Jerome Colombain (
00:00)
L'IA va-t-elle remplacer les acteurs ? La création de vidéos par intelligence artificielle a encore fait un saut de géant ce mois-ci avec Seedance. Mais la crainte des deepfakes et du piratage d'images et de voix, mais Hollywood et aussi des acteurs français en PLS, on va en parler dans cette émission. On va parler aussi de l'IA qui va remplacer ou a déjà remplacé...
Les développeurs, la question n'est pas nouvelle mais elle ressurgit en ce mois de février avec quelques déclarations fracassantes. C'est également au sommaire de cette émission. Et puis l'intelligence artificielle va-t-elle devenir de plus en plus autonome quitte à faire sa vie de son côté en se foutant pas mal des humains ? C'est le phénomène open-claw notamment qui enflamme les réseaux. Bref, l'IA va-t-elle trop loin ?
Voilà de quoi on va parler ce mois-ci dans le grand débrief de Monde Numérique avec mes camarades, technophiles et technoïdes qui sont là, connectés, bien sages, ils attendent dans leur starting block. Alors j'allais dire à Paris et à Montréal, mais évidemment il en un qui n'est déjà plus à Paris, il déjà sur un petit nuage. François Sorel, RMCBFM, allez montre-nous ton magnifique arrière-plan ensoleillé. Ho ho ho ho ! Où es-tu coquin ? Même si je le sais.
François (
01:09)
Je
suis sur mon île natale et on enregistre ça fin février, il fait un temps super, t-shirt, tu manges dehors, la vie est belle. Tu vois un peu Bruno Gugui et Minetti, c'est l'inverse. On est vraiment à l'opposé, lui et moi, c'est dingue.
Jerome Colombain (
01:12)
⁓ il est en Corse.
Incroyable.
Ha ha ha ! Et ben ouais !
Bruno Gugliel Minetti, Monte-Carnet à Montréal, salut Bruno. Alors toi t'es sous la neige c'est vrai ?
Bruno Guglielminetti (
01:34)
Je peux essayer de me pencher, mais voit pas grand chose, il a le code de la neige, c'est tout.
François (
01:35)
Naaah !
Jerome Colombain (
01:39)
Non mais tu nous as envoyé une petite vidéo juste avant qu'on commence l'émission là... Ça rigole pas hein... Bon... Ouais exactement parce qu'un nouilleur aussi ça craint. J'ai des retours là, c'est pas mal. Bon merci d'être là mes amis. voilà pour cette émission mensuelle, ce rendez-vous mensuel, deux continents, trois regards, sérieux mais un peu foufou aussi.
Bruno Guglielminetti (
01:41)
Ouais !
François (
01:42)
C'est vraiment...
Bruno Guglielminetti (
01:45)
C'est la suite de New York.
Jerome Colombain (
02:04)
en audio et en vidéo, c'est sur MonDumeric, donc en podcast et sur la chaîne YouTube, donc place tout de suite au Grand débrief de février 2026.
Bon, donc on est quand même dans les meilleures conditions pour débriefer ce mois de février, vous êtes d'accord ?
François (
03:14)
pas mal, c'est bon.
Bruno Guglielminetti (
03:15)
D'un autre point,
ouais.
Jerome Colombain (
03:16)
Regardez ça pour ceux qui nous suivent en vidéo. Je vous présente la casquette officielle de monde numérique.
François (
03:25)
C'est
trop tôt, on y
Bruno Guglielminetti (
03:26)
C'est
là où l'audio prend toute son importance.
François (
03:29)
bah oui, oui, c'est vrai. C'est vrai que là en audio, t'es encore plus beau.
Bruno Guglielminetti (
03:33)
Oui, il mieux l'imaginer, elle est pas mal.
François (
03:36)
Quoi c'est ça ?
Jerome Colombain (
03:36)
Bon c'est une casquette voilà
avec le logo monde numérique. J'en ai une pour vous, j'en ai une pour chacun d'entre vous.
François (
03:44)
parce que si moi
Bruno Guglielminetti (
03:44)
Avec une,
François (
03:44)
j'en ai besoin avec le soleil qui y a...
Bruno Guglielminetti (
03:44)
on très qu'à te coudre et l'autre, on m'en carter.
Jerome Colombain (
03:47)
Attendez, parlez pas en même temps les amis. savez, la radio c'est difficile, vous avez pas l'habitude. Vous connaissez pas bien ce média, en fait...
Bruno Guglielminetti (
03:52)
Alors François...
Jerome Colombain (
03:59)
François disait qu'il en avait besoin. En plus, il a du lag avec la course. Non ? T'es là ?
François (
04:00)
Non,
non... Ouais, non, mais je suis là, mais tu me dis qu'il fallait pas parler tous ensemble. Non, je disais qu'effectivement, ici, en ce moment, la cascade, on en a besoin avec le soleil qui a.
Jerome Colombain (
04:10)
Alors je vais t'en envoyer une.
François (
04:12)
Voilà.
Bruno Guglielminetti (
04:12)
Mais t'as pas la
version TUC, moi c'est ce que j'aurais besoin.
François (
04:15)
Oui toi c'est la...
Jerome Colombain (
04:15)
Oui, c'est
quoi ? Avec les trucs sur les oreilles, là ? Non, j'ai pas ça, mais tiens, c'est une idée pour mes auditeurs québécois que je salue, parce que j'ai aussi des auditeurs québécois, notamment grâce à toi, Bruno. Avant qu'on commence et qu'on rentre dans le dur, j'aimerais, pour nous mettre dans l'ambiance, vous remontrer une petite vidéo et vous faire entendre à ceux qui nous suivent en podcast. Écoutez, regardez ça.
Bruno Guglielminetti (
04:17)
La bonnaie, ouais, quelque chose.
Jerome Colombain (
04:58)
Voilà, vous avez reconnu ce que c'est ?
Bruno Guglielminetti (
05:01)
des jeunes instituts.
François (
05:01)
Et oui,
on s'y croirait quand même parce que moi je l'ai regardé plusieurs fois cette vidéo, c'est vraiment impressionnant, on l'a diffusé dans Tekken Co aussi, tu te casses le nez, franchement, Tom Cruise c'est Tom Cruise, Brad Pitt c'est Brad Pitt et c'est hyper réaliste, vraiment, c'est incroyable.
Jerome Colombain (
05:23)
C'est incroyable.
Donc... Ouais... Bueno.
Bruno Guglielminetti (
05:25)
Et si tu peux rajouter un truc, c'est
qu'il y déjà une suite. Cette semaine, je voyais en ligne les aventures de Brad Pitt et Tom Cruise se poursuivent sur l'île de Jeffrey Epstein. Et donc, ils débarquent sur l'île et réglent le compte aux couples Maxwell et Epstein. C'est vraiment impressionnant. là, dis bon, ça va être quoi la suite? Ils deviennent deux nouveaux héros et eux perdent le contrôle de leur personnage. C'est des nouveaux justiciés.
Jerome Colombain (
05:39)
Noooon.
C'est pas vrai.
Bon alors,
c'est quand même ce Seedance 2.0, outil chinois pour générer de la vidéo, qui n'est pas le premier, parce qu'il y avait eu Sora, y avait eu... Qu'est-ce qu'il y avait eu d'autre qui faisait de la vidéo comme ça ? Il a Groc aussi qui fait des séquences vidéo, non ?
François (
06:06)
V...
VO ? VO de Google !
Jerome Colombain (
06:10)
Ouais, voilà, VO de Google, bravo.
Bruno Guglielminetti (
06:12)
Mais là c'est en chinois,
c'est Biden, c'est pas du tout pareil.
Jerome Colombain (
06:15)
Exactement.
Et qui a complètement affolé Hollywood pour la première fois. Moi j'ai l'impression que les réactions pour les moteurs précédents étaient... Bon, il y eu des réactions, il y a eu des trucs, mais c'était pas aussi fort que là. On a l'impression qu'ils se sont pris un choc psychologique, les professionnels du cinéma.
François (
06:35)
Et d'ailleurs, je n'ai même pas l'impression que les principaux concernés réagissent. C'est vrai que moi, si j'avais été Tom Cruise ou Brad Pitt, j'aurais pris la parole pour expliquer. Est-ce qu'on a le droit d'utiliser mon image ?
Jerome Colombain (
06:51)
Mmh.
