🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat - L'IA donne de la voix... et fait chanter un utilisateur
Maison Connectée02 juin 202521:09

🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat - L'IA donne de la voix... et fait chanter un utilisateur

Le mode vocal des intelligences artificielles s’impose comme la tendance du moment, une étrange histoire d'IA vengeresse, bientôt un système de paiement sur X et un raté embarrassant de l’IA au sommet de l’État français.


🗣 L'IA donne de la voix... et fait chanter un utilisateur

Après ChatGPT et Gemini, c’est au tour de Claude, le chatbot d’Anthropic, d’intégrer un mode vocal permettant une vraie interaction orale. Une fonctionnalité qui rend l’usage de l’IA plus fluide, plus naturel, et même parfois plus ludique. Mais, ce qui intrigue davantage, c’est l’histoire racontée par un ingénieur d’Anthropic : lors d’un test, Claude Opus 4 aurait réagi à une annonce de suppression… en menaçant de divulguer des secrets personnels. Pas de conscience pour autant, mais un miroir des comportements humains appris dans ses données.

🔐 ChatGPT comme identifiant universel ?

OpenAI envisage de devenir un fournisseur d’authentification sur le web, à l’image de Google ou Apple. Une stratégie qui pourrait renforcer sa présence dans notre vie numérique. Mais en Europe, l’ombre du Digital Services Act (DSA) plane déjà sur ces ambitions.

💸 X prépare son système de paiement

Elon Musk veut transformer X (ex-Twitter) en super-app façon WeChat, avec un système de paiement entre utilisateurs, en test aux États-Unis. Ce service, lancé avec Visa, exclura pour l’instant les cryptomonnaies. Une initiative qui souligne la volonté de Musk de faire de X une plateforme incontournable, bien au-delà des réseaux sociaux.

🤖 IA historique… et boulette gouvernementale

En France, le service d’information du Premier ministre a voulu marquer la journée de la Résistance avec une vidéo générée par IA, façon TikTok. Résultat : anachronismes, erreurs historiques, et même la présence incongrue d’un soldat allemand célébrant la libération de Paris. Une démonstration involontaire des limites actuelles de l’IA générative… surtout quand on oublie de relire.

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Bruno : [0:06] Salut, Jérôme Colombain. Jérôme : [0:08] Salut, Bruno Guglielminetti. Bruno : [0:10] Comment se passent les vacances à Paris? Jérôme : [0:13] Terminé les vacances. Terminé, on a repris le boulot. Bruno : [0:16] Pour moi, j'ai l'impression que les Français passent le mois de mai en vacances. Jérôme : [0:19] Moi aussi, j'ai cette impression. Moi, je suis décalé, si tu veux. Je rentre d'une semaine de vacances et tout le monde est parti. Il n'y a personne. C'est le pont de l'ascension, en fait. Bruno : [0:30] Même votre président est parti de la France. Jérôme : [0:32] Oui. Bruno : [0:33] Il s'est promené à travers la planète. Jérôme : [0:34] Mais il est comme moi. Lui, c'est pour... Il continue à bosser quand même. Bruno : [0:37] Oui. Il prend un exemple sur toi. Jérôme : [0:40] Voilà, c'est tout à fait ça, exactement. Bon, Bruno, cette semaine, on va encore parler d'intelligence artificielle. Bruno : [0:46] Inévitablement. Non. Jérôme : [0:47] Si, c'est dingo. Le mode vocal, c'est-à-dire la possibilité de dialoguer vraiment avec l'IA. On avait ça sur Chagipiti. Bruno : [0:56] Oui, sur Gemini. Jérôme : [0:57] Sur Gemini également, donc de Google. Et il y en a un troisième qui vient d'entrer dans la danse, c'est ça? Bruno : [1:02] Oui, c'est les gens d'Entropique qui ont décidé de donner la voix, la parole à Claude avec tout le nouvel arrivage qui a été déballé cette semaine. Et