Jérôme :
[
0:06] Salut, Bruno Guglielminetti.
Bruno :
[
0:08] Salut, Gérard Colombain.
Jérôme :
[
0:10] Oh, Bruno, je te vois dans un paysage qui n'est pas habituel. Tu es en Italie cette semaine. Qu'est-ce que tu fais en Italie?
Bruno :
[
0:19] Quel observateur. Tu as vu qu'il y avait des palmiers dernièrement. Eh bien, non, ce n'est pas à Montréal que ça pousse. Je suis dans une très belle région. Pour te dire toute la vérité, je suis à Maranello, qui est peut-être connu de certaines personnes qui nous écoutent parce que c'est là qu'on retrouve la grande usine et les nombreux musées de Ferrari. Et si je suis en Italie chez Ferrari, c'est pour rencontrer des gens ici, chez Ferrari, mais aussi chez AWS, qui, j'allais dire, ça intéresse, ce n'est pas le cas, ils ont vraiment investi l'avérage technologique pour utiliser l'intelligence artificielle au sein des opérations de Ferrari, mais aussi de la F1 en général. Et donc, c'est ça. Alors, je suis en train de préparer un truc pour mon carnet. Et puis, c'est ça. Alors, j'ai décidé, j'ai dit, on va parler de Jérôme d'Italie. Ça va faire changement de décor.
Jérôme :
[
1:14] Bien, tu as bien fait. Oui, oui. Non, mais c'est bien. Mais alors, raconte-nous un peu qu'est-ce que l'IA et la Formule 1 peuvent faire ensemble.
Bruno :
[
1:21] Bien, écoute, si je tourne les coins ronds et je résume, évidemment, il y a tout le côté de l'utilisation de l'intelligence artificielle pour analyser le comportement de la voiture en tant que telle. Il y a un chiffre assez formidable qui a été répété de nombreuses fois depuis que je suis ici. Les véhicules, les bolides, donc pas seulement de Ferrari, mais d'autres écuries, génèrent à la seconde 1,1 million de données à la seconde.
Jérôme :
[
1:57] Wow.
Bruno :
[
1:57] Et donc, évidemment, tu t'imagines que, et puis ils ont, pour générer ça, dépendamment des écuries, c'est entre 300 et 600 capteurs sur les voitures. Ça inclut aussi celles qu'il y a dans les pneus, comme la plupart des nouveaux véhicules. Mais donc, c'est autant de capteurs, de senseurs, qui permettent de générer autant d'informations. Puis tu imagines qu'un million de données par seconde, il n'y a pas une humaine qui est capable de traiter ça.
Jérôme :
[
2:22] Mais du coup, c'est ton temps, j'imagine, d'essayer d'exploiter ces données pour en faire quelque chose.
Bruno :
[
2:26] Oui, puis d'autant plus qu'en faisant beaucoup de travail pour préparer cette rencontre que j'ai avec les gens, je me suis rendu compte que les voitures de F1 génèrent de la donnée depuis 1980, sauf que la plupart de ces données-là étaient prises manuellement, puis après, ils arrivaient à faire quelque chose avec ça, mais il n'y a jamais eu autant de données qu'aujourd'hui avec le million de données à la seconde. Ça, c'est une information qui est importante. L'autre information qui est importante, c'est de voir que c'est aussi en train de changer l'IA au niveau de l'AF1. C'est aussi en train de changer... Le travail et l'expérience des gens qui font le spectacle autour de l'IA, là, je parle aux diffuseurs. Tu sais que la façon que ça fonctionne en F1, puis c'est vrai pour d'autres sports, mais on parle de F1.