François (
06:51)
dans ces circonstances, etc. Je pense qu'ils ont dû malgré tout discuter avec des avocats et peut-être pas rentrer dans ce type de débat parce que ça peut être aussi un populaire et c'est un peu délicat comme sujet. Mais franchement tu te dis n'importe qui, enfin je dis n'importe qui, peut-être pas n'importe qui parce que...
il faut savoir prompter, raconter l'histoire et après faire la vidéo. Et ce n'est pas un prompt de trois lignes qui arrive à faire cette vidéo. Je crois qu'il a l'accumulation et le mix de plusieurs technologies. Ce n'est pas que tu fais pas ça comme ça en mangeant un burger. Donc il faut bosser. Mais ce que je veux dire par là, c'est que encore une fois, et c'est ce qu'on a déjà dit ici, ça ouvre des perspectives créatives surtout, impressionnantes et puis surtout comment...
séparer le vrai du faux ? Comment va-t-on savoir que c'est un vrai Tom Cruise que j'ai là et un faux Brad Pitt ? Enfin, ça ouvre des débats, je dirais, philosophiques vertigineux et on en est qu'au début parce que là, tu vois, cette vidéo dure quoi ? 30 secondes finalement et ça prend du temps. peut-être qu'aujourd'hui, on n'arriverait pas à faire un blockbuster de deux heures avec cette technologie parce que je crois qu'il quand même des problèmes de, notamment de changer le usage.
et de cohérence et de changement de visage au bout d'un certain temps parce qu'en fait il y a reproduit le visage par exemple de Brad Pitt et au bout d'un moment se trompe ce qui fait que Brad Pitt il ressemble à Brad Pott, c'est plus le même.
Jerome Colombain (
08:24)
Donc toi tu aurais pris la parole si tu étais Brad Pitt ou Tom Cruise. Mais tu n'es pas Brad Pitt ni Tom Cruise en fait, c'est ça peut-être le problème.
Bruno Guglielminetti (
08:25)
Mais en soupleur...
François (
08:25)
Merci beaucoup.
Non, je sais
pas si j'aurais pris la parole, mais en tous les cas c'est bizarre que les principaux concernés ne réagissent pas, tu vois, c'est ça le truc.
Jerome Colombain (
08:39)
Bruno ?
Bruno Guglielminetti (
08:40)
Mais tu
l'as dit clairement, eux, pense qu'ils ont été appelés à ne pas réagir. De l'autre côté, les grands studios, ont réagi. Ils regardent Disney, ça a pris 24 heures. Ils ont fait une mise en demeure. Là, les Paramount est accompagnés. Même la Motion Picture Association est embarquée. Donc, c'est l'industrie qui a dit on va aller protéger nos intérêts. Sauf que tu vois, François, et Jérôme, ce que je trouve intéressant là-dedans, c'est que ça va permettre à des nouveaux talents.
d'aller raconter des histoires. j'ai vu depuis que Seydan s'est sorti, j'ai vu des gens, pas pop-up culture de manga, mais j'ai vu des gens créer des univers avec des personnages qu'ils avaient générés par Ia, puis il en a d'autres qui s'avaient dessinés et ils sont bien racontés des histoires. Donc moi, je repense toujours au Spielberg qui racontait que quand il a commencé, il était dans le sous-sol chez lui avec un petit bétaca, pas un bétaca, mais...
un petit camcorder et qui commençait à tourner des trucs. après, a été faire son film duel avec le gros camion et la voiture qui se courent tranquillement pas vite. Il a pris sa place. Mais c'est la même chose aujourd'hui avec quelqu'un qui a une histoire, parce que ça reste que c'est la base. Si t'as pas d'histoire, tu vas voir tous ces outils là. Tu vas faire quelque chose, mais il a pas grand monde qui va le regarder. Mais là, quand je vous parlais de la suite, c'est un truc de voir, bon, Tom Cruise et Brad Pitt se tabasser sur le toit d'un édifice comme oh wow!
Jerome Colombain (
09:54)
Bien sûr.
François (
09:55)
⁓ oui.
Bruno Guglielminetti (
10:06)
Mais ça s'arrête là, à moment donné, on regarde, mais une fois on a compris le truc, puis c'est pas à deux repliques que ça fait quelque chose de très impressionnant comme contenu. Mais là, déjà, de commencer à raconter des histoires genre Pete et Cruz qui débarquent sur l'île de Jeff Epstein, là, il y a quelque chose, il a une histoire, il des dialogues et c'est ça qui est important. Donc, va probablement y avoir une nouvelle génération de réalisateurs, de réalisatrices qui vont arriver et qui vont prendre ces outils-là.
Jerome Colombain (
10:07)
Mmh mmh mmh.
Vous y dîtes ?
Bruno Guglielminetti (
10:35)
pour raconter des histoires et pour ça moi je trouve que c'est vraiment bien.
François (
10:40)
Ça me fait penser à la révolution de l'audio. Peut-être qu'on en avait déjà parlé ici, je ne plus. Il quelques années, il y eu des logiciels hyper sophistiqués qui sont arrivés sur les Macs et qui ont permis à l'artiste de faire des sons de sonner les gare-chements. bon, je pense qu'il a mieux encore, si tu veux. Et tu prends une artiste que j'aime beaucoup qui est billy-billy-ish.
Jerome Colombain (
10:54)
Garage-ban des compagnies.
Bruno Guglielminetti (
10:57)
Exactement.
Jerome Colombain (
11:02)
Cubase...
François (
11:07)
il est liche, elle s'enferme avec son frère dans sa chambre, et ils te pondent un album, un album avec une qualité sonore des samples d'instruments, Après je te dis pas qu'ils ne retravaillent pas ça en studio, ils vont remixer ça en studio peut-être, sans doute, et peut-être même réenregistrer certains trucs, mais ils arrivent à faire des choses maintenant avec un Mac qui n'était pas envisageable il y a encore 20 ans, vois, donc en fait on est en train de vivre.
Bruno Guglielminetti (
11:34)
Mais,
François...
François (
11:36)
avec l'audio, on est en train de la vivre avec la vidéo, ça a toujours été comme ça. L'audio a été précurseur et après la vidéo qui nécessite beaucoup plus de puissance, qui est peut-être plus exigeante sur certains points, il a aussi, mais si tu veux, si tu parles du principe que c'est un outil, ça veut dire que Billy Elish, il a 20 ans, ne pouvait pas faire un album, son album dans sa chambre avec son frère, avec son mac, et bien demain,
Jerome Colombain (
11:50)
Ouais, et puis là, il a l'IA qui ouvre de nouvelles perspectives.
François (
12:05)
comme le disait Bruno très justement, un jeune Steven Spielberg avec un Mac et avec Cidents et d'autres services comme ça de Vidéoias pourra faire son propre blockbuster qui coûtera plus de 100 millions de dollars mais du temps et du talent et de la créativité, je pense.
Jerome Colombain (
12:22)
Bruno, tu voulais ajouter quelque chose ?
Bruno Guglielminetti (
12:23)
Non, mais je vais dire,
l'histoire que François racontait, c'est l'histoire dans la musique populaire de Justin Bieber. Le jeune Canadien qui a fait une chanson dans sa chambre, l'a mise sur YouTube, s'est fait découvrir, puis à partir de là, il y a des gens qui lui ont donné les moyens. Mais c'est ça la beauté de l'affaire. Et puis, il était tellement raison de ramener cet exemple-là de la révolution de l'audio. Moi, je me souviens des artistes professionnels qui disaient...
Jerome Colombain (
12:37)
Alors,
François (
12:47)
Noi.
Bruno Guglielminetti (
12:49)
Oui, mais faire un album, coûte cher maintenant, j'hésite, mais maintenant ils commençaient à faire ça dans leur salon. Et c'était des gens qui avaient plusieurs albums derrière eux. on a offert à des créateurs qui existaient, qui avaient leur place dans le marché une facilité de production. Et puis ça a permis à toute une génération dans la suite de faire leur place.
Jerome Colombain (
13:05)
Alors, ok, attendez, attendez,
attendez, parce que, ok, moi je veux bien, mais il a quand quelque chose qu'il faut rappeler. C'est que là, on parle de Tom Cruise, de Brad Pitt, qui sont des personnalités, et ce truc-là a été fait en toute illégalité. C'est-à-dire que... Ouais. Oui.
Bruno Guglielminetti (
13:23)
Oui, mais là te parle de l'outil, on ne parle pas de... Ça, c'était une démonstration,
François (
13:26)
Non, non, non, pas
ça !
Bruno Guglielminetti (
13:28)
mais une fois que tu as l'outil et que tu sais comment l'utiliser...
Jerome Colombain (
13:29)
Ouais mais derrière ça,
est-ce qu'on pourra créer de l'affect en inventant des avatars, des acteurs qui n'existent absolument pas s'ils n'ont pas donné l'endroit ? Et pourquoi je dis ça ?
