions, des éditeurs de logiciels avaient mis en place des systèmes de liens permettant aux utilisateurs de sortir, par exemple, de l'iPhone pour aller payer un abonnement à un jeu vidéo via un site externe. Mais Apple avait décidé de leur appliquer des mesures de rétorsion. C'est, rappelez-vous, la fameuse affaire Fortnite qui avait défrayé la chronique en 2021.
Monde Numérique :
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5:30] Alors à l'époque, la justice, saisie par Epic Games, l'éditeur de Fortnite, avait partiellement donné tort à Apple. Mais Apple n'en a fait qu'à sa tête. Eh bien, cette fois, le tribunal ordonne à la marque à la pomme de cesser immédiatement cette pratique. Alors, la justice dit qu'Apple doit autoriser les paiements via les applications tiers, sans prélever de commission sur les paiements. Et c'est vraiment une décision majeure. C'est une victoire pour Epic Games, donc la société de Fortnite qui avait porté le fer. Mais au-delà, c'est une victoire pour tous les développeurs qui sont également dans ce cas-là et qui n'avaient pas forcément osé attaquer Apple de front. Et c'est une sacrée claque pour la marque à la pomme qui marque peut-être un tournant. Tim Cook a-t-il fait une erreur en ignorant cette décision de 2021 ? En tout cas, Apple conteste évidemment en se déclarant en désaccord profond et en annonçant son intention de faire appel. Pour mieux comprendre cette affaire, je vous propose d'écouter maintenant un document sonore.
Monde Numérique :
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6:27] Car dans ce podcast, on n'hésite jamais à tester des innovations, même si en apparence, ce n'est pas forcément une bonne chose pour les podcasters et les créateurs de contenu.
Monde Numérique :
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6:36] Je veux dire par là que j'ai testé cette semaine une innovation non pas d'Apple mais de Google qui est le système Notebook LM de Google. Cet outil étonnant qui permet de générer des podcasts, des conversations sur n'importe quel thème. Je vous en avais déjà parlé il y a quelques mois, mais ça ne fonctionnait alors qu'en anglais. Eh bien, depuis peu, c'est disponible en français et aussi dans une cinquantaine d'autres langues et c'est absolument spectaculaire. Donc, pour revenir à l'affaire d'Apple, j'ai demandé à Notebook LM de Google de faire une recherche sur cette affaire qui vient de tomber, de générer ensuite un fichier audio avec des boîtes synthèses et vous allez pouvoir juger ce que ça donne. Vous verrez à la fois la performance technique et en même temps, vous comprendrez mieux l'histoire d'Apple. Voilà, tenez-vous bien, c'est impressionnant.
Invité :
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7:23] Bonjour, aujourd'hui on va se pencher sur une décision de justice qui fait pas mal de vagues.
Invité :
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7:30] Fin avril 2025, la juge Yvonne Gonzales-Rodjars a rendu un jugement assez explosif, on peut dire, dans l'affaire EPIC contre appel aux Etats-Unis. Ah oui, la décision sur les paiements externes. Exactement, et ça, ça change quand même pas mal les règles du jeu pour les paiements dans les appuis iOS là-bas. Oui, tout à fait. C'est, on peut dire, un nouveau chapitre majeur dans une bataille juridique qui dure depuis un moment, lancé en 2020 par Epic Games. Les créateurs de Fortnite, oui. C'est ça. Et leur combat à la base, c'était contre le contrôle d'Apple sur l'App Store et, bien sûr, sa fameuse commission 30%. Les fameux 30%. Voilà. Et il faut voir que ce n'est pas juste Epic contre Apple. Ça s'inscrit dans un contexte plus large. On a eu l'affaire Apple contre Pepper avant. Qui permettait aux consommateurs de poursuivre Apple directement, c'est ça. Exactement. Et puis, il y a la nouvelle action en justice du département de la justice américain, le DOJ, qui accuse carrément Apple de pratiques monopolistiques. Donc, la pression monte. D'accord. Donc, l'idée aujourd'hui, c'est de décortiquer un peu ce que cette dernière décision signifie, concrètement pour les développeurs, peut-être même pour nous, les consommateurs ? Oui, et aussi ce que ça révèle sur la stratégie d'Apple, comment ils réagissent face à cette pression réglementaire et judiciaire qui vient un peu de partout. Alors, si on revient un peu en arrière, le premier jugement, c'était en 2021. C'est ça. En 2021, la juge Gonzales Rogers avait plutôt donné raison à Apple sur pas mal de points.
Invité :
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8:56] Crucial. Lequel ? Et vous pouvez acheter ça moins cher ailleurs, sur notre site par exemple. Ça, elle avait jugé ça anti-concurrentiel en Californie. D'accord. Donc Apple avait reçu l'ordre de permettre ça, de laisser les développeurs mettre des liens vers l'extérieur. Exactement. Permettre la communication et les liens vers des options d'achat externes. Et alors comment Apple a appliqué ça ? Est-ce que ça a vraiment ouvert les choses pour les développeurs à ce moment-là ? Ben justement, c'est là que ça devient intéressant. La conformité d'Apple a été, disons, créative. C'est-à-dire ? Ils ont autorisé les liens, oui. Mais ils ont introduit une nouvelle commission de 27% sur les achats faits via ces liens externes. Attends, 27%, c'est quasiment les 30% initiaux ? Ben oui. Et ce n'est pas tout. Ils ont aussi ajouté ce qu'on a appelé les « scare screens », des écrans d'avertissement. Pour faire peur, genre ? En quelque sorte, des messages conçus pour dissuader l'utilisateur de sortir de l'écosystème Apple en parlant de risque de sécurité, en rendant le parcours plus compliqué. Ah ouais, d'accord. Une commission à 27% et des écrans pour décourager. Pas très conforme comme approche, on dirait. C'est exactement ce que la juge a pensé. Et sa réaction dans la décision d'avril 2025, elle est cinglante. Vraiment. Ah oui, qu'est-ce qu'elle dit ? Elle dit qu'Apple a volontairement défié son injonction initiale.
Invité :
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10:14] Carrément, elle parle de la commission de 27% comme d'une grossière erreur de calcul, Gross Miscalculation, juste pour maintenir un flux de revenus anticoncurrentiel. Et donc ? Et donc, cette commission de 27% sur les achats externes via un lien dans l'app, c'est interdit. Fini.
Invité :
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10:31] Et les écrans dissuasifs aussi. Seul un message neutre est autorisé maintenant. Le ton de la décision est si sévère que ça. Oh, que oui. Le langage est très fort. La juge utilise des termes comme « excoriating decision ». Elle parle de mensonges purs et simples, « outright lied » sous serment. Des mensonges ? De la part de qui ? Apparemment d'un cadre d'Appal, un certain Alex Romain. C'est très, très inhabituel comme langage de la part d'un juge fédéral. Carrément, ça va loin, là. Tellement loin qu'elle a transmis le dossier au procureur fédéral. pour une possible enquête pour outrage criminel visant ce cadre pour faux témoignages. Incroyable. Et il y a même des notes internes qui circuleraient, suggérant que Tim Cook aurait ignoré l'avis de Phil Schiller. Schiller, lui, aurait préconisé une conformité plus directe à l'ordre de la juge. Oula, ambiance. Bon, alors, l'impact immédiat là, maintenant, aux États-Unis, c'est quoi ? Ben, le plus direct, c'est que les développeurs peuvent enfin mettre des liens vers leur propre système de paiement sur le web, sans devoir payer de commission à Apple sur ces ventes-là. Ah, ça c'est énorme ! Oui, c'est un changement fondamental. Plus de commissions Apple sur les ventes externes initiées depuis l'appli iOS. Ça ouvre la porte à potentiellement des prix plus bas pour les consommateurs. Logique. Mais aussi à des offres promotionnelles plus flexibles pour les développeurs et surtout, une relation client plus directe. Ils peuvent collecter des emails, mieux gérer l'expérience d'achat. Et reprennent un peu le contrôle, quoi. Exactement. Ça remet en cause l'idée qu'Apple doit toucher une commission même quand la transaction n'utilise pas du tout son système de paiement intégré. Et tout ça, ça arrive dans d'un contexte où Apple est déjà sous pression ailleurs, non ?