Bruno :
[
3:21] L'entreprise qui est derrière la F1 a sa chaîne de télévision et donc c'est eux qui se baladent à travers le monde pour capter la course et la distribuer en signal international à tout le monde, à toute la planète. Et donc, eux, à l'intérieur de ça, ils ont demandé, puis ça, c'est les gens de AWS qui ont développé ça, mais un nouveau système qui permet de prendre toutes ces données qui sont disponibles à partir des bolides, mais aussi à partir des capteurs sur la course. Puis là, les capteurs sont installés à 100 mètres, 200 mètres de distance sur le parcours de la course. Et donc, d'approvisionner le diffuseur en données. Mais évidemment, s'il lui envoyait toutes les données, il n'y a pas un diffuseur qui arriverait à analyser ça. Alors, AWS a créé un tableau, si tu veux, un dashboard qui permet une analyse en temps réel pour savoir où sont les luttes intéressantes à faire, les duels de pilotes avec leur véhicule. Et donc, ce que ça permet, par exemple, aux producteurs, c'est de savoir où aller chercher l'image, la prochaine image à nous présenter. Parce que là, il y a deux pilotes qui sont en train de se faire la guerre.
Bruno :
[
4:32] Dans le temps, évidemment, ça allait de façon manuelle. Le réalisateur regardait la vingtaine ou la trentaine d'écrans de moniteurs devant lui et dit « Ah, il y a quelque chose qui est en train de se passer là, on s'en va sur la 22 ou on s'en va sur la 10 ». Mais là, c'est plus ça. C'est carrément, il y a New York qui suggère les… des courses les plus intéressantes. Évidemment, bon, il prend ou il prend pas, mais c'est en train de le suggérer. Et on est dans la prévision, là, parce qu'il y a analyse en disant, ben là, il se rapproche, là, et en fonction...
Jérôme :
[
5:03] Là, ils vont s'entrer dedans, là.
Bruno :
[
5:04] Oui, ben, ouais. Ça, c'est un autre sujet.
Bruno :
[
5:08] Mais il est vraiment en train d'analyser toutes les données. Donc, il va calculer pour voir la voiture, si elle est prête, elle n'est pas prête, s'il est en train de faire des changements de vitesse. Et donc, c'est presque la job d'un vrai humain qui regarderait toutes ces caméras-là pour voir. Alors ça, ça vient changer le volet du réalisateur, du producteur, mais parallèlement, L'animateur, lui, ou le commentateur de la course, et là, c'est vraiment chouette parce qu'on lève le voile sur quelque chose, s'ils ont l'air si intelligents aujourd'hui, dans le temps, c'était vrai, c'était vraiment toute la préparation, mais aujourd'hui, ils ont l'information donnée toute cuite sur leur moniteur devant. Oui. Et donc, quand il y a deux voitures qui se courent l'une après l'autre, ils ont un tableau de bord et ils arrivent à savoir tous les chiffres du véhicule. Et ils sont même capables presque de voir où ils s'en vont, les pilotes, et à quel moment ils devraient prendre la courbe. Alors, évidemment, un animateur qui maintenant travaille avec de la donnée arrive à être beaucoup plus performant et très bon à prédire ce qui va se passer. Alors ça, j'avoue que ça... Mais ce que ça soulève, j'ai challengé la personne qui nous présentait là-dessus, j'ai dit, ah, c'est beau, c'est beaucoup d'informations qu'on donne. J'ai dit, ultimement, votre système qui offre cette programmation-là, si vous la liez avec un système de diffusion, tant qu'à aviser le réalisateur qu'il y a une belle shot, il y a une belle image à aller chercher, il pourrait le faire tout ça et il pourrait changer l'image.
Jérôme :
[
6:37] Mais c'est ce que j'allais te dire.
Bruno :
[
6:38] Oui, mais poussons plus loin.
Jérôme :
[
6:41] Au bout du bout, c'est même plus besoin de réalisateurs et même plus besoin de commentateurs.
Bruno :
[
6:46] Ben non, parce qu'ils ont déjà les voies de synthèse. Quand tu regardes ce qui est en train de se faire maintenant au niveau du golf, les grands tournois de golf, les gens de la WS travaillent là-dessus, et ils nous disaient qu'il y a seulement 15 % de toutes les images sur un terrain de golf qu'on voit vraiment à la télé. Et donc, le 85 autres, on ne les voit pas. Sauf que si on va maintenant sur des sites web qui sont alimentés à ça, il y a des voies de synthèse, un peu comme un notebook LM qui génère des commentaires sur le parcours complet d'un joueur sans vraiment avoir été là. Mais à partir des données qui sont générées par des capteurs, ils sont capables de faire le descriptif de partie. Alors, on n'est pas tellement loin. Maintenant, est-ce que le public sera au rendez-vous? C'est l'autre question. Parce qu'on aime bien ces animateurs-là. Puis, il y a une chaleur et tout ça. Mais on n'est pas tellement loin d'un jour où on pourrait avoir une équipe de production totalement virtuelle et en partant du caméraman sur les pistes, en allant jusqu'à l'animateur pendant le match.