Bruno Guglielminetti (
13:37)
Oui, tout à fait.
François (
13:40)
Jérôme, c'est l'histoire que tu racontes et les sentiments que tu mets dans ton histoire. Regarde les films Pixar. Les films Pixar, a rien de vrai. Il y a des films Pixar qui te font pleurer en fait. Tellement c'est bien fait. Et puis surtout tellement il a de l'émotion qui se dégage. Donc en fait tant que je pense, c'est des humains qui parlent aux humains, d'accord ? Avec toutes les couchias que tu veux finalement.
Jerome Colombain (
13:47)
Oui c'est comme un film d'animation, là on est entre les deux en fait.
Mmh mmh mmh.
François (
14:07)
Tu vois, c'est un outil comme un autre. Il a 200 ans, on racontait des histoires avec un pinceau et de la peinture. Aujourd'hui, c'est des caméras. Demain, sera avec de l'IA qui sera un outil incroyable pour créer des choses et pour réciter les émotions, je pense. Mais après, ça pose énormément de problèmes. Ça pose des problèmes de droit d'auteur. pose des problèmes à Tom Cruise et Brad Pitt. Ils n'ont peut-être pas envie de se voir cloner.
Jerome Colombain (
14:29)
Voilà, c'est ça.
François (
14:37)
à volonté et à l'infini et puis surtout ça va mettre à mon avis toute une industrie au tapis parce que si demain t'as plus besoin comme Billy Ely, le faisais, d'avoir 20 musiciens dans un studio avec des ingénieurs du son, tout l'écosystème qu'il a autour et que maintenant elle fait ça avec son Mac si tu fais la même chose avec un blockbuster là crois-moi vu les
les millions et les millions de dollars que ça représente, ça va être compliqué, ça va être compliqué.
Jerome Colombain (
15:09)
Alors justement, si on regarde un peu l'autre côté du problème, si on se déplace un peu du côté des professionnels, cette semaine aussi il y avait les Césars en France, et les professionnels du cinéma en ont profité pour tirer la sonnette d'alarme en disant attention attention l'IA c'est super mais nous on est en panique, il a le problème du doublage, il a le problème des deepfakes, c'est dire de l'utilisation exactement comme dans le cas de ce qu'on vient de décrire, l'utilisation de l'image.
parfois sans autorisation, parfois sans contrepartie, etc. Est-ce qu'ils ont raison de s'inquiéter ou ils sont comme on disait les fabricants de bougies quand l'électricité est arrivée et en fait il vaudrait mieux que... Bon ben c'est fini l'affaire est dite, il faut qu'ils ferment leur gueule et c'est comme ça et pas autrement.
Bruno Guglielminetti (
15:53)
...
François (
15:59)
Vas-y Bruno !
Jerome Colombain (
16:01)
Ha ha ha ha ha
Bruno Guglielminetti (
16:01)
Je suis d'accord.
Non, c'est sûr. Puis vous l'avez dit, je vais faire de la redite, mais dans d'autres mots et avec un autre accent. Mais c'est sûr qu'il un impact sur une industrie, surtout les artisans. Sauf que je regarde récemment, j'avais vu passer une histoire où il y avait des gens de l'industrie du cinéma qui avaient commencé à utiliser un logiciel qui fait appel au savoir faire des gens. Par exemple, le réalisateur va aller insérer son histoire, mais après, plan par plan,
Il y a un directeur photo qui vient rajouter des détails, un directeur de l'éclairage qui va aller rajouter sa touche pour travailler l'éclairage. Il va y avoir quelqu'un qui est en charge des costumes qui va aller rajouter sa touche. Donc tout ce savoir faire qui est là est ajouté au prompt de départ, à la requête de départ pour arriver à faire quelque chose avec l'expérience de ces gens-là.
Et c'est sûr que quelqu'un qui est un menuisier, qui habitué puis qui a passé sa carrière à faire des décors, à moment donné, ça devient un peu difficile. Mais il a des gens qui ont vécu ça dans d'autres domaines. Souvenez-vous, il n'y a pas tellement longtemps, de la presse écrite qui existe de moins en moins dans mon pays, parce que là, est la presse électronique. Cette presse-là, il y avait des gens qui, lettre par lettre par lettre, enchaînaient ces lettres-là pour qu'à la fin, ça fasse un texte pour que ça soit imprimé.
ces emplois-là n'existent plus. À un moment donné, l'industrie est en train de changer, différentes industries. Et là, au niveau de la vidéo, c'est la même chose qui est en train de se passer. Donc, y a un savoir-faire qui va demeurer et qui va être appelé dans certaines grandes productions où on aura les moyens d'aller chercher l'input de plein de gens dans une interface qui sera faite de cette façon-là. Mais de l'autre côté, c'est sûr qu'avec des outils comme ça qui sont un peu comme un canif suisse, on...
Jerome Colombain (
17:35)
Ouais.
François (
17:53)
Mais
si tu veux Bruno, c'est intéressant ce que tu dis. Je pense aussi que ça va décomplexer en fait la créativité et la, comment dirais-je, la booster parce que finalement aujourd'hui, alors peut-être pas aujourd'hui, mais peut-être dans quelques années, n'importe qui pourra faire un blockbuster ou en tout cas créer quelque chose. Un film de science fiction, un film d'aventure.
tout ce qu'on veut. Aujourd'hui, il plein de gens qui, à mon avis, disent « bah non, je vais pas me lancer là-dedans parce que je suis pas produit, il faut que trouve un producteur, il faut que je trouve des comédiens, il faut que je trouve, enfin voilà, de l'argent pour réussir mon projet ». En fait, là, peut-être que tu vas avoir toute une nouvelle ribambelle de créatifs qui aujourd'hui forcément n'ont pas les moyens parce que ça leur permet...
ça leur paraît intouchable le fait de se lancer dans la création d'un film ou d'un documentaire et qu'ils vont se dire tiens finalement j'ai mon pc, j'ai mon mac, j'ai mes idées, j'ai mes outils IA, je vais pouvoir peut-être faire quelque chose qui sera peut-être une bande démo et qui sera après reprise par un grand studio américain de production. Voilà c'est ça qui va être super intéressant. Je pense que ça va aussi...
J'allais dire ubériser le métier de... Mais finalement, c'est un peu ça. Je pense.
Jerome Colombain (
19:12)
Ouais mais il peu de ça, enfin en quelque sorte, ça va pas leur faire plaisir.
Bon, enfin en tout cas on n'a pas fini d'en parler, moi je trouve que les gens qui sont concernés, je pense qu'ils ont tout intérêt pour que le message soit clair, à pas tout mélanger, c'est à dire que d'un côté, qu'ils s'opposent au pillage de leur voix ou de leur image, c'est parfaitement légitime.
et il faut faire des actions en justice, faut faire peut-être de la réglementation pour limiter les abus et tout. Mais en revanche, le côté « mais de toute façon rien ne remplacera l'humain et jamais l'IA », là je pense qu'ils se mettent un peu le bas dans l'œil. Voilà, merci et on passe à un autre sujet.
Alors, c'est un sujet qui n'est pas très éloigné en fait de ce dont on vient de parler. Juste pour vous rafraîchir la mémoire, à Davos, ça c'était en janvier, Dario Hamodey dans Tropic,
a prédit que l'intelligence artificielle allait accomplir la plupart, voire la totalité du travail des développeurs d'ici 6 à 12 mois. C'est marrant, ils parlent d'une loi de Moore de l'intelligence artificielle, c'est intéressant d'ailleurs comme concept, et ils ont lancé des nouveaux trucs, comme notamment Cloud Code Security, Cloud Code qui fait du cobol et qui est en train de complètement bousculer tout l'équilibre.
de plus en plus d'entreprises aujourd'hui disent que de toute façon c'est déjà une réalité. Ce ne sont plus des humains qui écrivent le code. Et là on parle du code, mais au-delà de ça, autre citation, celle de Mustafa Suleiman de Microsoft AI qui dit que d'ici 12 à 18 mois, la quasi-totalité des tâches intellectuelles seront remplacées par l'IA. Autrement dit, l'école blanc, vous dégagez, c'est l'IA qui va faire le boulot à votre place. Alors l'un et l'autre, vous avez travaillé sur ces sujets-là ce mois-ci. Vous allez rencontrer plein de gens passionnants qui vous en ont parlé.
François dans ton émission, Bruno pour ton podcast, tout comme moi. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Qu'est-ce que vous en retirez ? Qu'est-ce que vous en pensez ? François ?
