☕️ GRAND DEBRIEF (mars 26) - Agents IA, pari français, MacBook Neo, Sony en panne
Maison Connectée29 mars 202601:00:42

☕️ GRAND DEBRIEF (mars 26) - Agents IA, pari français, MacBook Neo, Sony en panne

Les agents IA franchissent un nouveau cap. Anthropic joue les chevaliers blancs. Yann Le Cun fait cavalier seul avec les world models. Le smartphone fête ses 25 ans. Apple bouscule le marché avec son MacBook Neo. Sony en panne d'innovation lâche l’auto électrique.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) et François Sorel (Tech & Co)

Free Pro

Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises

Les agents IA sortent du labo

Nous revenons sur l’explosion des agents IA capables d’agir directement sur un ordinateur. Derrière l’effet spectaculaire, on souligne aussi les dangers de ces outils encore jeunes, notamment lorsqu’ils accèdent à des machines personnelles ou à des données sensibles (Monde Numérique a déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises, notamment à propos de la révolution des agents IA en liberté, de la folie des agents IA et de la définition même d’agent IA).

Anthropic, chevalier blanc de l’IA éthique ?

Nous nous interrogeons sur la posture d’Anthropic et de son patron Dario Amodei face aux usages militaires de l’intelligence artificielle. Sincérité éthique ou stratégie d’image ?

Yann LeCun et le pari des world models

On revient aussi sur l’offensive de Yann LeCun avec AMI Labs, sa nouvelle structure consacrée aux world models. Son ambition est claire : dépasser les limites des grands modèles de langage en développant une IA capable de comprendre le monde physique, de raisonner et, à terme, de gagner en autonomie (à écouter aussi sur Monde Numérique : L’HEBDO du 14 mars et L’Actu Tech du 14/03).

25 ans de smartphone : retour sur une révolution

À l’occasion du MWC Barcelona, nous revenons sur l’émission spéciale de François Sorel consacrée aux 25 ans du smartphone. C’est l’occasion de replonger dans la préhistoire du mobile intelligent, des premiers terminaux hybrides aux affrontements entre constructeurs, opérateurs et, plus tard, Apple. Au fil des souvenirs et des anecdotes, on voit comment une technologie encore floue au début des années 2000 s’est imposée comme le centre de notre vie numérique. On en profite aussi pour raconter les coulisses d’une révolution industrielle et culturelle qui continue de structurer toute la tech actuelle.

MacBook Neo : Apple attaque l’entrée de gamme

Le MacBook Neo, nouvelle offensive d’Apple sur le marché des ordinateurs portables abordables, démarre en trombe. Un produit à la fois séduisant, bien fini et stratégiquement redoutable. Pourrai-t-il attirer étudiants et nouveaux venus dans l'écosystème de la marque et propulser Apple sur un nouveau segment de marché, jadis réservé au monde PC ? Au-delà du prix, on analyse la logique d’Apple : proposer du matériel plus accessible pour mieux installer ensuite ses services et fidéliser sur le long terme.

Sony : la fin d’un géant de l’électronique grand public ?

Où va Sony ? Entre le recul dans les téléviseurs et l’abandon du programme automobile Afeela mené avec Honda, on a le sentiment que la marque japonaise perd encore un peu de son aura dans l’électronique grand public. Au-delà du cas Sony, c'est la fragilité plus large de l’industrie japonaise face aux géants chinois qui est en jeu.