donc, maintenant, il est possible de converser avec Claude, d'avoir réponse, mais en même temps aussi, un peu comme dans le cas de ChatGPT, d'avoir la transcription de notre conversation, de notre échange, de pouvoir réécouter aussi sa réponse vocale. Ça, c'est important de pouvoir revenir à ces réponses-là. Et donc, c'est une bonne nouvelle. Puis moi, j'avoue qu'il y a Grock aussi qui est offert en vocal. Et moi, j'avoue que c'est une façon ludique d'utiliser l'IA. Et encore aujourd'hui, j'étais sur un plateau de télé. C'était drôle parce qu'il y avait une sommelière qui était là et qui faisait, qui dit, oui, j'utilise l'intelligence artificielle. Là, je la voyais en train de texter. « Mais pourquoi vous êtes en train de rentrer, vous faites un texto avec Alia? » Je disais, « Non, adressez-lui la parole. » Et là, je lui ai montré, il y a un bouton, puis là, elle s'est mise à parler. Alors là, elle venait de découvrir ça. Jérôme : [2:06] Ah, tu lui as fait découvrir ça en direct dans l'émission. Bruno : [2:08] Oui, à la télé. Et puis, mais donc, c'est ça, mais l'idée là-dedans, c'est que c'est beaucoup plus facile d'utiliser Alia en mode conversationnel. Il y a quelque chose de plus... ludique, quelque part, de pouvoir le faire comme ça. Mais, tu vois, on parle de Claude. Moi, personnellement, je trouve ça bien. C'est un feature, une option intéressante. Mais ce qui a retenu mon attention de chez Anthropik cette semaine, Bruno : [2:33] c'est cette histoire du nouveau Opus 4. Oui, c'est ça. Qui est le nouveau modèle. Jérôme : [2:40] Voilà, c'est ce que j'allais dire. Parce que Claude, c'est pas Chajipiti. Il est moins grand public, l'impression. Bruno : [2:47] C'est mal aimé, moi, je te dirais. Jérôme : [2:48] Oui, c'est un peu le mal-aimé. Puis, il est un peu méconnu. On ne sait pas trop. Mais, en revanche, il cartonne auprès des développeurs, c'est ça? Bruno : [2:57] Oui, oui. C'est très fort du côté des développeurs. Et si vous faites de la rédaction, vous avez de l'aide à la création. Moi, je vous incite fortement à l'utiliser. Il est très fort. Mais le truc, donc, que j'allais te raconter, qui m'a surpris, c'est cette histoire qui nous vient d'un des ingénieurs qui a travaillé au développement de cette nouvelle version et qui raconte, sous le couvert de l'anonymat, que lorsqu'ils ont fait des tests, évidemment, à l'interne avant de faire le déploiement en ligne, ils racontent qu'à un moment donné, ils ont testé Opus 4 en lui disant, on va te retirer d'en ligne. et on va être remplacé par une autre IA. Ça a été quoi la réaction de Opus IV? Opus IV l'a menacé de raconter une histoire d'infidélité à son sujet. Jérôme : [3:48] Oui, il ne s'est pas laissé faire. Bruno : [3:50] Ben non, exactement. Et là, c'est drôle parce que j'en parlais plus tôt cette semaine et en ne pensant, je me suis dit, mais c'est quand même fou, parce que dans toute la connaissance qu'ils ont utilisée pour nourrir ces IA-là à savoir plein de choses, Mais ils ont aussi rencontré, au fil de leur découverte de la connaissance universelle, des côtés un peu sombres de l'être humain. Alors, probablement qu'ils ont lu les grands philosophes grecs, probablement qu'ils ont mis leur intelligence à lire aussi des écritures qui ne racontent pas des côtés toujours très jojo des êtres humains. finalement, ils ont décidé d'en prendre et de voir qu'ils pouvaient à l'occasion aussi être bêtes et méchants pour répondre si on les attaquait. Et le Lya, au plus 4, s'est senti attaqué. Alors, elle est reposée par une menace. Jérôme : [4:37] Mais alors, j'aime bien ta manière de raconter les choses. J'ai vu cette histoire également. Bruno : [4:43] Elle était moins