Invité :
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12:00] Absolument. Faut pas oublier la pression internationale. On a le DMA, le Digital Markets Act, en Europe, qui force déjà Apple à ouvrir son écosystème.
Invité :
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12:10] Epic a d'ailleurs lancé son store alternatif sur iOS en Europe grâce à ça. C'est vrai. Il y a aussi le projet de loi DMCC au Royaume-Uni, qui va dans le même sens. Et puis, bien sûr, il y a toujours ce gros procès du DOG, le département de la justice américain, qui attaque Apple sur des pratiques monopolistiques beaucoup plus larges que juste l'App Store. Comme quoi, par exemple ? le blocage des super-apps, les limitations sur le cloud gaming, les difficultés pour les messageries inter-plateformes de bien fonctionner. C'est une attaque beaucoup plus vaste sur le contrôle de l'écosystème iPhone. D'accord. Donc, si on résume le point vraiment clé de cette actualité brûlante, aux États-Unis, Apple ne peut plus prendre sa commission sur les achats faits via un lien externe dans une appli iOS. Et ça, c'est le résultat d'une décision de justice très dure qui a constaté qu'Apple n'avait pas respecté un ordre précédent. C'est exactement ça. Un défi délibéré selon la juge. Et ça nous amène à une question plus large, forcément. Oui. Face à cette pression qui vient de partout, les consommateurs, les développeurs, les régulateurs aux US, en Europe, ailleurs. Et avec une juge qui accuse Apple de mépris de ses ordres et même de mensonges. Quelle est la suite ? Quelle est la viabilité à long terme de ce modèle économique très fermé de l'App Store qu'Apple défend bec et ongle depuis des années ? Est-ce que ce système peut vraiment tenir ? Est-ce qu'on assiste au début de la fin pour la forteresse Apple ou au moins à une transformation majeure de la façon dont les applis mobiles sont distribuées et monétisées ? Bonne question. La question reste ouverte, effectivement. Ça va être passionnant à suivre.
Monde Numérique :
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13:37] Voilà, Notebook LM de Google à l'œuvre en français. Je crois que c'est clair. J'ai plus qu'à mettre la clé sous la porte. Moi et tous les podcasters du monde, on est mort. Bon, alors peut-être pas. Et justement, ce serait intéressant d'avoir votre avis sur cette innovation. Est-ce que vous êtes prêts à écouter de longs podcasts comme ça, générés entièrement par intelligence artificielle ? Dites-le-moi par message ou via les réseaux sociaux, etc.
Monde Numérique :
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14:07] En tout cas, c'est une innovation qui pourra rendre service à certains métiers, je pense par exemple aux enseignants, aux formateurs, qui vont pouvoir créer des contenus hyper agréables à écouter de manière assez simple. Évidemment, il faut toujours, toujours repasser par derrière, vérifier que toutes les informations données sont exactes, car ce sont des IA qui ont tendance parfois à dire tout et n'importe quoi. Mais n'empêche, il est assez impressionnant de voir comment d'abord le propos est structuré, Elle s'est extrêmement bien construit, les échanges entre les deux personnages virtuels également, et cette espèce de fluidité et de réalisme en plus dans les voix qui ne gâchent rien. Je trouve que c'est même meilleur cette version-là que celle qui était proposée en anglais, parce qu'elle est plus soft en fait, moins exagérée d'une certaine manière. Donc au risque de me tirer une balle dans le pied, je ne pouvais pas passer à côté de cette innovation et ne pas vous en parler.
Monde Numérique :
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15:02] On est clairement à la veille de quelque chose de très important en matière de production audio.
Monde Numérique :
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15:12] Parlons d'intelligence artificielle encore et toujours avec cette fois Méta qui a décidé d'en mettre partout de l'IA. C'est ainsi qu'on pourrait résumer les annonces faites cette semaine par Méta à l'occasion d'une conférence intitulée LamaCon. Lama, c'est le modèle d'intelligence artificielle de Méta. C'était le 29 avril. Mark Zuckerberg, avec ses lunettes connectées sur le nez, a annoncé plein de choses. D'abord que l'IA de Meta, donc Meta AI, allait s'installer partout, dans toutes les applications, dans toutes les plateformes du groupe. WhatsApp, Instagram, Messenger. On pourra, à partir de toutes ces applis, poser des questions, interagir avec l'assistant Meta AI. Meta AI qui va également bénéficier d'une application solo, en fait.
Monde Numérique :
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15:59] Comme ChatGPT, Perplexity Claude ou encore le chat de Mistral, maintenant tous les chatbots d'IA ont leur appli mobile dédiée et bien ce sera le cas également chez Meta, En fait, c'est l'appli qui s'appelle aujourd'hui View et qui est liée aux fameuses lunettes connectées, qui va se transformer. Et c'est logique puisque Meta AI est intégrée aux lunettes Meta. Et on peut le convoquer à tout instant par la voix. Eh bien, on pourra, via cette appli sur son smartphone également, dialoguer avec Meta AI. Derrière ça, derrière Meta AI, c'est la version 5 du modèle Lama qui peut aussi analyser des images, des vidéos, donc qui sait faire papa-maman et qui peut même faire des recherches en ligne en s'aidant aux besoins de Google et de Bing. A noter aussi une innovation, un fil Discover, c'est-à-dire des news, enfin plus exactement des suggestions de requêtes qui sont formulées par d'autres internautes et qui vous sont proposées lorsque vous utilisez l'une des applis de méta. Voilà, le groupe de Mark Zuckerberg entend donc clairement se positionner, renforcer son positionnement sur l'IA, sur les mobiles. Évidemment, dans le collimateur, c'est ChatGPT qui a surtout le vent en poupe
Monde Numérique :
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17:08] et donc Meta n'a pas l'intention de se laisser faire. On reparle de ces annonces Meta tout à l'heure avec Bruno Guglielminetti dans le débrief transatlantique.
Monde Numérique :
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17:17] Alors avec ces déluges d'intelligence artificielle, allons-nous tous devenir fous ? Des utilisateurs commencent en effet à entretenir des relations très étranges avec les chatbots d'IA. Il y a eu pas mal d'articles dernièrement sur ce phénomène. C'est le cas notamment lorsqu'on dialogue oralement avec ces chatbots d'IA parce que ça contribue à créer une vraie relation de confiance. On peut parler de tout, y compris de sujets intimes, des sujets psychologiques, des sujets amoureux, etc. C'est ainsi qu'en Asie, notamment, des utilisateurs tombent amoureux de leurs personnages, créés par exemple avec les applis Replica ou Character AI. D'autant plus quand il s'agit de doubles virtuels de personnalités célèbres, comme des chanteurs, des chanteuses ou des stars de cinéma. Mais attention, tout ça n'est pas sans risque, et notamment pour les plus jeunes. C'est ainsi qu'une ONG américaine, qui s'appelle Common Sense, est montée au créneau ces derniers jours pour demander carrément l'interdiction de l'usage de l'intelligence artificielle pour les mineurs. Il y a, selon cette ONG, en effet, un risque réel et grave de créer un attachement et une dépendance émotionnelle. Dépendance, conseils dangereux, manipulation, etc. Rappelez-vous, en octobre 2024, une maman avait assigné en justice caractérée Aïe après le suicide de son fils de 14 ans, qui avait en quelque sorte suivi les conseils de son chatbot. Et puis de son côté, Meta, encore lui, vient d'être mis en cause pour ses assistants.
