Bruno :
[
0:04] Le débrief transatlantique.
Jérôme :
[
0:06] Salut Bruno Guglielminetti.
Bruno :
[
0:09] Salut Jérôme Colombain.
Jérôme :
[
0:10] Tu es là, mon fidèle camarade à Montréal. Comment vas-tu?
Bruno :
[
0:13] Je suis là, mais je ne pourrais pas dire mon fidèle camarade à quelque part parce que je ne sais pas où tu es. Mais je sais que tu n'es pas chez toi.
Jérôme :
[
0:20] Non, c'est vrai, je ne suis pas chez moi cette semaine. Je suis en balade. Je suis venu prendre un petit peu le soleil. Mais tu vois, ce ne sont pas des vraies vacances non plus.
Bruno :
[
0:26] Non, toi, tu fais du télétravail.
Jérôme :
[
0:28] Exactement. Avantage, c'est qu'on peut travailler de partout quand on fait du podcast, mais inconvénient, c'est qu'on ne s'arrête jamais.
Bruno :
[
0:35] Ça ne t'a pas empêché de faire de l'actualité ?
Jérôme :
[
0:37] Ah, mais alors, franchement, mais quelle semaine ! Quelle semaine !
Bruno :
[
0:40] Pas de vacances !
Jérôme :
[
0:42] Mais fantastiques, ces annonces. Je pense qu'il faut qu'on revienne sur, principalement, les annonces Google, qui sont quand même... Je ne sais pas ce que tu en penses, mais cette keynote, moi, j'ai été obligé d'y revenir plusieurs fois, parce que, de prime abord, je me suis dit « Ouais, en fait, ce n'est pas transcendant, c'est des choses qu'on a déjà vues. Ils nous présentent Astra, Starline, etc. » Mais en réalité, quand tu creuses, c'était un déluge d'annonces dans tous les domaines. Des choses très spécialisées, très professionnelles, et puis d'autres qui concernent plus le grand public. Mais au final, il nous faudrait une heure pour débriefer ces annonces Google du début de semaine.
Bruno :
[
1:19] Et je pense que, je n'exagère pas, mais j'ai l'impression qu'ils ont prononcé le mot « androïde » seulement cinq fois. Tellement, c'était « lia, lia, lia, lia ».
Jérôme :
[
1:31] « Gemini, Gemini ».
Bruno :
[
1:32] Oui, et le nom des nouveaux produits, puis particulièrement Gemini. Et donc, c'est ça. Alors, c'est un peu comme s'ils avaient évacué tout ce qui était… J'agère un peu, là. Mais tout ce qui était Google et que là, maintenant, on focus sur Gemini et on mise le tout pour le tout. J'avais l'impression d'être au casino et de voir, bon, bien, on prend notre fortune, ça passe ou ça casse.
Jérôme :
[
1:52] Toi, qu'est-ce que tu as retenu, Bruno, de plus spectaculaire?
Bruno :
[
1:56] Je pense que deux choses que je retiens, pas je pense, je retiens deux choses. D'une part, c'est le mode AI qui arrive dans le Google Search. Donc, il va finalement, et il devait faire quelque chose, on s'entend, mais ce n'est pas la première fois qu'on en parle. Google a de la pression, GPT qui est dans ses jambes, Perplexité qui est encore plus fort que ChatGPT dans la recherche, qui prend des parts de marché. Et puis là, Google devait faire quelque chose. bien, ils arrivent avec la force qu'ils sont capables. Mais ce n'est pas simplement d'arriver avec un résumé de recherche, c'est par la suite de pouvoir les décliner de différentes façons. Et c'est ça que je trouve intéressant. Alors, c'est comme si c'était perplexité, mais à la 10, à la 15. C'est vraiment puissant. Ça, c'est intéressant.
Jérôme :
[
2:42] Donc, ça, c'est… Pardon, c'est AI overviews, c'est ça ?
Bruno :
[
2:46] Oui.
Jérôme :
[
2:46] C'est ce truc-là.
Bruno :
[
2:48] Et du mode AI qui apparaît.
Jérôme :
[
2:49] Voilà, mais qui va poser plein de problèmes parce que ça remet en cause toute la logique économique de Google avec ses liens sponsorisés. Parce que c'est une aspiration des contenus et les gens n'ont plus besoin d'aller sur les sites.
Bruno :
[
3:00] Et les producteurs de contenus comme nous, ils se font attirer leur matériel.
Jérôme :
[
3:04] Pas nous, Bruno, puisque nous, au podcast, nous sommes au-dessus de la mêlée quand même, complètement.
