Avec Bruno Guglielminetti, on parle cette semaine de la tech au Texas et des efforts d'Amazon pour tenter de rattraper Starlink dans la course à l'Internet par satellite.
Houston, le nouveau visage du Texas technologique
Depuis Houston, je vous emmène à la découverte d'une ville en pleine transformation. Loin des clichés du Far West, Houston veut désormais rivaliser avec Austin et San Francisco en devenant un nouveau pôle technologique majeur. Startups, data centers et écosystème biotech y prospèrent, portés par une énergie abondante, un immobilier accessible et une fiscalité avantageuse.
L'ambition d'Amazon dans l'espace : projet Kuiper en difficulté
Nous faisons également le point sur le projet Kuiper d'Amazon, censé concurrencer Starlink avec une flotte de 1600 satellites. Face à des retards importants dans la production, Amazon peine à tenir ses promesses et pourrait même devoir solliciter SpaceX, son concurrent direct, pour lancer ses satellites.
Souveraineté spatiale : Europe et Canada en mouvement
Enfin, nous élargissons le débat à la souveraineté numérique dans l’espace. Tandis que l’Europe accuse un retard dans les constellations satellites en orbite basse, le Canada avance avec son projet TerreStar. Un enjeu stratégique majeur pour les années à venir.
Habillage: [0:04] Le débrief transatlantique.
Jérôme :
[0:06] Salut Bruno Guglielminetti.
Bruno :
[0:08] Salut Jérôme Colombain.
Jérôme :
[0:10] Eh bien, écoute, je suis ravi de te retrouver comme chaque semaine, toi à Montréal. Et bien non, moi je ne suis pas à Paris.
Bruno :
[0:17] Ben non, c'est ça. Mais je ne veux pas faire la blague à laquelle tout le monde s'attend. Moi le premier, c'est-à-dire qu'on te retrouve à Houston.
Jérôme :
[0:25] Eh oui.
Bruno :
[0:26] Il y a tellement de blagues à faire par rapport à Houston et la communication et qu'on te rejoint. Mais je ne les ferai pas. Mais qu'est-ce que tu fais à Houston?
Jérôme :
[0:33] Houston, on a un problème.
Habillage:
[0:34] Houston, we have a problem.
Jérôme :
[0:39] Non, je suis à Houston, je n'ai pas de problème en fait.
Bruno :
[0:43] Au contraire, tu es là pour aller chercher plein d'informations.
Jérôme :
[0:46] Exactement, comme d'habitude. Tu sais, c'est vrai que j'ai la chance d'avoir un peu des opportunités pour venir de temps en temps comme ça aux États-Unis, pour des raisons professionnelles, aussi pour des raisons personnelles, familiales. Donc, ça Ça permet toujours de rester en connexion avec ce qui se passe ici. Et Houston, en fait, c'est assez intéressant parce que c'est au cœur du Texas. Et le Texas, ce n'est plus les chevaux, ce n'est plus Yellowstone, ce n'est plus depuis bien longtemps. Aujourd'hui, c'est la nouvelle patrie de la tech, en fait.
Bruno :
[1:15] Et permets-moi de profiter de ton passage à Houston pour me parler un petit peu du Texas, le nouveau Texas, on peut presque l'appeler comme ça.
Jérôme :
[1:25] Oui, tu veux que je te fasse une petite carte postale?
Bruno :
[1:26] Allez, s'il te plaît.
Jérôme :
[1:29] Effectivement, c'est déjà là que pas mal d'entreprises de tech qui viennent de la Silicon Valley ont décidé de s'installer. Exemple Tesla, exemple X. Alors ça, ça fait penser à Elon Musk, mais il y en a d'autres aussi qui ont décidé de venir ici. Tesla, ils sont à Austin. X est dans la banlieue d'Austin à Bastrop. Ils viennent se faire construire un siège absolument énorme. C'est gigantesque.
Bruno :
[1:54] C'est le "Musketown" maintenant, ça va être baptisé dans quelques années.