Monde Numérique :
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18:46] Serait en mesure d'avoir des conversations sexuelles, y compris avec des mineurs. C'est une enquête du Wall Street Journal qui a mené des tests et qui prouverait que des conversations sans équivoque peuvent naître avec y compris des utilisateurs qui pourtant se présentent comme mineurs. Alors voilà, on savait qu'on avait des problèmes avec les écrans d'une manière générale. Ce n'est pas pour rien que par exemple la France ou le Canada sont en train d'interdire les écrans connectés à l'école. Mais c'est un autre risque majeur qui pointe le bout de son nez à toute vitesse après les réseaux sociaux, l'intelligence artificielle. Un seul conseil donc, pensez à protéger vos enfants car l'IA c'est très amusant mais c'est pas fait pour eux.
Monde Numérique :
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19:30] Allez, dans l'actu toujours, on jette un coup d'œil du côté des étoiles avec Amazon qui se lance à son tour dans la conquête de l'espace. Le géant américain envoie déjà des capsules spatiales mais là il s'agit de satellites de communication Et c'est parti pour le projet Kuiper. Kuiper, c'est le concurrent version Amazon de Starlink, en fait. C'est ainsi que 27 premiers satellites ont été lancés cette semaine par une fusée Atlas V, l'objectif étant d'arriver à une constellation de 3200 satellites. Alors, c'est bien, mais c'est vraiment qu'un début par rapport à Starlink qui, lui, compte plus de 6700 satellites en orbite. Ce sont des satellites en orbite basse qui permettront d'échanger des données directement depuis des téléphones ou bien pas depuis d'autres appareils communiquants. C'est peut-être cela que vise notamment Amazon afin d'offrir une solution notamment pour les entreprises, pour le B2B. En tout cas, la grande course vers les satellites de communication en orbite basse est lancée. Et le gouvernement américain qui aime bien qu'il y ait de la concurrence à donner toutes ses autorisations à Amazon afin qu'il n'y ait pas que Starlink d'Elon Musk là-haut au-dessus de nos têtes.
Monde Numérique :
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20:45] L'innovation de la semaine, elle vient de Thaïlande. Elle a été présentée à un festival, le festival de Songkran, et il s'agit d'un robot policier. Alors en fait, c'est une sorte d'engin couvert de caméras piloté par intelligence artificielle qui s'appelle AI Police Cyborg 1.0 et qui a été dévoilé par la
Monde Numérique :
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21:05] police thaïlandaise cette semaine. C'est une première pour le pays. On voit ça en détail avec Lino Tovena de la rédaction de Monde Numérique. Dis-nous tout, à quoi ressemble-t-il ce robot ?
Invité :
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21:15] Alors, à première vue, le robot en impose. Carrosserie blanche, design futuriste et une tête façon vision noire. Il ne parle pas, ne bouge pas non plus, mais il voit tout. Grâce à ses caméras 360 degrés, il capte ce qui se passe autour de lui, analyse les images en direct et peut en théorie détecter un visage recherché, une bagarre ou une arme dans la foule. Il est connecté à un centre de commandement, au réseau de drones et à la vidéosurveillance de la ville. En cas de problème, il envoie l'alerte aux policiers humains sur le terrain. En fait, c'est surtout une sorte de super caméra connectée, pilotée par une IA. Malgré le fait qu'il s'agit d'un pur produit de la tech thaïlandaise, le robot reste limité dans ses fonctions.
Monde Numérique :
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21:51] Alors c'est vrai que cette idée de robot policier, ce n'est pas très nouveau. C'est même une sorte de fantasme, on se souvient de Robocop, le film dans les années 80. Mais c'est aussi déjà de la réalité dans certains pays qui testent des machines capables d'agir sur le terrain, véritablement.
Invité :
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22:08] Et oui, c'est déjà le cas en Chine, où des robots patrouillent dans des gares ou des centres commerciaux. Ils analysent les visages, parlent avec des usagers et peuvent même appeler des renforts. Aux Etats-Unis, ce sont les robots chiens de Boston Dynamics qui sont testés dans plusieurs villes. Eux non plus ne font pas des arrestations, mais ils sont capables de se déplacer sur des terrains risqués, de scanner des zones dangereuses ou de porter du matériel. Du côté de Singapour, des robots policiers patrouillent déjà dans les rues et les aéroports. Ils ne passent les menottes à personne, mais ils peuvent s'adresser oralement aux passants, notamment pour leur indiquer des consignes de sécurité par exemple,
Invité :
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22:39] en cas de bouclage d'une zone où a eu lieu un incident. Le principe avait été testé au moment du Covid avec des réactions plutôt mitigées de la part des habitants et des touristes qui s'étaient déclarées assez surpris.
Monde Numérique :
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22:48] Bon, le robot thaïlandais, lui, n'en fait pas autant. Du coup, il a l'air quand même un petit peu en retard technologiquement. C'est vrai que la Thaïlande n'est pas franchement réputée pour ses innovations dans ce domaine.
Invité :
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23:00] Effectivement, la Thaïlande n'est pas un leader mondial de l'IA ou de la robotique. Mais ce robot s'inscrit dans une tendance plus large, celle d'un durcissement des outils de surveillance du pays. Le gouvernement thaïlandais a récemment déployé des systèmes biométriques pour suivre les travailleurs migrants et plusieurs ONG alertent sur un usage grandissant de la technologie, sans réelle protection des libertés individuelles.
Monde Numérique :
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23:18] Mais alors du coup, au-delà d'une démonstration de force, à quoi sert véritablement un robot qui ne bouge pas, qui ne parle pas et qui ne peut pas vraiment intervenir sur le terrain ?
Invité :
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23:27] Et c'est là tout le paradoxe. AI Polycyborg 1.0 est ultra connecté, oui, mais il est surtout ultra passif. Il ne fait qu'observer et transmettre. Pour beaucoup, c'est un outil de communication plus qu'un outil de terrain. Un robot qui rassure par sa présence, qui impressionne les passants dans un festival, mais dont l'efficacité réelle reste difficile à mesurer. Bref, une démonstration plus symbolique que fonctionnelle.
Monde Numérique :
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23:50] Merci Lino Tovena qui conclut cette séquence actu avec ce robot thaïlandais. Avant que nous partions tout de suite de l'autre côté de l'Atlantique, retrouvez mon camarade Bruno.
Invité :
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24:06] Jérôme Colombain à Paris, salut.
Monde Numérique :
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24:08] Salut, Bruno Guilherme Minetti à Montréal.
Invité :
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24:11] Ça fait plaisir de te retrouver à Paris après toutes ces semaines à galoper à travers sa pays au sud du Canada.
Monde Numérique :
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24:18] Oui, effectivement, je suis de retour à Paris. Mais on s'est quitté il n'y a pas très longtemps puisqu'on est également dans le grand débrief ce mois-ci avec François Sorel.