Bruno :
[
3:08] Oui, mais malheureusement, dans mon cas, j'écris encore. Les textes, ils sont aspirés par la machine. Ils vont être aspirés.
Jérôme :
[
3:15] Oui.
Bruno :
[
3:16] Tu sais que ça ne va pas être disponible en France.
Jérôme :
[
3:18] Ce système-là. Non, mais juste ça, parce qu'il faut qu'on en parle quand même de AI Overview. Ça ne sera pas dispo en France, en fait. C'est le seul pays du monde, quasiment, où ça ne va pas arriver dans un premier temps. Toujours pour les mêmes raisons.
Bruno :
[
3:29] J'aurais le goût de te dire que merci, la réglementation, mais ça, c'est un autre sujet, on n'en parlera plus tard.
Jérôme :
[
3:34] Ne commence pas, ne commence pas à me parler de réglementation, parce qu'après, je me fais engueuler par mes auditeurs.
Bruno :
[
3:39] Oui, ça, je le sais.
Jérôme :
[
3:41] Mais oui, mais j'ai reçu un message cette semaine. Je prends deux secondes pour en parler. d'un auditeur qui me dit qu'on en fait trop contre la réglementation européenne et qu'il a l'impression qu'à l'inverse on valorise trop la tech américaine, et ça je pense que enfin je voudrais répondre si tu je ne sais pas ce que tu en penses mais c'est un peu un mauvais procès c'est un peu un faux procès qu'on nous fait parce que oui on est critique par rapport à trop de réglementation européenne parce que ça pose des problèmes, mais moi je suis le premier aussi à valoriser les technologies les innovations françaises etc et toi je ne sais pas comment tu vois les choses de l'autre côté de l'Atlantique mais c'est quand même...
Bruno :
[
4:15] Non, mais moi, je suis le premier à faire des blagues à ce sujet-là, mais de l'autre côté, je suis le premier à remercier la France d'en faire autant parce que ça fait par la suite beaucoup de nage à travers la planète. Et donc, chaque fois que vous réglementez, j'ai un petit sourire, mais dans le fond, je le sais que par la suite, on va tous en bénéficier. Et combien de fois je l'ai remercié chez toi, sur le plateau de François Sorel, mais bon, ça n'empêche pas de dire quand même que la France, c'est un pays qui aime bien réglementer, ce qui n'est pas... Ce qui n'est pas faux. C'est tout.
Jérôme :
[
4:46] Bien sûr. Il faut prendre un peu ce qu'on dit, en plus, parfois, un peu au second degré. Et puis, de toute façon, cette histoire n'est pas simple parce qu'il y a autant de bonnes choses que de mauvaises choses. On revient à Google?
Bruno :
[
4:55] Oui, on revient à Google parce que la deuxième chose que moi, j'ai trouvé très intéressante, c'est cette fameuse paire de lunettes. Parce qu'à l'heure actuelle, il n'y en a que pour Meta et c'est Ray-Ban. Et là, il y a le précurseur dans le domaine qui est en train de revenir dans le décor avec quelque chose d'intéressant. Et ça, c'est assez prometteur. J'ai des collègues qui étaient en Californie, qui les ont essayés, puis ils ont dit, ah, c'est pas désagréable.
Jérôme :
[
5:22] Ah, cool. Ah oui, d'accord. Donc, ce serait la version… En fait, c'est un revival des Google Glass. Ils ont été les premiers à lancer un truc comme ça.
Bruno :
[
5:33] Je vais dire, eux, ils n'inventent rien, parce qu'ils reviennent à ce qu'ils avaient déjà fait, mais ils bonifient qu'ils ont fait évoluer le modèle. Mais de ton côté, qu'est-ce que tu retiens?
Jérôme :
[
5:42] Moi, je retiendrai deux choses vraiment spectaculaires. D'abord, les démonstrations qu'ils ont faites de traduction simultanée dans Google Meet.
Bruno :
[
5:51] Oui.
Jérôme :
[
5:52] Wow, wow, wow, wow. C'est-à-dire que cette histoire de pouvoir faire une visio avec quelqu'un qui ne parle pas ta langue et qu'il y a une traduction simultanée, l'idée n'est pas nouvelle, il y a déjà eu plein de démos, etc. Mais il n'y a rien qui marche vraiment bien. Oui, enfin, nous, on parle la même langue. C'est quand même plus pratique. que nativement, on parle.
Bruno :
[
6:08] De temps en temps, quand je t'écoute ou quand il y a des auditeurs qui m'entendent, ils ne sont pas certains. Enfin, poursuivre.
