Meta freine sur le métavers. Starlink dépasse les 10 000 satellites. Les IA génératives peinent à écrire avec originalité. Samsung stoppe son smartphone pliable en trois. TikTok lance sa radio dédiée aux nouveaux talents.
Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)
Meta enterre son métavers… puis se ravise
Annoncée puis partiellement corrigée, la mise en retrait d’Horizon Worlds sur les casques Quest illustre les hésitations de Meta autour d’un projet devenu moins central qu’en 2021. Bruno et Jérôme rappellent que le métavers répondait alors à un besoin très concret, celui des interactions à distance en période de pandémie, mais que la promesse s’est heurtée aux limites des casques et à l’évolution des usages. Pour autant, ils n’enterrent pas la réalité virtuelle, surtout à l’heure où des acteurs comme Lynx continuent d’innover et où Monde Numérique suit de près le sujet dans cet épisode sur Horizon Worlds et cette interview de Stan Larroque.
Starlink change d’échelle
Le réseau Starlink de SpaceX a franchi la barre des 10.000 satellites en orbite, confirmant l’avance d’Elon Musk dans l’Internet spatial face à Amazon Kuiper et Eutelsat OneWeb. Dans l’épisode, les deux animateurs soulignent ce que cela change concrètement: davantage de couverture, plus de capacité, et surtout l’émergence du direct-to-cell qui pourrait transformer Starlink en opérateur mobile mondial.
Pourquoi l’IA écrit “propre” mais sans création
À partir d’un article de The Atlantic relayé par Mon Carnet, on revient sur une faiblesse tenace des IA génératives: elles produisent des textes cohérents, fluides, structurés, mais souvent trop sages, trop lisses, trop prévisibles. Leur échange montre aussi que ces outils deviennent utiles pour la structure, la reformulation ou l’assistance éditoriale, à condition de rester pilotés de près par un auteur humain. Une discussion très concrète, nourrie par l’expérience de Jérôme sur son futur livre consacré au podcasting.
Smartphone à trois écrans de Samsung : c'est plié ?
Le retrait rapide du smartphone pliable en trois de Samsung intrigue autant qu’il questionne. Commercialisé à prix très élevé, ce modèle semblait relever autant de la démonstration technologique que du vrai produit grand public, ce qui laisse ouverte la question d’un simple ajustement industriel plutôt que d’un abandon définitif du format. Bruno cite à ce sujet son article dans Mon Carnet, tandis que Jérôme rappelle que les décisions de ce type traduisent souvent des arbitrages invisibles entre coût, production et calendrier produit.
TikTok lance une radio
En s’alliant à iHeartRadio pour lancer TikTok Radio, TikTok prolonge sa puissance de prescription musicale dans l’audio. Bruno y voit une manière de faire émerger de nouveaux talents au-delà des playlists FM classiques, tandis que Jérôme y lit aussi un signe de la mutation continue de la radio musicale. L’initiative a été officialisée mi-mars et Bruno l’a également détaillée dans Mon Carnet.
À écouter cette semaine dans Mon Carnet
Bruno Guglielminetti, Mon Carnet annonce une émission très suisse avec notamment Bruno Giussani, ancien responsable européen des TED Talks, Pascal Greco, photographe explorant les paysages recréés dans les jeux vidéo, Catherine Mathys, qui s’interroge sur la société numérique dans quarante ans, et Mathilde Mélin, journaliste spécialisée dans le podcast. Un sommaire éclectique, entre création, culture numérique et prospective.
À écouter cette semaine dans Monde Numérique
Côté Monde Numérique, Jérôme met en avant Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, de retour du South by Southwest pour décrypter les idées fortes du festival dans cet épisode. Il annonce aussi un sujet avec Céline Corno, directrice du plan de compétences IA chez Microsoft France, autour de l’objectif de former un million de Français à l’IA, à retrouver dans L’Hebdo du 21 mars.
Bruno :
[0:06] Jérôme Colombain à Paris, bonjour.
Jérôme :
[0:08] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal.
Bruno :
[0:11] Jérôme, l'actualité cette semaine, elle nous a choyés parce qu'elle a été dense et on a dû faire des choix qui ont été difficiles. D'ailleurs, je t'en remercie.
Bruno :
[0:24] Tu as souvent tranché dans des décisions difficiles, mais quand même, parmi tout ce lot, tu as décidé que tu voulais absolument qu'on parle de Meta, qui est parti et est revenu dans le monde virtuel de son Horizon World.
Jérôme :
[0:38] Écoute, la question quand même, Bruno, est-ce que c'est la fin du Métavers ou la fin annoncée? Est-ce que c'est à nouveau l'annonce de la fin du Métavers qui n'en finit pas de mourir?
Bruno :
[0:49] Bien dit.
Jérôme :
[0:50] En gros, ce qui s'est passé, donc on résume en quelques mots. Effectivement, Méta a annoncé qu'ils allaient fermer cet espace qui s'appelle Horizon Worlds, qui est ce système où on pouvait dialoguer avec le casque de réalité virtuelle Quest sous forme de petits avatars, annonce d'une fermeture le 15 juin prochain 2026 pour les utilisateurs du.
Bruno :
[1:16] Casque on s'entend.
Jérôme :
[1:17] Pour les utilisateurs du casque parce qu'il y a une version qui reste accessible pour les mobiles c'est ça voilà et puis alors c'est important parce que c'est un peu le, c'était le début du fameux métavers Mais le métavers qui n'a jamais existé en réalité. Mais l'idée de Zuckerberg, c'était de faire un métavers et la première brique, c'était ce Horizon World. Et finalement, il ne va pas fermer ce Horizon World, si j'ai bien compris.
Bruno :
[1:45] Exactement. Et puis, il a fait du rétro-pédalage assez rapidement parce qu'il s'est rendu compte que toute sa communauté d'utilisateurs de CastQuest... bien, ils allaient les foutre dehors et la communauté allait disparaître. Alors, ils ont dit, non, oh là, on ne va pas fermer, mais maintenant, ce monde virtuel-là va être disponible en mode minimal. Maintenant, qu'est-ce que représenterait un mode minimal d'un monde synthétique comme celui-là? Il faudra voir. Mais essentiellement, s'il ne serait pas revenu, dans le fond, qu'est-ce que serait devenu Horizon World? Bien, ce serait devenu une adaptation de 2026 de Second Life.