Jérôme : [0:06] Des agents d'intelligence artificielle toujours plus puissants, Jérôme : [0:09] l'IA qui part en guerre et ça embête en tropique, le chevalier blanc du secteur. Pendant ce temps-là, les Français veulent tout réinventer avec les World Models. Bref, de l'IA, de l'IA, de l'IA, ce mois-ci encore dans l'actu et on en parle dans cette émission. On va parler aussi de smartphone avec le Mobile World Congress de Barcelone qui avait lieu début mars. Avec François Sorel qui a décidé de fêter tout seul dans son coin les 25 ans du smartphone. Et puis Apple qui veut pulvériser le marché des ordinateurs portables. Bon marché avec le Néo. Enfin, Sony qui arrête ses grands projets en matière de voitures électriques et qui en plus lève le pied également dans les télés. Mais qu'est-ce qui se passe ? Est-ce la fin d'un géant de la high-tech ? Voilà, on va parler de tout ça dans ce nouveau numéro du Grand Débrief de Monde Numérique avec mes camarades que je vous présente tout de suite. Ces vieux rouliers de la tech qu'on ne présente plus en réalité. tout d'abord François Sorel François es-tu là ? François : [1:03] Ouais comment ça va Jérôme ? Salut Bruno ! Bruno : [1:06] Salut François ! François : [1:07] Alors vieux roulier de la tech, j'avais jamais entendu cette expression je sais pas. Jérôme : [1:10] D'où ça vient Je vais t'en sortir une chaque mois différente les vieux rouliers de la tech François Sorel BFM Business à Paris et Bruno Guglielminetti à Montréal du podcast Mon Carnet deux voix historiques préhistoriques l'actualité technologique en tout cas deux continents trois regards, une émission en audio et en vidéo, c'est parti pour le grand débrief du mois de mars 2026 ! Jérôme : [1:42] Cette émission vous est proposée avec le soutien de FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises. FreePro, c'est un opérateur pour les indépendants, les TPE, les PME, mais aussi les grandes organisations à travers leurs solutions experts. Connectivité, cloud, télécom, cybersécurité, FreePro couvre l'ensemble des besoins numériques des entreprises avec des solutions souveraines. Les infrastructures, les technologies et les équipes sont opérées en France. FreePro maîtrise la chaîne de valeur des données de bout en bout. En plus, des équipes d'experts dédiées accompagnent les projets au plus près grâce à une dizaine d'agences réparties sur le territoire. Expertise, proximité, simplicité. Pour en savoir plus, rendez-vous sur freepro.com. Monde numérique, le grand débrief. Bon, les amis, 2026 sera-t-elle l'année des agents IA, l'année où les agents sortent des labos pour partir à la conquête des entreprises, peut-être aussi de nos ordinateurs personnels, avec une avalanche de nouveautés ce mois-ci. On ne va pas pouvoir toutes les passer en revue, mais en gros, est-ce que ça vous a bouleversifié ce déballage, ce tsunami d'agents IA ? Est-ce que vous succombez à votre tour à la folie des agents ? Bruno, qui est un garçon très agentique, on le sait. Bruno : [3:01] Oui, oui, oui. Écoute, non, je me calme. À l'occasion... François : [3:07] Je me soigne. Bruno : [3:08] Je me traite, exactement. Non, non, écoute, je m'excuse, il y a des poils de chat qui se promènent ici. François : [3:15] C'est GPT, c'est ça? Bruno : [3:17] Exactement, c'est mon chat GPT. Et donc, ce n'est pas des blagues en passant, il y a des gens qui vont dire, qui n'ont jamais entendu parler de GPT, mais c'est mon chat. François : [3:25] Ils vont croire qu'on parle de flatulence dans cette émission. Bruno : [3:27] Ça n'a rien à voir en plus c'est horrible si l'autre chat passe il s'appelle GPS ça y est ça déraille déjà donc salut GPT. Jérôme : [3:35] De notre part et dis-nous. Bruno : [3:37] Ce que tu penses mais salut GPS aussi parce qu'il va être jaloux. François : [3:40] Ah oui c'est vrai il y a GPS. Bruno : [3:41] Aussi oui voilà alors moi j'avais un chat le GPU arrive bientôt ça sera le prochain, c'est bon ça sera le prochain non ça sera le prochain je m'excuse Jérôme pour répondre finalement à ta question moi. Jérôme : [3:56] J'avais un chat il y a très longtemps il s'appelait Floppy. Bruno : [3:58] Ah, quand même. Jérôme : [3:58] Mais c'est une autre époque, tu vois. C'est une autre référence. Bruno : [4:01] C'est vrai, c'est vrai. Jérôme : [4:01] Floppy, il faut avoir plus de 55 ans pour comprendre. François : [4:05] Il est dead, Floppy. Jérôme : [4:07] Floppy disque. Bon, alors, les agents, Bruno. Bruno : [4:10] Alors, sérieusement, bon, les agents, il y a, bien évidemment, il faut en utiliser si on veut être de 2026. Mais cela étant dit, je n'ai pas encore osé utiliser quelque chose comme dispatch qui s'installe sur son ordinateur et puis, à distance, peut contrôler, faire de l'assistanat. Psychologiquement, je ne suis pas en train de faire. Jérôme : [4:31] Voilà le nouveau système d'entropie. Qui est très fort, qui a poussé le bouchon très loin dans les agents avec aussi son système co-work, c'est ça? Bruno : [4:44] En soi, c'est une révolution de pousser aussi loin l'autonomie et puis j'ai l'impression que c'est tellement que le début. C'est impressionnant. François : [4:53] Il faut faire attention avec tous ces trucs-là parce que... On en parle un petit peu dans Tech & Co, mais tout ce qui est open-clos, etc. Il ne faut pas mettre ce type d'outils dans toutes les mains et je pense que c'est... Voilà, il faut y aller mollo, il faut comprendre ce que c'est véritablement, l'installer sur une machine qui n'est pas ta propre machine. Voilà, avec pas forcément tous vos codes et tous vos effets personnels dessus. Donc, c'est super, c'est intéressant et c'est vrai qu'on ne sait pas trop où on va avec tout ça, mais je pense qu'il faut y aller mollo avant de vous lancer dans cette aventure-là. Checkez bien, allez voir un peu les tutos, etc. parce que c'est pas, anodin quand même parce que l'open cloud où tous ces outils prennent la main sur énormément de données de votre PC ou de votre Mac ça peut poser problème quand même c'est. Bruno : [5:47] Quoi en début du mois il y avait cette histoire de VP chez Meta qui s'est fait bousiller tous ses dossiers parce. François : [5:53] Qu'elle avait installé ça sur son. Bruno : [5:55] Ordinateur et puis pouf du jour au lendemain en quelques. François : [5:58] Minutes on en parlait avec toi Jérôme aussi non cette semaine je crois qu'on s'est venu dans le débrief On en parlait, il y a eu des PC qui ont été vidés, en fait, effacés par une IA. C'est incroyable. Un peu rigolote. Bruno : [6:12] Qui voulaient avoir de l'espace. François : [6:14] C'est ça, je voulais tout effacer. Jérôme : [6:17] C'est fou que ces gens-là, quand même, se soient un peu laissés piéger, comme ça. Ça me paraît un peu bizarre. Je veux dire, tu étais au poste chez OpenAI et tu... C'est ça, c'était chez OpenAI ou chez Entreprise ? Bruno : [6:29] La VP, c'était en tout cas celle dont je connais l'histoire, c'est VP chez Meta. Jérôme : [6:34] Chez Meta, oui, c'est ça. Et tu fais n'importe quoi, tu t'installes un agent, qui prend la main complètement sur ton ordi. C'est plutôt, d'où finalement, plutôt le, comment dire, d'où le boom qu'il y a eu sur les Mac Mini. Parce que le Mac Mini, c'est la plateforme idéale pour faire un deuxième ordinateur, une espèce de bac à sable, où là, tu peux lâcher tes agents, tu leur mets quelques dossiers, mais tu donnes pas accès à ta vie numérique, entre guillemets. François : [7:05] Et le Mac Mini est assez puissant pour faire tourner des IA en local. C'est ça aussi qui est cool. Jérôme : [7:12] Exactement. François : [7:13] Qu'est-ce qui vient de passer, là, Bruno ? Bruno : [7:15] C'est GPT. François : [7:16] C'est GPT qui vient de passer ? Bruno : [7:17] Oui, oui, oui. François : [7:18] C'est incroyable. J'ai vu une espèce d'ombre. C'est terrible. Bruno : [7:22] C'est l'ombre des GPT. François : [7:25] Il fait du bruit, en plus, j'ai l'impression. Bruno : [7:27] Oui, il vient de décider de faire tomber quelque chose. Je retrouverai plus tard. François : [7:32] Bruno et ses chats, mesdames, messieurs. Bruno : [7:35] Il y a aussi un chême de sa voiture. Jérôme : [8:04] À des fins militaires, c'était déjà un peu le cas, mais que l'armée aille encore plus loin et qu'elle se serve de Claude pour développer des armes automatiques et des systèmes de surveillance généralisés de la population. Dario Amodey, le patron d'Anthropique, est beaucoup monté au créneau, au point qu'il se positionne vraiment de plus en plus, un peu comme je disais, le chevalier blanc de l'intelligence artificielle, du genre « non, mais l'IA c'est bien, mais on ne fera pas n'importe quoi avec ». Est-ce que c'est une position sincère de sa part ou bien c'est un peu une posture, on va être méchant, on va dire, un peu marketing aussi pour apparaître comme le gentil de la bande? Bruno, toi qui es sur le continent où tout se passe, même si tu ne vis pas aux États-Unis, tu es au Canada, mais tu es presque un peu plus près du seigneur que nous. Bruno : [8:51] J'avais peur de ton descriptif. Oui, bien, c'est justement, je pense que l'option B, de plus en plus, commence à être quelque chose de