Invité :
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24:27] François Sorel, qu'on salue.
Monde Numérique :
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24:29] Épisode à retrouver sur le fil du podcast Monde Numérique.
Invité :
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24:33] Sur toutes les bonnes plateformes qui distribuent mon numérique.
Monde Numérique :
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24:37] Bruno, il faut qu'on parle de ces annonces en matière d'intelligence artificielle. C'est Méta qui passe à l'attaque.
Invité :
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24:45] C'est dommage. J'ai regardé l'événement à la Macom à la fin pour garder l'attention des gens qui nous écoutent. Si tu veux, on en parle tout de suite.
Monde Numérique :
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24:53] Tu voulais qu'on parle d'autre chose d'abord?
Invité :
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24:55] Non, mais c'est bon. On va parler de la Macom. Cette semaine, c'était en début de semaine. Gros événements chez Meta. D'ailleurs, c'était la première fois que Meta créait un événement pour uniquement parler d'intelligence artificielle. Habituellement, ça se faisait dans le cadre de Connect. Mais là, à investir autant de milliards et à sortir autant de produits, ils se sont dit pourquoi pas faire un événement distinct. Et ça a été une bonne nouvelle et une bonne idée parce que tout au fil de la journée, l'événement d'ailleurs était disponible en ligne pour les gens. Et c'est toujours en ligne. Donc, si vous voulez aller voir, vous pouvez voir. Or, c'était l'occasion de présenter la vision de Meta dans le domaine de l'IA. Ça, c'est intéressant parce que je pense que le groupe ne communique pas assez. On entend Mark Zuckerberg là-dessus, mais on est comme toujours surpris parce qu'entre deux propos, il envoie un nouveau produit. Mais là, il y avait une discussion avec le responsable de l'IA chez eux. Alors ça, c'était intéressant.
Invité :
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25:53] Il y avait la présentation de différents modèles qui sont offerts par Meta. Ça, c'est aussi une bonne nouvelle parce que Meta, ce n'est pas juste….
Invité :
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26:03] Mais Meta AI, l'avant 4.3, c'est autre chose. Il y a beaucoup de choses. Et donc, il y avait différents modèles qui étaient présentés pour différents types d'utilisation. Et puis, il y avait, je pense que c'est ça qui était le clou. Il y avait deux clous du spectacle. Il y avait, cette journée-là, on a lancé l'application de Meta.ai, parce que jusqu'à maintenant, Meta.ai, donc l'outil d'intelligence artificielle, l'agent conversationnel de Meta, était disponible à travers les interfaces, les points de contact de Meta et ses utilisateurs, donc Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger.
Monde Numérique :
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26:41] Oui, c'était transverse, en fait.
Invité :
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26:43] Exactement. Mais là, on a décidé de lui donner son propre environnement. Je pense que c'est une bonne nouvelle parce que ça va permettre à plus de gens de l'utiliser de façon sérieuse parce que sinon, on le faisait juste, on testait ici et là des trucs. Mais là, d'avoir une application qui est distincte, qui est autonome, ça, je pense que c'est une bonne nouvelle. Et puis, quand même, bon, Meta a profité pour mentionner qu'ils avaient plus d'un milliard d'utilisateurs de leur service de Meta AI, évidemment parce que c'est les gens, les utilisateurs de Facebook, Instagram et autres qui l'utilisent de temps à autre, mais ça fait un nombre d'utilisateurs intéressants et au passage aussi, puis ça, on n'a pas trop appuyé là-dessus, ça fait, ça donne de l'accès à énormément de contenu. Pour entraîner l'IA de META, et ça, il faut le garder aussi en tête.
Monde Numérique :
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27:33] Oui, c'est ça qui est intéressant au niveau stratégique pour META, c'est qu'en connectant son modèle sur toutes les plateformes, ça fait encore plus de données pour entraîner, et puis ça permet, comme tu l'as dit, aux utilisateurs d'accéder à l'outil. Moi, ce que j'ai trouvé intéressant, et en tout cas assez particulier de cette conférence, Donc, c'est qu'il y avait un autre participant de marque qui était Satya Nadella, le patron de Microsoft.
Invité :
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28:05] Oui, c'est plutôt surprenant de le voir là.
Monde Numérique :
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28:07] Ben oui, c'est la première fois à ma connaissance qu'ils font un truc ensemble.
Invité :
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28:11] Oui, puis surtout, d'ailleurs, c'est toi qui le mentionnais à un moment donné, c'est de voir que les gens de Microsoft sont plutôt du côté d'OpenAI, de par les investissements qu'ils ont faits, encore là, des milliards de dollars, et de le voir assis avec le contender, comme dirait les gens où tu étais la semaine passée, de voir qu'il va s'asseoir candidement sur la scène avec Mark Zuckerberg, qui lui est le patron de Meta, je trouvais que c'était intéressant.
Monde Numérique :
[
28:40] Oui, alors bon, il y a une cohérence parce qu'il va y avoir des points de jonction entre les deux, mais je pense qu'ils sont un peu dans la même galère, en fait, Meta et Microsoft. C'est-à-dire que, eh bien, ni l'un ni l'autre n'est OpenAI, ni l'un ni l'autre n'est ChatGPT. Et en fait, ils ont cet outil qu'ils essayent d'imposer partout. Ils ont donc chacun leur propre modèle d'intelligence artificielle générative. Et ils essayent de les imposer sur toutes leurs plateformes, mais ce n'est pas leur métier d'origine. ce n'est pas forcément ce que les gens attendent en premier. On sait les difficultés que rencontre Microsoft aujourd'hui pour faire adopter Copilot, C'est pas fait que les utilisateurs ne s'en servent pas vraiment.
Monde Numérique :
[
29:23] C'est une espèce de paradoxe où, on n'a pas les chiffres exacts, mais il y a presque plus d'utilisation de ChatGPT en mode stand-alone, c'est-à-dire à part, que d'utilisation de Copilot à l'intérieur des suites de Microsoft. Donc c'est un vrai problème, c'est un vrai paradoxe. Et Meta est un peu dans le même paradoxe, en fait. Ils ont un écosystème qui est fantastique chacun de leur côté et ils essayent de mettre de l'IA là-dedans mais paf les utilisateurs sont aux abonnés absents, donc comment les intéresser et ils sont un peu aussi dans la même situation que quelque part que Apple bon si on accepte le retard, technologique d'Apple en matière d'intelligence artificielle mais en termes d'usage c'est un peu la même démarche c'est-à-dire qu'ils ont leur propre écosystème et ils essayent d'infuser l'IA, mais ce n'est pas gagné. Alors, quand même, le fait de mettre l'IA, ils ont un truc intéressant, ce sont les lunettes. On en parlait ensemble dans le Grand Débrief il y a quelque temps. Et ça, c'est peut-être quand même, peut-être la kill-rape à venir de méta, je ne sais pas ce que tu en penses.