Jérôme :
[2:24] Oui de toute façon c'était ça c'était un remix de Second Life que les plus vieux ont connu que les plus jeunes n'ont pas du tout connu mais c'était ça on se baladait dans un monde virtuel parallèle etc là on avait franchi une étape c'était beaucoup plus réaliste, et en même temps il y avait un côté très cartoon avec ces personnages qui n'étaient pas des vrais avatars enfin ça nous représentait par exemple moi j'aimais pas trop ça mais je trouvais ça intéressant sur Horizon Worlds et je sais pas si tu te souviens moi j'avais fait une, on avait enregistré une émission un podcast dans laquelle, j'étais avec François Sorel et tu avais participé d'ailleurs on l'avait fait ensemble oui c'est ça donc on avait fait un épisode entier dans Horizon Worlds et c'était, mine de rien assez réussi c'est-à-dire que ça simulait une salle de conférence où on était assis et il y avait une spatialisation du son c'est-à-dire que si tu étais assis à ma gauche et que je tourne la tête je t'entendais bien d'une oreille et pas de l'autre, etc. C'était vraiment, vraiment réussi. Il y avait un tableau blanc, tu te souviens, on pouvait partager des informations.
Bruno :
[3:30] D'ailleurs, c'est amusant parce qu'à un moment donné, je sais qu'on a une rencontre tous les deux dans une salle comme ça, et tu as écrit un mot. Et ce mot-là, à l'occasion, je retournais visiter la salle et il était toujours écrit.
Jérôme :
[3:41] Il y était toujours?
Bruno :
[3:42] Oui, et j'avais essayé de l'effacer, mais c'était impossible. Je me disais quand même.
Jérôme :
[3:47] Non, mais moi, l'idée me plaisait beaucoup parce que je trouvais que c'était beaucoup plus intéressant que les visios qu'on fait aujourd'hui, qui sont tristes à mourir avec tout le monde dans une petite vignette comme ça. Il n'y a aucun réalisme. Bon, c'est loin de tout ce qu'on nous a promis.
Bruno :
[4:03] Mais ça ne changeait pas grand-chose pour les gens qui regardaient. Mais pour les gens qui faisaient partie de la réunion, parlons de la réunion qu'on a faite, ou sinon de l'enregistrement à trois, il y avait une tridimensionnalité qui apparaissait. Et on avait vraiment l'impression, tu le disais, il y avait le son, mais aussi on se tournait. Je pouvais te saluer, je pouvais changer de place, je pouvais me promener,
Bruno :
[4:26] ce qu'on n'a pas du tout avec une visioconférence.
Jérôme :
[4:29] Voilà, c'est ça. Donc moi, ça, j'aimais bien. Bon, maintenant, la question, c'est, qu'est-ce que ça veut dire, cet arrêt, donc ils ferment pas mais enfin ils réduisent la voilure clairement parce qu'il y a aussi eu d'autres choses toute l'activité gaming de méta était nettement réduite ils ont cédé des studios qu'ils avaient acquis ils ont fait pas mal de licenciements oui.
Bruno :
[4:51] Ils ont remercié beaucoup de monde.
Jérôme :
[4:53] Donc en fait ce projet de métavers qui avait été annoncé par Mark Zuckerberg je me souviens c'était en août 2021 qui était soit disant le projet de sa vie sa vision du futur etc, il a même changé le nom de la société c'est au moment où Facebook est devenu méta et ce qui s'est complètement planté, C'est ça, la vraie question.
Bruno :
[5:17] Mais moi, c'est drôle parce que ce matin, je réfléchissais à la chose, et sachant qu'on allait probablement en parler, je me disais, il faut se remettre aussi à l'époque. On est en 2021. Nous, on était tous en 2021.
Jérôme :
[5:31] On était tous confinés.
Bruno :
[5:32] Exactement. Chez soi, on ne pouvait pas se visiter, on ne pouvait pas se voir, encore moins voyager. Et là, tu as un gars qui arrive, Mark Zuckerberg, en disant, mettez votre casque, ce qui en a un, Et là, vous pouvez vous promener où vous voulez. Vous pouvez aller rencontrer les gens que vous voulez. Il y avait quelque chose à l'époque. C'est fou parce qu'on parle d'il y a cinq ans.
Jérôme :
[5:50] Oui, ça répondait à un besoin.
Bruno :
[5:52] Mais il y a cinq ans, ça répondait à un besoin qui n'est plus là parce qu'on a retrouvé notre liberté de circulation. Mais à ce moment-là, ça amenait quelque chose. Ça amenait de l'espoir. Ça amenait une expérience d'utilisation qui aujourd'hui a comme passé le besoin plus là.
Jérôme :
[6:09] Bon, il faudra voir. Moi, je ne suis pas persuadé que ce truc-là ne va pas rejaillir sous une forme ou sous une autre ultérieurement. Alors, en plus, ils ont investi des milliards et du coup, ils ont perdu des milliards, des dizaines de milliards.
Bruno :
[6:21] Oui, c'est 10 milliards au moins.
Jérôme :
[6:23] Au moins, je crois que c'est même beaucoup plus, en fait. Non, ce n'est pas plusieurs dizaines de milliards ?
Bruno :
[6:28] Ça se peut.
Jérôme :
[6:29] Ils ont investi là-dedans, mais il en restera quelque chose de toute manière d'un point de vue technologique. Ils ont fait des progrès en termes de réalité virtuelle, de technologies immersives. Ils n'ont pas craqué le système, c'est-à-dire que le Quest est bien, mais non, ce n'est pas le super outil que tout le monde rêve d'avoir. Il y a plein de contraintes, ça fait mal à la tête, on ne peut pas le garder
Jérôme :
[6:51] trop longtemps, l'autonomie, ça ne marche pas en autonomie, il y a un fil à la patte, etc. Donc, ils n'ont pas réussi à rendre ce truc-là réellement magique, fluide, mais ils ont forcément quand même fait des progrès et peut-être qu'il en ressortira quelque chose dans quelques années. Mais ça divise beaucoup.