véridique. C'est-à-dire que c'était la belle occasion pour Anthropique de faire une vaste campagne de communication et de prendre une place qui était encore libre, c'est-à-dire d'être le chevalier blanc de l'IA. étant québécois je te dirais probablement que Joshua Benjo a cette carte-là dans sa manche parce qu'il parcourt la planète il faut faire attention mais dans les géants américains il n'y en avait pas encore qui avaient fait ça, il y a Sam Altman qui avait essayé de jouer cette carte-là en disant oui mais vous savez l'IA c'est dangereux il faut faire attention dans des entrevues qu'il avait données Sam Altman. Jérôme : [9:38] C'est plutôt le méchant dans. Bruno : [9:40] L'histoire c'est le méchant. Jérôme : [9:43] De James Bond. Bruno : [9:43] Oui, mais l'an dernier, souviens-toi que Sam Altman, l'an dernier, donnait encore des entrevues, des conférences dans les médias en disant, « Oui, mais il faut faire attention parce que l'IA, c'est dangereux. » Puis là, maintenant, il joue la carte à fond. Il vient de signer avec son sang, avec le Pentagone, en disant, « Bon, ce que Anthropique ne veut pas faire, nous, on va le faire. », Et ça laisse la place à Anthropik pour devenir le bon chevalier et la cause noble. Et donc, oui, puis là, il la joue à fond, cette carte-là. Et puis même, le plus surprenant, c'est que dans toute cette histoire-là, il y avait des gens qui ne voulaient pas vraiment lever la main ou rester la tête en dessous du radar. Et c'est Microsoft et Google. Et très rapidement, moi, à ma grande surprise, les deux ont dit, vous savez quoi, publiquement, ils ont dit, nous, on va continuer à faire affaire avec Anthropik. Et ces deux boîtes-là, ils ont des contrats avec le gouvernement américain. Ils ont des contrats avec la défense. Alors, de les voir soulever un peu la tête pour être rattrapés sur le radar et publiquement dire que non, nous, on soutient Anthropique, j'avoue que ça, c'est la consolidation d'appui dans une vaste campagne. Chapeau. Ils ont bien mené le bateau et ils en ont profité. François : [11:00] Alors, pour compléter ce que tu dis, je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a deux ans, on avait eu un manifeste contre les dangers de l'IA qui avait été signé par énormément de pointures de l'intelligence artificielle. Bruno : [11:11] C'était 2000 à l'époque. François : [11:11] Il n'y a pas de l'IA chez Google qui était monté au créneau en disant « Attention, si on continue comme ça, on va drôler dans le mur ». Donc, il y a quand même cette petite musique de spécialistes de l'IA qui veulent un peu ouvrir les yeux à la société et qui est là depuis un moment. On en entend beaucoup moins bien parler depuis pas mal de temps. C'est vrai que toutes ces voix se sont un peu éteintes. franchement je connais pas personnellement le patron d'Anthropic je dirais que, C'est quand même assez classe de sa part d'avoir des lignes rouges vis-à-vis de la défense américaine, etc. D'ailleurs, ça lui a coûté cher, cette histoire-là. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais de la manière dont le gouvernement américain et la défense a réagi suite à ça, il s'est retrouvé sur liste noire, comme Vigar Huawei. Bruno : [12:05] Il a été mis à l'index. François : [12:07] Il a été mis à l'index, quoi. Jérôme : [12:09] Et le problème n'est pas réglé. François : [12:11] Et le problème n'est pas réglé. Alors après, peut-être qu'il va sortir de cette liste noire. C'est souvent comme ça que ça se passe aujourd'hui. Ça va se passer un cours. Une espèce de montée comme ça dans les tours. Et puis après, on redescend. Parce que je pense qu'il va y avoir, évidemment, un juge ou une cour qui va remettre un petit peu tout ça, on va dire, qui va un peu remettre tout ça dans le droit chemin. Donc, je suis un peu dubitatif. Maintenant, il ne faut pas se voler la face. L'IA est tellement puissante, et surtout dans ce contexte, on va dire, de tensions géopolitiques. Si un gouvernement a envie de réquisitionner une IA, il le fera sans aucun problème. Et je pense que même sans avoir l'autorisation du patron de la boîte, ça va être comme ça. Je rappelle que les réquisitions, dans des situations, on va dire, de défense, Ah, écoute, c'est déjà arrivé. Et je pense que ça va arriver. Bruno : [13:08] Pour la sécurité nationale, tout est là. François : [13:10] Pour la sécurité nationale, dès qu'il y a quelque chose de sensible qui met en danger une population ou des personnes, tu sais, il y a une réquisition, c'est comme ça. Jérôme : [13:22] Oui, mais oui, là, on est sur la question de la sécurité nationale, donc ça pourrait se justifier. Mais après, il ne faut pas perdre de vue comment fonctionnent les États-Unis. et il y a quand même ce qui est très important aussi c'est le business et tu ne vas pas casser le business de fleurons comme ça juste sur un coup de tête et c'est pour ça que François disait. Bruno : [13:46] Dans six mois il y a un juge qui va donner raison à Anthropique oui mais je pense oui. François : [13:53] Je pense. Et puis, tu sais, la réquisition, mine de rien, ça peut soulager aussi ces boîtes-là, parce que si le message qu'elle donne, c'est que, écoutez, moi, on ne m'a pas laissé le choix, on s'est servi de mon outil contre mon gré, finalement. Bruno : [14:12] Et c'est le cas. François : [14:12] Le présentement. Qu'est-ce que tu veux que je te dise? C'est comme ça. Bruno : [14:15] Oui, mais François, c'est le cas présentement. Anthropique, son outil, il a servi à débarquer la présidence au Venezuela. Il a été utilisé pour préparer les frappes en Iran. Jérôme : [14:28] Oui, mais ça, ce n'est pas en contradiction avec leurs principes. Bruno : [14:34] Oui, sauf que là, tu as le gouvernement américain qui dit que c'est dangereux pour la sécurité nationale et pendant ce temps-là, tout le monde au Pentagon est en train de l'utiliser. Alors, bonjour, l'hypocrisie. Jérôme : [14:44] Oui, mais ils l'utilisent. Ils avaient un deal avec la défense. Bruno : [14:47] Tout à fait. Mais du moment que tu dis que cette entreprise-là ne peut pas faire affaire, et même ne peut pas faire affaire avec des sous-contractants du Pentagone, parce que c'est dangereux pour la sécurité du pays, mais toi, tu es en train encore de l'utiliser pour préparer des frappes. Si ce n'est pas l'hypocrisie, je ne sais pas ce que c'est. Jérôme : [15:04] Bon, on va voir comment ça va tourner. Et pendant ce temps-là, les Français, eux, décident de faire cavalier seul, ou en tout cas de voler. Tu applaudis, Bruno. François : [15:14] Merci Bruno, merci de m'applaudir, ça me fait plaisir. Jérôme : [15:17] Ce n'est pas toi qui l'applaudis, j'imagine, c'est Yann Lequin. Yann Lequin qui a annoncé ce mois-ci, c'était quand même la grosse news du mois de mars, cette levée de fonds de plus d'un milliard de dollars pour sa nouvelle start-up MEI. Alors, qu'est-ce que ça vous inspire, ça ? Est-ce que c'est la France qui relève la tête ? Est-ce qu'il va dans le mur ? Il y a un peu toutes les hypothèses qui sont sur la table. Bruno : [15:42] François. Jérôme : [15:44] Sous-titrage Société Radio-Canada. François : [15:46] Après, je vous dirai ce que j'en pense. Jérôme : [15:47] Moi. François : [15:48] Franchement, on ne peut que saluer déjà la... Comment dirais-je ? La vision de bien des... On va dire des scientifiques de l'IA qui comptent dans le monde, parce que quoi qu'on dise, qu'on aime ou pas Yann Lequin et qu'on suive ou pas ce qu'il fait, il faut être respectueux. Jérôme : [16:02] Tout le monde l'aime, Yann Lequin. Il y a quelques détracteurs au niveau scientifique, mais... Personne ne remet en question ses compétences et son... François : [16:13] Non, non, non, bien sûr. de compétence. Moi, j'apprécie beaucoup ce qu'il fait, et je me dis, le fait d'être arrivé comme ça, à lever quasiment un milliard simplement sur une idée et sur son nom, comment dirais-je, Sur son nom et sur ses convictions et entraîner des investisseurs qui ont mis beaucoup d'argent, ça, bravo. Surtout dans ce contexte économique qui est quand même assez compliqué. Donc, il faut lui faire confiance. Je pense que c'est quelqu'un qui compte dans l'IA et qui va sans doute arriver à faire quelque chose. Le seul problème qu'on a, c'est que c'est le temps. François : [16:54] Cette histoire de world model qui est une espèce d'intelligence qui est un peu le, comment dirais-je, pour imager, c'est un peu, d'après ce que j'ai compris, le fait de recréer un cerveau artificiel, ce qu'il est en train de mettre en place. C'est-à-dire que l'IA, c'est des statistiques et ça répond grâce aux statistiques des LLM. Là, on a vraiment tous les sens. C'est l'environnement. Donc, c'est un peu comme si on recréait un cerveau humain artificiel, si tu veux. Donc, c'est quelque chose d'assez impressionnant. Est-ce qu'il va y arriver ? Je ne sais pas. Combien de temps il va mettre pour ça ? On ne sait pas. Et c'est un pari qui est quand même malgré tout excitant, parce qu'il part dans une direction qui est complètement à l'opposé de ce qu'on a aujourd'hui, notamment aux États-Unis. Il est vu un petit peu comme un ovni, Yann Lequin. Mais s'il réussit son coup, et