Jérôme :
[1:58] Oui, tout à fait, c'est exactement ça. C'est des boîtes qui ont fui un peu la Silicon Valley pour différentes raisons, le coût de la vie, les loyers, la politique aussi. On sait qu'Elon Musk, en priorité, considère que la Californie est devenue trop « woke ». Et puis, il y a aussi ici des dispositifs fiscaux qui sont plus intéressants, l'immobilier est plus abordable. Et surtout, et on a déjà eu l'occasion d'en parler ensemble, l'énergie. L'énergie est abondante et elle n'est pas chère. Donc, c'est là que, notamment, sont en train d'être construits des centres de données, des data centers, notamment dans le cadre du projet Stargate, dont on a déjà parlé ensemble. Il y a NVIDIA qui va investir 500 millions de dollars dans des data centers ici. Il y a de la place, il y a du soleil, il y a de l'énergie pas chère. Donc, ça réunit pas mal de choses. Et Houston, en particulier, c'est un endroit qui est un peu le challenger dans l'histoire, il faut bien l'avouer. Ils essayent de concurrencer, d'une part, San Francisco et puis également Austin, l'autre ville de cet État. Mais ils sont vachement actifs. Il y a la NASA, bien entendu, mais ça fait presque partie du patrimoine.
Bruno :
[3:07] C'est presque le folklore.
Jérôme :
[3:09] Oui, c'est presque le folklore. Mais il y a aussi toutes les grandes entreprises qui sont là. Il y a plus de 4000 startups et il y a notamment une espèce de zone qui s'appelle de Yon, qui est une espèce de station F, en fait, un hub technologique de près de 30 000 m2 qui réunit des tas de startups, des grandes entreprises, des chercheurs, des universitaires, des investisseurs, pour essayer de faire mousser tout ça et de faire émerger un écosystème tech. Et alors, il y a une particularité, c'est qu'ils sont très branchés biotech, santé et cleantech, c'est-à-dire tout ce qui a trait aux technologies, aux services de l'environnement.
Jérôme :
[3:45] Il y a des startups vraiment intéressantes dans ce domaine. Et je trouve que c'est amusant parce qu'il y a notamment une boîte qui s'appelle Carbon Clean, qui est une startup qui est spécialisée dans la capture des émissions industrielles. C'est-à-dire, tu sais qu'ils captent le CO2 pour essayer de le résorber. Et c'est amusant, en fait, quand on prend un peu de recul, parce que c'est aussi l'état du pétrole. C'est Dallas, etc. Donc, c'est vraiment l'Amérique qui pue, en fait.
Jérôme :
[4:15] Mais qui est en train, petit à petit, d'investir aussi toute cette dimension-là de technologie au service de l'environnement, biotech, etc. Donc, il y a une espèce de contraste qui est assez amusant. Et puis, il se passe des choses. Tiens, écoute, pour la petite histoire, il y a beaucoup de monde en ce moment, ce week-end, à Houston, parce qu'il y a une course Ironman. Je ne sais pas si tu sais ce que c'est qu'une course Ironman.
Bruno :
[4:41] Ce sont pour des gens qui sont très forts.
Jérôme :
[4:44] Et qui sont très fous aussi.
Bruno :
[4:46] Oui, très aussi. Et moi, je dois être polis.
Jérôme :
[4:48] C'est un triathlon, en fait. Il y a de la natation, du vélo, de la course à pied, etc. Il y a même de la tech là-dedans, parce que tu verrais leur vélo, mais c'est des vélos de folie. C'est des trucs de fou. Je sais, parce que j'ai quelques connexions avec des coureurs de cette course Ironman. Ils ont un radar à l'arrière du vélo, un truc à écran tactile à l'avant, les pédales connectées qui traduisent l'effort, tout est analysé en temps réel et tout. C'est des vélos qui sont hyper légers et en même temps hyper tech.
Bruno :
[5:20] Mais là, je t'écoute, t'as l'air vraiment intéressé à ce que tu vas te lancer là-dedans.
Jérôme :
[5:24] Alors, ça me donnerait presque envie de faire du triathlon, en tout cas du vélo.
Jérôme :
[5:30] Non, mais voilà, il y a une espèce d'énergie qui est une énergie positive qui est assez sympa. Écoute, voilà pour cette petite carte postale de Houston, mon cher Bruno.
Bruno :
[5:38] Merci beaucoup. Et puis, tu as mentionné la NASA qu'une fois. Je te félicite parce que quand on est à Houston.
Jérôme :
[5:44] C'est comme la contournable. Normalement, on en parle plus étonnant. Toutes les phrases commencent par « allo » et terminent par « NASA ». Oui, c'est ça.