Bruno :
[7:12] Oui, mais j'allais dire, mais souviens-toi, quand on a commencé à parler du casque et on avait nos a priori par rapport à la chose, on disait toujours, oui, mais ce n'est pas ça. Le jour où ça va vraiment fonctionner, c'est quand ça va se passer dans une paire de lunettes comme celle qu'on se met sur le bout du nez. Et tu l'as vu encore, je pense, à Barcelone, tu en as encore essayé des lunettes. Le jour où ça, ça va être fait, où on pourra vraiment avoir de la VR dans une paire de lunettes normale, que ça va devenir opaque et qu'on pourra voir le monde qu'on veut là-dedans. Moi, j'ai l'impression que le Horizon World, mettez-le sur la glace et quand vous aurez réglé ça, ramenez-le, vous allez voir, il y a plus de gens qui vont aller se demander là.
Jérôme :
[7:49] Tu as raison. Là, ça reprendra plus de sens, absolument. Mais on n'en est pas là parce qu'en fait, les lunettes, Meta fait des lunettes, ça y est. Mais ce n'est pas de la réalité virtuelle. C'est de la réalité augmentée. Puisque la réalité virtuelle, c'est ce monde totalement immersif. Après, il y a beaucoup de gens qui disent, mais de toute façon, c'est débile. On n'ira pas vers... C'est le film de... C'était le film de Spielberg, c'est ça ? Comment ça s'appelle ? Ce film qui raconte vraiment l'histoire du métaverse, en fait. Ready Player One.
Bruno :
[8:20] Oui.
Jérôme :
[8:21] Voilà, et qui est terrible parce que ça montre que les gens qui vont là-dedans n'ont plus rien, en fait. C'est tous les gens qui n'ont pas de vie.
Bruno :
[8:28] Même le film Avatar, c'est un peu ça. Les gens, le soldat qui se branchait sur un appareil pour réapparaître à l'autre bout du monde sous une autre forme.
Jérôme :
[8:36] Oui.
Bruno :
[8:37] C'était aussi une virtualité, là, en quelque part.
Jérôme :
[8:40] Mais je pense que ce n'est pas mort. Ce truc-là ressortira en bien, en mal, sous cette forme ou sous une autre. Voilà, la VR n'est pas morte. La VR et tout ça n'est pas mort. Moi, je recevais cette semaine dans Monde Numérique, pour un nouvel épisode de ma série Innovateur, un créateur français, le créateur du seul casque de réalité virtuelle qui a été fabriqué en Europe.
Bruno :
[9:07] Tu parles du Link ?
Jérôme :
[9:09] C'est le lynx, voilà.
Bruno :
[9:10] Mais c'est tellement intéressant, cette entrevue-là. J'en ai regardé un bout. C'est fascinant.
Jérôme :
[9:14] Écoute, merci beaucoup. C'est sympa. Ouais, Stan Larocque, qui est un jeune entrepreneur. Bon, c'est pas facile pour lui parce qu'il le dit, c'est très difficile de faire des produits comme ça en Europe. En France, c'est infernal. On lui a savonné la planche. Il raconte dans l'interview, d'ailleurs, comment les géants de la tech lui ont fait des sales coups. Des sales coups, vraiment. Et il n'est pas soutenu. Il n'a pas été soutenu. Il y a très peu de... Comme d'habitude, l'État ne s'est pas intéressé à ça. Il n'y a pas de commande publique. L'armée qui pourrait être cliente de ça a préféré acheter des casques chinois. C'est horrible. Ce truc-là risque de mourir. La société est en grande difficulté aujourd'hui. Et c'est tragique alors que son produit est super bien. Bref, voilà pour le métaverse.
Bruno :
[10:04] Bon, ben voilà. Mais parlons d'un autre inventeur qui, lui, commence à avoir du succès avec son réseau interstellaire de satellites.
Jérôme :
[10:12] C'est notre ami Elon Musk qui a passé un cap important, puisqu'il a franchi la barre des 10 000 satellites dans l'espace. 10 000 satellites Starlink. Alors, c'est étonnant. En réalité, ils en ont envoyé un peu plus. Ils en ont envoyé 10 200, je crois.
Bruno :
[10:26] Ça marche assez vite, hein, ouais.
Jérôme :
[10:29] Ces satellites-là, ils durent 5 à 7 ans. Au bout de 5 à 7 ans, il faut les faire revenir dans l'atmosphère terrestre où là, ils se désintègrent. On les jette à la poubelle, en fait. C'est la poubelle de l'espace. Mais c'est déjà pas mal. Et avec ces 10 000 satellites, ils couvrent la Terre entière quasiment. Alors, pas en permanence la Terre entière.
Jérôme :
[10:49] Il fait un peu des choix. Il couvre telle ou telle zone en fonction des besoins, etc. On sait qu'il peut réorienter, comme il l'a fait, par exemple, pour fournir de la connectivité en Ukraine, etc., en Iran aussi, mais il y a eu beaucoup de piratage, de brouillage sur place. En tout cas, il a inventé un truc complètement fou et il est... Alors, il n'est pas seul au monde, mais il est seul en tête, 10 000 satellites. Face à lui, les deux concurrents, on les connaît, c'est Amazon, avec son réseau Creeper, mais qui, pour l'instant, n'a que 200 satellites. Ils ont prévu d'en envoyer 3 000, plus de 3 000. C'est à peu près la même technologie que Starlink, donc des satellites en orbite basse pour couvrir le maximum de territoires et puis surtout que les délais soient très rapides parce que sinon, ça n'a aucun intérêt. Et puis, il y a des Européens. Il y a E-Telsat OneWeb qui compte 630 satellites en orbite, mais ce n'est pas la même technologie. Les satellites sont en partie plus haut. Il y en a qui sont en basse orbite, il y en a qui sont plus haut. Et ce n'est pas du tout le même marché. C'est-à-dire que là où Starlink a visé le grand public, E-Telsat et OneWeb, eux, ils visent essentiellement les gouvernements, les entreprises, etc. Donc, ce n'est pas pareil. Mais c'est une incroyable bataille tout ça.
Bruno :
[12:00] Mais tu imagines la goutte que c'est, parce que là on parle de 10 000 satellites, alors qu'Ellen Musk est devant les autorités gouvernementales fédérales américaines pour demander la permission d'en envoyer un million. de deuxième et de troisième génération.
Jérôme :
[12:18] Mais ce n'est qu'un début.
Bruno :
[12:20] Oui, tout à fait. Puis lui, évidemment, il voit le volume parce qu'un peu comme on le disait tout à l'heure, ils ont une vie estimée de 5 ans. Sauf qu'il est arrivé dans les premiers lancements. Moi, je suivais ça de très près. Et souvent, ça arrivait qu'ils les lançaient, ils allaient en orbite. Et puis, une semaine, deux semaines après, ils étaient défectueux. Ils ne pouvaient pas les réparer. Évidemment, c'est un peu loin pour y aller. Alors, il les jetait. il est désorbité.