moi, je vois plutôt le verbe à moitié plein à chaque fois que le verre a voté vide, ça peut être véritablement quelque chose de fort. Et puis, c'est made in France, quoi qu'on dise. Bruno : [18:01] C'est financé par l'étranger, mais c'est fait en France. François : [18:03] Oui, mais c'est en France. Et lui, il représente la France. Jérôme : [18:06] C'est pas que en France. Lui, il continue, il vit à New York. OK, il a mis le siège de sa société à Paris, mais ils sont présents aussi à New York, à Singapour, à Montréal. OK, tu sens qu'il y a une emprise parisienne pour faire plaisir à Macron. Mais ce n'est pas une boîte française. François : [18:25] Je ne suis pas sûr que ce soit simplement pour faire plaisir aux politiques. Alors moi, je ne suis pas Yann Lequin, mais humblement, quand j'analyse un petit peu ces derniers mois chez META, il a quand même été malmené par les US. On se souvient de ces prises de bec avec Elon Musk sur Twitter, qui était en direct. Il n'a pas les mêmes idéologies, il n'a pas la même idéologie que la plupart des Américains en ce moment. C'est quelqu'un qui est... Bruno : [18:59] C'est un Européen. François : [19:01] C'est un Européen. Bruno : [19:02] Il travaille à New York, mais c'est un Européen. François : [19:04] C'est ça, c'est ça. Et je pense que, tu vois, je ne voyais pas Yann Lequin créer sa boîte aux États-Unis. Franchement, je ne voyais pas ça. Il a vraiment envie de garder cette liberté et de crier son appartenance à l'Europe et à la France. Bruno? Bruno : [19:23] Non, puis moi, je suis persuadé que s'il y a un bureau à New York, mis à part qu'il enseigne quand même à l'université là-bas, puis il y a sa vie de famille qui est là. Sauf que s'il a encore un pied aux États-Unis, c'est parce qu'il y a des capitaux américains. Et tu ne vas pas chercher des capitaux américains si tu n'es pas installé là-bas d'une façon ou d'une autre. C'est pour ça que Game Face est à New York et compagnie. Cela étant dit, c'est drôle parce que cette semaine, je faisais une conférence et justement j'adore Bruno. Jérôme : [19:54] Tu es comme moi tu dis cela, cela étant dit cela dit, tu sais qu'on est les deux seuls au monde à continuer à employer proprement cette expression oui, tout le monde dit ceci dit alors qu'il faut dire cela dit mais bien sûr, cela étant dit cela dit. Bruno : [20:09] Merci Bruno, allez continue mais commence pas à me reprendre à chaque fois que je parle parce que ça va être je suis d'accord avec toi donc, mais merci donc, cela étant dit Cette semaine, je donnais une conférence et justement, je parlais de l'initiative et de l'approche de Yann Lacan. Et là, je disais aux gens, pour leur faire peur, avec son approche, c'est probablement le plus près qu'on ira de ces films d'horreur où les IA arrivent à devenir autonomes parce qu'ils arrivent à lire leur entourage, leur environnement, ce que l'IA d'aujourd'hui n'est pas capable de faire. Et c'est pour ça qu'il y a des petites mains en Afrique et il y a des petites mains en Asie du Sud-Est qui passent leur temps. Ça, c'est à part des gens ici en Amérique qui se font embaucher pour mettre une caméra sur le front pour filmer leur quotidien. Et c'est vrai. Il y a un article sur mon carnet, si vous voulez rire, c'est drôle, mais ce n'est pas drôle. Mais donc, l'IA approché avec votre comparse, c'est l'IA qui devient vraiment intelligente et autonome. Et ça, si vous voulez avoir peur, lisez là-dessus. Vous allez voir que si on pousse la manette un petit peu plus loin, petit frisson. Jérôme : [21:24] Oui, c'est vrai, c'est intéressant ce que tu dis. Aujourd'hui, tout le monde fantasme et a peur des LLM. et Yann Lequin qui pourtant lui est un, il peut se ranger dans la catégorie des non-inquiets, il a toujours dit mais non, vous inquiétez pas, tout va bien, faut pas rigoler, faut pas fantasmer, il est peut-être en train, si son projet aboutit, c'est lui qui permettra de développer l'IA la plus puissante et donc la plus effrayante du monde en fait. Bruno : [21:48] Et elle sera européenne. Jérôme : [21:49] On va voir. Bruno : [21:50] C'est pour ça que je suis très content de vous voir prendre la paternité de la patente, parce que les problèmes viennent d'Europe encore. Jérôme : [21:56] Oh merde, ça va se retourner contre nous. Oh là là là. François : [22:00] Le Terminator est européen. Bruno : [22:02] Les amis. Voilà, vous l'aurez entendu ici. Jérôme : [22:09] Bon, revenons à des choses beaucoup plus terre-à-terre et un peu plus accessibles au commun des mortels. En début de mois avait lieu le Mobile World Congress de Barcelone, le grand raout de la téléphonie mobile. On y était, François et moi. Bruno, on t'a cherché. Bruno : [22:23] On ne t'a pas vu ? Non, je n'étais pas là. Je voulais prendre du jambon, finalement j'ai manqué mon vol. Jérôme : [22:29] On l'a mangé à ta santé, le jambon ibérique. Il y avait des churroses intéressantes. et puis de retour, eh bien, François lui a décidé de fêter dans son coin gentiment tout seul avec ses potes dans son émission Les 25 ans du smartphone. Bruno : [22:44] Mais je l'envie, avant que tu ailles plus loin, moi je veux... Jérôme : [22:46] Mais c'est quoi cette histoire de 25 ans du smartphone ? Bruno : [22:49] Mais je l'envie, avant qu'il parle, moi, François, j'ai vu te féliciter d'avoir eu cette idée-là. Moi, c'est passé en dessous du radar et je lui ai dit, non mais Belle, quelle bonne idée. Moi aussi, complètement. Jérôme : [22:59] Il a fait une émission spéciale sur les 25 ans du smartphone. Bruno : [23:02] Mais tu sais, avoir une grosse équipe, de Jérôme, c'est ça. Jérôme : [23:04] Mais sauf que ce n'est pas du tout les 25 ans du smartphone. Bruno : [23:06] C'est pas grave. Jérôme : [23:07] Alors déjà, pourquoi ? François : [23:10] Alors, pourquoi ? Parce qu'il y a 25 ans, donc en 2001, il y a eu quand même, on va dire, une espèce d'avant et d'après. 2001, rappelez-vous, on est à la fin du... En fait, le GSM existe depuis quelques années et on commence à voir arriver des téléphones un petit peu plus intelligents. et je ne sais pas si vous vous souvenez de toute cette période, mais. François : [23:40] Ericsson avait sorti un appareil qui était un petit peu plus évolué que les autres avec un vrai clavier qui permettait d'envoyer des mails, etc. 2002, le premier Blackberry est arrivé et en fait, quand j'ai regardé un petit peu dans les dates, je me suis dit que finalement 2001, c'était pas mal comme point de départ d'une technologie qui existait avant, mais qui s'est affirmée à partir de ce moment-là Et je me suis dit, 2001 plus 25, ça fait 2026. Il y a pas mal de choses... Non, non, mais c'est pas déconnant le fait de se dire qu'on fête les 25 ans du smartphone. Non, non, mais t'as raison parce que c'est impossible de donner une date précise, tu vois. Mais finalement, On va dire que 2001, ce n'est pas complètement débile. Et donc, je me suis dit, tiens, avec tous les passionnés de tech que j'ai dans Tech & Co, et notamment des gens que vous connaissez, Styliv Maître, qui a bossé véritablement dans les coulisses des premiers smartphones à l'époque. François : [24:40] On avait Thomas Serval aussi. J'ai eu un nouvel intervenant dans Tech & Co qui s'appelle Patrick Chomet, que moi, je ne connaissais pas, que vous connaissez peut-être. Mais moi, franchement, je ne savais pas qui c'était. En fait, il a travaillé à la grande époque de Vodafone, donc l'opérateur télécom. Et ça fait des années qu'il est chez Samsung. Il a un poste très, très, très élevé chez Samsung. et il est venu un petit peu dans cette émission nous expliquer l'évolution du smartphone et surtout la bataille qu'il y avait à l'époque entre les constructeurs de smartphones et les opérateurs télécoms qui étaient d'une arrogance incroyable par rapport aux constructeurs. Il faut savoir que, je ne sais pas si vous vous souvenez, mais les opérateurs télécoms, c'est eux qui décidaient quel modèle allait sortir parce qu'ils les subventionnaient les téléphones. Jérôme : [25:32] Oui, bien sûr. Bruno : [25:33] L'histoire du BlackBerry, c'est ça. S'ils n'avaient pas eu l'appui des Américains, le BlackBerry ne serait jamais sorti. François : [25:42] Exactement. Et donc, les opérateurs faisaient l'appui et le beau temps auprès des constructeurs de smartphones. Donc, déjà, il y a toute cette histoire que moi, je trouve très intéressante qui a été racontée. Et puis, après, l'arrivée d'Apple, enfin, avant l'arrivée d'Apple, c'était les premiers téléphones un peu intelligents sous Windows Mobile. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ça. Moi, c'était mon premier smartphone. On l'avait, toi et moi, je me souviens, le Q-Tech. Jérôme : [26:04] Tu te souviens ? On l'a vécu ensemble, tout ça, François. François : [26:07] Mais bien sûr. Évidemment, évidemment. Bruno : [26:09] Mais il recule quand même. Il y a eu le Nokia 95, qui, moi, était mon premier téléphone intelligent. Jérôme : [26:17] Mais qui n'était pas un smartphone. Il n'avait pas de clavier Alpha Numéry. François : [26:20] Je rejoins, Jérôme, parce qu'il avait une ergonomie de merde, excuse-moi, mais c'était vraiment un truc sûr. Bruno : [26:26] Mais quand tu dis l'entre-deux, le pivot, pour moi, c'est l'appareil qui représente le pivot. C'est-à-dire que tu l'ouvrais... Jérôme : [26:34] Le N95? François : [26:34] Ah non, pas moi. Jérôme : [26:36] Ah non, non, non. Moi, c'est le Cotec. François : [26:39] Appareil photo, oui, tu as raison, parce que le N95, ça fait un excellent appareil photo. Et je me souviens qu'avec Jérôme, on faisait nos premières vidéos pour la chaîne Techno en N95. Je m'en souviens. Mais moi, pour moi... Bruno : [26:50] Oui, mais François, la BBC avait équipé les journalistes de N95. Mais oui, pour filmer. Oui, la première vidéo d'un incendie dans le métro à Londres, ça avait été filmé par un N95. et on avait marqué en disant, bien ça c'est la révolution parce que maintenant les journalistes peuvent couvrir l'actualité avec leur téléphone en attendant le caméraman. François : [27:11] Oui, mais tu vois, pour moi, un smartphone, ce n'est pas qu'un appareil photo. Et je trouve que les SPV, je ne sais pas si vous vous souvenez de ces appareils, parce que je crois qu'au Canada, ce n'est pas sorti. Bruno : [27:25] Non, ce n'est pas sorti. François : [27:25] C'est sorti qu'en Europe. En fait, ce sont les opérateurs télécoms qui s'étaient associés avec Q-Tech, mais aussi HTC. Ça ne s'appelait pas encore HTC, mais c'était un Taïwanais qui, quelques années plus tard, allait s'appeler HTC. qui avait construit ce téléphone sur Windows mobile qu'on avait, Jérôme et moi, je ne sais pas si tu t'en souviens, Jérôme, et on avait ce petit stylet sur un écran où il y avait Windows et tu pouvais, écrire des documents Word, recevoir tes mails avec Outlook. Jérôme : [27:56] Avec un menu démarré sur le téléphone. François : [27:58] Un menu démarré sur le téléphone avec un petit stylet, c'était un truc de dingue. Jérôme : [28:02] La pire horreur ergonomique de l'histoire de la tech. François : [28:05] Pour rebondir sur Bruno, mais c'était avant le N95, ça Bruno. Bruno : [28:09] Mais François, dans ton histoire, tu positionnes où les PDA? Parce que, par exemple, Trio... Jérôme : [28:14] Avant? Bruno : [28:15] Non, non, mais... Jérôme : [28:16] Avant et en même temps. Bruno : [28:17] Parce que Trio, par exemple, le dernier modèle qu'ils ont fait, c'était un assistant personnel, mais qui permettait de faire des appels. Ils avaient ouvert cette brèche-là, alors que sinon, les PDA te permettent de te brancher sur Internet, mais de ne pas faire d'appels. François : [28:31] Mais tu as raison, il y avait les pocket PC, il y avait tous ces trucs-là. je ne sais pas si vous vous souvenez mais qui ont mis du temps à être connectés si tu veux au début c'était des simples agendas électroniques, et donc voilà ils nous racontent tout ça et puis après l'arrivée de l'iPhone et c'est très savoureux d'écouter, Yves Maître qui rentrait en négociation avec Tim Cook pour le premier iPhone et Apple qui essayait de tordre le bras aux opérateurs télécoms. Jérôme : [29:03] Attends, François, est-ce que je peux raconter les coulisses de cette émission ? Parce que je te charrie un peu. François : [29:07] Mais bien sûr. Jérôme : [29:08] Je sais très bien pourquoi tu as fait cette émission. Bruno, je ne connais pas. François : [29:12] Oui, c'est vrai, tu le sais. Tu sais parce qu'on en avait parlé ensemble autour de brochettes. Jérôme : [29:17] Exactement. Bruno : [29:17] En fait, je vais te raconter. Jérôme : [29:19] Bruno, je vais te raconter comment est née dans sa petite tête cette idée de faire une émission sur les 25 ans du smartphone. C'était à Barcelone en début du mois. On était au restaurant. On dînait ensemble avec Yves Maître notamment. dont on vient de parler, également avec Thomas Serval, qui était là. Et Yves Maître, qui est un puits de science en matière de téléphonie mobile, a commencé à nous raconter toute l'histoire du smartphone. Et là, j'ai vu les yeux de François commencer à briller. Il a sorti son téléphone, il a commencé à prendre des notes. Moi aussi, j'ai commencé à cogiter et à me dire, putain, ça ferait une super série de podcasts, etc. Mais là, moi, perso, j'ai trop de trucs sur le feu, c'est pas possible. Et lui, il a commencé à dire « Ouais, on va faire une émission spéciale ». Et donc, voilà. C'est ça. Bruno : [30:05] Mais quelle bonne idée. Jérôme : [30:05] Tu as décidé à ce moment-là de faire cette émission spéciale. François : [30:07] Oui, oui, oui. Parce qu'en fait, pour tout te dire, on était en train de dîner. Jérôme : [30:13] De manger des brochettes. François : [30:14] Pas terrible, d'ailleurs. J'avais l'impression d'assister à une émission en direct, tu vois. Parce que c'était super intéressant. Bruno : [30:19] Il manquait que des micros. Plein de petites anecdotes. François : [30:21] Etc. Et je trouve que ça apporte... En fait, ça apporte un éclairage qu'on n'a pas forcément, nous, en tant que journaliste. parce que là, tu rentrais vraiment dans les coulisses des négociations entre les opérateurs et les constructeurs. C'était génial. Donc, c'était très cool. Et voilà. Bruno : [30:39] Merci. Jérôme : [30:40] Voilà comment... Voilà comment naît une émission de télé. Bruno : [30:44] Mais la beauté de la chose, c'est que cette émission-là, elle est disponible en ligne. Vous pouvez aller la voir. Ça vaut vraiment la peine. Moi, j'ai commencé à la regarder hier soir. Et c'est... Merci de l'avoir fait, de planter ça dans l'histoire, même si officiellement, on peut chicaner sur la date exacte. Moi, je trouvais que c'était important de faire le point. Et bravo, tu l'as fait. François : [31:06] Oui, c'est ça. Merci beaucoup. Mais voilà, c'est sur le... Évidemment, le replay de l'FM. Bruno : [31:11] En attendant la série de Jérôme. François : [31:14] En attendant la série de Jérôme, bien sûr. Mais en fait, moi, je me suis rendu compte qu'en faisant cette émission, on pouvait en faire des tonnes. Ça ne suffit pas une heure et demie. Il y a tellement de trucs à raconter. C'est dingue. Jérôme : [31:27] Mais dis-moi, tant qu'on y est, on peut dire un mot d'une autre spéciale que tu nous prépares. François : [31:31] Oui. Alors celle-là, ce n'est pas moi qui ai inventé la date, parce que je vous vois arriver. C'est le 1er avril, c'est 50 ans d'Apple. Là, on est d'accord. Bruno : [31:38] C'est une blague. C'est une blague, le 1er avril. Jérôme : [31:40] Oui, c'est vrai. Ça a été créé. la société a été créée le 1er avril mais ils. François : [31:44] Avaient commencé. Jérôme : [31:45] À bosser un peu avant. François : [31:46] C'est ça et donc on prépare pour le 1er avril une émission spéciale avec des, personnalités qui ont travaillé chez Apple qu'on a la chance d'avoir ou à Paris ou en visio, il y aura Jean-Louis Gassé qui est, enfin voilà qu'on ne présente plus, qui a été l'un des tout premiers patrons d'Apple à la grande époque, au tout début d'Apple. Il y aura Luc Julia qui sera en visio, qui a bossé aussi un peu chez Apple. On a Pascal Cagny, que vous connaissez aussi, qui a été le vice-président d'Europe d'Apple pendant pas mal de temps. Et puis surtout, je suis très heureux, j'ai réussi à voir Tony Fadel en interview, en visio. Ce sera pour terminer cette émission, c'est une 30 minutes d'interview où Tony Fadel nous raconte, parce que Tony Fadel a été quand même un acteur important chez Apple. C'est lui qui a... Jérôme : [32:44] Le créateur de l'iPod. François : [32:46] IPod, même au tout début de l'iPhone, c'est lui qui a travaillé sur le premier prototype d'iPhone. Et alors, je ne vais pas tout vous raconter parce que j'ai déjà enregistré son intervention et il nous raconte des petites anecdotes incroyables concernant les premiers iPhones. Son premier iPhone qu'il avait perdu dans un avion, la bagaille, pas possible. Le premier iPhone qui était imaginé, non pas avec un écran tactile, mais avec la roulette qui est De l'iPod. Vous vous rendez compte ? Jérôme : [33:16] Bien sûr. François : [33:16] Et puis Steve lui dit mais attends, mais comment tu fais pour envoyer un SMS ? Et là, ils se regardent tous en se disant tu choisis les lettres une par une. Voilà, un truc de dingue. Et donc, il nous raconte tout ça et ça va bien au-delà parce qu'en fait, il y a certaines rumeurs qui circulent comme quoi Tony Fadel pourrait être l'un des candidats à la succession de Tim Cook dans quelques temps à la direction d'Apple. Et on en parle aussi. Donc, à retrouver mercredi soir. Jérôme : [33:46] Est-ce que vous parlez du troisième cofondateur d'Apple ? François : [33:50] Non. Parce qu'en fait, Tony Fadel, alors attends, parce que là, on n'a pas, tout le reste de l'émission est en direct dont on n'a pas parlé, mais avec Tony Fadel, on n'évoque pas ce sujet. Jérôme : [34:00] Non, parce que c'était avant lui, de toute façon. Je pense que c'était vraiment à l'Ouven. Mais c'est vrai que c'est un fait qui est tellement peu connu. On parle tout le temps de Steve Jobs, Steve Wozniak, mais il y avait un troisième larron qui s'appelait Ron Wayne. François : [34:13] Et qui a vendu ses parts une misère très vite. Jérôme : [34:16] En fait. Bruno : [34:16] Exactement. Jérôme : [34:17] Et qui n'est jamais devenu milliardaire, contrairement