Invité :
[
30:34] C'est peut-être leur cheval de Troie. De toute façon, il n'y a personne d'autre, sauf exception, dans les grands noms qui le font. Ici et là, il y a des gens qui permettent de connecter leurs lunettes à des systèmes tiers, mais que ce soit de façon horizontale, qu'un gros joueur comme Meta ait sa propre lunette, les Ray-Ban, à partir de là, effectivement, ils ont une utilisation et ils ont une entrée dans un marché qui est important. Alors, il faudra voir. Probablement que ce ne seront pas les derniers. D'ailleurs, on ne fera pas le grand débrief, mais on parle notamment de Apple, où on a la confirmation que finalement, ils sont en train de travailler sur une paire de lunettes qui ne sortira pas cette année ou l'an prochain, mais qui est en développement. Là-dedans, c'est Apple Intelligence qui est embarquée, mais à du 120 %. Ça fait carburer les lunettes tellement probablement que les montures deviennent très chaudes. Pour le moment, c'est pour ça que ça ne sortira pas tout de suite. Mais c'est ça, c'est le nerf de la guerre, c'est de permettre un accès presque naturel à l'outil qu'est l'intelligence artificielle et donc de le mettre dans des articles qu'on a avec nous. Évidemment, le téléphone, c'est déjà une bonne entrée, c'est comme la pierre de silex que l'homme moderne utilise, mais quand même, ça, ça ne vient pas de moi à C. Hervé Fischer, le philosophe qui l'a dit. Mais il y a autre chose. Il y a les montres, il y a les lunettes. Et puis, je pense que c'est par ça que ça passe.
Monde Numérique :
[
32:02] Oui, il y a ou il y aura, parce qu'on est quand même encore loin de l'adoption de ces outils-là.
Invité :
[
32:09] Loin, loin. Ça dépend comment tu définis ta terminologie.
Monde Numérique :
[
32:13] Oui, enfin, en termes vraiment d'adoption.
Invité :
[
32:17] Regarde les métas. Moi, je suis sûr que tu vas être dans les prochains qui vont en avoir sur le bout du nez.
Monde Numérique :
[
32:21] Les lunettes méta?
Invité :
[
32:22] Oui.
Monde Numérique :
[
32:23] Oui, oui, oui. Là, j'étais aux États-Unis. J'ai essayé la version 2 que je n'avais pas eu l'occasion d'essayer jusqu'à présent.
Invité :
[
32:29] Avec tous les services dessus?
Monde Numérique :
[
32:30] Oui, elle marche beaucoup mieux. Moi, j'ai la version 1. Elle marche beaucoup mieux. C'est amusant, d'ailleurs. Ça n'a rien à voir, mais pendant les annonces de Mark Zuckerberg et de Satya Nadella, moi, j'étais chez méta à New York. Mais pour toute autre chose.
Invité :
[
32:45] Ça, tu n'avais pas compris. Ça n'était pas chez méta.
Monde Numérique :
[
32:47] Non. Exactement. Non, non, mais il faisait ça à San Francisco. Moi, j'étais à New York. Je n'étais pas au bon endroit.
Monde Numérique :
[
32:54] Mais non, voilà. Bon, c'était l'occasion de visiter l'un des bureaux, l'un des, comment dire, des instances, des officiers de New York, de méta à New York. Pardon, je ne suis pas tout à fait réveillé, mon petit Bruno.
Invité :
[
33:12] Ah, tu es dans le décalage.
Monde Numérique :
[
33:12] Je suis encore un peu dans le décalage horaire.
Invité :
[
33:14] Dans le cirage.
Monde Numérique :
[
33:16] Je suis un peu dans le smooth à l'heure où on enregistre.
Invité :
[
33:18] Je me demande, puisque quelque part dans le ciel au-dessus de l'Atlantique, tu n'as peut-être pas vu passer cette histoire-là. Dans le bulletin du 30 avril de 120 secondes de tech, je revenais là-dessus, le fait que Chad GPT, mais c'est la direction d'OpenAI qui a dû faire ça, ils ont retiré la dernière mise à jour.
Monde Numérique :
[
33:38] Oui, j'ai trouvé ça très drôle. La 4-0. Oui, celle qui est trop polie.
Invité :
[
33:43] Trop flagorneur, trop flatteur trop flatteur.
Monde Numérique :
[
33:46] Oui alors c'est vrai que ChatGPT était devenu très très je te brosse dans le sens du poil chaque fois que tu lui poses une question, oh c'est une excellente question, mais bravo de poser une si bonne question si pertinente ses remerciements.
Invité :
[
34:01] Étaient plus longs que sa réponse.
Monde Numérique :
[
34:02] Ouais, ça commençait toujours comme ça finissait par, est-ce que je peux faire quelque chose de plus pour toi voilà, je te fais un tableau je te fais une vidéo, t'es certain s'il te plaît je te fais un café, ça me fait plaisir, c'est pour moi et apparemment ils ont arrêté ça parce qu'il.
Invité :
[
34:18] Y a des gens qui se sont plaints, Quand même, hein?
Monde Numérique :
[
34:21] Ils se sont pleins d'avoir trop de compliments de la part de Chad GPT.
Invité :
[
34:25] Moi, j'avoue que la raison pour laquelle...
Monde Numérique :
[
34:27] Moi, je trouvais ça sympa.
Invité :
[
34:28] Ben oui, moi, je trouvais ça sympa.
Monde Numérique :
[
34:29] J'aimais bien qu'ils me brosent dans le sens du poil.
Invité :
[
34:32] Oui, puis ça commence à ressembler à une expérience de travail où tu as quelqu'un qui aime bien travailler avec toi. Ah, ben c'est très bon.
Monde Numérique :
[
34:40] Ben oui, il faut instaurer des relations de travail courtoises. On ne va pas se cracher à la figure.
Invité :
[
34:46] Entre nous, ce que j'aurais dû faire, c'est la fonction de permettre aux gens de choisir. Donc, tu cliques. Alors, si tu veux l'avoir vraiment à ta gorgneur, ou tu ne cliques pas, puis bon, il a un air bête.
Monde Numérique :
[
34:57] C'est vrai. Tu le veux poli, gentil, flatteur, ou bien tu le veux brut de décoffrage un peu roots, suivant ton tempérament.
Invité :
[
35:06] Allez, le compte à une autre question. Donc, ça, c'était un peu surprenant, mais bon. Et puis, ce qui est intéressant, c'est que quand ils ont fait un retour en arrière, ce sont d'abord les utilisateurs non payants qui ont eu droit à la version rétrogradée. Là, maintenant, la version payante ont droit au même rétro-pédalage.
Monde Numérique :
[
35:30] On ne sait pas pourquoi. Non. Pourquoi dans cet ordre-là?
Invité :
[
35:35] Probablement que l'urgence était plus à ceux qui ne payaient pas, mais je ne comprends pas pourquoi.
Monde Numérique :
[
35:38] Oui, c'est bien.
Invité :
[
35:39] Mais sinon, je pense que la grosse histoire, puis les gens de Google ne doivent pas être contents, c'est l'arrivée de ChatGPT, dans le commerce, à la recommandation de produits.
Monde Numérique :
[
35:48] Exactement. Oui, oui, ça, c'est la grosse annonce de la semaine. ChatGPT qui va se transformer en comparateur de prix, en fait, en comparateur de produits et même... Alors, jusqu'où il pourra aller? Parce que, pour l'instant, c'est pas encore implémenté, ce truc-là.
Invité :
[
36:03] Ça n'a pas encore démarré. Non, mais ça va être en déploiement.
Monde Numérique :
[
36:05] Oui, le déploiement va commencer, surtout aux États-Unis, etc. Est-ce que ce sera juste de la comparaison ou alors il va vraiment pouvoir passer commande sur des sites marchands, c'est ça, hein?
Invité :
[
36:18] Bien, là, ils sont en train de passer des ententes avec des sites marchands qui vont les laisser, évidemment, pénétrer, là, de leur façon, sur le système transactionnel du site. Mais, ce que ça veut dire...