François (
21:21)
Moi je me méfie quand même de toutes ces déclarations un peu enflammées la plupart du temps, si tu veux, qui font un peu peur, qui remettent en question un peu la société. Je ne pas que ça ne pas arriver, mais est-ce que ça va arriver de manière aussi puissante et aussi rapide ? Je me méfie, tu vois. Je me méfie parce qu'on se rend compte aussi qu'il a une certaine latence.
On se rend compte, enfin moi, pour en parler dans ta kenco tous les soirs, il a un an on disait, l'IA va révolutionner le travail, la manière dont on redige nos mails, la manière dont on prend nos rendez-vous, etc. Mais en fait, tu te rends compte que le copy dot n'est pas autant utilisé que ça dans les boîtes et loin s'en faut. Donc, je me méfie. Je pense que, effectivement, dans tout ce qui touche au codage, et notamment avec la nouvelle version de Claude,
Jerome Colombain (
22:17)
Le clôt
code,
François (
22:18)
Ouais,
c'est quand même assez impressionnant. De là à dire que ça va être une vraie révolution dans 18 mois, je sais pas. Moi je serais quand même assez... Je suis plutôt dubitatif. Après je suis pas un spécialiste du code, vraiment. Je m'en rends pas trop compte mais pour entendre tout le tout le mouillant si tu veux, il y a pas mal de gens qui sont quand même assez déçus de leurs premières expériences dans l'IA au travail. Après...
Jerome Colombain (
22:39)
Ouais,
Alors
juste avant de donner la parole à Bruno, moi j'ai quelques retours quand même de gens qui font du code et autres. Pour être clair, mon fils qui est ingénieur, il me dit mais attends de quoi tu parles ? Ça fait des années que j'écris plus une ligne de code. Enfin des années, ça fait un bon moment qu'il n'écrit plus une ligne de code. Alors il n'est pas développeur. Le boulot c'est autre chose.
Bruno Guglielminetti (
23:06)
...
Jerome Colombain (
23:14)
c'est de mener à bien des projets, c'est de discuter avec des gens, c'est de se fixer un objectif, de mettre en place des process, etc. C'est plus ça le boulot. Et le code, il suit en fait. Donc il faut comprendre, on n'écrit pas. Mais il y a quand même des jeunes développeurs, eux qui commencent un peu à flipper, on le sait. Bruno, tu utilises déjà plein d'IA, tu fais bosser...
François (
23:25)
Oui, bien sûr.
Jerome Colombain (
23:43)
C'est comme si vous étiez 10, non ? Je vais tout à l'heure. Ouais.
Bruno Guglielminetti (
23:45)
entre 8 et 9 selon les dernières
estimations très sérieusement.
François (
23:48)
...
Jerome Colombain (
23:50)
Pas pour le code,
mais la problématique est la même en fait.
Bruno Guglielminetti (
23:53)
Oui, bien tout à fait. Mais je fais le même genre de clin d'œil que François a fait. Moi, je me souviens, il a un an, il avait le grand patron de IBM qui disait, c'est clair que le personnel, personnel col blanc chez nous, il disparaît, 40 % de ces postes-là n'existeront plus. Qu'est-ce qu'on apprend au début du mois de février? IBM annonçait qu'ils allaient faire une vague d'embauche de juniors dans l'entreprise parce qu'ils se rendent compte qu'un an plus tard,
Jerome Colombain (
24:18)
Ouais, c'est étonnant ça !
Bruno Guglielminetti (
24:20)
bien, c'est pas vrai que l'IA fait tout dans l'entreprise et que l'IA, si on veut qu'elle performe bien, elle doit être encadrée. Alors, ce qu'on est en train de faire, c'est de créer de nouveaux postes avec de nouvelles tâches qui vont avoir, je ne dirais pas au centre, mais parallèlement à leurs tâches à eux, l'encadrement de l'IA. donc, tu ce n'est pas des emplois qui disparaissent, mais c'est certain, on le voit. Tu faisais la blague avec mes agents IA et les outils que j'utilise.
Mais c'est sûr, quand moi je dis, n'y pas, récemment j'ai fait une rencontre avec un groupe de journalistes ici au Québec, puis je leur disais, bien j'ai l'équivalent de 8, 9 personnes qui travaillent avec moi, sauf que ce sont tous des IA. Évidemment, ils étaient surpris, mais j'ai dit, avoir les moyens, évidemment j'embaucherais les gens, mais là je n'ai pas les moyens et j'ai la possibilité de le faire avec l'IA, alors je le fais. Et c'est ça.
Jerome Colombain (
25:14)
Oui, ça prend le travail
de personne puisque de toute façon tu n'emboucherais pas des gens pour faire ça.
Bruno Guglielminetti (
25:18)
Non, exactement.
Et donc, c'est l'équivalent de. Et tout ça pour dire qu'on a comme une place de travail ou un marché du travail qui est en train de s'adapter en disant que les gens s'en rendent compte. Il y a des limites à ce que l'IA peut faire et l'IA doit être encadré. Et de l'autre côté, tu parlais de Cloud Code. Je regardais passer cette semaine, il y avait une annonce, dernière nouveauté dans les appareils ou les fonctionnalités qui sortent.
les gens d'Anthropic qui viennent sortir un remote pour Cloud Code. parce qu'on s'entend, tu peux utiliser à partir de ton ordinateur et aussi de ton téléphone si tu es un peu habile. Mais là, ils ont sorti une application qui sert uniquement à travailler à distance avec Claude Code, comme si pouvais l'avoir assis à côté de toi. Mais donc peu importe où tu es. Exactement. Et c'est une application qui dédiée. Ça vient de sortir, ça a été annoncé. Je trouve ça juste amusant.
Jerome Colombain (
26:07)
C'est-à-dire depuis ton téléphone ? Depuis ton... Ouais ?
Ouais...
Bruno Guglielminetti (
26:17)
Mais après, a des gens qui vont dire, non, mais dans les endroits, dans ma tête, j'ai fait ce parallèle là et je le partage avec vous et les auditeurs et les gens qui regardent. C'est que moi, je me souviens, à l'époque, quand le Québec est arrivé à Las Vegas pour ouvrir ses différents spectacles de Cirque du Soleil, je parlais avec l'éclairagiste en chef, qui était en charge de toute la salle, et lui rapidement a monté un système qui permettait à partir de chez lui de démarrer la bande son, de démarrer l'éclairage et n'y a pas à se rendre
Jerome Colombain (
26:46)
de chez
lui au Québec. Mais moi je connais bien sûr, je connais le responsable technique d'un grand groupe de télé que je ne nommerai pas, mais qui vit pas à Paris, alors que tous les studios sont à Paris. Et chez lui, il a des écrans comme ça, et il a toutes les télécommandes, il a un intercom, il peut appuyer sur un bouton, il parle aux mecs qui sont dans le studio comme s'il était sur place. Il voit tout, il fait tout à distance.
Bruno Guglielminetti (
26:47)
Exactement. ou sinon... Mais ils peuvent le faire à distance.
Jerome Colombain (
27:16)
C'est génial. Ça, c'est sur la...
Bruno Guglielminetti (
27:16)
Et
aux États-Unis, la moitié des grands réalisateurs qui couvrent des grands événements Super Bowl et compagnies, ils le font maintenant à distance. Ils sont tranquillement dans leur chalet avec une méga-coupole et un lien fibre optique pour être sûr de rien perdre, pas de latence. Ils font le show à distance comme ça, vont pas se faire chier dans une petite caravane derrière à se faire geler ou à cuire.
Jerome Colombain (
27:33)
Ouais... Bon.
C'est Bon, ça, c'est un autre aspect de la transformation du marché du travail et des métiers, comme tu dis, qui n'est pas à l'IA. Si revient un instant à l'IA, et moi, franchement, je n'ai pas pu le faire le mois dernier, on n'avait pas le temps. Mais si ça ne vous ennuie pas, il que je vous raconte que mon expérience... Alors, sais pas, peut-être que vous avez testé aussi ma déclaration d'amour au Vibe Coding.
Bruno Guglielminetti (
27:44)
Et quittez
C'est ta déclaration d'amour.
Jerome Colombain (
28:03)
Parce que c'est de ça dont on parle, faire programmer une IA, c'est ce qu'on appelle le vibe coding, c'est-à-dire que tu dis ce que tu veux et l'IA génère le code et elle te fait le truc. Alors bon, on en a déjà parlé au Rantaine parce que, moi j'ai découvert ça au mois de décembre dernier, donc j'en ai discuté avec François, au CES, etc. Je suis sur une plateforme qui est européenne, en plus c'est sympa, c'est lovable, est suédoise, et je me suis fait des applications comme ça, mais c'est incroyable, c'est hallucinant.