Jérôme :
[
7:51] Oui, ça se fait déjà pour la presse écrite, puisque l'IA rédige déjà des comptes rendus de match, etc.
Bruno :
[
7:56] Basé sur les données.
Jérôme :
[
7:58] Voilà, pas de commentaire en direct, mais ça permet de faire des commentaires écrits.
Bruno :
[
8:02] On n'est plus tellement loin.
Jérôme :
[
8:04] On n'est plus très loin. Super, passionnant, Bruno. Merci pour cet éclairage sur la Formule 1 et l'intelligence artificielle.
Bruno :
[
8:11] Jérôme, tu voulais revenir sur quelque chose qu'on a dit la semaine passée.
Jérôme :
[
8:14] Oui, il faut qu'on fasse un petit… Alors, ça n'a rien à voir, c'est un tout autre sujet, mais chaque semaine, on parle de différentes choses. Petit rectificatif, parce que moi, j'aime bien quand on reconnaît ses erreurs et on a dit une bêtise la semaine dernière dans notre débrief transat, c'était à propos de Google et Apple, l'accord qui existe entre ces deux grandes entreprises pour que Google soit le moteur de recherche par défaut sur l'iPhone, etc. On en a parlé trop vite, Bruno. On a expliqué que c'était Apple qui payait 20 milliards par an à Google pour ça. Et en fait, c'est le contraire. C'est Google, bien sûr, qui paye Apple. J'ai eu plusieurs remarques. On a eu plusieurs remarques. Donc, mea culpa. Il fallait qu'on fasse ce rectificatif. Mais d'ailleurs, toujours en matière d'informatique, il y a un autre sujet. Je ne sais pas si tu l'as vu passer. Moi, qui m'a bien retenu mon attention cette semaine. En fait, c'est quelque chose qui va arriver très prochainement. c'est du côté de la Chine c'est Huawei le fabricant chinois, qui a été blacklisté on le sait par les Etats-Unis qui a dû donc tout revoir pour ce qui concerne ses smartphones, il ne peut plus vendre de smartphones aux Etats-Unis, il ne peut plus en vendre non plus en Europe parce qu'il n'y a plus les services Google, mais qu'à cela ne tienne, ils ont on le sait, développé leur propre, système d'exploitation à partir d'Android, à partir de la partie purement open source d'Android donc il n'y a pas les services Google mais il y a quand même de l'Android. Et ils ont tout mis en place, un magasin d'applications, des applications.
Bruno :
[
9:42] Tout l'écosystème est monté.
Jérôme :
[
9:43] Ils ont recréé complètement un écosystème alors qu'on les disait morts. Et là, le 19 mai, ils lancent un PC. Un PC qui n'aura pas besoin de Windows, qui n'aura pas besoin de macOS, évidemment. C'est-à-dire que tellement encouragés par leur réussite sur le mobile.
Bruno :
[
10:00] L'accueil.
Jérôme :
[
10:01] Ils vont décliner. Donc, Harmony OS Next, c'est comme ça que ça s'appelle. qui sera un système qui sera complètement affranchi des systèmes américains. Et donc, je trouve que c'est fou, parce que si on remet ça dans le contexte qu'on connaît, de rivalité entre la Chine et les États-Unis, on a l'impression que, tu vois, les Chinois, ils ont, ok, on les a blacklistés, Trump essaye de les mettre hors-jeu pour un certain nombre de choses, mais finalement, ils font leur système, ils font leur OS mobile, ils font leur OS fixe, ils sont en train de faire des puces, On sait qu'il y a un embargo sur les puces NVIDIA. Trump ne veut pas qu'NVIDIA leur vende des puces de toute dernière génération. Et puis même, il y a eu un pataquès parce que NVIDIA a quand même vendu des puces un peu dégradées, mais ça a énervé l'administration américaine, etc. Du coup, ils ont été obligés de l'arrêter. Je ne sais pas trop où ça en est d'ailleurs. Bref, de toute façon, les Chinois sont en train de développer leur propre calculateur.