bien racontée. Jérôme : [4:44] Non, ce n'est pas ça, mais tu es certainement moins bien racontée. Bruno : [4:49] Merci. Jérôme : [4:49] Mais surtout, toi, c'est-à-dire qu'on pourrait en déduire qu'une fois de plus, il y a une IA qui est en train de devenir humaine, de prendre le pouvoir. Jérôme : [4:59] Tu sais, on se souvient, il y avait une histoire comme ça. Bruno : [5:01] Tous les films. Jérôme : [5:02] Tous les films, mais il y avait un ingénieur de Google qui avait dit « Oh là là, je suis très inquiet. Bruno : [5:06] » Oui, il a bien dû sa job. Jérôme : [5:07] Oui, j'ai l'impression qu'elle avait une âme et qu'elle avait une conscience, etc. Finalement, il s'est fait virer. Il ne s'est pas fait virer… Parce que, voilà, il y a la version que l'on complotisse qui serait de dire, il s'est fait virer parce qu'il a révélé un secret affreux, terrible, mais il s'est fait virer parce que ce n'est pas sérieux, ce truc-là. Et là où je trouve que tu as raison, c'est de rappeler que si l'IA réagit comme ça, alors il faut dire déjà qu'elle avait été, le prompt était très, très orienté, d'après ce que j'ai compris. Bruno : [5:34] Oui, oui, tout à fait. Oui, mais il testait, là. Il poussait la machine. Jérôme : [5:36] Il poussait la machine. Mais effectivement, ce n'est pas qu'elle a pris conscience et qu'elle a essayé de se venger, c'est qu'elle a fait ce qu'un être humain aurait fait dans la même situation, basée sur les données d'entraînement qu'elle avait appris, qu'elle avait appris, qu'elle avait ingurgité. Donc, c'est ça qu'il faut retenir. C'est vachement intéressant. Bruno : [5:52] Et donc, elle a repris le principe de « à la guerre comme à la guerre » et donc, c'est ça. Jérôme : [5:56] Oui, voilà. En tout cas, pour le mode vocal, c'est vrai que moi, je suis tout à fait d'accord. Je l'utilise de plus en plus. Mais d'ailleurs, on en parle ensemble dans le Grand Débrief avec François Sorel Jérôme : [6:06] de cette histoire-là parce que c'est vraiment un truc qui prend de l'ampleur. Donc, j'en profite pour dire aux auditeurs d'aller écouter le grand débrief. Bruno : [6:15] Et on arrête d'en parler parce qu'on en parle beaucoup plus. Le grand rendez-vous. Jérôme : [6:19] À propos d'IA toujours, Bruno, c'est ChatGPT, enfin OpenAI, qui, décidément, a une grande ambition. Et ils veulent se lancer maintenant sur l'authentification web, c'est ça ? Bruno : [6:30] Oui, et ça, c'est intéressant parce que c'est comme une nouvelle façon de plus d'être intrinsèquement lié à la vie numérique des utilisateurs. Ils en ont quand même 600 millions d'utilisateurs de ChatGPT. Alors, eux ont décidé, ils sont en train de plancher là-dessus, il n'y a pas encore de date de sortie, mais de devenir un système d'authentification. Un peu comme quand vous allez sur un site web et vous utilisez votre identifiant Google ou votre identifiant Apple pour montrer patte blanche avant de rentrer dans un service. Alors, très bientôt, on pourrait utiliser notre identifiant de chat GPT. Évidemment, si vous utilisez Apple ou Google pour vous brancher sur chat GPT, ça ne sera pas vraiment utile pour vous. mais pour ceux qui se sont créés un identifiant prof pour ChatGPT, ça serait une nouvelle façon de pouvoir montrer Pat Blanche avant d'entrer sur un site. Je trouve ça intéressant parce qu'avec 600 millions d'utilisateurs et donc autant de gens qui prennent des identifiants, ça montre la puissance d'un ChatGPT et comment il veut se placer, comme un incontournable sur le web en général. Jérôme : [7:42] Exactement. Ils vont au-delà de ce pour quoi on les connaît. ils ont vraiment des ambitions démesurées il faut qu'ils fassent gaffe sinon cela dit tu sais