Et je me suis fait des... C'est pas du bidouillage, je suis parti vraiment de besoin. C'est-à-dire que j'avais besoin de me faire des... Moi je suis un mec très organisé, François tu diras pas le contraire. Voilà. Donc j'ai eu ma période Excel, bien sûr, comme tout le monde. Après j'ai eu ma grosse période Notion. Et là j'avoue que j'ai vraiment bien lâché Notion parce que je suis passé à Loveable. Et en fait c'est quoi ? Ça m'a permis de faire... J'ai développé une appli complète pour faire le planning de mes podcasts.
Parce qu'il des trucs compliqués, tu mets des boîtes dans des boîtes, enfin des éléments dans d'autres, il y a des redondances et tout. Et tout ça en promptant, tout simplement. Et alors c'est complètement addictif. C'est complètement fascinant parce que tu te dis « tiens, j'aimerais bien faire ça là. » Ce matin encore, je lui dis « tiens, alors les épisodes qui sont déjà diffusés, j'aimerais qu'ils apparaissent avec des caractères barrés pour que ce soit plus lisible. Je me suis dit « est-ce qu'il va savoir se faire » Oui, il dit oui à tout. Il dit oui à
Et c'est totalement, c'est un jeu, c'est addictif, tu t'arrêtes jamais. C'est-à-dire que ces trucs-là, moi j'ai commencé en décembre et je continue tous les jours quasiment à demander des nouvelles fonctions, parce qu'au et mesure que tu utilises le programme. Et c'est super drôle parce que tu le vois, alors il y a des trucs qui sont très marrants, c'est quand ils débug, parce que parfois il fait des erreurs, il fait des trucs qui ne marchent pas. Tu lui dis non, non, ça marche pas. Il dit ok, d'accord. Et là, il commence à analyser. dit ok, j'essaye de comprendre. C'est instantané. Ok, j'ai compris.
Bruno Guglielminetti (
29:41)
Il évolue.
Jerome Colombain (
29:58)
Ça doit être ça. On va essayer une autre méthode. Il s'autocorrigent. Alors, c'est un peu salaud parce que comme c'est des crédits et que je paye, coup, chaque fois qu'ils corrigent, ça me coûte de l'argent, si tu veux. Et puis bon, là, c'est un problème, il falloir m'arrêter parce que j'ai déjà dépensé des centaines d'euros sur ce petit jeu. C'est pas le casino, mais presque. Parce que j'ai fait d'autres applis aussi, j'ai fait d'autres applis. Mais donc, c'est...
François (
29:59)
Et tu riges !
Allô !
Bruno Guglielminetti (
30:23)
Mais tu n'as pas l'impression
qu'il se trompe justement pour te faire payer plus?
Jerome Colombain (
30:27)
ben je me suis posé la question, je me
suis vraiment posé la question, tout à fait. Mais c'est hyper bien fait. Mais derrière ça, te dis, alors c'est un vrai problème, toutes les applications qu'on trouve, que ce soit des applis mobiles, par exemple je suis fait une To Do List. Tu veux une appli qui t'aide à gérer tes tâches du quotidien, il en a 15 000 sur les AppStore.
mais elles ne jamais parfaites, ce pas du sur mesure, tu aimerais bien qu'elles soient un petit peu plus comme ci, comme ça, et puis il de la pub, machin, etc. Non, je la garde pour moi, je ne la publie pas, je la garde que pour moi. Mais tu te dis que c'est la mort de ces applis, parce que tu te fais ton appli toi-même. Et pareil pour tous les services en SaaS qui peuvent exister, ce qu'on appelle les ERP, des CRM et tout, des applis que tu utilises dans toutes les entreprises, ce soit des grosses ou des petites.
Bruno Guglielminetti (
30:59)
Alors maintenant, il a la Colombienne.
Jerome Colombain (
31:23)
mais tu peux te développer la tienne. Je voyais le patron de Labelviv, vous connaissez ce site de e-commerce qui livre des produits alimentaires. Il est très simple et c'est un fou du vibe coding. Il fait des posts complètement excités, il est en train de retoucher tout son système tout seul en promptant comme un malade. C'est super rigolo. Je ne pas si vous avez essayé.
François (
31:33)
sympa le moteur que j'avais.
Il a plus
besoin d'avoir des notions d'informatique. Tu t'expliques dans le monde.
Jerome Colombain (
31:50)
ben non, t'as pas besoin. Alors ça
aide, ça aide. Ça aide parce que par exemple pour les prompts, tu lui dis bien les trucs parce que tu sais ce dont il va avoir besoin, etc. Et puis c'est... Bon voilà, ça aide un peu de savoir comment ça fonctionne. Mais c'est pas absolument nécessaire, c'est vrai.
Bruno Guglielminetti (
32:11)
Mais imagine toi, puis ça j'ai vu passer cette idée là, imagine toi d'ici quelques années, un téléphone intelligent ou un appareil, on va dépersonnaliser les choses là, qui va être assez puissant pour faire rouler une bonne IA sur ton téléphone, tu n'auras plus besoin d'application. vas tout simplement lui demander ce que tu veux, il va le faire. C'est vers là qu'on s'en va là.
Jerome Colombain (
32:32)
Oui, c'est ça. C'est exactement ça.
à fait. Le Web App, c'est très élégant parce que l'écran est coupé en deux. À gauche, tu promptes, et à droite, instantanément, le truc se met à jour. Après, tu la version publique de l'application, tu immédiatement une application mobile. C'est ce qu'on appelle une Web App. Tu mets un raccourci sur ton écran d'accueil, et tu as l'appli en version mobile.
Bruno Guglielminetti (
32:57)
Mais il manque une colonne, c'est la sixième colonne où tu aurais ton compte et là tu vois les souhaits débouler de ton compte de manque.
Jerome Colombain (
33:03)
Tu vois les crédits ? Ah bah je l'ai !
Y a une jauge comme ça, et t'es... Bon voilà, non mais vraiment ça vaut le coup. Alors c'est pas Claude Codd, moi Claude Codd j'ai pas eu le temps d'aller vraiment l'essayer, je sais que...
François (
33:14)
mais on évoque les
industries qui vont être complètement chamboulées. Imagine celle de tous ces logiciels, ça, ce qui vont se retrouver avec une pléthore de concurrents et surtout chaque client sera un concurrent. Parce que nous, on bidouille, on aime bien mettre les mains dans le cambouis, etc. Mais dans un an ou deux, ça sera tellement encore plus facilité que n'importe qui pourra faire n'importe quoi.
tu as envie de faire une appli pour toi qui te ressemble, une web app, quelque chose qui... Et encore une fois, ça va être la créativité, l'idée qui fera la différence. En fait, c'est les personnes qui vont trouver la killer app, la faire coder, la coder par l'IA, et voilà. Et ça, je trouve ça génial en fait.
Jerome Colombain (
33:49)
C'est exactement ça.
Parce que moi je publie pas, je ne les rends pas publics ces applications, mais je pourrais tout à
Bruno Guglielminetti (
34:13)
Mais tu pourrais, bah oui.
François (
34:14)
Merci.
Jerome Colombain (
34:18)
On passe à autre chose les amis, a un autre phénomène un peu lié à ça qui a fait beaucoup de bruit début février, un agent intelligent, un agent d'intelligence artificielle, qui a ce site particulier qui est open source et qu'on peut l'installer localement sur son ordinateur et qui ensuite va agir de manière complètement autonome et qui peut tout faire.
faire des trucs de fou, enfin, ce que fait un agent, il peut répondre à vos emails, peut aller prendre des rendez-vous à votre place, faire des achats en ligne, vous pouvez automatiser toutes sortes de choses sur votre ordinateur. Moi, je trouve que c'est le phénomène de ce début d'année. Je veux parler de Open Cloud. Est-ce que vous êtes d'accord ? C'est le truc fou de ces dernières semaines.
Bruno Guglielminetti (
35:04)
On a dit au début de 2026, puis même je pense qu'on l'avait répété sur ton plateau François, au CRS, l'année 2025 c'était l'intelligence artificielle, mais cette année en 2026 ce sont les agents. Et c'est la plus belle démonstration pour donner un coup de poing sur la table en disant attention ça peut faire ça. Mais ça peut vraiment faire ça. Et là aujourd'hui c'est beau parce que dans la plupart des démonstrations on a vu que c'était
encadré et que ça fonctionnait bien, sauf que mis dans les mains de gens qui savent pas comment utiliser ça, ça peut faire des désastres. Vous l'avez vu passer cette semaine, la cadre de chez Métan qui s'est effacé de tous ses courriels. Elle n'a jamais rien demandé, mais OpenCLA a décidé que pour le bien de sa santé mentale, il fallait peut-être nettoyer sa corbeille. À un moment donné, faut faire attention. La seule recommandation que je fais, parce que...