Monde Numérique :
[
36:31] Donc, c'est par des API. Ça va se passer comme ça.
Invité :
[
36:35] Oui. À moins qu'à un moment donné, ils développent un agent IA qui, lui, va être capable de passer.
Monde Numérique :
[
36:40] Oui, ce serait ça, la vraie promesse. Comme ça.
Invité :
[
36:42] À un moment, il doit y avoir des ententes entre les commerçants et les clients.
Monde Numérique :
[
36:45] Un agent IA, il pourrait aller n'importe où sur n'importe quel site. Si ça passe par des API, ce sera forcément beaucoup plus limité.
Invité :
[
36:53] Pour le moment, les agents IA, je lisais un truc la semaine dernière là-dessus, et ils se cognent souvent le nid sur des systèmes où ils se rendent jusqu'à la partie transactionnelle du magasinage, mais à un moment donné, ils n'arrivent pas à faire la transaction parce que le système sent que c'est un robot et il ne veut pas qu'on fait un robot. Alors la transaction ne fonctionne pas.
Monde Numérique :
[
37:13] C'est vrai que la plupart des sites marchands sont protégés contre les robots. C'est pour ça qu'on doit toujours prouver qu'on est un être humain, d'ailleurs.
Invité :
[
37:21] Exactement. Et de là, pour le moment, l'idée d'utiliser des API plutôt qu'un agent... Oui, ce sera plus fiable.
Monde Numérique :
[
37:29] Mais moins ouvert. Mais Bruno, tu parles de Google. D'accord, c'est une pierre dans le jardin de Google. Mais c'est surtout une pierre dans le jardin d'Amazon. Et Amazon AI, ou Amazon Plus, qui a été présenté il y a quelques mois, c'est complètement cette promesse-là aussi.
Invité :
[
37:45] Ah, elle est sur leur terrain, là.
Monde Numérique :
[
37:46] Eh oui. Donc, en fait, c'est toujours pareil. Ils vont tous dans la même direction. De toute façon, c'est ça, l'intelligence artificielle d'aujourd'hui, avec les big tech. C'est une compétition. C'est à celui qui ira le plus vite, le plus loin. et c'est pour ça qu'on les voit tous les uns après les autres se positionner et finalement faire un peu la même chose.
Invité :
[
38:08] Mais l'avantage de ChatGPT dans ce contexte-là par rapport à Alexa+, c'est qu'Alexa+, il va toujours te tenir dans l'environnement d'Amazon. Tandis que le ChatGPT….
Monde Numérique :
[
38:22] Mais pas forcément. Rappelle-toi, je crois qu'il a la possibilité de sortir justement avec des API, etc.
Invité :
[
38:27] C'est ça que je ne suis pas certain. Tandis que, moi, ce que je vois, en tout cas, de l'extérieur, en n'ayant pas tous les détails d'Alexa+, c'est de voir qu'un charge GPT pourra te faire un comparatif entre Amazon, là, je parle de nord-américain, Amazon, Walmart, ou un Canadian Tire qui va te permettre de… Et je te rassure, Canadian Tire ne vend pas que des pneus.
Monde Numérique :
[
38:49] Je ne connais pas du tout cette marque.
Invité :
[
38:51] C'est pour ça que je te fais la précision, parce qu'on n'a pas le seul à ne pas connaître Canadian Tire.
Monde Numérique :
[
38:55] Tu me parles un truc, ce n'est pas du tout présent. Ça n'existe pas chez nous, ça.
Invité :
[
38:58] Mais tu sais qu'il y a des choses qui existent, mais qui ne sont pas en France, hein?
Monde Numérique :
[
39:02] Oui, je sais.
Invité :
[
39:03] OK. Merci, Mathieu.
Monde Numérique :
[
39:03] Notamment les intelligences artificielles les plus évoluées.
Invité :
[
39:08] Oh, oh, oh, oh. Oh, ben, je vais me passer pour les gens de Mistral, tiens.
Monde Numérique :
[
39:12] Bon, non, non, mais écoute, en tout cas, bon, voilà, c'est une étape de plus et on est bien content que ça se mette en route. On a hâte de tester tout ça. Ça va.
Invité :
[
39:22] Et puis là, tu as soulevé un truc. Là, c'est disponible aux États-Unis. Et après, ça va être disponible ailleurs. Mais ça va prendre combien de temps?
Monde Numérique :
[
39:29] Ça arrive en France? Eh bien, voilà. C'est ce que je voulais dire. Est-ce que ça arrivera chez nous? J'en sais rien.
Invité :
[
39:34] Parce qu'il y a des lois.
Monde Numérique :
[
39:35] Gros problème. Ah, ça va.
Invité :
[
39:37] Tu ne vas pas recommencer.
Monde Numérique :
[
39:38] Tu ne vas pas recommencer. Oui, on a des lois. On est un état de droit, nous.
Invité :
[
39:41] Ah, bon.
Monde Numérique :
[
39:42] De quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet, Bruno?
Invité :
[
39:46] Ben, écoute, cette semaine, on va faire un tour en Afrique. À Dakar, au Sénégal, rencontrer mon nouveau collaborateur. Toi, tu en as en Chine, moi j'en as en Afrique. C'est le rédacteur en chef de We Are Tech. Et lui, il s'intéresse depuis plus de dix ans à la technologie en Afrique. Alors, c'est une collaboration. C'est un nouveau collaborateur qui vient d'en faire son tour dans mon carnet pour nous tenir au courant de l'information, de l'innovation qui se passe sur le continent africain. Sinon, je prends des nouvelles du PDG d'Aqua Verti, qui est cette ferme moderne qui cultive laitue et autres légumes du genre, mais à la verticale. Ça fonctionne énormément. Et d'ailleurs, ils ont reçu une énorme hausse au niveau des demandes des produits parce qu'il y a quelque chose qui se passe avec nos voisins d'à côté. Et là, maintenant, les Québécois, les Canadiens achètent Canadiens au niveau de la laitue et autres. C'est fini d'acheter chez nos voisins. Il y a vraiment un mouvement de solidarité. Et donc, chez les fournisseurs de salades et autres, on demande énormément du produit. Et eux, ils carburent à l'intelligence artificielle pour faire le monitorage de toute la croissance. Et puis, tu as donné une idée.
Monde Numérique :
[
41:04] C'est de la salade à l'IA.
Invité :
[
41:07] Exactement, mais dans le bon sens. Et eux, ils sont passés de 21 à 17 jours pour la croissance d'un plant du début jusqu'à la fin. Et justement, parce qu'en utilisant les sons des compagnies, ils arrivent à vraiment monitorer la croissance du légume. Et puis sinon, il y a un gros événement qui s'en vient à Montréal. C'est de Montréal qui est l'événement des créatifs qui se passe année après année. dans Montréal au printemps. Et puis, je parle avec Annick Beaulieu de la programmation de cette année.
Monde Numérique :
[
41:40] Ben, dites donc, tu ne t'arrêtes jamais parce que nous, tu sais, c'est le mois de mai chez nous, donc tout le monde est déjà en vacances. Donc, il y a des bouchons partout. Les audiences des podcasts diminuent.
Invité :
[
41:55] Mais, non, non, mais Jérôme, rassure-moi, c'est la semaine du 1er mai. Est-ce qu'il y avait du muguet dans les arbres?
Monde Numérique :
[
42:02] Ben, écoute, il y a toujours du muguet à Paris. En tout cas, il fait très beau.