Jérôme :
[
6:15] Ce n'est pas faux, mais c'est un autre débat. Mais grosso modo, c'est à peu près la même langue quand même, on va dire. Tandis que là, si vraiment tu peux discuter, alors pour l'instant ça ne fonctionne qu'en espagnol, en anglais je crois.
Bruno :
[
6:28] Oui, j'ai les deux langues.
Jérôme :
[
6:29] C'est ça, les deux langues. Oui, les deux langues les plus parlées au monde.
Bruno :
[
6:34] Ce ne sont que des démonstrations. c'est d'abord et avant tout ils testent sur le marché mais dans quelques temps il y a d'autres langues qui vont arriver dont le français comme d'habitude mais.
Jérôme :
[
6:45] En tout cas si ça marche aussi bien que ce qu'ils ont montré c'est incroyable et ça c'est un game changer comme dirait l'autre ça va être assez fantastique.
Bruno :
[
6:52] Et puis là écoute je sais pas si c'est sur Wired ou The Verge ou The Bloomberg que j'ai vu mais il y a une journaliste qui a fait un test avec les deux personnes qu'on voit dans la fameuse démo de Google l'autre jour, et ils ont repris. Il y avait donc celui qui a développé, les deux personnes qui étaient là, et puis la journaliste, et elle a eu la même expérience. Elle dit, évidemment, à l'occasion, ça jure un peu, et que la traduction n'est pas juste, mais, somme toute, l'expérience est vraiment prometteuse.
Jérôme :
[
7:23] Ah, c'est intéressant.
Bruno :
[
7:24] Mais tu le sais, c'est avec le temps que ça va se bonifier, en apprenant des utilisateurs, et ça va être dans un an, on rira, ça sera comme un. L'autre chose que tu as trouvé intéressante ?
Jérôme :
[
7:36] Alors, l'autre chose que j'ai trouvée intéressante, c'est VO, VO3, qui est donc plus un autre outil qui s'appelle, je crois, l'IRIA, et les deux mis bout à bout, en fait, en gros, c'est la possibilité de fabriquer des vidéos, mais à partir de rien, à partir de promptes. Alors ça, ça se faisait déjà, il y a déjà eu pas mal de choses dans ce domaine, mais un, ce n'était pas parfait, et deux, il n'y avait pas la bande-son là. Ça te sort également les dialogues, les bruitages derrière, et on voit depuis quelques jours sur les réseaux sociaux des petits bouts de vidéos apparaître.
Bruno :
[
8:10] C'est faux, hein ?
Jérôme :
[
8:11] C'est hallucinant. C'est fini, on est mort. Enfin, il faut arrêter. Moi, je suis contre ça, là. Je suis trop vieux, c'est pas possible. C'est des micro-trottoirs, des gens interrogés dans la rue. Tu as vu le faux reportage sur un salon automobile de quelques secondes ?
Bruno :
[
8:26] Oui, c'est ce que j'aurais dit comme exemple.
Jérôme :
[
8:28] Un micro-trottoir. Mais c'est dingue. Mais plus personne ne peut dire que c'est de l'intelligence artificielle. On rentre dans un fake monde, dans un fake world total. Je suis contre. Mais bon, j'ai envie d'essayer.
Bruno :
[
8:45] Moi, je ne suis pas compte, mais j'avoue que ça relève déjà qu'au niveau de la désinformation, on commençait à avoir des gens qui faisaient des choses assez impressionnantes. Avec ce type d'outil-là qui justement te permet de créer de toutes pièces des personnages qui parlent, qui s'expriment. Il y a aussi cette scène qui a été utilisée dans la démo où on voit un vieux marin dans son embarcation avec l'eau. On entend les vagues qui frappent sur le bateau et sa voix qui… Je me dis, non, mais à quand le premier court-métrage fait avec cet outil-là?
Jérôme :
[
9:21] Mais là, tu te dis, oui, c'est le cinéma qui va en prendre un coup. Oui. Tu n'as plus besoin d'aller mettre Tom Cruise sur une moto?
Bruno :
[
9:30] Oui, bien, ça ne sert pas Tom Cruise. Ça va être d'autres personnages qu'on va mettre là-dessus. Mais j'aime bien dire que Spielberg, à l'époque, avait quand même révolutionné le cinéma avec sa petite caméra familiale dans son sous-sol quand il avait commencé à faire ses premiers films. Puis c'est avec ça que c'est mis à tourner. Puis après, il a évolué. Bien, c'est ça. Alors là, il y a des gens qui sont derrière leur écran, qui probablement peut-être nous écoutent, on les salue, qui sont en train de travailler sur le prochain court-métrage qui va sortir et qui va faire toute une différence. On est là. Une fois de plus, c'est l'histoire qui serait écrite. Ce coup-ci, c'est dans le cinéma.