Bruno :
[
10:53] Et c'est Huawei encore.
Jérôme :
[
10:56] Et puis, on a entendu parler de DeepSync. Alors, tout ça pour dire que finalement, cette espèce d'embargo contre la Chine de Donald Trump, puisque c'est son obsession d'essayer de freiner les ardeurs de la Chine, on se demande si ça ne va pas créer. Voilà, ça va créer l'effet inverse. On sent qu'ils sont piqués au vif et ils y vont à fond, les Chinois.
Bruno :
[
11:19] Puis moi, je pense à des marchés, on ne dira pas émergents parce que ça fait longtemps qu'ils ont émergé, mais je pense à des marchés comme l'Afrique, par exemple, où la Chine est de plus en plus présente. Et là, tu arrives avec un joueur, comme les joueurs chinois le sont, qui arrive dans un écosystème qui est ouvert à leur offre technologique parce que les Chinois ont installé des systèmes de télécommunications, parce que les Chinois sont présents, parce que les Chinois subventionnent une partie de l'adoption de leur technologie. Et là, qu'est-ce que tu fais? Est-ce que tu achètes un produit, un ordinateur qui vient avec la solution de Microsoft, qui te tient à la gorge depuis les débuts du monde du PC, ou est-ce que non, puis on peut s'assurer qu'ils vont casser les prix avec leur PC, tu décides de prendre un PC chinois qui te propose un nouvel environnement et puis où tu te sens moins oppressé parce que ce n'est pas l'hégémonie qui est là depuis les tout débuts du PC personnel. Moi, je... J'ai tellement l'impression que ça va se retourner contre les États-Unis.
Jérôme :
[
12:22] Ça va se retourner contre les Américains.
Bruno :
[
12:24] Oui, mais bon.
Jérôme :
[
12:25] On verra. Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet?
Bruno :
[
12:29] Imagine-toi donc que tant qu'à être en Italie, évidemment, je vais parler d'automobile.
Jérôme :
[
12:33] Sans blague.
Bruno :
[
12:34] Oui, j'ai passé la semaine avec les gens de Ferrari. Il faut bien que ça donne quelque chose. Mais je vais parler, j'en profite parce qu'ici, j'ai rencontré des gens, notamment qui s'occupent du sport en général chez AWS. Alors, on va parler de la technologie dans le sport. Mais sinon, deux sujets qui pourraient intéresser les gens qui nous écoutent présentement. Je reviens sur Léo. Est-ce que tu connais Léo à Lyon?
Jérôme :
[
12:56] Je ne crois pas, non.
Bruno :
[
12:57] Bien, Léo à Lyon, c'est une boîte… Léo à Lyon. Oui, c'est Léo Égo ou c'est quelque chose comme ça à Lyon et c'est un service d'autopartage. Alors, ces gens-là ont décidé de venir partir un service ici au Québec, à Montréal. Alors, je rencontre les gens qui sont derrière Léo, le nouveau service d'autopartage. Imagine, il lance le service avec 600 véhicules à Montréal. Tu connais la taille de Montréal. Alors, tu vois qu'il va en avoir assez concentré dans certains coins. Et puis, autre sujet.
Jérôme :
[
13:27] J'en profite pour saluer. J'ai beaucoup d'auditeurs de Monde numérique dans la région lyonnaise, je sais. Donc, je les salue au passage.
Bruno :
[
13:35] Tu ne veux pas saluer les Montréalais aussi?
Jérôme :
[
13:37] Et je salue évidemment les Montréalais qui sont également très nombreux à écouter Monde numérique.
Bruno :
[
13:42] Écoute, c'est tellement drôle. Maintenant, quand je me promène, tout le monde me dit « Comment va Jérôme? Comment va Jérôme? » Je me dis « Écoutez, vendredi, vous allez savoir comment il va. » Mais sinon, autre sujet, et là, je suis tombé en amour avec le nom d'une entreprise, ça s'appelle la Société des Lumières.
Jérôme :
[
13:58] Oh, c'est joli.