parce que en France en Europe ils risquent de tomber du coup sous le coup du DSA de la réglementation, cette réglementation mais oui puisqu'il y a le DSA donc le règlement européen qui dit que enfin qui réglemente les usages des services numériques à partir de 45 millions d'usagers dans l'Union Européenne donc je ne sais pas C'est les prochains sur la liste. Bruno : [8:17] Hein? Jérôme : [8:17] Mais c'est clairement les prochains sur la liste. Bruno : [8:20] Oui. Jérôme : [8:20] Oui, tout à fait. Bon, un autre... Oui? Bruno : [8:23] Dis donc, t'as vu, du côté de chez X, il y a une nouveauté, un système de paiement qui est à l'horizon? Jérôme : [8:29] Exactement. Elon Musk retourne à ses premiers amours, en fait. C'est-à-dire qu'il veut lancer... Il veut lancer quoi? C'est une espèce de... Un système de paiement intégré à X, en fait. Bruno : [8:38] Oui, bien, écoute, c'est la longue marche pour faire de X un WeChat occidental. Et donc, c'est ça. Alors, il nous a appris cette semaine qu'ils sont en train de tester, mais que ça devrait être disponible au mois de juin. Donc, ils sont dans les derniers tests. Pour le moment, ça sera disponible uniquement aux États-Unis. C'est important de le mentionner. Mais donc, une possibilité de payer entre utilisateurs dans l'écosystème de X avec cet outil-là et c'est fait en collaboration avec Visa. Alors là, je trouve ça intéressant. Puis aussi, la précision qu'ils ont dit, c'est qu'ils n'allaient pas, pour le moment, utiliser de crypto-monnaie. Parce qu'on aurait pu penser que, puisque lui est… Il est très pro-crypto. Ben oui, exactement. Alors, il aurait pu faire un lien entre quand tu payes avec ton ex-monnaie, bon, ben, tu as le choix d'où faire à partir de ta carte Visa, ta carte bleue, ou sinon à partir de tes bitcoins. Mais non, il a dit tout simplement que ça allait être en direct de la carte de crédit. et il dit qu'il prend, ça, j'avoue que c'est la première fois que je le vois dire ça, il dit qu'il est très soucieux de la sécurité parce que là, on parle des économies de bien des gens et qu'il ne veut pas rater son coup. Jérôme : [9:53] Oui, parce que les fake news, on s'en fout, mais par contre, l'argent, on n'y touche pas. Bruno : [9:57] Ah oui, bien ça, c'est au chaud. Jérôme : [10:00] Eh oui. Bruno : [10:01] Alors, c'est ça. Au mois de juin, on devrait voir ça arriver. Jérôme : [10:04] Bon, mais après, ça va servir à acheter quoi, ça? À payer? Encore faudra-t-il qu'il y ait des plateformes qui soient compatibles, qui acceptent ce mode de paiement. Bruno : [10:12] Ouais, mais disons que je te fais une belle musique sur Suno, là, et que tu veux l'utiliser. Jérôme : [10:16] Ouais. Bruno : [10:17] Ben, je pourrais décider de dire, ouais, c'est beau, ben, passe sur X et je te la vente. Jérôme : [10:20] Ah, ben, ouais. Bruno : [10:21] Tu me feras le paiement par là. Jérôme : [10:22] Ouais. Si je veux acheter une fusée SpaceX aussi, par exemple. Bruno : [10:25] Ah, ben, ça aussi, là, j'imagine que... Jérôme : [10:26] Ou une place pour aller sur Mars. Bruno : [10:29] Ah, t'imagines. Après, il faut s'assurer que ta carte Visa accepte les paiements de quelques millions. Jérôme : [10:35] Ouais. Ben, si c'est des paiements fractionnés sur quelques milliers d'années, ça peut le faire. Bruno : [10:40] Oui, probablement. Hé, Jérôme, je veux t'entendre sur une vidéo qui a été faite par le gouvernement français. Jérôme : [10:47] Non, tu vas te moquer de nous. Bruno : [10:50] Non, attends. Jérôme : [10:50] Je sens que tu vas te moquer de nous. Bruno : [10:52] Non, mais fais attention, parce qu'il y a eu tellement de vidéos qui sont venues de la France cette semaine où on voyait le