Bruno :
[5:52] Mais sinon, moi, je pensais à toi, sachant qu'on allait te rejoindre à Houston. J'ai vu une information passer et évidemment, ça a une connexion avec le folklore, de Houston, c'est-à-dire l'espace. C'est Amazon qui semble à être.
Bruno :
[6:08] Un peu dans le tracas, parce qu'il y a quelques années de ça, ils avaient déjà annoncé, ils avaient demandé la permission à l'agence américaine qui s'occupe de la gestion de l'espace d'avoir le permis pour exploiter un parc de 1600 satellites. C'était le projet Cuba. Et ça, ça devait être dans l'espace d'ici l'été prochain, mais 2026, pas 2025. Mais là, ça va mal parce qu'il y a des journalistes qui ont fait enquête pour avoir un peu le point de la situation. Finalement, on se rend compte que l'usine qui est dédiée à la fabrication des satellites, ils arrivent aujourd'hui à produire qu'un satellite par jour. Si tu fais le compte, on n'arrive pas dans un an à 1600 satellites,
Bruno :
[6:51] sachant qu'il n'y a seulement qu'une dizaine de satellites qui ont déjà été construits. Et là, Amazon, de son côté, voyant l'intérêt sur son cheminement, sa préparation, c'est-à-dire, oh non, non, mais on est en train de changer la cadence et on va bientôt passer à cinq satellites fabriqués par jour pour atteindre l'objectif de l'été 2026. Puis évidemment, il faut les envoyer dans les airs. Ça, c'est une autre histoire. Mais c'est pour te dire comment on fondait énormément d'histoires sur ce compétiteur, ce concurrent à Starlink. Et puis finalement, ce n'est pas fait.
Jérôme :
[7:26] Ce n'est pas fait, ce n'est pas gagné. Oui, parce que l'idée, c'est vraiment de rivaliser avec Starlink, en fait.
Bruno :
[7:30] Oui, tout à fait.
Jérôme :
[7:31] C'est complètement ça.
Bruno :
[7:33] En tout cas, j'ai l'impression que ça va déchanter du côté d'Amazon. Ils vont mettre les bouchées plus que double pour arriver à atteindre leur objectif.
Jérôme :
[7:42] Et tu penses qu'ils peuvent l'atteindre quand même suffisamment tôt pour être compétitif?
Bruno :
[7:50] Tu sais que Shakespeare disait « when there's a will, there's a way ». Alors, j'imagine qu'ils vont trouver la façon de s'y rendre, mais de monter, écoute, un satellite, puis l'époque n'est pas tellement si lointaine où ça prenait des mois, sinon des années, pour fabriquer un satellite. Puis là, ils veulent monter la cadence à 5 satellites par jour.
Jérôme :
[8:10] Ah oui?
Bruno :
[8:10] C'est énorme au niveau de la fabrication. Donc, en tout cas, eux, ils ont toujours l'espoir, mais évidemment, j'ai l'impression qu'ils vont demander un prolongement et que ça ne sortira pas de la Terre avant 2026, probablement que ça va être en 2027, peut-être en 2028. Mais ils sont toujours dans le dossier et ils investissent encore des centaines de millions dans le projet.
Jérôme :
[8:32] Mais attends, fabriquer les satellites, c'est une chose, mais il faut les lancer surtout après.
Bruno :
[8:37] Et je sais que pour avoir suivi le dossier d'un peu loin, mais quand même de le suivre, ils ont des discussions avec les gens de SpaceX pour carrément prendre, évidemment, quand même, SpaceX va réussir à faire des profits sur le dos de son concurrent.
Jérôme :
[8:53] Ça, c'est énorme. Ça, c'est fantastique. Parce qu'ils ne peuvent pas le faire avec son infrastructure spatiale à lui, avec Blue Origin. Non, c'est fait que pour emmener les Starlettes dans l'espace.
Bruno :
[9:04] Exactement. On monte jusqu'à un certain niveau, mais après, c'est tout. Mais ils ne sont pas dans la technique du déploiement de satellites. Ce qu'on a évidemment réussi maintes et maintes fois. Je ne me souviens plus à combien de milliers, je ne veux pas dire des bêtises, mais c'est des milliers de satellites aujourd'hui qui sont dans le ciel. On a passé le cap des 6 000 il n'y a pas tellement longtemps, du côté de SpaceX, alors il y a un savoir-faire.