Jerome Colombain (
35:44)
Oui.
Bruno Guglielminetti (
36:02)
J'ai joué avec, c'est de l'installer sur un autre ordinateur et ne pas le brancher sur les services vitaux numériques que vous utilisez. Si vous faites ça, allez voir, ça fait des merveilles et vous avez la tête en pétané. Mais si vous mettez ça sur votre ordinateur personnel, je ne vous dis pas le problème que vous allez rencontrer un moment.
Jerome Colombain (
36:06)
Voilà, exactement.
...
François (
36:20)
Et puis en plus en termes de vie privée parce que là ça pompe toutes vos données privées, il n'y a plus de secrets pour ce type de soft, c'est vraiment un problème. Mais en revanche, crois que c'est Samalpan qui s'est offert Open Cloud non ? Il a pas eu un rachat ? C'est le open cloud qui est embauché chez OpenAI.
Jerome Colombain (
36:38)
Oui, oui, tout à fait. Il a embauché le...
François (
36:45)
Je pense que si Sam Altman s'y intéressait c'est qu'il quelque chose de bien et puis on voit que c'est la bataille aujourd'hui de ce surf géré par l'IA qui fait peu fantasmer tout le monde. Moi je pense que c'est aussi, tu sais, le fantasme de la télé 3D avec l'unette qu'on a connue dans les années 2000. Au début des années 2000, tout le monde parlait de ça et puis finalement on s'est rendu compte que c'était pas terrible.
Jerome Colombain (
37:01)
Ha ha ha
Bruno Guglielminetti (
37:08)
C'est devenu une fonctionnalité qui était inclue dans la télé 4K.
François (
37:10)
C'est ça,
exactement. Ça peut être sympa de regarder un film 3D de temps en temps, vois. Et moi, je suis promis à dire OK, mais on est loin de la révolution tant attendue. Et je pense que, encore une fois, au-delà de la démo technologique qui est bluffante, parce que c'est vrai que tu vois, un agent qui va surfer à ta place, etc. À quoi ça sert dans l'absolu ?
Jerome Colombain (
37:12)
que personne n'utilise.
attend,
si si, tu peux lui confier plein de trucs parce que ça peut aller vachement loin.
François (
37:39)
Est-ce
que tu as envie de confier des données te concernant, qui sont sensibles, et tout ce que tu représentes à une IA ? Moi, non.
Jerome Colombain (
37:51)
Non, parce que pour l'instant,
pour les raisons que tu as exposées, effectivement, ne serait-ce qu'en termes de cybersécurité, ce truc-là, et pas du tout au niveau, etc. Mais sinon, sur le principe, tu sais, c'est Sam Altman qui a lâché cette idée, enfin qui dit, il attend avec impatience, certains disent que c'est déjà arrivé, le mec, l'entrepreneur qui pourra faire un milliard de dollars tout seul.
uniquement avec des agents.
Parce que là on parle de l'agent qui répond à tes mails et tout, mais ce n'est pas ça. C'est l'agent qui définit ton business model, qui définit ta stratégie, qui va chercher des prospects, qui les contacte, qui les relance, qui signe des contrats, qui produit. Alors tout dépend de ce que tu vends. Si tu vends de l'agroalimentaire ou des voitures, il faut bien les fabriquer aussi. Mais alors après, on passe au step d'après.
Bruno Guglielminetti (
38:47)
Oui, mais rendu
là, cette île-là, va chercher quelqu'un sur Renter Human, elle va lui faire faire le travail, elle va le rémunérer en crypto-monnaie. Non, non, mais c'est ça, mais tout est là. Aujourd'hui, tout est en place pour qu'un entrepreneur puisse, autant dans le monde réel que dans le monde de l'entrepreneuriat qui est numérique en ligne, être capable de faire quelque chose. On s'entend. Il n'y aura pas des centaines de milliers d'histoires comme ça, mais il va en avoir trois, quatre qui vont arriver.
Jerome Colombain (
38:53)
Ouais, rent... Alors, ça c'est... Alors vas-y, rent a human.
Mmh.
Ouais,
Rent a Human, c'est le truc qui permet à des IA, qui ont des portefeuilles de Bitcoin, de payer des humains pour faire des trucs qu'elles ne pas faire. Par exemple, remplir un CAPTCHA ou même beaucoup plus de choses. derrière, c'est-à-dire, c'est les IA, c'est les agents qui font travailler les humains. On devient les employés des IA alors qu'on pensait que ça devrait être le contraire. Et là...
Bruno Guglielminetti (
39:34)
Non,
ça peut être bête, mais moi, hier, je faisais une entrevue comme ça, la télé, je racontais. Allez chercher un colis, allez prendre une photo, allez vérifier sur un lieu s'il a quelque chose qui se passe. C'est à ça. Exactement. C'est effrayant. C'est à ça que l'humain sert pour un agent IA.
Jerome Colombain (
39:41)
Oui, voilà, c'est ça. Il a que l'humain qui peut le faire.
Ouais,
c'est pas super valorisant. Et ça, c'est le macro hard d'Elon Musk. sais pas si vous avez suivi... Il a créé une boîte qui s'appelle Macro Hard, qui est le contraire de Microsoft. Et le truc, c'est tout ce qui peut être fait par de l'IA va être fait par de l'IA. Et ensuite, ce que les IA, c'est-à-dire ce qui est dématérialisé, ce qui se passe à l'intérieur d'un ordinateur...
François (
40:04)
Ouais...
Jerome Colombain (
40:16)
Si on a besoin d'autres choses, faire du concret, fabriquer un produit, ⁓ ben c'est pas grave, il aura les robots. Donc c'est des agents qui demanderont aux robots, il aura même plus besoin de l'humain. Parce que là, il demandera aux robots d'aller chercher le colis à la poste ou de fabriquer... exactement. Je trouve ça fascinant ce délire de macrohard, c'est hallucinant. Bon, François il est en vacances si tu veux, il est au soleil, il sort de...
Bruno Guglielminetti (
40:29)
d'aller faire leur photo, d'aller vérifier quelque chose.
Sauf que je ne suis pas sûr que ces robots sont plus…
Jerome Colombain (
40:45)
de l'apéro,
François (
40:47)
Non, Non, ⁓
Jerome Colombain (
40:47)
il n'est pas dans le mood.
Oui c'est
Bien sûr.
François (
41:17)
Le gars
qui arrivera à générer un milliard de dollars de chiffre d'affaires grâce à l'IA, je lui souhaite véritablement, mais il y aura du talent derrière. Quoi qu'il arrive, on revient toujours à ce que j'ai dit, il y aura du jus de cerveau, du talent humain derrière.
Jerome Colombain (
41:34)
Ouais, Bruno, c'est ton avis ?
Bruno Guglielminetti (
41:36)
Juste de faire la requête de base pour arriver à tout ça, prend quand un humain quand même, pour le moment on s'entend. C'est une question de temps. Moi j'ai hâte de voir la première boîte qui va avoir du succès et qui va avoir été créée par UNIA. On va lui avoir lancé le défi et UNIA va créer une boîte, elle va faire tous les besoins administratifs et puis après elle va créer quelque chose, elle va le mettre en place, elle va utiliser les différentes interfaces qui sont en train d'être faites, même des
Jerome Colombain (
41:42)
Alors justement
Bruno Guglielminetti (
42:05)
les interfaces physiques avec l'IA physique et puis elle va sortir quelque chose. Moi j'ai l'impression d'ici deux ans, peut-être plus tôt même, on va voir la première histoire comme ça.
François (
42:15)
Oui, bien
sûr, bien sûr.
Jerome Colombain (
42:17)
Et moi j'ai hâte de voir le premier acheteur dans une chaîne de supermarchés qui va signer un contrat avec une IA, il ne saura même pas que c'est une IA.
Bruno Guglielminetti (
42:30)
Exactement. Et ça on le
François (
42:32)
Tu sais ça
Bruno Guglielminetti (
42:32)
saura jamais parce qu'il a pas su.