aux autres. Tu te rends compte ? C'est dingue, hein. Et c'était lui qui avait apporté le plus d'argent à l'époque. Parce que lui, il avait un peu d'argent de sa famille. François : [34:27] Etc. Oui, alors que Steve Jobs et Steve Wozniak ne roulaient pas sur l'or. Jérôme : [34:30] Non, ils ne roulaient pas sur l'or. C'était lui qui avait fait le logo d'Apple, etc. Mais oui, il s'est barré avant la fin de l'histoire. Bon, enfin, voilà. Donc, très bien. Merci, François. Rendez-vous est pris. et c'est une formidable transition pour la suite de cette émission. Car nous devons parler d'Apple avec ce petit joujou qui fait de plus en plus de bruit, j'ai l'impression. C'est le fameux ordinateur Neo, le MacBook Neo, donc un ordi d'entrée de gamme, surtout très bon marché puisqu'il est annoncé à partir de 600 euros et même 500 euros pour les étudiants. Et ça démarre plutôt bien, les tests sont plutôt favorables. La concurrence est presque en PLS, c'est notamment du côté du monde PC. Ils commencent à se poser des questions. Est-ce qu'Apple, avec ce MacBook Neo, va cartonner, d'après vous? François, on m'a assisté ensemble. On était chez Apple il n'y a pas très longtemps, il y a quelques jours, pour la présentation ici chez Apple France. Voilà, qu'est-ce que vous en pensez? Bruno, cet Apple Neo t'inspire quoi? Bruno : [35:40] Ben écoute, moi je trouve que récemment, il y a eu beaucoup de mouvements au niveau des ordinateurs chez Apple. Il y a évidemment cette présentation-là pour soi-disant aller chercher le marché en guillemets moyen de gamme. Je ne dirais pas bas de gamme parce qu'à ce prix-là, ce n'est pas ça. Je trouve ça habile sur le même principe qu'il y a quelques années, il y a des décennies, quand on avait créé le iMac et ça avait créé la folie curieuse. Moi, je fais un parallèle avec ça. J'ai l'impression que ça peut faire autant de succès et permettre à des gens de faire le premier pas vers l'univers du Mac. Alors, ça, c'est la bonne nouvelle. Mais de l'autre côté, je veux juste faire une petite parenthèse. Quand on apprend la mort du Mac Pro, Parce que là, maintenant, ça, c'est sorti cette semaine. Parce que là, Apple va aller vers le Mac Studio en se disant, c'est ce qui fonctionne le plus dans le trait professionnel. Alors, ce que je suis en train de voir, c'est qu'Apple est en train, finalement, de laisser tomber les gros monstres de production que les professionnels ont permis de rendre Apple viable pendant une bonne époque. Et là, maintenant, se concentre sur du consommateur avec, bon, le Mac Studio qui est quand même puissant. Mais on est vraiment en train de se recentrer sur le marché des ordinateurs. Jérôme : [37:00] Oui. Et c'est vrai que la particularité, raison de comparer ça avec les iMac, qui étaient les premiers ordinateurs de bureau en couleur avec un look complètement fou. Bruno : [37:08] Et c'était le retour de Steve Jobs. Jérôme : [37:09] Ça aussi. et c'était le retour de Steve Jobs et là, moi j'ai l'impression qu'il y a une particularité sur ce MacBook Neo, en dehors du fait qu'ils ont assez bien réalisé le côté, le rapport, performance-prix c'est apparemment des plutôt bonnes machines pour un prix qui est super agressif mais surtout, surtout, il marque des points en matière de design, cet ordi il est éminemment désirable parce qu'il est en couleur il y a 4 coloris, il y a un bleu, il y a un rose, il y a un jaune vert jaune agrume que je trouve hyper sympa et puis il y a un modèle de gris un peu plus classique pour ceux qui ne voudraient pas aller sur ce truc là mais c'est vrai que la carte du design est super importante aussi pour cet ordi François ? François : [37:56] Oui c'est vrai qu'on a eu la chance de pouvoir un petit peu regarder ce que c'était et de le toucher, de le regarder et c'est vrai que c'est un produit déjà qui est désirable, même si et c'est ça où ils sont très très forts chez Apple parce que même si nous on est un petit peu j'allais pas dire, comment dirais-je, un peu lassé de tout ça, parce que depuis toutes ces années, on voit beaucoup de produits. Moi, je me suis dit, waouh, quand même, c'est un produit qui est désirable, qui, les couleurs dont, tu as raison, les couleurs sont très jolies, mais en plus, qui est magnifiquement fini. C'est-à-dire que c'est un produit Apple Premium. Quand tu regardes la qualité des finitions, tu ne te dis pas que ce produit coûte 600 balles, tu vois, ou 700 balles, 800 euros. Jérôme : [38:44] Alors moi, il n'y a qu'un truc que je trouve un peu chiche, c'est qu'ils n'aient pas mis le Touch ID dans le modèle. En fait, il y en a un à 600, un à 700. Et celui à 600, il a moins de mémoire, je crois. Mais surtout, il n'a pas le capteur d'empreintes digitales qui est sur l'autre. Franchement, ça a coûté quoi ? 10 balles, ce capteur d'empreintes digitales ? François : [39:01] C'est toujours comme ça qu'Apple construit ses gammes, si tu veux. Ils sont très forts. Et c'est vrai que pour 100 balles de plus, tu as 512 gigas de stockage au lieu de 256 et le Touch ID. Mais bon, ça ne t'empêche pas d'avoir cette... Enfin, si tu n'as que 699 euros ou 599 si tu es étudiant, ça ne t'empêche pas d'avoir une machine qui fonctionne, tu vois. Elle a les mêmes performances. Il y a moins de stockage, mais aujourd'hui, avec le cloud, ce n'est pas un sujet, tu vois. et surtout ça va faire la blague pour 95% des usages de l'informatique tu peux bosser tu peux produire, tu peux même monter des petites vidéos, tu peux faire de la retouche photo alors évidemment c'est pas un foudre de guerre mais à la limite qu'est-ce qu'on s'en fout de mettre 10 secondes de plus pour avoir un rendu si tu veux et tu peux aller sur internet tu peux regarder des vidéos 4K l'écran est très beau franchement. François : [39:58] Et alors moi ce que je trouve intéressant avec ce produit c'est que je trouve que c'est une petite révolution chez Apple, parce que Apple est à mon avis en train de se rendre compte que s'ils veulent encore augmenter leur aura et vendre encore plus de produits, il va falloir qu'ils trouvent des produits de qualité moins chers. Et je pense que cette philosophie du MacBook Neo, ce n'est que le début. On l'a vu un peu avec l'iPhone 17e, qui a été présenté par la même occasion. Mais je pense qu'on va avoir, petit à petit, Apple est en train de construire une gamme de produits abordables, toujours de qualité, C'est... François : [40:40] Permettre, en fait, aux gens qui n'ont pas les moyens de s'offrir des produits Apple, de pouvoir, malgré tout, rentrer dans la danse, et surtout, après, souscrire des services, parce que Apple, derrière tout ça, est très, très fort. À partir du moment où tu as du hardware Apple, tu vas t'offrir un iPhone, même si c'est un iPhone d'entrée de gamme, c'est un iPhone quand même, tu vois. Tu vas te prendre des AirPods, tu vas te souscrire ton abonnement cloud, c'est tous les mois 10, 15, 20 euros par mois, tu vas te prendre Apple Music, tu vas te prendre peut-être la suite qui te permet de monter tes vidéos. En fait, je pense qu'Apple se dit... Jérôme : [41:18] Oui, la nouvelle suite à 12 euros. François : [41:20] C'est un peu le modèle PlayStation, si tu veux. Tu achètes une console, mais après, Sony, ce n'est pas sur la console qu'ils se font de l'argent. C'est sur tous les services que tu vas acheter et que tu vas louer. Et je pense que la stratégie d'Apple, elle est en train, doucement, de glisser vers ça. Jérôme : [41:35] Oui, de glisser ou de s'élargir, en tout cas. François : [41:38] Puisque c'est l'argir. Puisque c'est l'argir. Jérôme : [41:40] Oui, Bruno. Bruno : [41:40] Ce qui est intéressant aussi, c'est la démonstration de la puissance des téléphones d'Apple. Parce qu'il faut le rappeler, ça fonctionne avec le même processeur qu'on trouve dans la dernière génération des iPhones. François : [41:54] C'est vrai. Bruno : [41:54] Et tu dis… Oui. Jérôme : [41:55] Le Neo, c'est un processeur A18 Pro qui est un processeur iPhone. Bruno : [41:58] Tu dis quand même, ça, c'est capable de faire fonctionner un ordinateur et de bien le faire fonctionner. Donc, moi, j'avoue que le clin d'œil était quand même assez fort. Parce que ça fait longtemps qu'on dit, quand on récemment, depuis les dernières années, on dit, vous savez, c'est un ordinateur que vous avez entre les mains. Ouais, ouais, ouais, ouais. Non, non, mais regarde ce que ça fait, là. Jérôme : [42:19] Tu lui mets un écran de 13 pouces, c'est vraiment un ordinateur. François : [42:22] C'est ça. Tu peux lui connecter un écran même de 27 pouces si tu veux. Il n'y a aucun problème. Il va tenir la charge. Jérôme : [42:33] Le Néo par rapport à un smartphone, c'est ça qu'on était en train de dire. François : [42:36] Oui, pardon. Mais c'est vrai que c'est un peu le cheval de 3 d'Apple et surtout pour tous les étudiants qui hésitent entre un PC pas cher et un Mac pas cher. Tu sais, c'est un peu comme les banques. Les banques essaient de séduire les étudiants en leur donnant des cartes bancaires, des trucs comme ça, pour qu'après, tout au long de leur vie, ils restent dans la même banque. Si tu choisis ton camp Apple dès que tu es étudiant, il