Jérôme :
[9:28] Ben oui, oui, c'est ça.
Bruno :
[9:29] Et on ne demanderait pas à Boeing d'aller faire ça, parce que ça risque peut-être même pas le vide de terre.
Jérôme :
[9:36] Oui, c'est grandeur et décadence des États-Unis quand même. C'est fou, c'est grandeur de nouveaux entrants, en priorité Starlink, SpaceX, etc. Et puis, quand même, pas de décadence, mais en tout cas, quand tu vois que des boîtes comme Boeing sont à la ramasse, ou même Amazon, qui est l'un des pionniers du numérique, de toute la tech-industrie, c'est assez troublant.
Bruno :
[10:02] Enfin, on va suivre le dossier.
Jérôme :
[10:04] On va suivre. Mais il y a un vrai enjeu derrière, de toute façon. Je pense qu'on ne mesure pas. Et là, je vais remettre ma casquette d'Européens et d'Européens convaincus. Nous, on est en train de prendre beaucoup de retard aussi là-dedans. Alors pourtant, on a aussi des constellations, mais ce n'est pas les mêmes. Ce ne sont pas des constellations en orbite basse. On n'est pas du tout sur cette idée de développer des flottilles entières. C'est une autre technologie. C'est un peu comme si on était, nous, en train de faire du... Je ne sais pas, de l'ADSL pour tous, alors que lui, il est en train de faire
Jérôme :
[10:34] de la fibre pour les endroits stratégiques. Il va falloir qu'aussi, nous, qu'on se remue un peu.
Bruno :
[10:41] Puis, je te rassure, au Canada, il y a un réseau canadien, donc pour être souverain même dans l'espace, qui est en train de se mettre en place, la Terre Star.
Jérôme :
[10:49] Ah oui, vous y êtes aussi, vous?
Bruno :
[10:50] Tout à fait.
Jérôme :
[10:51] Ben, faisons un truc ensemble. Les Canadiens, venez.
Bruno :
[10:54] Pourquoi tu penses que le premier ministre canadien était à faire son tour en Europe? C'est justement pour une heure de ses forces devant des voisins qui sont plutôt belliqueux.
Jérôme :
[11:05] Bien sûr. Vous êtes vraiment nos nouveaux amis, il faut le dire, d'un point de vue géopolitique.
Bruno :
[11:09] Ça fait longtemps qu'on était amis.
Jérôme :
[11:10] Ça fait longtemps, évidemment. Ça fait longtemps que nous sommes amis.
Bruno :
[11:14] Et à quelque part, on tient quand même nos origines de par chez vous.
Jérôme :
[11:18] Oui, c'est vrai.
Bruno :
[11:18] Alors, assumez.
Jérôme :
[11:20] Oui, oui. Oui, oui. Oui, bon. Mais oui, on vous adore.
Bruno :
[11:26] Bon, merci, c'est ce que je voulais t'entendre dire.
Jérôme :
[11:28] Évidemment, attends, je regardais encore l'autre jour une vidéo de Robert Charlebois, mais franchement, quelle merveille. Bon, bref, on s'égare.
Bruno :
[11:35] Non, mais on ne t'oublie pas, Félix Leclerc. Jérôme, cette semaine, bon, tu ne vas pas quand même raconter toute ta vie à Houston, ta vie houstonienne. Tu vas parler de quoi dans ton podcast cette semaine?
Jérôme :
[11:45] Alors, cette semaine, je reste aux États-Unis avec un entrepreneur français, mais de New York, lui. C'est Ilan Nabeacera qui vit ici depuis 20 ans, qui a monté plusieurs startups, qui est un peu l'un des pôles vraiment français de... des entreprises digitales, numériques aux Etats-Unis. Et donc, il me raconte à la fois où en sont les startups françaises, notamment et dans la tech ici aux Etats-Unis. Et puis, on parle de la transformation qui arrive à fond, cette lame de fond de l'intelligence artificielle dans les entreprises, et y compris dans des entreprises qui sont des boîtes de tech, mais qui n'ont pas encore pris ce virage. Donc, tu vois, c'est assez… C'est pas mal, hein ? Ouais, ouais, c'est pas mal. Et puis, sinon, un petit mot également, juste pour te dire que je m'intéresse aussi ce week-end à quelqu'un que tu as déjà reçu, qui est Emigo, cette startup qui fait de l'apprentissage des langues par l'intelligence artificielle. Et enfin, on parle de jumeaux numériques avec mon partenaire Capgemini. Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton podcast ?