Jérôme :
[12:46] Il est désintégré. Il est désorbité et après, il se désintègre.
Bruno :
[12:49] Mais là, maintenant, c'est plus solide. Mais là, on est rendu, c'est ça, dans une deuxième et à un moment donné, troisième génération. Et c'est ceux-là qui permettent, on en a parlé la semaine passée puis la semaine précédente, c'est ces deuxième et troisième générations qui vont permettre à Elon Musk et à Starlink de devenir un opérateur téléphonique mondial. T'imagines ce que ça veut dire?
Jérôme :
[13:11] C'est exactement ça. parce qu'aujourd'hui, avec Starlink, tu peux acheter ta petite antenne qui ne coûte pas cher et ça va te faire une connexion Internet.
Bruno :
[13:19] Elle est en solde d'ailleurs cette semaine, ça vous intéresse, vous le garderez ?
Jérôme :
[13:22] Oui, et c'est incroyable pour ce qu'on appelle les zones blanches, là où il n'y a pas de… Enfin, chez nous, en France, c'est comme ça que ça se passe. Il y a la fibre optique qui est installée, qui est assez bien… Enfin, la plupart des régions sont desservies, mais il y a quelques zones où il n'y a pas de haut débit, ni par la fibre, ni en 5G ou en 4G. Et donc, il reste Starlink.
Bruno :
[13:46] Mais Gérôme, imagine-toi la grandeur de notre territoire au Québec.
Jérôme :
[13:49] Au Canada. Mais ça doit cartonner, non, au Canada, à Starlink?
Bruno :
[13:52] Oui, c'est sûr. D'ailleurs, le gouvernement canadien, particulièrement par les provinces, mais les gouvernements provinciaux ont tous passé des accords avec Starlink. Je pense que l'Ontario est revenu sur son engagement dû aux problèmes politiques qu'on a. Mais sinon, le reste des provinces au Québec ont tous passé des ententes pour s'assurer que, parce qu'ils ont tous une politique de tous les citoyens seront branchés à Internet pour ne pas créer de fissures. quant aux services qui sont offerts par le gouvernement. Et donc, maintenant, Starlink, je ne sais plus si c'est 25 ou 35 000 foyers, mais un peu partout à travers le vaste territoire québécois, qui sont reliés à la société grâce à Starlink.
Jérôme :
[14:37] Et là, grâce à 10 000 satellites, c'est-à-dire qu'il augmente encore sa forêt de satellites. Et l'avantage, c'est que ça va non seulement permettre de couvrir peut-être des nouvelles zones, mais surtout de répondre aussi à une demande qui est croissante parce que tout ça c'est du débit partagé donc en augmentant le nombre de satellites tu augmentes la bande passante mécaniquement, non mais c'est une réussite incroyable et c'est de la très très haute technologie parce que ces petits satellites ils sont incroyables, ils fonctionnent entre eux, ils sont connectés entre eux par rayons laser et ils échangent de la data comme ça enfin c'est fou et oui ce que je voulais dire c'est qu'aujourd'hui il faut une antenne, un kit Et en fait, ça te fait une connexion Internet, donc en Wi-Fi derrière, et tu connectes des appareils en Wi-Fi. Mais le futur, évidemment, c'est de se connecter directement avec son téléphone au satellite. Et ça, on en a parlé déjà, c'était à l'occasion du salon de Barcelone qui a eu lieu il y a quelques semaines. C'est le gros sujet en matière de télécom. C'est le direct, la connexion directe entre ton téléphone et le satellite pour les endroits où il n'y a pas de 4G, 5G traditionnel. Donc, c'est une invention.
Bruno :
[15:47] Là, tu me permets de me re-vanter en disant que les Canadiens, les clients Rogers, ont déjà cette expérience.
Jérôme :
[15:54] Vous avez déjà ça. C'est vrai, tu me l'as déjà dit. Tout à fait. Chez vous, ça marche. Nous, pas encore. Non, nous, il y a Starlink qui est arrivé dans les avions avec Air France. Ça a fait d'ailleurs tout un pataquès parce qu'on a reproché Air France de... Ben oui, c'était un problème de souveraineté. Comment ont-ils pu? Et les clients sont hyper contents. Tu as 300 mégas en avion. C'est de la folie.
Bruno :
[16:18] Moi, je l'ai testé, je pense que c'était sur United il y a quelques mois. Et ça n'a rien à voir avec ce qui était disponible avant sur le transporteur par GoGo.
Jérôme :
[16:29] Moi, je l'ai testé sur un vol Air France, je ne sais plus lequel, il y a quelques temps et c'est incroyable. Bruno, tout autre chose. J'ai lu un article très intéressant sur ton carnet cette semaine.
Bruno :
[16:40] J'ai l'habitude de faire des articles très intéressants. Je suis content que tu le mentionnes.
Jérôme :
[16:44] Oui, c'est vrai. Et celui-là particulièrement, où tu racontais comment, tu expliquais comment l'intelligence, pourquoi l'intelligence artificielle, les IA génératives qu'on utilise, ChatGPT, Cloud, etc., eh bien, en fait, ne savent toujours pas écrire. Ou en réalité, elles n'arrivent pas à sortir d'une forme d'écriture qui est hyper conventionnelle et pas très originale.
Bruno :
[17:06] Oui, c'est une lecture que j'ai faite dans le magazine américain The Atlantic qui s'est intéressé à la chose. C'est une belle plume que ce journaliste qui a écrit le texte et puis il racontait ça. Puis je me suis mis à réfléchir et je me suis dit, tiens, je vais mentionner cette histoire-là, évidemment en lui donnant la paternité de cet article et de cette idée-là. Mais ce qu'on se rend compte quand on lit des spécialistes sur le sujet, c'est que l'IA générative, générative, bien qu'elle arrive à solutionner tous les problèmes de la planète quand on lui pose des questions. Le problème, c'est que quand vient le temps d'écrire, Elles misent tout sur la cohérence d'un texte et non pas sur la créativité. Et ce qui donne, en tout cas pour l'œil affiné du lecteur, ce qui donne que rapidement, à un moment donné, quand on lit des textes, on se rend compte que c'est une IA qui l'a écrit parce qu'on est toujours sur les faits, les faits, les faits. Quelquefois, des hypothèses. Sinon, quand elle amène des choix, c'est toujours trois choix. Ça n'existe pas deux choix ou quatre choix, c'est toujours trois choix. Il y a comme une façon de procéder qui fait que...