y a de fortes chances pour que tu y restes très longtemps. Bruno : [43:03] C'est leur nouveau cheval de l'autre. Jérôme : [43:04] Mais alors, justement... Oui, c'est vrai, pour séduire les plus jeunes. Mais alors justement, qu'est-ce qu'il va rester d'une part au MacBook Air, qui était jusqu'à présent l'entrée de gamme, hyper léger, hyper design d'Apple ? Et surtout, qu'est-ce qu'il va rester aux autres, aux concurrents, au PC ? Parce que tu prends un PC à 600 euros, qu'est-ce qu'il a de plus ? Alors, il a un écran tactile. Il n'y a pas d'écran tactile chez Apple. Mais à part ça, c'est des machines qui ne sont pas hyper belles bien souvent. Côté design, pour 600 balles, les PC, tu as l'impression que ça a été design avec les pieds. Ça va être dur. François : [43:42] Oui, mais tu sais quoi ? Moi, je pense que ça va leur foutre un sacré coup de pied dans le cul. Excuse-moi de l'expression. Mais je pense que là, si Apple arrive à faire ce type de machine tout en margeant comme il faut, parce que je pense qu'ils doivent bien marger et gagner de l'argent sur un Mac, Comment font-ils ? S'ils y arrivent, eux, pourquoi les Lenovo, les HP, les Dell, les Acer, les Asus n'y arrivent pas ? Jérôme : [44:06] Tu as raison, ils vont se secouer. François : [44:08] Ça va secouer le cocotier. Et tu vas voir que d'ici peut-être six mois, un an, on verra de belles machines arriver d'entrée de gamme avec Microsoft. Parce que je pense que Microsoft, lui aussi, va motiver les constructeurs des PC à s'activer là-dessus. Alors, ce n'est pas la même technologie. Là, on n'est pas sur du X86 sur Mac, c'est de l'ARM. C'est de l'ARM. Mais tu commences à avoir des PC sous ARM aussi, qui tournent sous Windows. Donc, je pense que ça va donner un coup de boost à ce marché. Et c'est bien, c'est bien. Bruno : [44:41] Il faudra même voir du côté des Chromebooks parce qu'il y a encore un marché qui fonctionne là-dessus. C'est peut-être les premiers qui vont réagir. Moi, j'ai l'impression que pour ça, avec le NEO qui est sorti, l'automne est prometteur parce que c'est à l'automne souvent qu'on voit des nouveaux modèles débarquer sur le marché. et là, s'ils veulent faire la différence... Pour le back to school. Oui, et s'ils veulent faire la différence quand on vient le temps pour les gens d'aller faire du lèche-vétrine virtuelle ou se retrouver en magasin et faire du comparable, c'est con, mais on revient sur les couleurs. C'est ça qui va attraper l'œil. Jérôme : [45:17] Ah oui, ça, c'est super important. François : [45:19] Et après, Apple fait très fort, je pense, avec leur maîtrise parfaite entre le soft et le hard parce que... Et ça, c'est à mon avis plus compliqué dans le monde du PC. Quand tu te rends compte que cette machine n'a que 8 gigas de RAM, et aujourd'hui, avec 8 gigas sur un PC, ça va, mais si tu commences à ouvrir, plusieurs onglets Chrome, c'est compliqué, tu vois. Et alors qu'avec Apple, et notamment avec ce MacBook Neo, il y a eu des tests qui ont été faits, tu peux ouvrir 50 onglets, en fait, ils arrivent à gérer la mémoire vive comme personne, finalement. Et donc, à aucun moment, tu n'as l'impression que ton PC RAM. Ça, c'est fort, tu vois. et donc il y a ça aussi il y a cette maîtrise entre le hard et le soft qui fait que pour l'instant c'est les meilleurs, quoi qu'on dise et ça m'ennuie parce que je peux te dire que moi je suis fan de PC moi j'ai un PC à la maison ah oui, toi t'es plutôt PC toi, donc il me tarde de voir la réaction des concurrents. Jérôme : [46:23] Les amis, pour terminer, je vous propose qu'on parle d'une autre grande marque de tech, mais on va peut-être en parler au passé, en réalité. Il s'agit de Sony. Sony, le géant chinois de l'électronique, qui, évidemment, a bercé pendant des années la jeunesse, puis même... Japonais, japonais, qu'est-ce que je raconte ? Bruno : [46:45] Vraiment un grand changement, en vrai. Jérôme : [46:47] Ah oui, absolument. Ils ne sont pas encore chinois, mais justement, on va en parler. Il y a un petit peu quand même. Bruno : [46:53] Il y a même l'absurde, c'est ça, oui. Jérôme : [46:54] Oui, oui. Non, japonais, avec deux annonces qui, je pense, vous ont fait réagir tout comme moi ce mois-ci. D'abord, c'est Sony qui a décidé de céder à hauteur de plus de 50%, je crois, sa division télé, alors que Sony, c'était la télé quand même. Bruno : [47:15] C'est ce qui les définissait. Jérôme : [47:18] Ils ont fait les plus beaux téléviseurs de la Terre, même avant l'invention des écrans plats, etc. Même avant, les trucs d'avant. Et puis, l'automobile. L'automobile, ils ont annoncé il y a quelques jours qu'ils laissaient tomber leur projet de voiture, qui était déjà un peu bizarre. Ça surprenait tout le monde que Sony se lance dans la voiture. C'était en association avec Honda. Honda devait faire la partie automobile et Sony la partie électronique ça devait être une espèce de super vitrine technologique pour Sony deux modèles qui ont été présentés mais qui ne sont pas allés beaucoup plus loin que les salons on le voyait au CES de Las Vegas depuis plusieurs années mais ce concept car, bon, il n'était pas vraiment commercialisé, pourtant, la précommande était ouverte, il y a des gens qui l'avaient commandé, la Afila et finalement c'est Honda qui retire ses billes parce que Honda n'arrive pas à s'en sortir en matière de véhicules électriques, ils n'arrivent pas à faire face aux Chinois, aux Coréens, etc. Donc c'est un peu par domino les Japonais qui morflent, et notamment cette belle marque Sony, c'est quand même incroyable qu'on en soit là aujourd'hui. François, je sais que tu es comme moi un peu nostalgique de cette époque Sony quand même. François : [48:32] – Ouais, on en parlait hier dans Tekkenko, moi je trouve vraiment tragique la, comment dirais-je, la descente aux enfers de l'industrie japonaise. Alors pas dans tout, mais en tout cas dans l'électronique, c'est terrible. Les Panasonic, les Hitachi, rappelez-vous, c'était des marques incroyables, qui étaient vraiment dans l'excellence en fait de tout ça. Jérôme : [49:00] Inventeurs du magnétoscope, tous ces gens-là. François : [49:02] Bien sûr, JVC, des marques comme JVC qui n'existent plus aujourd'hui, dont la licence a été rachetée par des Chinois. Alors, tu vas pouvoir acheter des trucs JVC, mais ça n'a plus rien à voir avec JVC, tu vois. Et je ne te parle même pas du monde de l'appareil photo, de la photo japonaise, qui est aussi en délicue sans scote totale. Et en fait, c'est terrible, parce que ils n'arrivent pas à tenir le choc face à la Chine. Et même si tu as d'un côté Sony qui est un peu moribond, c'est vrai, tu le disais, qui, aujourd'hui, Sony, à part la PlayStation et l'audio, il n'y a plus rien. Les télés, c'était celles qui les fabriquent. Voilà, Sony est l'ombre de lui-même. Et Honda, le problème qu'avait Honda, c'est que les Japonais, en fait, sont très bons dans tout ce qui est voiture hybride, tu vois, qui mélange le thermique et l'électrique, mais ils ne sont pas bons en foule électrique. Pourquoi ? Ça, eh bien, tu ne comprends pas pourquoi. Jérôme : [50:05] Parce qu'ils ont pris le train trop tard ? François : [50:07] Non, même pas, parce que l'hybride, l'hybridation, ça fait 20 ans que ça existe chez Toyota et chez les Japonais. C'est eux qui ont inventé l'hybridation. Si tu veux l'optimisation du moteur électrique versus le moteur thermique, tu prends la Toyota Prius, ça fait 20 ans que ça existe, cette voiture. Et Toyota est le numéro un dans ce domaine-là. Mais ils n'ont pas réussi, à sortir des modèles efficaces 100% électriques. C'est dingue quand même. Et pourtant, ils avaient un vrai savoir-faire dans ce domaine-là. Ils n'y sont pas arrivés. Pareil pour Honda. Et ils se sont rendus compte avec Sony que cette association ne servait à rien. Puis la voiture était vachement chère. C'était 90 000 dollars, je crois, ou 100 000 dollars. Ça sortait au début un truc bizarre qu'en Californie. Pourquoi la Californie ? Il n'y a que les patrons de start-up qui vont sacher cette voiture. Tu sais qu'ils avaient même sorti ils avaient même ouvert une concession à Fila. T'avais un magasin à Fila où tu pouvais acheter les voitures ? Là, à mon avis, il y en avait un peu moins. Mais c'est dingue quand même. Jérôme : [51:12] Même la 1, elle n'est jamais sortie en fait. François : [51:15] Non, rien n'est sorti. Ça devait sortir cette année, dans les semaines ou les mois qui viennent, le premier modèle. Jérôme : [51:22] Oui, il l'avait confirmé au CES de Las Vegas. Il disait que ça sortirait dans le courant de l'année. François : [51:26] Mais bon, on savait, enfin, on en a déjà parlé plusieurs fois franchement cette histoire là sentait mauvais quand même quel intérêt de sortir un véhicule moi au début quand j'ai vu ces prototypes parce que ça fait des années que ça dure cette histoire rappelez-vous en 2020, Sony avait déjà lancé sa avait parlé de ce prototype il y avait un prototype sur le stand de Sony, qui était très beau mais moi je me suis dit ok ils font ça parce que Sony c'est aussi un fabricant de composants électroniques c'était un peu une vitrine technologique pour qu'après