Bruno :
[12:56] Écoute, cette semaine, j'ai eu une conversation avec la présidente de la commission spéciale sur les impacts des écrans et des réseaux sociaux chez les jeunes. Il y a environ dix mois, il y a le premier ministre du Québec qui a donné le mandat, évidemment, à cette députée de présider ce comité-là. mais c'est un comité bipartisan et il y a vraiment une volonté de voir c'est quoi l'impact du nouvel environnement, le numérique chez les jeunes. Ça fait dix mois qu'ils ont fait le tour du Québec, ils ont rencontré les directions, les jeunes eux-mêmes, les professeurs, les spécialistes autour et là, le 30 mai, ils déposent leur rapport, mais entre-temps, ils ont laissé couler une information qui est quand même importante, c'est-à-dire que, Ce qu'ils recommandent au gouvernement, c'est que dès septembre prochain, à la rentrée, le téléphone cellulaire et les appareils mobiles personnels soient interdits sur le terrain de l'école. Donc, ça veut dire, c'était déjà le cas en classe, mais là, c'est pendant les récréations, pendant les heures de dîner. Bref, lorsque tu rentres sur le terrain de l'école, tu n'as plus accès à ton téléphone.
Jérôme :
[14:02] Ah ouais, gros sujet, ça. Ça vient dans l'air. Je me demande si on ira vers ce genre de choses aussi en France. Évidemment, les enfants, si on les interroge, ils sont carrément contraints.
Bruno :
[14:10] Oui, tout à fait. Oui, sauf qu'est-ce qui est intéressant, et on en parle avec la présidente de la commission, ils ont rencontré des écoles où ça se faisait déjà. Ils ont eu le témoignage du personnel et le témoignage des étudiants. Et ce qu'en ça, je ne vais pas te raconter toute l'histoire parce que je vais inviter...
Jérôme :
[14:27] Non, mais c'est intéressant, je veux la suite.
Bruno :
[14:29] Oui, mais ils se sont rendus compte que les jeunes sont en train de réaliser qu'ils peuvent avoir du temps de qualité entre eux. Et tous les jeunes se disent, on parle beaucoup plus ensemble, nos relations sociales ont changé. Et il y a même des jeunes qui ont trouvé du temps maintenant pour faire des activités, ce qu'ils ne faisaient pas parce qu'ils étaient plus forts à téléphone.
Jérôme :
[14:51] Ils jouent ensemble, ils redécouvrent le fait de jouer ensemble.
Bruno :
[14:55] Comme à une certaine époque, quand toi, tu étais tout jeune et tu combattais dans la cour d'école.
Jérôme :
[14:58] Et tu sais, comme on dit à nos enfants, allez vous distraire, nous on s'amusait avec un bout de ficelle et un morceau de bois et ça nous faisait une journée entière. Ce qui n'est pas faux. Je suis sûr qu'un jour, ça va se généraliser et on se dira, mais comment, ça va être comme la cigarette dans les restaurants, mais comment on a pu fumer dans les restaurants?
Bruno :
[15:16] Ou dans l'avion.
Jérôme :
[15:17] Ou dans l'avion. Comment on a pu autoriser le téléphone portable à l'école? Bref.
Bruno :
[15:22] Alors ça, c'est un des sujets de cette semaine.
Jérôme :
[15:24] Très intéressant.
Bruno :
[15:25] Alors j'invite tes auditeurs à venir faire un tour lorsqu'ils auront terminé le monde numérique. Jérôme.
Jérôme :
[15:32] Bruno.
Bruno :
[15:32] Tu me permets de te souhaiter un excellent séjour en terre américaine, même s'ils ne sont pas mes meilleurs amis présentement.
Jérôme :
[15:40] Oui, j'ai bien compris. Des embrasses pour toi.
Bruno :
[15:43] Non. Et puis, je vais passer mon tour. Et puis, on se retrouve la semaine prochaine.
Jérôme :
[15:48] On se retrouve la semaine prochaine, oui. Salut, Bruno.
Bruno :
[15:51] Salut, bon séjour.
Jérôme :
[15:51] Très bonne fin de podcast et à bientôt.
Bruno :
[15:53] Et merci pour la carte postale. Salut.