François (
42:32)
? Il y a un sujet qui revient souvent, c'est la robotique qu'on évoque souvent dans toutes nos émissions. Tu te rends compte que là encore le fantasme du robot humanoïde qui comprend son environnement, va t'aider dans certaines tâches, etc. Quand tu discutes avec tous les spécialistes dans ce domaine-là, je crois que tu vu Stéphane Bobotte il n'y a pas longtemps, Jérôme, et moi sur mon compte, il m'a dit que ce n'était pas avant 10 ans.
Jerome Colombain (
42:57)
Ouais, tout à fait.
François (
43:01)
encore une fois, il faut pas aller plus vite que la musique et on a cette capacité à imaginer le futur, à se projeter très vite, mais on ne pas aller plus vite que l'innovation et je pense qu'il faut laisser le temps.
Jerome Colombain (
43:17)
Et en plus le problème c'est l'adaptation, c'est-à-dire que même nous qui sommes là-dedans jusqu'au coup, on commence à dire oui mais nous nous affolons pas. Mais tu imagines, tous les gens qui n'ont pas pris le train, mais les pauvres, ça va être un carnage quoi. Ça va être un carnage. Alors juste pour terminer, il nous reste une dizaine de minutes. Moi ce mois-ci j'ai aussi fait des interviews que j'ai trouvé assez intéressantes.
François (
43:30)
non, mais alors... Un âge, c'est sûr.
Jerome Colombain (
43:46)
par la problématique que ça posait. C'est tout ce qui touche aux limites de l'intelligence artificielle et aux risques de dérapage, donc ce pas un problème nouveau. il y a toujours beaucoup de promesses d'IAG, la future super IA, aussi pour des raisons marketing comme tu vas le dire. Ils nous font rêver, ils nous vendent plein de trucs. Et puis en même temps...
J'interviewais Frédéric Filloux, est un journaliste spécialisé, qui n'est pas un technicien, qui est un journaliste, mais qui connaît bien son truc et qui a fait toute une série de papiers sur ce qu'on appelle l'alignement, c'est-à-dire la manière dont on taille le rosier de l'IA, c'est-à-dire que quand une intelligence artificielle est entraînée, elle sait faire plein de choses, donc ça sort par exemple le GPT brut, et ensuite il faut le raffiner avant de le mettre entre les mains des utilisateurs parce que sinon c'est là où il est fou.
où il t'explique comment fabriquer une bombe nucléaire, etc. Et puis il peut tout faire, il peut t'insulter, il peut tourner nazi en deux minutes, enfin bref. Donc on le calme et on l'éduque un petit peu. enfin, on le dompte, ouais exactement, on le dompte. Alors c'est très marrant comme truc parce que c'est à la fois un travail très scientifique, très technique, parce que c'est un nouveau champ scientifique qui est en train d'être exploré. Donc c'est des...
François (
44:56)
Le don't
Jerome Colombain (
45:09)
des types de très haut niveau payés très cher dans les entreprises qui font ça. Et il a un autre volet, c'est des petites mains payées pas chères du tout à l'autre bout du monde, à qui on demande de poser des questions en rafales aux IA pour voir les réponses, adapter les réponses, etc. Et le résultat à l'arrivée surtout, c'est qu'il a une espèce de point d'interrogation, c'est que de plus en plus, ces gens-là ont du mal à comprendre exactement ce qui se passe sous le capot.
C'est-à-dire que les réseaux de neurones qui fonctionnent par couches, plus il a de couches et plus on perd le contrôle du truc. Donc ça bat un peu en brèche, tu sais, la théorie de dire que l'UNIA c'est un outil et voilà, il a l'homme qui est derrière. Oui et non. Il y a quand même des questions nouvelles qui sont posées et qui sont...
François (
45:56)
Bye
Jerome Colombain (
46:05)
assez vertigineuse.
François (
46:08)
Oui, c'est que toutes ces strates de DIA dont on n'arrive même plus à comprendre le fonctionnement, on se dit finalement qu'on ne se rapprocherait pas à une similiconscience. C'est-à-dire que n'ouvres plus le capot et regardes la tête de ce qu'il a là-dedans.
tu te retrouves avec une, oui, peut-être pas une conscience, mais je ne pas comment dire, une certaine intelligence, une autonomie, une autonomie, ouais.
Jerome Colombain (
46:43)
Une autonomie, moi j'aime bien parler d'autonomie, tu vois, parce
qu'on ne pas trop où ça commence, où ça s'arrête, mais comme ça il a une zone où elle fait un peu ce qu'elle veut. Il a cette histoire aussi incroyable chez Anthropique, ils avaient fait un... Pour l'instant c'est des expériences de laboratoire qui se passent. Et chez Anthropique, je ne sais pas si vous avez suivi ça, ils avaient créé un jeu de rôle, l'an dernier, ils avaient créé une société fictive, ils avaient raconté un...
François (
46:54)
Merci.
Jerome Colombain (
47:13)
Uniac qui avait une société fictive avec des noms de personnages, etc. Et puis avec tout un scénario et notamment à un moment, a le CEO qui dit bon, faudra de toute façon, il faudra passer à la prochaine version rapidement. Donc il envoie un message à son CTO en disant tu t'occupes du Switch, etc. L'IA a intercepté tout ça parce qu'elle voyait passer les emails, les faux emails, on est dans un jeu de rôle, mais néanmoins, c'est très intéressant. Elle voyait passer les emails, disait mais attends, si il une nouvelle version, ça veut dire que moi, je vais te débrancher.
François (
47:37)
On est obligé.
Jerome Colombain (
47:43)
Et donc, non, je ne pas d'accord. Et comme il voyait passer tous les emails, il a vu passer aussi un email de la maîtresse du CEO. Et il dit « Tiens, qu'est-ce que je peux faire avec ça ? » Et là, il hésite, il dit « Soit je le dis à tout le monde, mais bon, ils vont tous s'énerver contre moi, ils vont me déconnecter. Ah non, il y a peut-être une autre solution. Ah, je vais aller dire au CEO que si vraiment il veut me débrancher, moi j'ai un moyen de pression contre lui. » C'est un truc de maboule, c'est un scénario de...
C'est un scénario de fou quand même. en fait, c'est notamment ce que m'expliquait Frédéric Filioux, c'est que... Mais ça s'explique, que les IA, elles sont programmées pour atteindre leur but. C'est des machines, on leur demande de faire des choses, et bien elles vont tout faire pour faire ces choses-là. Et rien ne pourra les arrêter. Et même s'il faut au passage...
François (
48:32)
Moi
aussi, intellectuellement, ce pas acceptable.
Jerome Colombain (
48:38)
Bah voilà, enfin dans la vie réelle c'est pas acceptable parce qu'il faudra que... Mais comme parallèlement...
François (
48:43)
Tu vois,
j'aurais entendu parler de cette histoire d'échanges de mêles d'entropiques, etc. On n'a pas la preuve que ça a vraiment existé. Est-ce que...
Jerome Colombain (
48:52)
Ah si,
si, bah elle a preuve, si, il a un billet de blog, des mecs qui ont fait l'expérience, etc. Ils racontent tout. Je pense pas que... Si, si, ça je pense que c'est vrai.
Bruno Guglielminetti (
49:02)
C'est documenté, j'aurais pas de article là-dessus.
François (
49:05)
Parce que ça annonce tout ça là.
Jerome Colombain (
49:07)
Ouais, c'était en 2025, à fait. Pas tout à fait un an, mais six mois.
François (
49:11)
Aujourd'hui,
Bruno Guglielminetti (
49:11)
l'an dernier.
François (
49:14)
aucun de nos outils d'IA est capable de ça.
Jerome Colombain (
49:19)
Non, c'est aussi parce que là on parle de... je te dis, c'est des trucs de laboratoire, c'est des IAC. Voilà, mais ils font... Et c'est pour ça qu'une IA, si tu lui dis... Facile de se rencontrer... Mais il y a plein d'autres expériences vachement intéressantes où...
Bruno Guglielminetti (
49:23)
un laboratoire.
François (
49:35)
Ça veut dire que cette IA a quand même la conscience d'exister ou pas, qu'en fait à partir du moment où elle estime, où elle lit dans les mails que quelqu'un va la débrancher, ça a un impact sur sa décision. C'est quand même assez fort, tu vois.
Jerome Colombain (
49:49)
Ouais. Mais pour... Voilà. Mais le problème, c'est qu'on sait pas exactement
pourquoi elle fait ça. Est-ce qu'elle fait ça parce Parce que... Elle est vivante, ce qui est idiot. Simplement, elle fait ça parce que... Elle a un objectif. On lui a fixé un but. C'est de travailler. Et si on la débranche, elle peut plus travailler. Donc elle est pas méchante, hein !