Peugeot, Renault achètent des écrans, des, je sais pas moi, tu vois tous les composants qui étaient véritablement mis en avant dans cette voiture des. Jérôme : [52:09] Trucs intégrés dans le pare-brise, tout ça exactement, c'était une vitrine technologique. François : [52:14] Ça ça avait du sens mais après quand ils ont voulu se senser dans la fabrication effective d'un véhicule, ça devenait compliqué quand même et on se rend compte que l'industrie automobile, c'est pas facile C'est facile. Ce n'est pas facile. Jérôme : [52:29] Surtout maintenant qu'il y a les Chinois. Bruno : [52:31] Exactement. François : [52:32] Surtout maintenant qu'il y a les Chinois. Jérôme : [52:34] Wow, c'est vrai qu'on voit de plus en plus de voitures Xpeng, BYD, y compris sur les routes françaises. Je ne sais pas comment c'est au Canada. Est-ce qu'il y en a beaucoup ou non? Bruno : [52:43] C'est tellement drôle que tu me lances là-dessus parce que nous, il y a eu, en début d'année, il y a la visite de notre premier ministre, Carney, qui s'est rendu en Chine. Sous les années de Justin Trudeau, les deux pays ne se parlaient pas. Et maintenant, on est devenus les deux meilleurs amis du monde. Et ça, c'est dû à notre voisin avec qui on a de la difficulté à s'entendre. Jérôme : [53:04] Dans l'adversité, on se fait toujours de nouveaux amis. Bruno : [53:06] Oui, dans la vie, c'est ça. Mais là, le résultat, c'est que le marché canadien s'ouvre maintenant à la voiture chinoise. Et là, on est en train de voir, j'exagère un tout petit peu, mais on voit apparaître les concessionnaires, les joueurs, les grands groupes automobiles de concessionnaires sont en train de se battre pour avoir des concessions de fabricants chinois pour ajouter à leur groupe. C'est la folie furieuse. Tout le monde attend ça. Et là, cette année, il y a 45 000 voitures qui vont débarquer et après, on va y aller avec la demande. Mais tout le monde attend de voir la voiture. Je lisais dans la presse, qui est un quotidien comme Le Monde ici, ils ont dépêché leurs journalistes au Mexique, où il y a déjà un marché qui est ouvert, où il y a déjà des fabricants chinois qui sont installés pour fabriquer les nouveaux modèles. Et ils ont envoyé les journalistes-là pour tester les bagnoles qui vont arriver bientôt au Canada. Et tout le monde est sur le cul. Tout le monde a hâte de voir. Parce que ces voitures-là, contrairement à la Tesla, qui a été développée presque pour un marché californien. François, tu parlais de la Californie. La première génération de Tesla, il n'y avait pas de chauffage. Alors, les premiers qui se sont tapés des Tesla au Canada, je vais dire que les chauffeurs… Chez vous. Jérôme : [54:22] Ça craint un peu. Bruno : [54:23] Quand tu prenais un taxi qui était une Tesla, oh, c'était formidable, mais en plein hiver, tu avais le chauffeur qui disait, ouais, mais il n'y a pas de chauffage. Et c'était ça, tandis que les Chinois, on le sait, ils ont l'été puis ils ont l'hiver comme nous. François : [54:38] Et à partir de là. Bruno : [54:39] Les modèles sont beaucoup plus adaptés à notre réalité. Alors, la bagnole chinoise est là. Puis sinon, pour rebondir sur le sujet qui était Sony, moi, je vous dirais que j'ai ri un peu dans ma barbe qui se blanchit avec le temps. Parce que moi, Sony, pour moi, ça a été le Walkman, ça a été la PlayStation et ça s'arrête là. Après, ils se sont cherchés et ça n'a pas fait grand-chose. J'étais toujours surpris de voir... Ils ont fait une incursion dans le monde du téléphone. Il y avait quelque chose, mais ça n'a pas abouti. Ils ont fermé les écoutilles. Même chose pour les appareils électroménagers. Ils ont fait une incursion là-dedans. Ça a fermé. Je suis toujours surpris de voir année après année qu'ils sont présents au CES parce que la dernière année, c'était un concessionnaire automobile qui était là. Il n'y avait plus grand-chose. François : [55:29] Non, oui, c'est vrai. Tu as raison, la question se pose du futur. Jérôme : [55:34] Chaque année au CES, leur stand, alors la surface reste la même, mais on a l'impression qu'il y a de moins en moins de choses à y voir. En plus, maintenant, ils mettent des voitures, donc effectivement, ça occupe tout l'espace. François : [55:44] Là, il y en aura moins, des voitures. Jérôme : [55:45] Là, il y en aura moins. Je ne sais pas ce qu'ils mettront l'année prochaine. Bruno : [55:47] C'est la question que je me pose. Jérôme : [55:49] Le stand du CES. Oui, qu'est-ce qu'ils mettront ? Alors qu'il y a une époque, ils mettaient des télés incroyables. Ils avaient réussi, dans des téléviseurs ultra-plats, à faire de l'audio, de qualité, ce que les autres n'arrivaient pas à faire. Bruno : [56:02] L'année, l'édition de CES de la 3D, c'était fou. Il y avait cinq téléviseurs un à côté de l'autre qui te donnaient différents rendus. Un, tu avais besoin d'un casque. L'autre, tu avais besoin d'une paire de lunettes. L'autre, tu n'avais pas besoin d'une paire de lunettes. Et donc, c'était comme l'évolution qu'ils avaient développée. Et ça montrait les possibilités. Finalement, l'année d'après, la 3D disparue. Ça a été inclus dans la télé 4K. Mais, tu sais, ils ont essayé plein de choses. mais tu as l'impression qu'il y a quand même un manque de leadership et ils sont perdus. Jérôme : [56:30] C'est une boîte d'ingénieurs. Ça a toujours été une boîte de super ingénieurs, chez Sony, mais effectivement, il manquait un peu une Vista. Et en plus, dans un monde qui bouge, où eux devenaient une vieille boîte... François : [56:45] C'est mauvais dans le soft aussi. C'est mauvais dans les logiciels. Les interfaces des produits japonais, c'est une catastrophe. Ça a vraiment été fait pour les ingénieurs. Et c'est terrible, terrible, terrible. Mais bon, c'est dommage. C'est vraiment dommage. parce que c'est une page qui se tourne. Tu parlais du Walkman. Bon, il y a quand même le lecteur de CD ou le Discman. Il y avait le mini-disque. Je ne sais pas si vous vous souvenez. Moi, j'avais un mini-disque et c'était un truc génial. Le son, Sony était particulier. Bruno : [57:14] Le DAT, la petite cassette numérique, c'est eux qui l'ont inventé. François : [57:18] C'est eux qui l'ont inventé, tu vois. Ils ont un héritage technologique incroyable. Et voilà. Bruno : [57:25] Mais c'est comme la chambre des brevets. Mais à part de ça, il n'y a pas grand chose. Jérôme : [57:31] Bon, voilà. Enfin, ils ne sont pas morts, mais... François : [57:33] Non, non, non. Jérôme : [57:35] Ils disparaissent un peu du radar, quand même. Bruno : [57:36] Comment dit chronique de mort annoncée ? Jérôme : [57:40] C'est cruel n'allons pas jusque là on va verser une petite larme pour ce nid, et on va s'arrêter là-dessus on va en finir sur ce sujet un peu triste oui déjà je sais Bruno c'est un tel plaisir, chaque mois de partager ce moment ensemble et j'espère aussi pour ceux qui nous écoutent et pour ceux qui nous regardent en vidéo puisque cette émission est également sur Youtube d'ailleurs abonnez-vous à la chaîne YouTube de Monde Numérique, je m'en occupe de plus en plus et ça paye et on t'en remercie d'ailleurs. Bruno : [58:17] Avant c'était de la. Jérôme : [58:18] Jachère et maintenant c'est un lieu qui foisonne de savoir, c'est un peu plus travaillé on travaille tous les miniatures les titres, la sélection des vidéos et ça marche et l'audience monte bon, merci beaucoup les amis merci à tous les deux donc on retrouve François Sorel, tous les soirs du lundi au jeudi, c'est ça ? Sur BFM Business. C'est ça. François : [58:43] On fait quelques cours à la quotidienne. Et de quoi je me mail le vendredi, bien sûr. Jérôme : [58:46] Et de quoi je me mail le vendredi. Absolument. Et puis toi, Bruno. Bruno : [58:52] Dans ton carnet... 24h sur 24, sur tous les jours de la semaine. Jérôme : [58:55] Ah non, mais Bruno ne dort jamais. Et on peut préciser quand même que l'heure à laquelle on enregistre, quelle heure il est chez toi là, Bruno ? Bruno : [59:02] 6h du matin. Jérôme : [59:03] 6h du matin, incroyable, formidable, et franchement, moi je le ferais pas, tu m'aurais dit, est-ce qu'on peut enregistrer demain pour toi, il sera 6h, écoute Bruno, je t'aime bien, mais je l'aurais pas fait. Bruno : [59:16] Bravo, j'apprécie, exactement, merci. Jérôme : [59:19] Après tu es un lève tôt, donc c'est bien, j'en profite, donc demain on a rendez-vous à 4h du matin. Bruno : [59:26] Exactement, je serai là. Jérôme : [59:29] Voilà et on te retrouve dans ton carnet et dans 120 secondes de tech bien entendu qui cartonne sur les réseaux et notamment sur TikTok Bruno de Montréal star de TikTok du tech quotidienne, bon portez-vous bien les amis je vous souhaite plein de bonnes choses soyez attentifs à l'actu du mois d'avril qui arrive parce que on fera le point fin avril et vous nous direz ce que vous avez retenu, de tout ce qui nous attend encore dans les prochaines semaines, parce qu'on est quand même sur un domaine formidable où il se passe tout le temps des nouvelles choses. Voilà, portez-vous bien. Ciao, ciao. Bruno : [1:00:05] Salut. Jérôme : [1:00:06] A bientôt, bye bye.
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