Invité :
[
42:06] OK. Je te demande d'aller renifler le parfum de la chose pour moi.
Monde Numérique :
[
42:12] Je vais renifler le muguet pour toi et je te raconterai. D'accord.
Invité :
[
42:15] Je ne le montrerai pas. Je te laisse aller te coucher parce qu'à l'heure, c'est le temps d'aller faire dodo, un fuseau horaire. Et puis, je te dis à la semaine prochaine.
Monde Numérique :
[
42:24] À la semaine prochaine, Bruno. Salut, salut.
Invité :
[
42:26] Salut.
Monde Numérique :
[
42:45] Monde numérique se poursuit avec la séquence interview. Bon, cette semaine, week-end du 1er mai oblige et puis surtout, grosse séquence actuelle oblige, une seule interview, mais un entretien super intéressant à propos encore d'intelligence artificielle. Si vous vous demandez comment utiliser l'IA concrètement, je vous invite à écouter tout de suite mon invité. Bonjour Marjolaine Gondin.
Invité :
[
43:17] Salut Jérôme.
Monde Numérique :
[
43:18] Entrepreneur, cofondatrice de la startup Jam et aujourd'hui du Bootcamp IA. Bienvenue dans cet épisode spécial de Monde Numérique en partenariat avec le salon Ready for IT à Monaco du 20 au 22 mai 2025. Salon où tu interviendras pour parler de l'utilisation de l'intelligence artificielle en entreprise de manière très concrète. Ce qu'on peut faire avec, comment, etc. Car évidemment, tu es, toi, grosse utilisatrice d'IA. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui, Marjolaine, qu'on est sorti un peu de la phase exploratoire en ce qui concerne l'utilisation de l'IA et notamment de l'IA générative en entreprise et que vraiment, ça y est, ça devient sérieux ?
Invité :
[
43:58] Pour moi, l'IA, aujourd'hui, moi, je la vois comme l'électricité du XXIe siècle. On l'utilise, mais on ne dit pas aujourd'hui « Ma boîte existe grâce à l'électricité ». Alors, OK, super, oui, tu as allumé ton ordi, Mais ce n'est pas un sujet. Même le digital n'est plus un sujet, on n'en parle plus. Ce n'est plus un mot qui a du sens parce que c'est de l'air, c'est de l'eau. Il n'y a pas de sujet. Et l'IA, ça devrait être pareil. Et si on veut vraiment dérouler et l'implémenter à un niveau qui vient d'infuser à tous les niveaux de l'entreprise, productivité, créativité, stratégie, etc., collaboration... Tout le monde doit s'en saisir et que ça ne doit pas être un sujet, tu vois, qu'une personne va développer le champion, la championnée, quoi.
Monde Numérique :
[
44:38] Alors, qu'est-ce que tu fais exactement ? Qu'est-ce que tu montres aux entreprises ? Comment est-ce que tu leur expliques qu'elles peuvent utiliser de l'IA ?
Invité :
[
44:46] Moi, ce que je leur montre, c'est surtout, et je pense qu'il y a un peu deux aspects, c'est le changement de paradigme, vraiment de comprendre que ce n'est pas juste un outil, mais qu'en fait, ça change complètement la façon dont on travaille. Et in fine, ce que je veux leur apporter, c'est que vous avez un binôme. Tout le monde maintenant a un cofondateur, une cofondatrice personnelle qui est là avec nous et qui est là pour nous assister, pour nous aider, pour nous accompagner. Ne vous en privez pas. Donc, si je schématise un peu ce que je fais, c'est ça. Et j'aime bien dire qu'il y a trois choses dans lesquelles j'utilise l'intelligence artificielle. Et c'est un peu ma petite pyramide de Maslow à moi-même. La première, c'est que je l'utilise comme un assistant à qui je délègue. Donc, c'est vraiment, tu vois, réduire ma charge mentale, augmenter ma productivité et lui dire, tu vas m'aider à gérer mes mails, faire des transcripts de réunion, écrire des comptes rendus. Juste vraiment la base pour m'aider à gérer ma toujours liste.
Monde Numérique :
[
45:41] Donc, tu fais écrire des mails ou écrire des réponses par l'IA ?
Invité :
[
45:44] Oui, j'utilise un outil qui s'appelle Fyxer AI, qui en fait, dès que je reçois un mail, va le catégoriser. Tu vois, il va le labelliser. On a regardé ensemble les labels, c'était ce qu'il m'a proposé et va me rédiger des brouillons. La première fois que je l'ai mis en place ils te disent quand tu vas sur leur site 3 minutes de mise en place ou 30 secondes 1 heure par jour de gagné, c'est réel et tu vois la première fois je le mets en place, je le connecte à mon Gmail je le connecte à mon agenda parce que du coup il doit connaître mes dispos pour pouvoir répondre et tout, je laisse mon ordi, je reviens le lendemain matin et là je vois que j'ai reçu quelques mails et qu'il y a des brouillons et c'est pas du tout quelque chose à laquelle je suis habituée, de voir des petits drafts comme ça, qu'est-ce qui se passe Souvent, c'est plutôt bordel, tu sais, quand des brouillons, c'est un truc que j'ai voulu envoyer, qu'il ne s'est pas envoyé, qui machin. Tu dis « attends, mais qu'est-ce qui s'est passé ? » Et là, je vois qu'il y a des réponses.
Monde Numérique :
[
46:32] Il a tout préparé.
Invité :
[
46:32] Tout préparé. Et vraiment, 90%, c'est nickel. Et c'est super, c'est fin, il l'apprend, il prend mon ton, avec le ton de la personne, tu vois, il s'ajuste, il sait s'il faut tutoyer, vous voyez, être formel, informel, etc. Il me propose des créneaux et souvent, il comprend l'intention. Et quand c'est vraiment une question fermée, oui, non, t'es dispo, t'es pas dispo, ça t'intéresse ou pas, il me dit, two options, c'est le seul truc qu'il écrit en anglais, le reste, il le fait en français. Deux options, oui, avec plaisir, je serais très enthousiaste de participer à cette conférence. Deux, non, désolé, je ne suis pas dispo. Et ce qui est marrant, c'est que du coup, moi, je me retrouve avec les deux et je me dis, ah, laquelle sonne le plus juste ? Et puis du coup, je fais celle que j'envoie.
Monde Numérique :
[
47:13] Ça, c'est Fyxer ?
Invité :
[
47:14] Un Y, F-Y-X-E-R-A-I, donc Fyxer.com, Fyxer.com. Et ça, tu vois, il y a plein de gens à qui j'ai fait installer ça et qui me disent non mais Marjolaine, je vais gagner une heure par jour, ce n'est pas possible ce truc, je ne sais pas comment je pouvais faire avant. Donc tu vois, ça c'est la première chose.
Monde Numérique :
[
47:29] Mais il y a des limites quand même, parce qu'il ne peut pas savoir exactement sur quoi tu travailles à l'instant T, quels sont tes besoins.