Jérôme :
[
10:07] Voilà pour ces annonces Google qui, sans doute, marquent quand même un tournant assez intéressant. Il y avait autre chose cette semaine, Bruno, qui, comme moi, t'a fait réagir.
Jérôme :
[
10:18] C'est un personnage historique qui revient, je dirais. Oui, puis derrière ça, c'est deux personnes, deux hommes. C'est quand même cette association entre Sam Altman d'OpenEye et Jonathan Ive Johnny Ive l'ex-designer d'Apple qui vont fabriquer apparemment le produit mystère du futur mais on ne sait pas ce que c'est à moins que tu aies des infos sur le sujet.
Bruno :
[
10:43] Le iPhone Keller. Oui, mais c'est ça. Eux, quand ils ont créé l'entreprise en 2023, je dis eux parce qu'Yves était officiellement le PDG. Officieusement, on se dit qu'Alkman ne doit pas être très loin parce qu'il y a la coupe qui a créé cette entreprise-là. Mais bon, on dit qu'officiellement, il n'y a pas de lien administratif avec l'entreprise. Mais donc, les deux étaient quand même là. C'est un truc qu'ils ont fait en disant qu'ils allaient créer un objet, un appareil qui allait permettre de faire tout ce qu'un iPhone fait, mais sans écran, et donc uniquement par la voix. Et donc, ça fait penser un petit bidule que tu t'époumonais à nous vanter les mérites, là, une à deux années, là.
Jérôme :
[
11:28] Complètement, le AI-PIN, oui, ça fait exactement penser à ça.
Bruno :
[
11:32] Mais moi, ça me fait penser à ça, mais là, donc, on est en train de travailler là-dessus. 55 ingénieurs qui font cette entreprise-là. Et donc, OpenAI fait l'acquisition de la chose pour 6,5 milliards de dollars. Il faut quand même dire dans cette histoire-là qu'OpenAI avait quand même des liens, à part de son grand patron qui est un bon ami du patron de la nouvelle acquisition, AI Product, mais aussi, ils étaient actionnaires. Ils avaient 23 % des parts de l'entreprise. Alors là, c'est un peu comme une acquisition finale. Et moi, j'ai l'impression que, mis à part la production de ce produit qui va permettre à OpenAI d'accéder à une vague de contenu qui sera générée par des utilisateurs, je pense que c'est une des raisons pour lesquelles ils veulent créer ça, c'est aussi la possibilité de bénéficier du savoir-faire au niveau du design de l'ex-Taple pour revoir toute l'interface d'opération du monde d'OpenAI, donc les chats GPT et compagnie.
Jérôme :
[
12:33] Mais c'est super intéressant parce que le succès de l'intelligence artificielle générative, il est intimement lié à l'interface. Il faudra, tout dépend par quel type d'outil et par quel type d'interface on va utiliser ces outils, et effectivement avoir un grand nom comme ça du design, parce que Johnny Hive, quand on dit design, ce n'est pas juste dessiner des jolis produits sur un coin de table avec son stylo et sa feuille de papier. C'est un type qui, pendant des années, a travaillé à côté de Steve Jobs et qui était capable de mettre un petit peu la vision de Steve Jobs dans des produits que les utilisateurs allaient aimer à cause de leur élégance et en même temps d'intégrer toutes les contraintes techniques. Parce que c'était ça la magie du truc, c'était miniaturiser, bien placer les composants pour qu'à l'extérieur ce soit beau et qu'à l'intérieur ce soit efficient. Et le succès de l'IA, je pense, effectivement va passer, en tout cas succès auprès du grand public va passer par ce type d'outil alors est-ce qu'il faut que ce soit quelque chose de complètement nouveau, de différent du smartphone ou des lunettes comme ils nous le disent on verra bien après j'ai l'impression que c'est toujours un peu dangereux de faire mousser comme ça quelque chose en disant attention tenez-vous bien on va révolutionner le monde l'année prochaine quand on va sortir notre truc on pourrait, être assez déçu enfin on a déjà vécu ce genre d'événement ce genre d'histoire C'est vrai.
Bruno :
[
14:01] Et c'est important de le rappeler.
Jérôme :
[
14:03] Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet?