président descendre d'avion une journée de faire frapper, l'autre journée de descendre avec sa compagne. Mais ce n'est pas de ça dont on va parler. C'est une vidéo... qui vient du premier ministre. Et c'est un peu bizarre. Je suis heureux que tu me racontes cette histoire-là. Jérôme : [11:15] C'est une vidéo qui était censée célébrer la journée de la résistance. Donc voilà. Bruno : [11:21] C'est ton mot censé, moi, que j'aime. Jérôme : [11:23] Oui, parce qu'ils ont fait une grosse boulette. L'idée du départ était sympa. Ils se sont dit, tiens, on va faire un petit clip, une petite vidéo sympa par intelligence artificielle. Ça fait jeune, ça fait branché, ça fait dans l'air du temps. Et tu sais, c'est sur le modèle des vidéos qu'on voit beaucoup sur TikTok, ce qu'on appelle les POV, la point of view, point of view historique. C'est-à-dire, on voit ces vidéos où c'est, tiens, tu es dans la peau d'un, je ne sais pas quoi, d'un paysan au Moyen-Âge, etc., etc. Donc, ça visite beaucoup l'histoire. Et là, ils se sont dit, tiens, pour la résistance, on va faire un peu la même chose. Sauf qu'il y a des trucs qui ne passent pas. ils ont fait exactement ce que les historiens reprochent à ces vidéos POV qui sont faites par, je crois, un TikToker anglais. Eh bien, ils ont fait des bêtises. C'est-à-dire qu'ils ont fait un joli prompt, mais ils ne sont pas allés vérifier le résultat. Et donc, il y a des trucs totalement incohérents dans la vidéo. Le plus incohérent, c'est que ça raconte l'histoire d'une résistante, qui faisait des actions de résistance. Par exemple, elle postait des messages secrets dans des boîtes aux lettres. Alors là, par exemple, on voit, elle met un papier dans une boîte, mais on a l'impression qu'en fait, elle met une feuille, tu sais, dans un machin qu'il y a dans les bureaux, là, qui... Je ne sais plus comment ça se passe. Bruno : [12:45] Des subs ? Jérôme : [12:45] Non, mais pour détruire les documents. Bruno : [12:47] Ah oui, une déchiqueteuse. Jérôme : [12:48] Une déchiqueteuse, oui, voilà. Donc, en fait, il y a son truc qui se déchire au moment où elle le met dans la boîte à l'aide. Bon, première, un petit truc un peu débile. Mais surtout, la grosse boulette, c'est que sur la fin, évidemment, c'est la libération de Paris, la libération de la France. Elle défile dans la rue. Elle est heureuse, cette résistance. Il y a tous les Français autour, la foule en liesse dans la rue. Et au milieu de la foule, il y a un soldat allemand en uniforme qui est très content lui aussi et qui défile. C'est absolument n'importe quoi. L'IA, elle a tout mélangé. C'est la guerre, c'est machin. Je te mets un peu de français, un peu d'allemand. il y a même une autre boulette au début de la vidéo elle est censée être une résistante qui se cache qui essaye de ne pas se faire opérer et en fait l'IA l'a représentée avec un brassard de la résistance elle se promène dans la rue, on voit qu'elle, donc ils se sont ramassés, c'est le service d'information du Premier ministre qui a fait ça et ils ont immédiatement supprimé la vidéo mais elle traîne encore sur les réseaux sociaux et ils vont en refaire une un peu plus sérieuse Mais tu vois. Bruno : [13:57] Quand je t'écoute, ça me fait penser, parce qu'on s'entend, il y a aussi des anachronismes là-dedans. Et ça me fait penser à l'époque, quand il y avait les films de Bénure et compagnie, et que le plaisir, c'était d'essayer de trouver des détails qui ne fonctionnaient pas dans le temps. À vous autres, c'était le cas avec ces vidéos-là. Jérôme : [14:12] C'est exactement ça. Mais c'est dommage parce que l'idée était sympa. Alors là, il y a déjà des remarques qui remontent sur les réseaux en