Invité :
[
47:37] En fait, exactement. Moi, j'aime bien dire que l'IA, c'est un spectre. Il n'y a plus beaucoup de sujets sur lesquels je suis à 0%, il y en a, tu vois, si je veux écrire un manifeste pour mon nouveau projet, etc., et encore que je vais demander à l'IA, pose-moi trois questions hyper challengeantes pour m'aider à réfléchir à mon manifeste, mais c'est moi qui vais l'écrire. Mais tu vois des mails, genre, est-ce que tu es dispo, est-ce que machin, tu as reçu la propale, je ne sais pas quoi. En fait, je ne sais pas, genre deux tiers de mes mails, c'est du transactionnel, c'est du rapide, et justement, le fait d'avoir mis tout ça de côté, Ça fait que sur le tiers restant qui est important, où là, effectivement, qu'est-ce que je veux ? Qu'est-ce que je veux profondément ? Comment je veux répondre ? Quelles décisions, etc. ? Là, j'ai trois fois plus de temps à y dédier. Et c'est là où moi, je trouve la magie. C'est vraiment se dire « Attends, tu vas me rendre mon temps en enlevant toute la partie machinale de mon travail. Et ça, j'ai aucun problème à lui déléguer. Et à l'inverse, du coup, moi, je vais avoir plus de temps pour faire les choses importantes. », Je fais un call de cadrage pour un podcast, une conférence, une collaboration, peu importe. J'ai mon transcript call, que ce soit d'ailleurs un call physique. Maintenant, il y a des outils qui permettent d'enregistrer les appels en physique, les réunions en physique ou en visio, évidemment.
Monde Numérique :
[
48:49] Oui, bien sûr, c'est le smartphone où il y a les petits outils.
Invité :
[
48:52] Les petits devices. C'est ça. Et donc, moi, on est là, on est présent 100%. Et derrière, je reçois mon transcript. Moi, j'ai créé un petit assistant qui, à partir du transcript, va me générer un compte-rendu par rapport à mes enjeux, etc. Je peux rédiger le mail, tu vois, de follow-up, de suivi, pour dire, ok, il y a ça, ça, ça. Mais après, moi, je vais passer du temps à préparer, à réfléchir, à faire de la recherche, parce que je sais que toute la partie machinale, je la mets de côté. Et tu vois, ça, c'est vraiment le point qui m'excite en fait dans l'IA, c'est de dire elle nous rend la partie humaine du travail, et toute cette partie juste gestion, mise dans des dossiers, rangement, réponse rapide, machin, qui en fait faisaient un peu nous des machines. Hop, de côté. Et j'espère que c'est la direction qu'on va prendre avec l'IA. Et donc, tu vois, pour continuer ma petite pyramide, peut-être un peu scolaire, mais l'assistant, deuxième étape sur trois, c'est un peu mon directeur des opérations, directeur général qui va m'aider à faire des présentations, des roadmaps.
Monde Numérique :
[
49:54] Donc, ça veut dire quoi ? Tu lui fais faire des PowerPoints ? Tu lui demandes ?
Invité :
[
49:57] J'ai un outil, on ne va pas faire la liste de tous les outils, mais Gamma, G-A-M-M-A, qui est connu maintenant, à qui en fait, on parlait tout à l'heure avant le podcast de l'IA qu'on présente sur LinkedIn, tu vois, où en fait, on montre souvent cet outil Gamma. Il lui fait un prompt, fais-moi une présentation sur l'histoire du basketball depuis les années 50. C'est incroyable, tu le vois, il lui fait direct. Mais dans quel est le cas d'usage ? Oui, c'est super, c'est incroyable. il a écrit quelque chose, les images sont sympas et tout. Moi, la vraie façon de l'utiliser, c'est je crée mon texte avec ou sans chat GPT, Claude ou autre. Et une fois que j'ai un texte bien carré avec toutes mes slides, je le donne à Gamma, je lui dis tu touches à rien, je ne veux pas que tu réfléchisses, soit que soit, en revanche, tu vas me mettre en forme. Et ça, j'ai plusieurs personnes avec qui j'ai montré ça qui ont pleuré. Je te jure. Et même une participante à mon tout cas, la semaine dernière, qui m'a dit ma mère a pleuré. Je lui dis mais c'est si outil fait pleurer tout le monde. Mais parce qu'en fait, Elle dit oui, mais parce qu'elle passe du temps à préparer ses cours et machin. Elle passe des nuits parfois, elle est toute seule, c'est hyper compliqué.
Monde Numérique :
[
51:01] C'est chronophage, hein, PowerPoint.
Invité :
[
51:02] Non, mais c'est super. Et pour faire quoi ?
Monde Numérique :
[
51:04] Exactement.
Invité :
[
51:04] Et en fait, une fois que tu as déjà ta charte, que tu as ton template qui t'y a mis du cœur, tu t'es dit, voilà, moi, je veux ces couleurs, je veux cette mise en forme, je veux que ce soit épuré. Au contraire, je veux qu'il y ait beaucoup d'infos sur une slide.
Monde Numérique :
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51:14] Au contraire, je n'ai aucune idée, je ne sais pas ce faire.
Invité :
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51:15] Voilà. Et bien là, en fait, tu utilises l'outil, tu lui mets ton Google Docs, Et puis, qu'est-ce qu'il fait ? Il te met tout en forme. Et juste ça, ça fait gagner un temps fou. Hier, moi, j'ai envoyé une propale. J'ai pris mon truc, je l'ai envoyé dans Gamma, il m'a fait le PowerPoint, je l'ai envoyé et en fait, après, on a discuté et on est allé dans le fond des choses. Mais le côté juste mise en forme, etc., c'est pas ça qui m'intéresse. Et le troisième niveau, c'est, je l'appelle cofondateur personnel, c'est vraiment m'aider à brainstormer, à réfléchir, à me challenger, à m'assurer que je suis dans la bonne direction, que ce que je fais a du sens. Moi, je parle beaucoup d'ikigai, le point entre ce que tu aimes faire, là où tu es bon, ce dont le monde a besoin et ce pour quoi tu peux être payé. Et l'IA, moi, ChatGPT ou Claude, ils connaissent bien mon ikigai et quand je fais quelque chose, ils m'aident à travailler dans ce sens. Voilà, c'est les trois niveaux.
Monde Numérique :
[
52:07] Donc, c'est plus stratégique.
Invité :
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52:08] C'est ça. Charge mentale, produire, stratégique. Maintenant, c'est réflexion, créativité, collaboration, communication. Alors, à toi de jouer.
Monde Numérique :
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52:17] Merci Marjolène Gondin Merci Jérôme Entrepreneur et dirigeante du Bootcamp IA Et que bien sûr on pourra retrouver Au salon Ready for IT à Monaco Au 22 mai. On interviendra très concrètement sur tous ces sujets-là Donc si on en veut plus Rendez-vous au salon Ready for IT Merci encore Merci à toi.
Monde Numérique :
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52:49] C'est la fin de cette émission Monde Numérique, l'hebdo, épisode du 3 mai 2025. J'étais ravi de passer ce moment avec vous. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Vous pourrez retrouver l'interview intégrale de Marjolène Grondin en épisode séparé la semaine prochaine. Si vous n'avez pas écouté cette semaine dans la version premium de l'hebdo, n'hésitez pas à réagir. Vous pouvez m'envoyer des messages sur les réseaux sociaux ou bien via le site mondenumérique.info Et puis surtout, n'oubliez pas les 5 petites étoiles sur Apple Podcasts et les avis, les notes, tout ce que vous pouvez mettre sur les différentes applis de podcast. Ils contribuent, je le répète à chaque fois, mais c'est important au référencement et à la notoriété de ce programme. Voilà, merci encore pour votre fidélité. On se retrouve la semaine prochaine. D'ici là, portez-vous bien, profitez des premiers rayons de soleil du printemps. Je vous souhaite une bonne semaine, pleine de tech. Salut !