Bruno :
[
13:59] Qu'est-ce que c'est beau? Qu'est-ce qu'ils font, eux? Ils n'allument pas puis ils ne ferment pas des réverbères. Eux, ce qu'ils font, ça aurait été beau, quelle histoire, mais des réverbères au Québec, il n'y en a plus, je te rassure. Non, eux, ils ont développé un système qui permet de faire la synchronisation des feux de circulation en utilisant l'IA. Comment ils font? Je te résume vite, mais l'entrevue vaut la peine d'être écoutée. Ils placent des capteurs sur les feux de circulation et il y a un système qui gère lui-même. Donc, aussitôt que tout le monde est passé et qu'il n'y a plus personne, ils changent les feux de couleur.
Jérôme :
[
14:31] Voilà qui est malin.
Bruno :
[
14:33] Ben oui.
Jérôme :
[
14:33] Et
Bruno :
[
14:34] Là, ils ont fait.
Jérôme :
[
14:34] Des… Pas seulement de manière bête programmée à l'avance.
Bruno :
[
14:38] Ben non, c'est justement… Alors, pendant toute la journée, ils s'adaptent en fonction du flux de voitures qui est là. Et ce que me disait le PDG de l'entreprise, c'est que, évidemment, au niveau de la gestion de la circulation, c'est une bonne chose. Mais c'est au niveau aussi de l'empreinte qu'on laisse, l'empreinte de carbone, parce qu'il n'y a plus deux, trois minutes à attendre que le feu tourne au vert, pendant qu'il s'en vient de l'autre côté. Alors, l'impact, puis ils l'ont testé dans quelques municipalités, l'impact est vraiment important. Puis cette semaine, ils rencontraient l'association des maires des différentes
Bruno :
[
15:15] municipalités au Québec pour leur présenter. Mais évidemment, j'espère qu'ils ne vont pas arrêter seulement au Québec. puis allez vous offrir aussi cette technologie-là.
Jérôme :
[
15:23] Formidable.
Bruno :
[
15:24] Voilà.
Jérôme :
[
15:25] Très bien.
Bruno :
[
15:26] Jérôme, tu nous parles de quoi cette semaine de ton côté?
Jérôme :
[
15:29] Alors, écoute, moi, cette semaine, je reviens sur la question qui nous intéresse beaucoup, toi et moi, depuis toujours. C'est la question de la désinformation et de la vérification des faits sur Internet avec un invité que tu as déjà reçu dans ton podcast. C'est Florian Gauthier de Vera. Vera, c'est ce service qui permet de, comme son nom l'indique, de vérifier des informations. C'est une ONG. Et donc Ask Vera, c'est un assistant qu'on peut interroger par WhatsApp, également par téléphone. Quand on a un doute sur une information qui circule sur les réseaux sociaux, on lui pose la question, il nous dit si c'est vrai ou pas. Et je trouve qu'il se passe pas mal de choses dans ce domaine. D'ailleurs, j'avais fait cette semaine également un édito sur un peu un autre sujet qui était les assistants d'IA sur X et notamment Grock.
Bruno :
[
16:17] Oui, c'est vendredi que tu as fait ton édito là-dessus.
Jérôme :
[
16:19] Oui, parce que tu as dû remarquer qu'il y a beaucoup de gens qui utilisent Grock et aussi Perplexity pour... Ils l'interpellent directement en lui disant « Tiens, mais il y a un machin qui dit ça. » En fait, sous un post qui te...
Bruno :
[
16:32] Sur X.
Jérôme :
[
16:32] Qui te questionne, sur X. Tu dis « Est-ce que c'est vrai ? Dis-moi Grock ou Perplexity, est-ce que c'est vrai ? » Et les réponses sont quand même, je trouve, d'un niveau de qualité qui est assez impressionnant et qui fait réfléchir.
Bruno :
[
16:45] D'ailleurs, on va devoir inventer un verbe.
Jérôme :
[
16:48] On va groquer.
Bruno :
[
16:50] Exactement. Ou se faire groquer.
Jérôme :
[
16:52] Se faire groquer.