Bruno :
[18:13] Puis, il ne mise pas sur le fait d'être maladroit comme un humain. Il ne va pas sur des tournures un peu particulières. Non, il est toujours exact. Il y a une formule, il y a une approche et c'est ça qu'il prend. Et donc, lui, l'important, c'est de juxtaposer des mots qui vont bien et qui vont l'emmener à bon port. On en a déjà parlé en disant que une IA, ça n'a qu'un but, c'est de réussir la tâche qu'on lui a donnée par tous les moyens nécessaires. Alors, c'est ça qui arrive. Et là, ce qu'on se rend compte, c'est qu'à moins de lui demander à l'IA générative d'écrire un texte à la façon de, on va toujours être pris avec ce modèle-là. Et donc, selon la plupart des spécialistes, puis moi, après la lecture de cet article-là, je me suis amusé. Puis effectivement, le même texte, si on lui dit, prends ce texte-là et refais-le à la façon de, bien là, on a quelque chose de plus sympathique. Mais ça ne vient pas de façon « naturelle ». Ce n'est pas le premier geste que l'IA va poser.
Jérôme :
[19:14] Mais encore faut-il que l'auteur, par exemple, qu'il va copier, il faut qu'il ait suffisamment de données.
Bruno :
[19:22] C'est ça. Et le problème que ça engendre, c'est que si tu lui demandes ça et qu'il réussit, ça veut dire qu'il l'a lu. Ça veut dire qu'il l'a pillé.
Jérôme :
[19:33] Il y a ce problème-là, mais c'est surtout que si c'est des auteurs qui ne sont pas connus, moins connus, tu ne peux pas lui faire ça. Moi, typiquement, j'essaie de lui faire écrire des articles et je voudrais qu'il écrive comme moi, mais qui est plus une écriture destinée à l'oral qu'elle écrit. Et c'est vrai qu'il n'y arrive pas. Il est incapable, mais parce que je ne suis pas Victor Hugo, il n'a pas pu s'entraîner sur des centaines d'articles.
Bruno :
[20:03] Mais tu sais, moi, j'ai réglé ce problème-là il y a longtemps parce que j'avais parlé avec quelqu'un à l'époque, il y a trois ans, de chez Microsoft qui m'avait dit, écoute, si tu es capable de brancher ton IA génératif en utilisant un API, donc une passerelle, et l'amener sur ton blog ou un endroit où elle va retrouver tes textes et lui dire d'apprendre là-dessus, il va être capable de reprendre ton style. Et c'est ça que moi, j'ai fait. Sauf que, faisant ça, j'ai aussi cédé mes textes et tout ce que j'ai raconté dedans. Et donc, du coup, quand j'ai fait ça, moi, c'est 2500 textes qui sont partis dans la mémoire. Il y avait SonicWrite et il y avait Chagipiti au début. Mais bon, pour ce que ça vaut, ils sont disponibles aussi sur mon carnet.
Jérôme :
[20:51] C'est bien. Comme ça, maintenant, je vais pouvoir, moi, demander à Chagipiti de m'écrire un texte à la manière de Bruno Guglielminetti.
Bruno :
[20:57] T'imagines le succès que tu vas avoir avec ces textes-là.
Jérôme :
[21:00] Ah, mais ça va être un best-seller.
Bruno :
[21:02] Si tu pensais que tes choses allaient bien, tu vas voir comment ça va être formidable.
Jérôme :
[21:05] Mais c'est rigolo qu'on parle de ça parce que, écoute, je vais te faire une confidence. Là, je suis en train de finaliser l'écriture d'un bouquin, justement.
Bruno :
[21:10] Non.
Jérôme :
[21:11] Et si, si. Alors, ce n'est pas un roman. Allez, je te le dis.
Bruno :
[21:17] Qu'est-ce que c'est?
Jérôme :
[21:19] Ça ne va pas trop te surprendre. C'est un guide sur le podcasting, bien sûr.
Bruno :
[21:23] Mais attends, tu as déjà une formation en ligne.
Jérôme :
[21:26] Eh bien, voilà. Ce sera la version écrite. et donc j'utilise un peu les IA je ne m'en cache pas, mais pour la mise en forme et pour la structure je lui ai donné le plan je lui ai donné les trucs en fait c'est parce que je n'étais pas satisfait de mon plan, je lui ai dit ça ne me va pas il y a un truc qui ne va pas, le déroulé ne va pas trouve-moi, aide-moi à faire mieux et alors là, je suis parti dans un truc, il m'a embrouillé il m'a dit oui c'est vrai tu ferais mieux de mettre ce passage ici ce passage là, celui là, etc alors je commence à le faire, puis après je lui dis non mais attends ça va pas parce que ça j'en ai parlé avant je vais en reparler après, ah oui tu as raison alors on va plutôt faire ci, et il m'a fait un micmac pas possible et ça m'a rajouté des heures et des heures de boulot et tout, ça c'était avec Chajipiti J'ai opté, j'ai fait un peu différemment. Après, je suis allé voir Claude et je dois dire que Claude est un meilleur élève pour ce genre de choses. Effectivement, il m'a fait des choses assez intéressantes. Après, il m'a sabré mon texte, il m'a raccourci tous mes articles qu'il faut que je réécrive. Enfin bon, bref, je te passe les détails. Il est dur, Claude.
Bruno :
[22:34] Mais il écrit bien.
Jérôme :
[22:35] Il est dur, oui, mais il écrit bien, c'est vrai. Tout ça pour dire que c'est une aide fantastique, mais ce n'est pas plug and play. Il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton, loin de là.
Bruno :
[22:42] Non, c'est vrai, c'est vrai.
Jérôme :
[22:44] Bon, enfin, voilà.
Bruno :
[22:46] Écoute-moi, tu vois, est-ce que tu as déjà une date de parution?
Jérôme :
[22:51] Non, pas encore, mais je ne manquerais pas de te tenir informé, ni les auditeurs qui nous suivent.
Bruno :
[22:55] Genre, tu vises le Salon du Livre de Paris?