Bruno :
[
14:06] Qu'est-ce que je suis content que tu me poses finalement cette question. La semaine dernière, on parlait des téléphones à l'école. Là, cette semaine, je m'attarde avec Lionel Tardy, quelqu'un que tu connais, qui est un des deux auteurs du fameux guide du CES. Lui, dans la vie, il est en charge de la direction des études dans une école chez vous en France. Et donc, on parle de l'implication de l'IA au niveau de l'éducation. Ce n'est pas seulement une histoire de triche dans les examens, mais c'est beaucoup plus loin. C'est que là, on est en train, si on n'arrive pas à bien encadrer l'utilisation de l'IA, on va tout simplement empêcher toute une génération de travailler le muscle de la pensée et de la réflexion. Et ça, ça pourrait avoir un impact fort important sur le développement de nos sociétés, de nos démocraties. Alors, c'est un vrai sujet en tant que tel. J'étais content d'avoir Lionel Tardy pour nous partager sa réflexion. Et puis, sinon, j'ai la chance d'accueillir Josélito Michaud, qui est un manager d'artistes, un agent, comme on les appelle chez nous. Quelqu'un qui a presque le même parcours que René Angélil, mais avec une certaine Isabelle Boulay.
Jérôme :
[
15:18] Ah, Isabelle Boulay, oui.
Bruno :
[
15:20] C'est l'homme derrière la carrière de la femme. Mais là, récemment, il a pris d'assaut Facebook. Et il a carrément créé une méga communauté de gens avec qui il s'est retiré du monde du show business. Il était très connu. Il y avait des institutions de télé à la Nagui ici ou à la Michel Drucker. Il avait pris le devant de la caméra. Et donc, il s'est retiré pour des raisons personnelles. Et maintenant, il revient dans l'œil du public, mais par le biais de Facebook. Et c'est vraiment intéressant de parler à un homme qui a su utiliser la machine médiatique pour faire passer des messages avec toutes ses contraintes. Et de jour au lendemain, se retrouver directement avec une communauté, avec le public. Et de voir comment ça a changé, sa vision de la discussion avec le public.
Bruno :
[
16:10] C'est une belle discussion. Et toi, Jérôme Colombin, tu parles de quoi cette semaine?
Jérôme :
[
16:16] Alors cette semaine, écoute, moi je reçois et j'en suis très heureux le directeur du tout nouveau bureau d'OpenAI en France. OpenAI a ouvert une représentation en Europe qui est donc basée à Paris.
Bruno :
[
16:31] C'en est un qui a choosé la France.
Jérôme :
[
16:33] Il a choosé la France, il a complètement choosé la France. Donc c'est Arnaud Fournier qui est un jeune ingénieur qui a déjà un joli parcours. Et avec lui, on discute vraiment assez en profondeur de l'intelligence artificielle, de Tchadjipiti, dans quelle direction ça va, des agents intelligents, etc. Il faut savoir aussi qu'OpenAI recrute à tour de bras et c'est l'une de leurs raisons de leur présence en France, de recruter des ingénieurs français. Et puis, sinon, je parle également d'intelligence artificielle avec Mathieu de Boeuf-Rouchon de Capgemini.
Bruno :
[
17:10] L'autre.
Jérôme :
[
17:10] L'autre, tout à fait. C'est le compère de Lionel Tardy. Et on parle de l'IA au service de la santé, de la médecine surtout et des essais cliniques dans la médecine. Donc, c'est un aspect un peu pas très connu de l'utilisation de l'IA dans la santé. Et enfin, pour prouver à tous mes auditeurs adorés que je m'intéresse beaucoup aux entreprises françaises, je reçois Christophe Grobeau qui a signé pour le compte d'un organisme qui représente toutes les grandes compagnies françaises un manifeste pour la souveraineté numérique. et ils tirent la sonnette d'alarme pour justement dire arrêtons d'être les esclaves des technologies américaines. Il faut faire plus de place aux solutions souveraines, françaises, européennes. Il y en a, il en existe, mais elles ne sont pas connues. Il y a plein de raisons qui font qu'il est très difficile pour ces entreprises de faire adopter leurs solutions. Et donc, Christophe Grobeau détaille toutes les propositions qui sont faites dans ce manifeste, des propositions très concrètes pour essayer d'améliorer les choses. Tu connais ce problème. C'est notre éternel problème de souveraineté numérique ici en Europe, mon cher Bruno.
Bruno :
[
18:20] Heureux de te voir partager des pistes de solutions avec les auditeurs et les miens qui iront t'écouter par la suite.
Jérôme :
[
18:27] Eh bien, je propose qu'on se retrouve la semaine prochaine, comme d'habitude.
Bruno :
[
18:30] Vraie proposition acceptée.
Jérôme :
[
18:31] Salut Bruno. À la semaine prochaine.
Bruno :
[
18:33] Bye Jérôme.