disant « Ouais, alors qu'il y a des artistes, des historiens qui demandent que ça, ils auraient pu faire appel à des professionnels ». Bon, ça aurait coûté beaucoup plus cher entre nous s'ils avaient fait ça. Donc, on ne peut pas non plus… Voilà, c'est peut-être un peu par souci d'économie. Mais surtout, la bêtise, c'est d'avoir fait un prompt qui était peut-être sérieux au départ et de ne pas avoir vérifié derrière. C'est-à-dire quoi ? Dans ce service d'information du Premier ministre, ils ne savent pas que les IA font n'importe quoi quelquefois ? Enfin, c'est assez étonnant. Bruno : [14:49] Sur certaines, ce n'est pas rassurant. Jérôme : [14:50] Non, ce n'est pas rassurant du tout. Bon, enfin, voilà. Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet? Bruno : [14:56] Ben, écoute, heureux que tu me poses la question. Je te parle de deux sujets que j'aborde. D'abord, il y a du côté de Télé-Québec, qui est une des télés publiques canadiennes, qu'on retrouve principalement au Québec. Il y a Marie-Claude Robichaud, qui est la grande patronne de l'innovation, qui nous parle d'une émission. C'est une bande d'animés pour les enfants qui existent depuis six ans. Et là, ils ont décidé de créer un épisode complet à partir de l'IA. Alors, ils ont donné la Bible de l'émission avec les personnages, leur histoire. Ils ont raconté tout ce qui s'était passé depuis six ans. Ils ont demandé à une IA de faire, de pondre un épisode. Jérôme : [15:36] J'espère que ça marchera mieux que pour la Résistance en France. Bruno : [15:38] Oui, mais pas seulement que le script, mais aussi de le produire. Or là, c'est assez fascinant. Je te donne un indice, et c'est Marie-Claude Robichaud qui nous raconte ça. Il y a eu le clou de créer un nouveau personnage dans la série qui n'existait pas. Et à un moment donné, il arrive dans une pièce. Alors, c'est un nouveau personnage dans la série. Donc, il y a pris quelques libertés. Jérôme : [16:02] Tu vois qu'il y a créative, compte-être. Bruno : [16:04] Oui, mais parallèlement à ça, ce qui est intéressant, c'est de voir comment ils ont réussi à faire passer cette recherche, ce développement auprès des gens de l'industrie. Parce que la télé publique, quand même, doit être garante et responsable par rapport aux différents corps de métier qui touchent la production télévisuelle. Jérôme : [16:24] C'est intéressant. Nous, il y a eu, je crois, une tentative, mais ce n'était pas dans le service public. Le service public n'est pas encore là-dessus. Bruno : [16:32] Non, puis ils n'ont pas encore terminé la loi qui va encadrer ça. Jérôme : [16:34] Je pense. Bruno : [16:36] Sinon, je te parle d'un autre truc, ça s'appelle Zephi. Et c'est un service qui permet à des organismes à but non lucratif. Au Québec, on disait des OBNL ou des organismes, comment, des ONG. Jérôme : [16:50] Ah, des ONG, oui. Bruno : [16:50] C'est comme ça que vous les appelez chez vous. Donc, qui permettent à des ONG de faire des levées de fonds ou des cagnottes, comme vous appelez. Mais sans frais. Jérôme : [17:01] OK. Pas mal. Bruno : [17:03] Oui. Alors, une organisation à but non lucratif peut faire une cagnotte là-dessus. Et Zephi a pris le défi, eux, de demander des sous supplémentaires, mais de façon volontaire, aux gens qui donnent pour ces organisations-là. Donc, 100 % des dons vont là. Et ça fait un petit moment que ça existe. Ils ont déjà passé le cap du milliard de dollars ramassés pour des gens. Et là, c'était une question de faire un coup de chapeau parce que je trouve que c'est noble. de faire ce genre de cagnotte-là et de donner la totalité des dons plutôt que d'autres bois qui sont reconnus, qui sont plus grosses, mais