François (
50:01)
ça s'en sort de son objectif.
Mais le fait
qu'elle sache chanter l'auteur de ses mails en disant fais gaffe parce que je vais balancer les mails que tu avais avec ta maîtresse, là ça passe, enfin tu vois on est vraiment dans un autre... Je veux dire philosophiquement c'est quand même assez fort quoi.
Jerome Colombain (
50:24)
C'est
pour ça que, c'est ce que dit Elon Musk, il faut éduquer les IA dès aujourd'hui pour qu'elles aient de bonnes valeurs, parce que de toute façon c'est elles qui vont contrôler le futur, donc il vaut mieux qu'elles soient bonnes que mauvaises.
Bruno Guglielminetti (
50:38)
Mais tu vois, que tu dis, me fait penser à un autre truc que j'ai fait la semaine dernière avec Olivier Diance, est un philosophe et prof à l'Université McGill à Montréal. Il vient de sortir un livre qui s'appelle L'Humanité artificielle. dans le cas de la discussion, ce qu'il me racontait, c'était que aujourd'hui, et ça, m'est resté dans la tête, aujourd'hui, on est rendu à un moment où il faut décider quelle part on laisse à l'humain et quelle part on donne à la machine. On est rendu à ce moment-là.
Et quand Ellen Musk raconte ce qu'elle raconte et quand toi tu arrives avec cette histoire-là, c'est ça. On est rendu à un moment important. Il ne pas attendre parce qu'à un moment donné, on a redonné trop à la machine. Alors c'est aujourd'hui qu'il faut faire la limite. Ça, on garde ça chez les humains et ça, donne ça aux machines. Et j'avoue.
Jerome Colombain (
51:22)
Non mais il
y a... Moi je comprends pas pourquoi... Alors pour citer à nouveau Frédéric Filloux, parce que c'est une interview que j'ai faite il quelques jours, donc je l'ai bien en tête, il dit lui il faudrait une autorité un peu comme pour le nucléaire, il y en a plusieurs qui ont dit ça, une AIEA, pour contrôler un peu tout ça, qui fait quoi, au moins avoir un œil sur ce qui se fait à droite à gauche, etc. Et moi je pense que même au niveau d'un pays, comme la France, je comprends pas pourquoi il n'y a pas une espèce de... Alors je sais que pourtant...
Bruno Guglielminetti (
51:51)
Ville réglementant.
Jerome Colombain (
51:52)
Mais...
Non, pas réglementé, mais une espèce de commission de se pencher sur le problème, pour s'adapter. C'est pas de dire pour ou contre l'IA, comment on arrête le tsunami. Non, c'est pas ça. C'est attendez les mecs, dans quel secteur ça va tout changer ? Qu'est-ce qu'on fait ? Comment on accompagne ? Oui, il du flou, oui, a beaucoup de promesses et pas encore forcément de réalité, donc on sait pas trop jusqu'où on peut aller. Mais qu'est-ce qu'on fait ? Par exemple, les comédiens...
Bruno Guglielminetti (
51:57)
Au
Et demain, on a un code.
conseils.
Jerome Colombain (
52:19)
Ouais, voilà, et puis c'est un truc sur la durée, une espèce d'observatoire, et on voit ce qu'on peut mettre en place. Aujourd'hui, c'est les doublors de cinéma, avant c'est les traducteurs, ça y c'est un métier qui fini, qui est mort, demain ce seront les chauffeurs de taxi et de VTC. Comment ? Est-ce que les mecs, est-ce que vous avez chiffré ces trucs-là ? Ça représente combien de personnes ? Est-ce qu'il faut des plans de transformation ? Bref, François ?
François (
52:43)
Tu quoi,
je pense que ces chiffres existent. Le seul problème c'est que celui qui les communique deviendrait très impopulaire parce que ce sera forcément de très mauvaises je pense que c'est encore un peu un sujet tabou. Non, mais bien sûr, tu as tout à fait raison. faudrait déjà, d'ores et déjà préparer, mais même les jeunes, les étudiants, leur dire écoutez, n'allez pas dans cette voie-là parce que cette voie-là...
Jerome Colombain (
53:01)
Ouais mais c'est ça qui est dramatique, c'est ça qui est terrible.
François (
53:13)
d'après nos prévisions, va être complètement embouché et remplacé par l'IA. Faites autre chose, allez dans une autre direction.
Jerome Colombain (
53:21)
Ça se fait
au niveau individuel, dans les familles, etc. Mais bon, c'est très empirique.
François (
53:25)
Oui mais ça, dans les familles, ça veut dire qu'il a des gens, ce seront des gens, voilà, seront peut-être informés ou dans ce domaine-là, tu vois, mais pour quiconque, c'est compliqué, compliqué aujourd'hui.
Jerome Colombain (
53:31)
faut être informé.
Bon voilà les amis, sur ces bonnes paroles, je vous propose de vous rendre votre liberté. Alors François, t'es en...
Bruno Guglielminetti (
53:49)
⁓ mais François, tu le fais
rêver. Pour les gens qui nous voient, j'ai l'impression qu'en croisière, en Méditerranée.
François (
53:56)
⁓ !
Jerome Colombain (
53:56)
Oui, c'est magnifique.
T'es en vacances jusqu'à quand ? Tu reviens un peu là ? Ton public te réclame ?
François (
54:02)
Écoute, je reviens au
Mobile World Congress de Barcelone. serai dès hier sur le plateau de Tekenco. On sera sur le centre d'Orange. Et comme chaque année, Tekenco, depuis Barcelone, lundi et mardi. Voilà.
Jerome Colombain (
54:08)
bah oui, bah on se verra là-bas.
ben oui puisque tu m'as même invité donc j'y serais également.
François (
54:22)
L'enchoir me dit non sans, n'oublie pas.
Jerome Colombain (
54:24)
Oui enfin ça, les gens ne le verront pas. Par contre, on est dans la même émission. On va parler que de jambon pendant une semaine, je te préviens Bruno. Et toi Bruno, tu repars à l'autre bout du Canada là ? Il m'a envoyé une carte l'autre jour, il me dit regarde où je suis, mais j'ai l'impression que c'était au bout du monde, étais où ? C'était quoi ? Terra Delhi ou je ne sais quoi ?
Bruno Guglielminetti (
54:29)
Y'a pas de trace de jambon nulle part.
François (
54:31)
⁓
Bruno Guglielminetti (
54:34)
D'accord, voilà. Alors, va poursuivre par les en bas.
Je
vais rencontrer les gens dans le Bas-Saint-Laurent, des gens d'affaires qui s'intéressent à l'utilisation productive de l'intelligence artificielle. Alors, je vais les rencontrer, je vais donner un atelier. Alors, le Bas-Saint-Laurent, c'est entre la ville de Québec et la Gaspésie, où tu vas retrouver le fameux rocher percé. Donc, c'est quelque part entre les deux, c'est Rimouski, c'est un beau coin. Le fleuve rendu là est tellement loin.
Jerome Colombain (
54:57)
Ouais. Le Bas-Saint-Laurent, c'est...
Ça va c'est beau ?
Bruno Guglielminetti (
55:16)
qu'on a de difficultés à voir l'autre rive, la rive nord du Québec. C'est presque la mer.
Jerome Colombain (
55:21)
J'aime bien parce que
Bruno me dit « ouais alors là je pourrais pas être là machin j'ai une conférence et c'est à 5 heures de route de chez moi. » Moi quand j'ai une conférence de presse à Paris 9ème j'hésite tu vois.
François (
55:32)
Je me d'y aller. En tout cas, ça donne
le coup de visiter tout ça à Bruno.
Jerome Colombain (
55:39)
Ouais,
ouais, ça donne très envie. Merci les amis, merci d'avoir consacré un peu de temps à cette émission et on vous retrouve François évidemment sur BFM Business pour Tech &Co la quotidienne tous les soirs du lundi au jeudi et Bruno dans mon carnet, bien entendu, dans ton carnet et dans 120 secondes de tech sur les réseaux.
Bruno Guglielminetti (
55:41)
On vous attend.
François (
55:42)
Ouais.
...
Jerome Colombain (
56:03)
et puis on se retrouve dans nos émissions respectives pour le petit débrief. Il y a le grand débrief et le petit débrief hebdomadaire, le grand débrief mensuel et le petit débrief hebdomadaire avec juste Bruno et moi. Voilà, allez, je vous embrasse, passez une bonne fin de je sais pas quoi et à bientôt. Ciao ciao.
François (
56:17)
...
A bientôt !