Bruno :
[
16:53] Ça arrive à l'occasion. Il y a des gens qui mettent en doute ce que j'écris parce que ça a l'air impossible, parce que c'est un peu farfelu. Et puis, ça m'arrive au moins une fois par jour dans les publications que je mets. Et il y a des gens qui disent, est-ce que c'est vrai? Puis là, je ris parce que je sais que l'information est vraie. Et là, c'est de voir groc pour voir qu'est-ce qu'il dit.
Jérôme :
[
17:10] Et groc, ça va, groc, tu te donnes raison en général?
Bruno :
[
17:13] Jusqu'à maintenant, toujours. Je touche du bois, mais oui, c'est bon.
Jérôme :
[
17:16] Mais c'est amusant parce que Grox était vraiment le mal-né de l'histoire. Au début, on disait « pique-pendre ». Je ne sais pas si tu connais cette expression.
Bruno :
[
17:25] Non, est-ce que tu peux m'expliquer ?
Jérôme :
[
17:26] C'est une vieille expression française. Mais je sais, moi, je suis plein de vieilles expressions françaises. Mais ça ne donne pas ton âge. Oui, exactement. Ça veut dire qu'on disait plein de saloperies, en gros. Bref. Non, sinon, je parle aussi.
Bruno :
[
17:41] Non, il reste un autre sujet, là.
Jérôme :
[
17:42] J'ai deux autres sujets.
Bruno :
[
17:44] Mon pote. Ben, vas-y.
Jérôme :
[
17:44] Il faut que je te les casse vite fait. Oui, je parle aussi d'impression 3D métallique. C'est un truc de fou. Une imprimante 3D.
Bruno :
[
17:52] De métal.
Jérôme :
[
17:53] Pour faire des pièces en métal. C'est de plus en plus utilisé dans l'industrie. Et y compris dans des secteurs hyper touchy comme le nucléaire. Et donc, on en parle avec Julien Villerey d'EDF. Et puis, je me téléporte à New York au sein de Meta. Où j'ai rencontré un jeune ingénieur français qui est là-bas. Et qui me parle un peu de la vie. alors c'est très insider comme interview la métavie Voilà, la métavie. Il me parle un peu de la vie d'un jeune ingénieur français à New York, parce qu'il y en a beaucoup, en fait. Il y en a énormément. Et donc, il m'explique d'abord ce qu'il fait un peu chez Méta, comment se passe la vie chez Méta, et puis, d'une manière générale,
Jérôme :
[
18:34] comment se passe la vie pour des expatriés français dans le secteur de la tech.
Bruno :
[
18:38] Mais Jérôme, soyons honnêtes, s'il n'y avait pas autant de Français qui bossent aux États-Unis.
Jérôme :
[
18:44] C'est exactement ça.
Bruno :
[
18:47] Nul, je ne sais pas, mais il faut quand même, quand on a l'opportunité de lever le chapeau, parce que c'est fou depuis les années 80, même 75, le nombre de Français qui y sont passés, puis même avant la Silicon Valley, mais je pense à Eulette Packer et cette époque-là. Après, le nombre de Français qui ont été travaillés là-bas, puis maintenant même au Canada, au Québec, je vois le nombre d'intervenants qui sont des gens qui viennent habiter au Québec et qui arrivent avec leur bagage et en font profiter la société. Alors, coup de chapeau à ces Français de par le monde qui font la différence.
Jérôme :
[
19:23] Voilà. Merci. On prend le coup de chapeau, mon cher Bruno. Écoute, je te souhaite une bonne fin de séjour en Italie, un bon retour à Montréal chez toi. Et puis, je te dis à la semaine prochaine.
Bruno :
[
19:33] Bien, comme on dit ici, t'es... Est-ce que je le dis?
Jérôme :
[
19:36] Ah, bien, vas-y. En plus, tu parles italien. T'es un peu sur la terre de tes ancêtres, là.
Bruno :
[
19:41] Oui, c'est ça.
Jérôme :
[
19:45] Oh, magnifique. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais c'est magnifique.
Bruno :
[
19:48] Bien, je te remercie, puis on se parle la semaine prochaine.
Jérôme :
[
19:50] Top! Voilà. Et on salue les Italiens au passage. Bye, bye!
Bruno :
[
19:53] Ciao!