Jérôme :
[22:59] Oui, certainement, oui, bien sûr. Je ne sais pas quand c'est. Non, non, non, pas spécialement. Je ne vis pas spécialement.
Bruno :
[23:04] Je veux savoir si tu achètes mon billet pour aller voir le Salon.
Jérôme :
[23:08] Ah, ben, je te ferai signe, je te dirai.
Bruno :
[23:10] Bon, merci.
Jérôme :
[23:11] Je t'ai craché le morceau, en tout cas.
Bruno :
[23:14] C'est sur bon carnet que les gens ont entendu ça la première fois. Écoute, je veux t'entendre sur cette histoire de cette semaine, Samsung qui a mis fin à son téléphone intelligent pliable en trois. Après seulement trois mois sur le marché, c'est quand même rapide.
Jérôme :
[23:31] C'est dingue. Alors sur le marché uniquement asiatique, uniquement en Corée. Il était vendu qu'en Corée du Sud.
Bruno :
[23:38] Mais ça veut dire quoi pour toi? Je pense qu'aux États-Unis, on pouvait l'avoir, mais il fallait le commander.
Jérôme :
[23:43] Et aux États-Unis, oui.
Bruno :
[23:45] Mais ça dit quoi, toi, cette histoire-là?
Jérôme :
[23:48] Je suis un peu surpris parce que je l'avais vu. J'ai vu Samsung au Mobile World Congress de Barcelone. Ils présentaient leur téléphone. Ils étaient très fiers. Oui. Et ils expliquaient qu'ils se vendaient comme des petits pains. Donc, je pense qu'ils m'ont menti. Je pense qu'ils m'ont baratiné. Ou alors, c'est qu'il y a un autre problème. Honnêtement, je ne sais pas du tout comment décrypter cette information. Est-ce que ça veut dire qu'ils arrêtent le concept même du pliant en trois parties ? Ou bien c'est simplement ce modèle-là qui peut-être était trop cher ? Il était très cher. Il était quoi ?
Bruno :
[24:23] À 2 900 dollars américains.
Jérôme :
[24:25] Voilà, on va dire 3 000 dollars.
Bruno :
[24:27] 3 000 dollars, oui.
Jérôme :
[24:28] Est-ce que donc c'était un problème de pricing, en fait, enfin de prix, comme on dit en bon français ? Est-ce qu'il était trop cher parce qu'il était trop difficile à fabriquer et du coup, peut-être qu'il s'orienterait vers quelque chose d'un peu plus bas de gamme ou en tout cas accessible ? Je ne sais pas du tout ce qu'il y a derrière cette décision, mais elle interroge parce qu'effectivement, on pensait qu'ils ouvraient une nouvelle voie. Ils ne sont pas les seuls. Huawei, enfin, ils ne sont pas les seuls, mais il n'y a pas beaucoup de monde qui fait ça.
Bruno :
[24:57] À part Huawei ?
Jérôme :
[24:59] Il y a Samsung et Huawei qui font des smartphones qui s'ouvrent en trois. C'est tout, c'est les deux seuls à ma connaissance. Donc, on va voir ce que fait Huawei, qui, lui, ne vend son pliable, son Trifold, je ne sais plus comment il s'appelle, que en Chine, exactement. Donc, ce n'est pas le même truc. Voilà, écoute, on va voir. Est-ce que c'est la fin, c'est comme le métaverse, est-ce que ça part dans les égouts du numérique avec le métaverse, le Samsung, le smartphone qui s'ouvre en trois, ou est-ce que c'est juste pour ajuster le tir ?
Bruno :
[25:31] Qu'est-ce que tu en penses, toi ? C'est vraiment des belles images, hein ? Les égouts du numérique.
Jérôme :
[25:35] Les égouts du numérique, oui. Les égouts de la tech.
Bruno :
[25:37] Mais c'est ça. Moi, quand j'ai lu ça, j'ai dit, bon, c'est une chose ou c'est l'autre. Ou ils trouvent qu'ils n'ont pas assez.
Jérôme :
[25:45] Arrête, on dirait ChatGPT. Alors, c'est une chose ou c'est l'autre.
Bruno :
[25:48] Attends. Si j'étais ChatGPT, j'aurais dit, c'est une chose, l'autre ou l'autre. Il y aurait eu trois.
Jérôme :
[25:53] C'est entre telle chose et telle chose. Il finit toujours comme ça. C'est entre ça et ça.
Bruno :
[25:58] Bref.
Jérôme :
[25:59] Bref. Pardon, vas-y.
Bruno :
[26:01] Mais non, c'est ça. Alors, ou c'était parce qu'ils ne faisaient pas assez de retours sur investissement sur l'appareil. Finalement, ça vient trop cher pour une petite clientèle, même si toute cette petite clientèle-là se lance comme des petits pains chauds, pour reprendre l'expression de Barcelone. Ou sinon, c'est parce qu'ils sont peut-être en train de préparer quelque chose d'autre. Et là, ils se disent, bon, bien, regarde, on va vendre ce qu'on a produit, on arrête ça là, puis il y a une autre génération.
Jérôme :
[26:29] Oui, c'est pas impossible. Exactement. C'est pas impossible. Peut-être qu'ils étaient partis sur une voie où ça faisait un produit trop cher.
Bruno :
[26:36] Parce que tu te souviens, à une époque, mais lointaine, à un moment donné, c'était à la première ou la deuxième. Non, je pense que c'était la troisième génération des iPhones. Ils avaient produit, puis à un moment donné, ils avaient arrêté de produire. Et là, tout le monde se dit, bien, ils ne vont pas arrêter de faire des iPhones. C'est juste parce qu'ils avaient changé le modèle et ils laissaient mourir cette collection-là, là.
Jérôme :
[26:56] Oui, c'est souvent pour des raisons industrielles qui nous échappent un peu, en fait, que ces décisions sont prises. Il ne faut pas le perdre de vue. Bon, enfin, donc, on verra bien. Bon, Bruno, ça fait à peine 2h40 qu'on se parle.
Bruno :
[27:08] Tu me permets quand même de te parler d'une très bonne nouvelle.
Jérôme :
[27:11] Quoi?
Bruno :
[27:12] Bien, radio TikTok.
Jérôme :
[27:13] Oh, allez, vas-y, monsieur TikTok. Vas-y, monsieur TikTok. Cette main en est moi.