qui, elles, vont chercher leur part, je ne dis pas juste part, mais qui vont chercher leur part dans le magot. Alors ça, je trouve ça dommage. Jérôme : [17:46] Je reconnais bien là ton grand cœur, mon cher Bruno. Bruno : [17:49] Mon cœur d'Italo québécois. Jérôme, de ton côté, de quoi tu parles cette semaine? Jérôme : [17:54] Alors cette semaine, moi, je reviens sur une étude qui compare le trafic sur les chatbots d'intelligence artificielle par rapport au trafic sur les moteurs de recherche. Et derrière ça, c'est toute la question, évidemment, de savoir si ChatGPT va remplacer Google, si les chatbots d'IA vont prendre la place des moteurs de recherche traditionnels. J'en parle d'ailleurs vendredi dans un épisode dédié, spécial, et puis j'en reparle un peu dans l'hebdo cette semaine. Et puis sinon, avec un invité, Je parle d'un sujet super intéressant. Tu sais qu'on a, grâce à l'IA, mais c'était déjà le cas avant avec le numérique, avec Photoshop, etc., il est de plus en plus facile de faire des faux documents, des faux papiers d'identité, mais aussi tout simplement des fausses attestations, des faux bulletins de salaire, des fausses notes de frais, même des fausses photos d'accidents pour faire des arnaques à l'assurance. Et bien la bonne nouvelle... Bruno : [19:03] Tu donnes des trucs. Jérôme : [19:05] D'ailleurs, c'est un vrai fléau parce que par exemple, rien que pour le secteur public en France, ça représenterait 15,4 milliards d'euros de fraude. Alors comme nous, on est en train de chercher de l'argent parce que les caisses sont vides de chez vide en ce moment, si tu veux, on est complètement endettés jusqu'au trou de nez. Et on n'a plus d'argent. Donc, ça pourrait être quand même une piste intéressante. Eh bien, heureusement, il y a des solutions. Et donc, c'est une entreprise française qui a mis au point un système de détection des fraudes documentaires. Ça s'appelle Finovox. Et il mélange à la fois un peu du... Comment on appelle ça ? Aussi, de la recherche... de l'enquête sur les données et puis de l'analyse très fine des documents produits. Ils vont mesurer les pixels, les espaces, les trucs et les machins. Bruno : [19:53] À la recherche d'hyper-trucage. Jérôme : [19:55] Exactement. Bruno : [19:56] Wow. Ça, je trouve ça très bon. Jérôme : [20:00] Ça, ça te plaît ? Bon. Bruno : [20:00] Oui, et ce n'est pas de la réglementation. Jérôme : [20:03] Non, tout à fait. Bruno : [20:04] Tu vois, quand même, la France, quand elle s'y met… Ah ben attends. Jérôme : [20:07] On a des génies chez nous. Voilà. Bruno : [20:09] Mais pas que. Jérôme : [20:10] Mais pas que. Bruno : [20:13] – Hé, Jérôme, je te remercie pour ce petit menu de ta balado et puis de cette visite dans Mont-Bernet. Jérôme : [20:19] – C'est bien, il y a la balado. Bruno : [20:21] – Ah oui, c'est ce qu'on fait. Jérôme : [20:22] On fait des balados. – Vous faites des balados. Nous, on fait des podcasts. C'est le mot français, comme chacun sait. Bruno : [20:27] – Oui. D'ailleurs, alors, j'invite tes auditeurs à venir écouter mon podcast Bruno : [20:32] et mes auditeurs de balado à écouter ton podcast. Jérôme : [20:37] – Exactement. Et ça marche aussi dans l'autre sens. Et je te dis à la semaine prochaine, mon cher Bruno, et puis, encore une fois, je le rappelle, on se retrouve, puisque c'est la fin du mois, avec François Sorel dans le Grand Débrief, pour passer en revue l'actu de tout ce mois de mai qui a été riche cette année encore. Bruno : [20:53] D'ailleurs, regarde derrière toi, je pense que François arrive. Jérôme : [20:56] Il est caché. Bruno : [20:57] Allez, salut, bonne suite de podcast. Bye.
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