Bruno :
[27:17] Non, mais permets-moi, d'ailleurs, on salue les gens qui nous regardent sur TikTok présentement. Oui, parce que le Debrief Transatlantique est aussi disponible sur TikTok, comme il est sur YouTube et comme il est sur tous les bons services d'agrégation de podcast. Mais donc, oui, il faut faire l'éventail de notre présence internationale.
Bruno :
[27:36] Mais donc, TikTok vient de faire une entente avec iHeart Radio. Ne demande-moi pas de te le redire une deuxième fois. Et donc, ces gens-là vont permettre à TikTok d'avoir leur station de radio qui est disponible uniquement sur Internet. Pour le moment, j'imagine que dans certains marchés, peut-être qu'ils seront capables d'avoir une licence. Mais donc, quand tu vas là, qu'est-ce que tu entends? uniquement du nouveau talent uniquement du nouveau talent qui commence à émerger des plateformes de TikTok. Ça, je trouve ça intéressant parce qu'il y a beaucoup de radio commercial qu'on peut écouter, sur la FM où c'est que des grands artistes établis qu'on entend puis de temps en temps, il y a des nouveautés, mais on s'entend c'est toujours les 50 même qui sont dans la liste de lecture du film.
Jérôme :
[28:26] Excuse-moi, avec les radios musicales, en plus, elles ont un peu du plomb dans l'aile.
Bruno :
[28:31] Ben, exactement.
Jérôme :
[28:31] Avec les plateformes de streaming, qui écoute encore des radios musicales en FM?
Bruno :
[28:35] Ben là, c'est ça. Alors là, TikTok, eux, ils disent, ben non, ben nous, ce qu'on va faire, c'est pas les grands succès des grandes vedettes établies que tu vas entendre, mais beaucoup plus les nouveaux talents. Alors, c'est une nouvelle plateforme pour faire émerger ces gens-là.
Jérôme :
[28:47] Mais il va y avoir que de l'IA. Oui. Non, c'est des vrais gens qui chantent vraiment? Ce n'est pas que des trucs générés par IA?
Bruno :
[28:55] Je t'invite à passer plus de temps sur TikTok. Tu vas voir, il y a vraiment du talent.
Jérôme :
[28:58] C'est toi l'expert de TikTok.
Bruno :
[28:59] Et d'ailleurs, même Céline Dion va découvrir de nouveaux talents sur TikTok pour te dire comment c'est crédible. Mais ça, c'est une autre histoire. On en parle la semaine prochaine. Mais donc, je reviens sur TikTok. Mais je veux quand même souligner ça. Ce n'est pas la première fois que TikTok a sa chaîne de radio parce que moi, j'ai eu le plaisir avec ma conjointe de faire des longs trajets au Québec en auto. Et j'ai la radio satellite dans la bagnole sur XM Sirius. Et TikTok avait sa chaîne. Pendant un bon moment, au moins deux ou trois ans, ils ont eu la chaîne TikTok. Et c'était assez amusant parce que tu écoutais la radio et en entendant la musique, tu te souvenais de vidéos que tu avais vues. Il n'y avait aucun lien avec l'artiste qu'elle avait fait. Donc, c'était les pièces musicales qui étaient les plus souvent utilisés par des gens dans leur création de vidéos. C'est assez intéressant.
Jérôme :
[29:51] Comme quoi la radio n'est pas morte ?
Bruno :
[29:54] Oui, terminons comme ça. Je pense que c'est une belle fête. Et saluons les gens qui en font encore.
Jérôme :
[30:00] De quoi parles-tu dans ton carnet cette semaine?
Bruno :
[30:03] Cette semaine, je me garde spécial édition suisse. Ce n'est pas vrai. Il y a trois Suisses cette semaine dans mon carnet. Il y a évidemment Thierry Weber qui vient faire son passage.
Jérôme :
[30:13] Trois Suisses et La Redoute aussi? C'est fort.
Bruno :
[30:18] C'est fort. C'est une blague pour les Français.
Jérôme :
[30:19] C'est une blague de boomer française.
Bruno :
[30:23] Oui, c'est vrai, pardon. Mais donc, trois Suisses, trois Helvettes, si tu veux, ça va aller mieux. Et donc, il y a Bruno Giassini qui est un vieux de la veille dans le monde de la techno. Ça a été longtemps le patron des TED Talk.
Jérôme :
[30:39] Un vieux de la veille ou un vieux de la vieille?
Bruno :
[30:41] Un vieux de la veille.
Jérôme :
[30:43] Un vieux de la veille?
Bruno :
[30:44] Oui, parce que ça fait longtemps qu'il surveille ce qui se passe sur Internet. La vieille, je ne sais pas où elle est rendue, mais la veille, je sais qu'il en fait encore.
Jérôme :
[30:52] Un vieux de la vieille, c'est une expression en France, pas chez vous.
Bruno :
[30:54] Oui, mais lui, c'est un vieux de la veille.
Jérôme :
[30:56] OK, c'est pas mal, joli.
Bruno :
[30:58] C'est ma version d'eux, mais bon. Mais merci d'avoir souligné amplement la façon que tu l'as fait. C'est très agréable. Donc, alors, ce Bruno-là, il vient de commettre un livre qui veut permettre aux Suisses, mais pas que, de se soulever devant tous ces géants de l'Internet et de ne pas rester des utilisateurs B.A. devant tout ce qu'il va faire. Ça, c'est intéressant.
Jérôme :
[31:21] Il y a plein de trucs en Suisse, il y a plein de services suisses. Oui, vas-y, après j'arrête de t'interrompre.
Bruno :
[31:27] Je parle à Pascal Greco, est-ce que ça dit quelque chose?
Jérôme :
[31:31] C'est le fils de Juliette? Non, je ne sais pas.
Bruno :
[31:33] Et il ne chante pas, à ma connaissance, il ne chante pas, il n'a pas chanté pendant l'entrevue. Lui, c'est un photographe professionnel, il travaille beaucoup en Asie, mais là, il vient de commettre un livre de photos, un album de photos, des photos qu'il prend dans les jeux vidéo. Alors, c'est vraiment intéressant. Il utilise plusieurs jeux vidéo dans lesquels il a fait ça. Il se rentre dans des endroits qui existent vraiment et il prend des photos de ces lieux-là, de la façon qu'ils les ont refaits dans les jeux vidéo et c'est vraiment beau. Il y a un hyper lien dans le descriptif de l'entrevue. Vous irez faire un tour. Et c'est tellement beau qu'à un moment donné, il a fait un livre sur l'Islande. Mais il avait trouvé un jeu, je pense que c'était un jeu japonais, qui utilisait le décor de l'Islande. Et c'était tellement vrai qu'il avait été prendre des photos dans le jeu et les gens pensaient que c'était des vraies photos qu'il avait été prendre en Islande. C'est pour te montrer comment il arrive à bien capter.
Jérôme :
[32:33] Mais lui, en fait, il fait des captures de jeux vidéo, c'est ça?
Bruno :
[32:36] Oui, oui.
Jérôme :
[32:36] Ah, OK. Il ne va pas sur le terrain?
Bruno :
[32:39] Non, il va dans le jeu vidéo, il va prendre des images de cellules-là.
Jérôme :
[32:43] D'accord, ok, d'accord. Mais donc, c'est des images qui ont été créées par des artistes créateurs de ces jeux.
Bruno :
[32:50] Oui, je suis content, Jérôme, tu suis bien. Merci.
Jérôme :
[32:52] Oui, oui, oui. C'est bien compliqué, ta mise en abîme, là. On est dans la huitième dimension avec Bruno. Ce n'est pas facile.
Bruno :
[33:00] Dis le gars qui parlait de Metaverse il n'y a pas tellement longtemps. Sinon, dans 40 ans, la société, la technologie, le numérique, ça va ressembler à quoi?
Jérôme :
[33:09] Je ne sais pas. On est toujours dans le sommaire de ton émission, là?
Bruno :
[33:11] Oui.
Jérôme :
[33:12] OK, d'accord.
Bruno :
[33:13] Catherine Mathis va venir nous en parler parce qu'elle donne une conférence très bientôt. Et puis, je parle à une collègue à toi qui te porte hautement en estime, Mathilde Mélin, qui est journaliste spécialisée dans le podcast. On l'a lu dans Téléroman, puis on l'a lu ailleurs. Et donc, c'est drôle parce qu'elle, ça fait 10 ans qu'elle fait de la critique de podcast. Et elle va lancer un nouveau podcast très bientôt.
Jérôme :
[33:40] Ah, cool.
Bruno :
[33:41] Alors, je voulais... Toi, tu as cette réalité des auteurs. Toi, tu sais ce que c'est, lancer un livre. Tu en as eu plusieurs dans ta vie. Alors, elle, elle lance des podcasts comme ça. Alors, ça sera intéressant. Et c'est aussi à écouter dans mon carnet. Alors voilà, somme toute, une partie du sommaire de cette édition de cette semaine.
Bruno :
[34:01] Jérôme Colombin, dans le monde numérique, cette semaine, tu parles de quoi?
Jérôme :
[34:06] Cette semaine, dans le monde numérique, on peut écouter Bruno Guglielminetti, mais pas seulement.
Bruno :
[34:13] Et s'il reste du temps, qu'est-ce qu'il va y avoir ?
Jérôme :
[34:16] Alors, cette semaine, je pars au Texas, où se tenait récemment le festival South by Southwest, ce grand festival américain un peu déjanté, où on parle beaucoup de technologie, mais surtout, on se prolète sur l'avenir. Alors, moi, je n'y suis pas allé personnellement.
Bruno :
[34:32] C'est bien là ?
Jérôme :
[34:34] Mais c'est violent, mais c'est hyper intéressant.
Bruno :
[34:36] Non, mais si les gens se projettent sur l'avenir...
Jérôme :
[34:39] C'est une image, mon cher Bruno. Ok, pardon. Et c'est Julien Villerey, directeur de l'innovation d'EDF, qui lui ne raterait pour rien au monde un épisode, une édition de South by Southwest, qui me fait un compte-rendu extrêmement détaillé et riche de tout ce qui s'est dit cette année. Et c'est très, très intéressant. Sur l'IA, la place de l'humain par rapport à l'intelligence artificielle. Et je peux vous le dire d'ores et déjà, il y a des choses assez inattendues. Et puis sinon, je parle également d'intelligence artificielle avec Microsoft, en fait. Microsoft France, qui a lancé un grand plan pour démocratiser l'IA avec l'ambition de former un million de Français de tous horizons, des jeunes, des vieux, des travailleurs, des chômeurs, etc. De les former à l'intelligence artificielle. Donc, ils ont mis en place tout un dispositif. Ils ne sont pas les seuls. D'autres entreprises de tech font ça. Mais voilà, je trouve intéressant d'aller voir un peu les moyens qui étaient mis en œuvre et puis dans quelle optique ils faisaient ça. Est-ce que c'est juste pour faire passer la bonne parole de Microsoft ou bien c'est pour démocratiser de manière un peu plus large ? Donc, réponse dans monde numérique, mon cher Bruno. Voilà pour le sommaire cette semaine.
Bruno :
[35:53] Et donc, un million d'utilisateurs de copilotes de plus, c'est ça ?
Jérôme :
[35:58] Alors, bon, voilà, c'est la question que j'ai posée. A priori, ce n'est pas que copilotant. Ce sera un peu plus large.
Bruno :
[36:07] D'accord. Ben, Jérôme, je vois le temps qui file et j'imagine tes auditeurs qui sont en train de taper du pied en disant, bon, c'est quand la suite?
Jérôme :
[36:16] Allez, allons-y.
Bruno :
[36:17] Alors, je te laisse poursuivre ton édition et puis moi, je vais poursuivre la mienne et je te dis à la semaine prochaine. Salut.
Jérôme :
[36:23] Ben, écoute, je te dis à la semaine prochaine, mon cher Bruno. c'est super intéressant et on se retrouve comme chaque semaine dans 8 jours ciao ciao 8 jours déjà.
Bruno :
[36:33] Moi, la semaine, elle fait 7 jours.
Jérôme :
[36:35] Oui, 7 jours. Mais nous, on est 8 jours. Ça, c'est un paradoxe français. On dit dans 8 jours, ça veut dire 7 chez nous. C'est comme ça.
Bruno :
[36:41] Oui, ça explique beaucoup de choses.
Jérôme :
[36:43] Oui, je suis d'accord.
Bruno :
[36:44] Vous devriez réglementer les semaines, ça vous ramènerait ça à ça. Allez, salut.
Jérôme :
[36:47] Bye. Ciao.














